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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 23:45
Oeuvres complètes de Frédéric Bastiat - Institut Charles Coquelin

Oeuvres complètes de Frédéric Bastiat - Institut Charles Coquelin

Dimanche 26 septembre 2016

 

9 heures

 

A l'hôtel Sourcéo de Saint Paul-Lès-Dax,  les conférences de ce dernier matin du 7e Week-End de la Liberté, organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, avec le concours de

- l'ALEPS

- l'ASAF

- Contribuables Associés

- l'Institut Coppet

- l'iFRAP

- l'IREF Europe

- Students For Liberty - France

sont consacrées à La France face au défi de sa Défense, à La séparation de l'école et de l'État et au Développement économique et l'emploi, la libre entreprise, la liberté économique.

Le Général (2s) Pierre Zammit, Membre de l'Association de Soutien à l'Armée Française

Le Général (2s) Pierre Zammit, Membre de l'Association de Soutien à l'Armée Française

Pierre Zammit rappelle que, le 10 juin 1990, Laurent Fabius avait souhaité que la France engrange les dividendes de la paix et le fait est que, pendant 25 ans, elle a réduit considérablement son effort de Défense.

 

A la suite des attentats du 7 janvier 2015, François Hollande a décidé un moratoire sur la baisse des effectifs des forces armées et du budget de la Défense. La Défense du pays est-elle pour autant assurée avec le niveau atteint au bout de 25 ans de baisse, le budget militaire étant devenu une variable d'ajustement du budget général?

 

Avant de dresser l'état des lieux de la Défense aujourd'hui - qui est confondue avec la Sécurité nationale dans le concept de Défense globale, alors que les finalités ne sont pas les mêmes - il convient de situer la place de la France dans un monde à la dangerosité croissante.

 

Deux remarques liminaires:

 

- la guerre a changé de nature et les menaces sont multiples, si l'ennemi actuel est l'islamisme politique

- au sein de l'Europe, qui sous-traite sa défense à l'OTAN, la France demeure une puissance européenne au rayonnement global.

 

Le contexte international?

 

- il y a des conflits chauds dans tout le pourtour méditerranéen et au Moyen-Orient

- plusieurs pays possèdent l'arme nucléaire: l'Iran, la Corée du Nord, l'Inde, le Pakistan

- des pays réarment tels les États-Unis, la Russie, la Chine

- les phénomènes migratoires créent des problèmes, des tensions

- l'Europe a choisi la voie du désarmement

- les États-Unis regardent du côté de l'Asie où se trouvent désormais ses intérêts stratégiques majeurs.

 

Dans ce contexte, la France appartient au monde libre, à l'Europe continentale et maritime. Avec des eaux territoriales de 11 millions de km2, elle est en effet une puissance maritime et a conclu des accords avec de nombreux pays au-delà des mers. Membre du Conseil de sécurité de l'ONU et puissance nucléaire, elle se distingue des autres États européens.

 

Le problème est que la France est au maximum de ses capacités, ce qui ne remet pas en cause le professionnalisme de son armée, mais ce qui hypothèque l'avenir. Entre 2007 et 2012, le budget de la Défense a baissé de 25% et, depuis 2012, d'autant. En 1990, ce budget représentait 3% du PIB. En 2015, il ne représente plus que 1,5% du PIB. 

 

 

Au moment où les menaces augmentaient, les capacités opérationnelles ont diminué:

 

 

Armée de terre

Armée de l'air

  LPM 1997-2002

50 000 hommes

 100 avions de combat

  Livre blanc 2008

30 000 hommes

   70 avions de combat

  Livre blanc 2013

15 000 hommes

   30 avions de combat

 

La réduction des effectifs et des moyens n'est évidemment pas en adéquation avec les interventions sur les théâtres d'opérations extérieures - 34 000 hommes sont déployés dans le monde - et la Défense est en conséquence taillée trop juste, autrement dit elle manque d'épaisseur stratégique.

 

La France est une grande puissance moyenne et se doit d'adopter une stratégie générale en accord avec cette dimension, sachant qu'elle ne doit pas trop compter sur l'allié américain ni sur une Défense européenne significative. Pour ce faire, elle doit opérer une remontée en puissance progressive (sur dix ans) pour:

 

- anticiper les engagements (grâce aux renseignements de sources humaines et pas seulement technologiques)

- garder l'initiative dans les opérations

- accroître la mobilité des forces

- optimiser la disponibilité des matériels (moyens et maintenance).

