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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 23:55
Sully, un film de Clint Eastwood

Le 15 janvier 2009, il y aura bientôt huit ans, un Airbus de la compagnie US Airways se posait sur l'Hudson avec à son bord 150 passagers et 5 membres d'équipage. Tous eurent la vie sauve. Le commandant de bord s'appelait Chesley Sullenberger, alias Sully.

 

Clint Eastwood, à partir de cette histoire vraie, fait un film à suspense bien que le dénouement soit connu. Et un film roboratif, parce que Sully (Tom Hanks) est comme tous les vrais héros: il n'a pas du tout le sentiment de l'être, mais d'avoir fait son job...

 

Cela fait plus de 40 ans que Sully pilote des avions. Il a donc de nombreuses heures de vol à son actif et c'est cette longue expérience qui va lui permettre de prendre la bonne décision dans le temps très court qui lui est imparti, c'est-à-dire moins d'une minute.

 

Le vol 1549 de l'A320 de l'US Airways à destination de Charlotte vient de décoller de l'aéroport new-yorkais de La Guardia à 15:26. Deux minutes plus tard des oiseaux s'engouffrent dans ses deux réacteurs et les mettent tous deux hors service.

 

Sully et son copilote Jeff Skiles (Aaron Eckhart), dans un premier temps, envisagent de retourner à La Guardia, puis de se poser sur l'aéroport plus proche de Teterboro. Mais, l'appareil perdant trop rapidement de l'altitude, Sully décide d'amerrir sur l'Hudson.

 

Après l'amerrissage, grâce au sang froid de Sully et des autres membres d'équipage, et grâce à l'intervention rapide de plusieurs ferrys, d'hélicoptères et de secouristes, les 155 personnes du vol 1549 sortent vivantes de l'eau glacée du fleuve.

 

Cette décision d'amerrir est toutefois remise en cause par la commission de la NTSB, National Transportation Safety Board, qui, simulations informatiques à l'appui, estime que l'A320 aurait eu le temps de regagner La Guardia, ou, à défaut, Teterboro.

 

Clint Eastwood montre toute l'importance que revêt le facteur humain dans de telles circonstances et ce n'est pas fortuit que les relations de Sully avec sa femme Lorrie (Laura Linney) y jouent un rôle pour en dresser le portrait.

 

Comme c'est un film qui finit bien, qu'il est édifiant - l'action de l'homme confronté aux défaillances de la machine est décisive -, que les personnages sont joués avec beaucoup d'authenticité, le spectateur sort ragaillardi pour un bon moment de l'avoir vu.

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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Published by Francis Richard - dans Cinéma
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commentaires

MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 02/01/2017 11:26

Je vais me procurer ce film. Avec un tel réalisateur, un tel sujet ne peut être manqué, effectivement !
Je peux cependant confirmer :
1- Faire demi-tour coûte énormément d'altitude et est TOUJOURS INTERDIT par la Théorie et ceci a été prouvé des centaines de milliers de fois.
2- En plus au-dessus d'une ville a une altitude encore très inférieure à la sécurité plancher, dans un couloir de sortie, il n'y avait pas d'autre choix, faute d'aller tout droit, qu'un virage maxi de 20 à 30° au prix d'une perte de vitesse supplémentaire pour maintenir un coefficient de plané maxi, la seule voie de posé théorique, large et avec l'espoir qu'elle ne soit guère encombrée ne pouvait être que le posé sur l'eau de l'HUDSON. Sinon c'était la certitude d'aller sur les immeubles et de causer énormément de dégâts et de victimes par milliers !
3- Le "décrochage en montée" initiale, forcément à la vitesse très proche encore du décrochage est généralement reconnu comme mortel et imparable, le sol étant encore trop prêt ! IL était à 2.800 ft à un taux de 1500 ft/mn cela fait à peine deux minutes. Il ne pouvait plus tourner fortement car cela l'aurait fait descendre au tapis en sortie de virage ! IL faut aller droit ou peu s'en faut pour planer à 6 fois l'altitude = ici environ 18.000 ft soit 6 km grand maxi ! A 360 km/h environ cela donne effectivement UNE MINUTE de délai avant le crash !!! J'aurais fait pareil...

A l'époque j'ai salué l'exploit qui fut mal ou pas du tout relayé en France... C'était surtout la faute grave qui était soulignée. Aux USA, atterrir en EMERGENCY vous fait accueillir avec les menottes et foutre en taule pour commencer ! Comme j'ai eu ma licence validée aux USA et que j'ai volé là-bas, je sais...

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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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