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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 23:20

Climat Hacène AreskiLe mérite principal de Climat, mensonges et propagande d'Hacène Arezki , publié chez Thierry Souccar Editions ici, à l'automne dernier, est de se placer sous l'angle de la science et non pas sous celui du scientisme, tout le contraire de ce que fait le désormais incontournable GIEC.

 

En faisant de l'homme le responsable indubitable du réchauffement climatique, d'ailleurs en panne depuis une dizaine d'années, après quelques dixièmes de hausse de la température moyenne, le GIEC lui attribue un rôle démesuré dans le climat, pourtant en continuel changement depuis que la Terre existe.

 

Cet orgueil humain, trop humain, n'est pas sans rappeler, en négatif, la croyance déçue que les hommes, grâce à la science, domineraient un jour la nature et qu'ils seraient comme des dieux.

 

L'Histoire permet de ramener l'homme à plus d'humilité. L'auteur rappelle cruellement, par exemple, ce n'est pas vieux, que dans les années 1970, l'alarmisme se portait tout aussi bien qu'aujourd'hui, parfois par la bouche des mêmes, mais que l'on craignait alors un épouvantable refroidissement dû aux aérosols... alors que commençait justement un réchauffement.

 

Les préjugés et la rectitude intellectuelle ne font pas bon ménage. C'est pourtant un préjugé qui est à l'origine de la création du GIEC :

 

"Le GIEC a pour mission d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements des risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation."

 

Le dogme du changement climatique d'origine humaine est clairement énoncé ici, dès le départ. Tous ceux qui le mettront en doute seront dorénavant considérés comme hérétiques, auxquels seront réservés les châtiments systématiques qu'ils méritent : marginalisation, refus de publication et de ressources, discrédit, dénigrement etc.

 

Hacène Arezki explique comment le GIEC fonctionne et notamment comment le rapport d'évaluation devient rapport de synthèse, puis résumé à l'intention des décideurs. Chaque étape permet d'épurer la matière originelle pour lui donner une tournure plus consensuelle et plus politiquement correcte, et toujours plus éloignée des contributions sur lesquelles ces documents sont censés s'appuyer.

 

Le rapport avec la science ? Lointain donc. Quand tout est fait pour conforter le dogme et écarter la moindre note discordante, il ne faut pas s'étonner du résultat obtenu, divergent. Le but n'est-il pas de soutenir mordicus que le changement climatique que nous connaissons n'a pas eu de précédent, en passant sous silence les alternances de réchauffements et de refroidissements qui jalonnent même le XXe siècle et, de toute façon, l'histoire de la Terre depuis ses débuts, et en tirant des conclusions acrobatiques à partir de données incertaines et corrigées pour servir la bonne cause ?

 

L'auteur revient ainsi sur la fameuse crosse de Hockey de Michael Mann qui est pour le coup complètement discréditée, sans que ne soit remis en cause le réchauffement climatique extraordinaire qu'elle prétendait illustrer; sur l'occultation de l'optimum médiéval et du réchauffement qu'a connu l'Arctique dans les années 1920-1940, qui sont bien gênants pour la thèse d'un réchauffement global sans précédent ; sur les problèmes que pose l'élaboration d'une température moyenne, dont la précision au dixième est à mettre en regard avec les conditions de récolte des données; sur l'Antarctique dont la superficie augmente, si, dans le même temps, se réchauffe sa péninsule, qui ne représente que 2% de cette superficie etc.     

 

Hacène Arezki souligne que le dérèglement climatique, en l'absence de réchauffement depuis 10 ans, a pris  le relais pour effrayer les foules. C'est l'occasion pour lui, arguments à l'appui, de s'attaquer aux mythes de la disparition du Gulf Stream et de son prétendu rôle; de montrer que la hausse du niveau de la mer est chose plus complexe qu'on ne croit et que les périodes les plus froides sont celles qui génèrent les épisodes les plus violents, ce qui contredit les conclusions du GIEC, mais conforte la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires du regretté Marcel Leroux.

 

Enfin Hacène Arezki ne se gêne pas pour reproduire les courbes, de 1870 à 2000, des températures et des concentrations de dioxyde de carbone d'une part, et des températures et de l'activité du Soleil représentée par le nombre de taches solaires d'autre part. D'un côté une corrélation douteuse, à l'exception des trois dernières décennies du XXe siècle, de l'autre une véritable corrélation, d'un bout à l'autre.