 

Pierre Zammit propose donc:

 

- un effectif opérationnel de 100 000 hommes

- la construction d'un deuxième porte-avions

- une réévaluation de la flotte de surface

- l'acquisition de l'A400M pour le transport aérien stratégique (pour ne plus dépendre des avions américains ou russes)

- la maintenance de 50 Rafale

- la révision de la dissuasion nucléaire (inadaptée à un adversaire non-étatique ou lors d'un conflit asymétrique).

 

 

 L'OTAN préconise à ses membres un seuil de dépenses en matière de Défense de 2% de leur PIB. 2%, c'est le coût pour:

 

- bénéficier du progrès technologique

- avoir du personnel de qualité

- maintenir les capacités

 

Mais pour une remontée en puissance, 2,5% est nécessaire. Et 3% pour une puissance nucléaire comme la France.

 

Cette remontée en puissance pourrait raisonnablement se faire selon le calendrier suivant:

 

- 2% en 2018

- 2,5% en 2020

- 3% en 2025

 

En conclusion, la France doit:

 

- renouer avec une volonté de puissance proportionnée à sa situation dans le monde

- rénover sa stratégie

- inscrire son action dans le long terme

- mener une politique étrangère cohérente avec ses intérêts majeurs

- restaurer son esprit de défense

- être fier de ses valeurs: le patriotisme n'est pas le nationalisme

 

Comme le dit Jean-Philippe Delsol:

 

La liberté a besoin de sécurité, pour le reste, elle se débrouillera.

 

Damien Theillier, Président de l'Ecole de la Liberté

Damien Theillier, Président de l'Ecole de la Liberté

Damien Theillier rappelle que la situation actuelle de l'éducation en France (il vaudrait mieux parler d'instruction) peut se résumer en deux mots:

- déliquescence

- démoralisation

Or, des enfants bien éduqués permettent le bon fonctionnement d'une société...

 

Aujourd'hui qu'observe-t-on ?

 

- 25 à 30% des élèves de terminales rêvent de partir à l'étranger contre quelques % il y a quelques années

- l'école française est au plus bas dans les classements internationaux

- la dégradation est continuelle.

 

On peut donc se demander:

 

- si c'est bien le rôle de l'État d'enseigner: il s'en montre incapable

- si le monopole de l'État ne doit pas être supprimé: à supposer que l'État soit capable de bien enseigner, il y a spoliation.  

 

Privatiser l'école? Impensable! La privatisation de l'école c'est:

- la marchandisation du monde

- l'asservissement à l'économie et à la finance.

 

L'éducation est une chose trop importante pour être laissée au marché. Seul l'État peut être un rempart contre l'exploitation de l'homme par l'homme et contre les inégalités.

 

Damien Theillier résume ainsi les griefs qui sont adressés aux libéraux quand il est question de privatiser l'école. Il va plus loin. Il imagine ainsi qu'un ministre hypothétique tienne ce discours:

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Mon propos n'est pas de mettre en doute l'efficacité du modèle libéral qui a fait ses preuves, mais s'il est un domaine où il n'est pas possible de laisser faire, c'est bien celui de l'éducation.

Vous conviendrez avec moi que les mathématiques, la langue française et la philosophie ne sont pas des produits comme les autres.

Je me suis laissé dire que les activités marchandes pouvaient être exercées par des gens honorables. Soit. Mais s'il y a un monde qui doit être préservé de la dictature de l'argent, c'est bien celui de l'éducation.

Le droit à l'éducation, mais aussi à la musique, au cinéma, à la lecture, à la peinture, doit être garanti à nos concitoyens sans distinction de milieu social, de sexe, de race ou de moyens financiers.

Sans l'intervention de l'État, seuls seraient éduqués ceux qui auraient les moyens financiers de supporter les coûts d'une école privée. La nationalisation de l'éducation permet donc de garantir le droit à une école gratuite et égale pour tous.

 

Ce discours, toujours le même, est le discours sur les inégalités, les droits à, les prestations que État doit fournir gratuitement...

 

Arguments économiques

 

Damien Theillier cite d'abord Frédéric Bastiat:

 

Tous les monopoles sont nocifs, mais le pire de tous c'est le monopole éducatif.

 

Le monopole éducatif, c'est le système actuel. L'État est le seul:

 

- à décerner les diplômes, les grades universitaires

- à élaborer les programmes

- à choisir les méthodes pédagogiques

- à financer les écoles et les professeurs.

