Partager l'article ! "Passions partagées" à la Fondation de l'Hermitage: Hier, en fin d'après-midi, il faisait une chaleur caniculaire. Plutôt que d'aller me refr ...
Hier, en fin d'après-midi, il faisait une chaleur caniculaire. Plutôt que d'aller me refraîchir dans une piscine lausannoise en compagnie de milliers de mes semblables,
j'ai eu la bonne idée de me rendre à la Fondation de l'Hermitage (ici). Cette honorable fondation
- climatisée ! - fête cette année ses 25 ans d'existence, et elle le fait somptueusement en faisant partager à ses visiteurs les passions
- de collectionneurs privés suisses - pour leurs trésors artistiques du XXème siècle.
Puisque j'ai évoqué Chatou, deux toiles de
Maurice de Vlaminck ont pour décor cette ville située dans une boucle de la Seine, et où se trouve ma maison. Si Le remorqueur à Chatou [ci-contre] évoque pour
moi un paysage familier, j'ai un peu plus de mal à me sentir chez moi quand je contemple Chatou, paysage aux arbres rouges, sans doute parce cette toile est un peu trop fauve
pour mon goût. C'est pour la même raison que Bâteaux à Collioure d'André Derain me parle davantage que Les Barques à Collioure de Georges
Braque. Il n'empêche que ce dernier m'a séduit avec l'un de ses deux Paysage à l'Estaque, tout simplement éblouissant de par ses couleurs vives et
lumineuses, si représentatives du midi méditerranéen, où je me rends la semaine prochaine.
Il est indéniable que le goût change. Les formes généreuses
des femmes nues de Pierre Bonnard, qu'il s'agisse du Nu à la lampe ou de la Femme à sa toilette, ne correspondent plus aux canons de la beauté d'aujourd'hui, plus
conformes à une vue diététique de l'existence. Les formes féminines actuelles indisposent tout de même quand elles sont le résultat affligeant d'une véritable
anorexie... René Magritte est moins éloigné d'aujourd'hui quand il se livre à cette facétie surréaliste qui porte le nom ésotérique de La ruse symétrique [ci-contre].
Facétie qui ne manque pas de provoquer mon hilarité, tout comme La sortie d'école, pour son inspiration assez potache...
Je ne suis pas insensible à l'onirisme qui est un trait caractéristique
du surréalisme. Celui de Max Ernst est décidément trop sombre, et j'ai bien du mal à contempler longtemps ses forêts ténébreuses, que n'éclairent même pas des soleils qui
ne semblent faire que de la figuration. Je lui préfère largement l'onirisme de Salvador Dali qui n'est présent qu'avec une seule oeuvre, Le jeu
lugubre [ci-contre], qui d'ailleurs ne me paraît pas lugubre, mais plutôt exubérant, délirant et incitant à la réflexion. Il y a bien chez ce "génie",
Gerhard Richter est présent avec deux oeuvres très
dissemblables, Eduard, oeuvre abstraite aux couleurs chatoyantes, notamment un vert assez cru, mais sans âme à mes yeux, et Frau mit Schirm [ci-contre], oeuvre que j'ai d'abord
prise pour une photo floutée, mais qui est bel et bien une peinture représentant une femme que le flou - dû à la pluie ? - rend énigmatique, et, du coup, attirante avec son parapluie inutile,
et le geste de sa main qui traduit un profond effarement.
Carnets de JLK - Le blog de Jean-Louis Kuffer
Commentaires.com - Le blog de Philippe Barraud
Le blog de Barbara Polla
Le blog de Thierry Jallas - Chrétien, donc libéral
Le blog d'Ivan Rioufol
Le carton rouge du citoyen
Les dissidents de Genève
Les 4 vérités
Liberté - Le blog de Pascal Décaillet
Royal
Artillerie
Derniers Commentaires