 

Certes "constater une corrélation forte entre deux paramètres ne suffit pas à établir un lien de cause à effet entre eux", dit Hacène Arezki. Mais celle des températures et de l'activité solaire a peut-être mis sur la voie d'une alternative scientifique à la thèse dominante :

 

"Si le flux de rayons cosmiques, qui peuvent fournir des noyaux de condensation et donc avoir une influence sur la formation des nuages, est modulé par l'activité du Soleil via le "vent solaire", alors on peut envisager que celle-ci, en contrôlant partiellement la nébulosité, même de quelques pourcents, peut jouer un rôle dans le bilan radiatif de la Terre, comparable à celui attribué au forçage des gaz à effet de serre anthropiques."

 

La recherche avance maintenant dans cette direction et pourrait bien aboutir, au grand dam des tenants du dogme réchauffiste. Qu'importe leur susceptibilité, l'important n'est-il pas, après tout, de rechercher la vérité ? Car :

 

"Rien de neuf et de viable ne peut être construit sur une base mensongère."

 

Francis Richard

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Published by Francis Richard - dans Climat
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commentaires

Pays 18/02/2015 18:09

Je me débats avec un projet d'implantation massive d'éoliennes dans mon pays (près de Montmorillon) et je lis beaucoup d'ouvrages sur le changement climatique et découvre cet auteur dont vous parlez (Hacène Arezki) après avoir lu le livre de Christian Gérondeau qui démystifie aussi le GIEC etc... A ce sujet je vous recommande l'article suivant http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/77793.htm qui relate les recherches faites par les instituts technologiques allemands sur ce sujet. La conclusion est que "incertitude et certitude sont compatibles en matière climatique...". A lire absolument.
Cordialement,
Francois Pays

Jean-Luc Chesneau 26/01/2011 01:44



Il est des domaines sur lesquels on ne peut se contenter , par suffisance et par paresse , de se contenter de réagir par impulsion colérique et de proférer des jugements simplistes , définitifs
et contre-productifs .La science est de ceux là et l'évolution du climat en particulier. Je viens de lire de livre le livre d'Hacène Arezki et je trouve que Francis Richard en fait une excellente
présentation. Je crois avoir lu l'essentiel de ce qui sort sur ce sujet et je pense que ce livre procède à une remarquable et redoutable analyse , seule façon d'ébranler les certitudes de ceux
qui connaissent un peu le sujet et qui n'ont surtout entendu que la parole officielle , celle du GIEC. Il est dans le même style que le livre d'André Legendre " l'homme est-il responsable du
réchauffement climatique? chez EDP sciences .Arezki et Legendre sont des inconnus du grand public  qui nous révèlent les travaux de ceux dont on cherche à étouffer la voix . Si je devais
conseiller un ou deux livres de plus , je dirais d'abord celui de Christian Gérondeau : "CO2 , un mythe planétaire" aux éditions du Toucan , le seul qui procède à une approche mondiale globale et
cohérente à long terme , à la fois technique , économique et politique .Il montre que le monde risque de dépenser des dizaines de milliers de milliards de dollards d'ici à la fin du siècle contre
le CO2 avec pour seul effet de retarder de quelques années l'échéance inéluctable : la fin des énergies fossiles . Les émissions de CO2 ne cesseront que faute de quelque chose à brûler .on
passera de 380 ppm à peut-être 900 et ce ne sera pas la fin du monde ! Il n'empêche qu'il faut vite trouver des énergies de substitution si l'on veut continuer de faire vivre l'humanité et
travailler aux priorités que sont la réduction des pollutions , des maladies , de la faim , de l'ignorance etc....Je citerais aussi la première partie du livre de Vincent Courtillot : " nouveau
voyage au centre de la terre " chez Odile Jacob . Tout le monde connait Claude Allègre , mais je pense qu'il est trop polémique et que son apport principal dans son livre " l'imposture climatique
" porte sur la critique en règle des pratiques du GIEC et des dérives des alarmistes médiatiques qui prospèrent sur la peur qu'ils répendent alors qu'ils n'y connaissent pas grand chose (Al Gore
. Hulot , Arthus Bertrand ) . Il y aurait plein d'autres noms intéressants à citer ......Merci à Francis Richard pour sa résistance aux manipulations !