 

Frédéric Bastiat dit aussi:

 

Le monopole frappe d'immobilisme tout ce qu'il touche.

 

En l'occurrence, l'immobilisme c'est la stérilisation de la vie scientifique. Seule la concurrence incite à:

 

- l'excellence

- l'innovation

- l'expérimentation.

 

Quand l'État protège un secteur économique, quel qu'il soit, se créent des groupes de pression pour défendre les privilèges induits par cette protection et pour en capter d'autres. C'est ainsi que, quand il y a monopole, les bénéficiaires font tout pour que rien ne bouge.

 

Dans le domaine éducatif, cela a un impact sur la science elle-même avec la mise en place d'une censure:

 

- on occulte certains livres

- on ignore certains courants de pensée (la pensée anglo-saxonne notamment)

- on enseigne des erreurs en uniformisant les esprits et les pensées (Dans ce régime d'éducation décrété et uniforme, l'erreur est permanente, universelle et irrémédiable, dit encore Frédéric Bastiat)

- tuer la concurrence, c'est tuer l'intelligence (Frédéric Bastiat).

 

Le libéralisme est particulièrement censuré parce que justement il s'oppose aux rentiers... C'est le cas de Frédéric Bastiat qui ne se trouve pas dans les programmes, dont les oeuvres ne sont d'ailleurs pas disponibles en librairie: pour se les procurer, il faut chercher... sur Amazon.

 

Signalons les rééditions de:

 

- l'Institut Charles Coquelin, grâce à Jacques de Guénin, fondateur du Cercle Frédéric Bastiat (voir photo des oeuvres complètes en tête de cet article)

- l'Institut Coppet

 

En 1920, trois ans après la Révolution d'Octobre, Ludvig von Mises écrit un article prémonitoire, intitulé Le calcul économique en régime collectiviste. Il montre dans cet article:

 

- que, pour faire un calcul économique (nécessaire, par exemple, pour déterminer si un investissement est rentable), il faut s'appuyer sur des prix réels, c'est-à-dire des prix qui informent sur l'offre et la demande quand les échanges sont librement consentis

- qu'un régime collectiviste est incapable de savoir à quel prix les produits doivent s'échanger, qu'il est obligé de les fixer arbitrairement et qu'il en résulte un gaspillage généralisé: surproductions ou pénuries.

 

Ce raisonnement est de portée générale et applicable à l'éducation, où se forme et se transmet un capital culturel. En l'absence de vrais prix fournis par un marché libre et concurrentiel, avec des droits de propriété, le résultat est:

 

- que les professeurs sont mal payés

- qu'il y a pénurie de professeurs (ils sont déprimés ou incompétents)

- qu'il y a surproduction d'enseignements totalement inutiles et ennuyeux

- qu'il y a désintérêt des parents (ils n'ont pas payé de leur poche) et déresponsabilisation généralisée.

 

Arguments juridiques et philosophiques

 

Dans ses écrits, Frédéric Bastiat distingue deux types de droits:

 

- les droits négatifs qui sont contreparties d'un devoir positif: ce sont les droits à ne pas être entravé dans son action, d'être libre de ses choix, ce qui exige des autres de s'abstenir de nuire; ils sont le fondement de la responsabilité individuelle (exemple: j'ai le devoir de veiller à ma santé mais j'ai le droit de choisir les biens et les services qui pourront la conserver)

- les droits positifs: la société, c'est-à-dire les autres, doit fournir, sans contrepartie, un bien ou un service; il y a déresponsabilisation, transfert de la responsabilité individuelle à la collectivité. Ce ne sont pas des droits naturels, ce sont des droits économiques et sociaux, des droits collectifs, qui n'ont pas toujours existé...

 

A l'époque de Bastiat ces droits positifs, ces droits à, ont commencé à fleurir. Et il s'est rendu compte que la démocratie n'était pas la panacée, qu'elle n'était pas synonyme de liberté, puisque la majorité pouvait spolier la minorité.

 

Quel est le rôle de l'État dans le droit à l'éducation, expression ambivalente?

 

- si on l'entend comme un droit négatif, le rôle de l'État est de garantir le droit de propriété, le respect des contrats (par exemple: si les gens se maltraitent, il intervient comme arbitre)

- si on l'entend comme un droit positif, le rôle de l'État est maximal: il doit financer l'école et fournir une égale prestation à tous les enfants; on tombe alors non seulement dans les travers vus précédemment, mais aussi on va produire ce que Bastiat appelle la spoliation légale.

