Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:00

Eric WoerthIl est bien difficile de démêler le vrai du faux dans ce qui est devenue l'affaire Woerth-Bettencourt. Comme dans l'affaire neuchâteloise qui touche Frédéric Hainard [voir mon article Pourquoi tant de haine du Matin contre Frédéric Hainard ? ] je me garderai donc de hurler avec les loups avant que les faits ne soient clairement et dûment établis.

 

Tous les ingrédients de la haine de classe journalistique s'y trouvent en effet réunis de manière suspecte, ce qui ne signifie pas pour autant non plus qu'Eric Woerth and Co soient blancs comme neige.  

 

Cela dit, si Eric Woerth n'est pas blanc comme neige et qu'il est mis en examen, je ne cache pas que je n'aurai aucune peine pour lui. Ce serait en somme une nouvelle version de l'arroseur arrosé.

 

Je n'ai pas apprécié les attaques immorales [voir notamment mes articles La France qu'on n'aime pas: celle d'Eric Woerth et de Martine Aubry   et  Les 3'000 sont-ils tous des évadés du fisc piégés par l'inquisition française? ] qu'il a portées contre le secret bancaire, qui fait partie de la souveraineté individuelle et qui permet de préserver la sphère privée contre les abus de l'inquisition étatique.

 

Cela dit, je suis choqué, au rebours de ce que dit la presse française, que soient étalés publiquement les éléments de la fortune de la famille Bettencourt. Que Madame Liliane Bettencourt ait eu des comptes en Suisse prouve d'ailleurs que la Suisse savait - est-ce encore le cas ? - être une terre d'accueil pour les évadés des enfers fiscaux, au premier rang desquels se trouve la France de Sarkozy, surendettée et en perdition.

 

Peu de temps après les déclarations fracassantes d'Eric Woerth sur l'utilisation sans vergogne des données bancaires volées par Hervé Falciani à HSBC , André Menuisier publiait dans Le Matin Dimanche , le 19 septembre 2009, un article ici qui, à l'époque, a échappé à ma vigilance. Cet article montre à quel point les électeurs français en Suisse de Nicolas Sarkozy peuvent s'être montrés naïfs. Cet article révélateur est bien évidemment ressorti à la faveur du remue-ménage actuel.

 

Selon André Menuisier, Eric Woerth, accompagné de Patrick Devedjian, est venu le 23 mars 2007 récolter des fonds, pour l'élection de Nicolas Sarkozy, auprès de riches donateurs potentiels français installés en Suisse. Les deux compères UMP, grâce à l'antenne locale présidée alors par Pierre Condamin Gerbier, avaient mis les petits plats dans les grands pour lever des fonds : réception au Crowne Plaza de Genève ici, puis réunion au Caviar House de la rue du Rhône à Genève ici . La récolte avait été bonne : 7 millions d'euros...

 

Après les déclarations d'Eric Woerth d'août et septembre 2009, les donateurs de 2007 faisaient grise mine. Ils étaient cocus mais pas contents. Naïvement ils avaient cru que Nicolas Sarkozy  ferait une aministie fiscale, qu'il baisserait les impôts, qu'il libérerait l'économie alors qu'il n'était un avatar de plus de la fausse droite, celle qui capte les voix de droite et des libéraux pour mieux faire une politique de gauche, socialiste et confiscatoire.

 

Un banquier français, opérant dans une banque genevoise, écoeuré par les "techniques peu glorieuses" employées par Eric Woerth, déclarait même :

 

"Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir [en mars 2007] si les chèques qu'on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français."

 

Francis Richard

Partager cet article

Repost 0
Published by Francis Richard - dans International
commenter cet article

commentaires

Le passant ordinaire 13/07/2010 07:21



En 2007, un ami français exilé en Suisse se gaussait de ses compatriotes qui soutenaient soit le crapaud hongrois Sarkozy soit la Madone du Poitou (les ânes du Poitou…) Ségolène
Royal en participant aux frais de campagne.


Il affirmait haut et fort que si ses arrières grands parents ayant fait fortune en France et avaient mis le magot en sûreté dans une banque genevoise ce n’était pas pour le dévoiler
au fisc français en soutenant ces menteurs politiques dignes successeurs des commissaires du peuple en ex URSS.


Et avec le recul il n’avait pas tort.


Vive l’évasion fiscale et tutti quanti !



Francis Richard 13/07/2010 08:40



Amusant votre bestiaire...


 


Vous avez parfaitement raison !


 



MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 12/07/2010 12:20



Je dirais plutôt : au contraire ! Il savait déjà qu'en cas de victoire électorale, plus que programmée dailleurs, de NS, il savait qu'il serait alors ministre du budget. Ce qui est bien plus
grave que minsitre des finances, de l'industrie et de l'économie, car spécialisé et engagé de par la fonction. Il a donc dû relever absolument toutes les données sur les chèques, conbservés en
photocoîes au siège de l'UMP et dupliquées au ministère du budget. Si des "naïfs" l'ont été au point de faire des chèques sur un compte en Suisse, ils étaient marrons d'avance. Sauf à avoir
multiplié les interfaces... délocalisées un peu partout sur le monde. La pieuvre totalitaire républicaine française est effrayante.



Francis Richard 12/07/2010 13:13



Remarques ô combien pertinentes ! 



Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
  • Contact

Profil

  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.

Références

Recherche

Pages