 


 


 



Francis Richard 26/01/2011 06:04



Merci d'avoir rappelé les autres livres sur le sujet, dont j'ai fait une rencension sur ce blog, à l'exception du livre de Legendre, je ne sais trop pourquoi, que j'ai lu également en son temps
et qui est une référence en la matière.



MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 22/01/2011 17:24



C'est que trop de livres accrédite la supposée "hauteur" du Groupe agréé officiellement qui peut dire que tout ce fond sonore est sans valeur aussi sans l'entendre et que l'AUTORITE doit être
obéit = lui. Il vaut mieux un excellent que des milliers de bonnes intentions subalternes. Tout le monde doit soutenir le meilleur opposant raisonnable, ferme et décidé aux théories fumeuses du
réchauffement climatique d'origine humaine. Je pense...



Francis Richard 22/01/2011 18:10



Pour ma part je suis d'avis que toutes les contributions sont bienvenues.



MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 22/01/2011 09:32



Pour démontrer, un seul moyen : aller se balader dans l'atmosphère et faire soi-même, SEUL, un voyage aérien de longue distance en haute altitude avec décollage et atterrissage en conditions
normales, extrêmes, exceptionnelles, spéciales... La moyenne soit-disant terrestre est une ânerie. TOUT EST DIFFERENT partout et en permanence. L'atmosphère est variable sans cesse dans tous ses
aspects : hauteur, poids, densité, température, pression, hygrométrie, particules etc... Les différences sont énormes dans tous les domaines de connaissances, les climats très nombreux, très
différenciés et très typés, les micro-climats innombrables, les vents très variables autour de grands axes communs dans les 4 dimensions etc... Bref, c'est plus la connaissance des extrêmes qui
permet de connaître l'ensemble que la supposée moyenne que des réflexions insuffisantes proches du bla-bla de tels ou tels auteurs de livres inutiles. Si vous avez raison de vous attacher à
lutter contre les menées sataniques empruntant le supposé "réchauffement "climatique"" évidemment moyen afin de faciliter leurs propagande sur une soit-disant "petite planète", par contre
certain(e)s feraient mieux d'écouter que de faire des livres insuffisants et inutiles qui encombrent le débat. Si vous avez bien fait de parler de ce livre puisqu'il est là, par contre, l'auteur
aurait mieux fait de laisser les gens compétent débattre sans encombrer le champ de bataille qu'elle ne fait que gêner. Vous rejoindre eut été suffisant pour elle.



Francis Richard 22/01/2011 17:11



Je vous trouve sévère pour Hacène Arezki, sans l'avoir lu...



MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 21/01/2011 09:03



A part la synthèse philosophique de l'ensemble qui est bonne, je me demande pourquoi, toujours, les humain(e)s communs passent leur temps à redécouvrir l'eau chaude ? L'observation du Soleil
depuis 5 sicles à démontrer INCONTESTABLEMENT une activité exceptionnelle résultant sans aucun doute de la conjonction de nombreux cycles. Lorsque des jets incandescents portent à une demi-unité
astronomique (75 millions de km) et provoquent une inondation de particules à haute énergie qui va jusqu'à détruire de nombreux satellites, compromettre la santé des pilotes militaires et des
voyageurs aériens en haute altitude, il est évident que le FEU solaire réchauffe l'atmosphère terrestre ! Tout le monde le sait. Pourquoi disserter là-dessus ? Il suffit de rappeler ces faits et
la diminution de l'activité solaire en cours maintenant va ramener tout à la normale si chère à l'humanité puisque si importante pour sa misérable survie. L'humanité ferait mieux de dépenser
positivement plutôt que négativement dans les guerres que de vrais dialogues et la VERITE éviteraient ! Encore une fois mais je me répète, les pilotes d'avions devraient PARLER au PEUPLE, eux qui
savent tout en la matière. Je suis tout prêt à faire des conférences très illustrées sur le sujet à qui voudra...



Francis Richard 22/01/2011 00:13



Que voulez-vous, les hommes, communs ou pas, ne peuvent se contenter d'observer, ils ont un besoin irrépressible de démontrer...



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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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