 

Bastiat appelle socialisme l'ensemble de tous ces droits collectifs qui ont en commun la spoliation légale. Car l'État n'a pas d'argent, il ne produit pas de richesses. Pour financer un service, il doit prendre aux uns, sans leur consentement et sans contrepartie, pour donner aux autres.

 

Bastiat précise que cette spoliation est déguisée sous les noms de fraternité, solidarité, équité... 

 

Que fait-on alors pour les pauvres?

 

- si l'État ne spoliait pas autant, les gens seraient moins pauvres: il faut leur rendre le fruit de leur travail, leur rendre leur salaire complet, et non pas amputé de taxes et de charges sociales

- des solutions de marché émergent spontanément (pour le moment de l'autre côté de l'Atlantique):

  • le home schooling, c'est-à-dire l'école à la maison (2 millions d'enfants étaient déjà scolarisés à la maison il y a 10 ans...): les coûts sont bas, parce que ce sont des associations de parents qui les organisent
  • les mooks, c'est-à-dire les cours en ligne, sur Internet

- le chèque-éducation, qui est une solution entre-deux (il reste une part de spoliation, de redistribution): on ne donne pas l'argent aux écoles, mais aux parents.

 

Nicolas Lecaussin, Directeur de l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Nicolas Lecaussin, Directeur de l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Nicolas Lecaussin commence par un panorama de l'emploi en France.

 

Officiellement le taux de chômage y est de 10,3%. En réalité il est de 25,58% si on enlève le nombre de fonctionnaires (il y a plus de 6 millions de fonctionnaires et agents publics en France) et que l'on compare le nombre de chômeurs avec la population active.

 

Partout le taux de chômage a baissé après la crise de 2008-2009. Même au plus fort de cette crise, le taux de chômage américain n'a pas atteint le taux de chômage français, qui était de 12%. La France bat le record des taux de chômage depuis des années et des années.

 

Cela se voit avec le taux d'emploi:

 

PaysTaux d'emploi
France63,6%
Royaume-Uni71,9%
Allemagne77,7%
Suisse79,8%
Canada73,0%

 

(La Suisse avec un taux d'emploi de la population élevée, près de 80%, au contraire de la France, a choisi l'entrepreneuriat et les impôts bas)

 

Et avec le taux de chômage des jeunes:

 

PaysTaux de chômage des jeunes
France      24,7%
États-Unis11,6%
Allemagne7,3%
Autriche10,6%
Pays-Bas11,3%
Royaume-Uni14,0%
OCDE13,9%

 

Ce taux de chômage élevé des jeunes est le constat d'échec de leur formation par l'éducation nationale et de l'apprentissage piloté par des hauts fonctionnaires de celle-ci, alors qu'il l'est par les entreprises en Allemagne.

 

L'IREF publie un Index de l'efficacité de la dépense publique . En matière d'éducation, la France occupe la 15e place sur 30 de l'Union européenne, alors qu'elle y consacre 7% de son PIB... Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais l'efficacité.

 

Les pays où il y a le moins de chômage sont ceux où il y a le plus de flexibilité:

 

PaysTaux de chômage
France10,5%
Allemagne4,7%
Royaume-Uni5,1%
Danemark6,4%
Pays-Bas6,5%
Autriche5,1%

 

Pour ce qui concerne les entreprises:

 

- la Banque Mondiale fait le classement Doing Business: la France y occupe le 31e rang sur 122.

- s'il est difficile de créer une entreprise en France (51 jours), le plus difficile est de la développer:

  • les taux de prélèvements obligatoires sont élevés:

 

PaysTaux de prélèvements obligatoires
France66.0%
Allemagne46,8%
Royaume-Uni 35,5%
Singapour27,6%

 

  • le taux de marge est passé de 31,7% en 2007 à 28,4% en 2013 et il y a 10 points d'écart par rapport à la zone euro
  • le capital est taxé 5 fois plus que les revenus
  • 90% des autoentrepreneurs gagnent moins que le SMIC, mais sortent des chiffres du chômage
  • beaucoup d'entreprises sont créées mais 55% d'entre elles, des TPE (très petites entreprises) n'ont pas de salariés: elles n'embauchent pas à cause des réglementations, des taxes, des impôts, du manque d'argent pour se développer (sur 3 millions d'entreprises,    5 000 seulement dépassent les 10 salariés)
  • 52% des entreprises créées n'existent plus après 5 ans d'activité
  • en France il existe 5 000 ETI (entreprises de taille intermédiaire) contre 10 000 au Royaume-Uni et 12 000 en Allemagne
  • parmi les 35 entreprises les plus performantes, 30 ont été créées il y a entre 40 et 50 ans: en France il n'y a pas de nouvelles entreprises créées telles qu'Amazon, Google ou Uber et les petites entreprises ne se développent pas suffisamment
  • alors que le taux d'imposition des sociétés, IS, est passé de 30 à 20% au Royaume-Uni, il est resté le même en France, à 33.33%
  • le tableau suivant montre les taux d'imposition d'il y a 3 ans et les rentrées fiscales correspondantes, c'est la confirmation de la courbe de Laffer (l'Irlande a un taux d'IS 3 fois moindre que la France et des rentrées fiscales supérieures...):

 

PaysTaux d'ISRentrées fiscales en % du PIB
Norvège24.0%11%
Luxembourg17,1%5,0%
Grande-Bretagne26,7%3,0%
Belgique17,1%3,0%
Irlande12,5%2,6%
Canada27.0%3,7%
France34,0%2,5%

 

  • les gazelles, ces PME qui se développent très vite, sont au nombre de 200 000 au Royaume-Uni et de 50 000 en France. Cela s'explique par les réglementations, les impôts et les taxes, mais aussi par le financement: il y a en France 4 500 business angels (investisseurs privés) contre 45 000 au Royaume-Uni
  • les créations d'emplois publics et privés dans les deux pays sont très différentes:

 

2010-2015Royaume-UniFrance              
Emplois publics créés- 631 000+ 300 000
Emplois privés créés + 2 500 000+ 36 000

 

Pourquoi cette situation?

 

Les causes qui font fuir les entrepreneurs sont connues:

 

- les dépenses publiques: 57% du PIB

- la dette publique: 95,2% du PIB

- les prélèvements obligatoires: 47% du PIB

- un code du travail qui tombe des mains.

 

Selon l'IREF, pour réformer la France, il faut réformer l'école et l'IREF est:

 

- pour le chèque-éducation

- pour la concurrence

- pour l'autonomie au sein des écoles, pour donner de vrais pouvoirs aux chefs d'établissement, sur le modèle, par exemple, des academic schools du Royaume-Uni (ils peuvent embaucher et licencier les enseignants, trouver de l'argent etc.)

- pour le changement des manuels d'économie: l'IREF a fait, il y a 3 ans, une étude sur une dizaine de manuels d'économie de premières et de terminales:

  • la plupart d'entre eux critiquent l'entreprise et les chefs d'entreprise
  • ils citent Alternative économique, mais pas les think tanks libéraux
  • ils ne dressent pas de portraits de chefs d'entreprise

- pour le retrait de l'apprentissage des mains de l'Éducation nationale: ce devrait être aux entreprises de décider ce qu'il faut faire, comme en Allemagne ou en Suisse, où le chômage est beaucoup moins élevé.

 

Plus généralement l'IREF est:

 

- pour la flexibilité (en Allemagne les entreprises de moins de 10 salariés ont la liberté totale de licencier)

- pour l'instauration de plusieurs SMIC en France (il y en a 4 au Royaume-Uni), à défaut de le supprimer

- pour le contrôle des chômeurs et pour la concurrence des assurances-chômage

- pour les job centers: les commerciaux sont rémunérés en fonction du nombre de personnes qu'ils ont réussi à placer

- pour réduire le Code du Travail à 50 pages, comme en Suisse (en Allemagne il n'y a pas de Code du Travail mais des accords par branches)

- pour la flat tax à 2 et 15%

- pour l'IS à 25% pour être dans la moyenne européenne

- pour moins d'État (il y a 1 million 600 000 fonctionnaires de plus que la moyenne de l'OCDE)

- pour la suppression de l'ENA

- pour la suppression du paritarisme qui est aux mains des syndicats

- pour la suppression des aides aux entreprises

- pour la création de fonds de pension (ce ne sont pas seulement des retraites, mais des emplois).

 

Certains candidats à la primaire de la droite et du centre ont repris un certain nombre de ces propositions. Il ne faut pas désespérer. Il faut continuer à se battre. Et c'est ce que veut faire l'IREF dans les années à venir.

 

Francis Richard

 

Articles précédents:

7e Week-End de la Liberté à Dax 1/5

7e Week-End de la Liberté à Dax 2/5

7e Week-End de la Liberté à Dax 3/5

7e Week-End de la Liberté à Dax 4/5

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  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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