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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 21:30
Il y a trois ans cet électron libre d'Eric Zemmour écrivait un livre sur Le premier sexe, un véritable pamphlet, comme on n'en fait plus guère. Il entendait, par premier sexe, le beau sexe, celui qu'il serait bien difficile aujourd'hui de considérer comme le sexe faible, ou comme le deuxième sexe immortalisé par Simone de Beauvoir, puisqu'au cours des dernières décennies il aurait ravi aux hommes la première place, en cumulant plusieurs rôles à la fois. Ce d'autant plus facilement que, dans le même temps, les hommes se seraient féminisés de manière accélérée. Enfin, pas tous... Néanmoins Eric Zemmour appelait alors de ses voeux un revirement des mentalités.

Ce revirement, chez les femmes, serait d'ailleurs en train de se produire, mais les hommes n'en voudraient pas, ravis somme toute d'être émasculés :

"De plus en plus de femmes - même parmi les plus diplômées - se retirent du marché du travail au premier enfant. Les yeux des femmes se sont dessillés ; elles ont compris le piège que le capitalisme leur avait tendu ; tout se passe aussi comme si, inconsciemment affolées par la féminisation accélérée de leurs hommes, elles tentaient un rétropédalage désespéré. Il me semble en revanche que la plus grande résistance viendra des hommes, trop contents de s'être enfin débarrassés du fardeau qui court entre leurs jambes. Même si la soumission, l'humiliation, le malheur sont leur destin."

Sur le marché de la politique suisse les choses sont-elles différentes ? Elue hier présidente, pour 2010, du Conseil National, Pascale Bruderer [photo ci-dessus tirée de son blog ici], 32 ans, est certes mariée, mais n'a pas d'enfant. Certainement élue, le 2 décembre prochain, présidente de la Confédération, pour 2010, Doris Leuthard [photo ci-contre en provenance du site de la Confédération ici], 45 ans, est bien mariée, mais n'a pas pu avoir d'enfant. Elue hier également présidente, pour 2010, du Conseil des Etats, Erika Forster-Vannini [photo ci-dessous tirée de son blog ici], 65 ans, est mariée, a eu quatre enfants, mais elle est d'une génération, où les femmes d'exception ne voulaient ni renoncer aux enfants, ni à une carrière, quelle qu'elle soit.

Les médias, de concert avec la conseillère nationale, socialiste et féministe, Ada Marra, s'extasient sur cette "heureuse constellation qui a emmené ces trois politiciennes en même temps à ces postes" (ici). Il faut en effet préciser que l'accession aux trois postes les plus en vue de la Confédération est le résultat du tournus habituel entre partis, donc le fruit d'un hasard, que la plus grande proportion de femmes politiques, au sein des deux assemblées et au sein du conseil fédéral, rend tout de même plus probable que jadis.
 Si Pascale Bruderer est socialiste, Doris Leuthard est démocrate-chrétienne et Erika Forster-Vannini libérale-radicale. Ainsi l'éventail politique est-il fortuitement assez bien représenté par ces trois femmes, bien de leurs personnes, élues à la tête des institutions du pays.  

Les médias s'extasient parce qu'ils voient dans ce hasard, qui ferait bien les choses, une avancée de la cause des femmes. Ils dressent avec bonheur les bilans féministes (ici) des trois politiciennes parvenues au sommet du pays. Ils soulignent que Pascale, en qualité de socialiste, est tout acquise à la cause féminine et qu'elle milite pour le temps partiel; que Doris ne voit pas les femmes à la maison et qu'elle a même soutenu les quotas "au sein des conseils d'administration des entreprises publiques de la Confédération"
; qu'Erika a prêché d'exemple en devenant "la première femme à présider le Grand Conseil de Saint-Gall".

En revanche, si les représentantes d'organismes publics défendant l'égalité entre hommes et femmes se réjouissent automatiquement de cet événement, elles tempèrent les ardeurs (ici). Patricia Schulz, directrice du Bureau fédéral de l'égalité entre hommes et femmes (ici), déclare que "cela ne doit pas rester une exception" et Muriel Golay, la directrice adjointe du Service pour l'égalité entre hommes et femmes de Genève (ici) confirme que "rien n'est acquis d'avance". Ces charmantes personnes se plaignent, mais les femmes représentent tout de même près de 30% des élus au Conseil national... alors qu'il est pourtant difficile "de concilier vies familiale, professionnelle et politique".

Les femmes doivent-elles chercher, toujours et partout, l'égalité mathématique avec les hommes ? Rien n'est moins sûr. Après tout la quantité n'est pas un gage de qualité. Les femmes, qui doivent rivaliser avec les hommes pour occuper les premières places, si elles ne renoncent pas à être des femmes pleinement épanouies, ne peuvent qu'être exceptionnelles au sens d'insignes, et non pas d'inhabituelles. Il leur faut en effet concilier maternité, dont les hommes sont incapables par définition, et compétition. Bref il leur faut être des super-femmes.

Ou sinon n'être que des femmes carriéristes, et sans enfants. C'est un choix, dont je ne suis pas sûr qu'il faille faire un modèle universel. Ne serait-ce que pour des raisons démographiques, même si je sais que la mode, écologique et malthusienne, est à la diminution des naissances, de préférence - totalitaire - dans les pays riches, déjà fortement éprouvés à ce point de vue-là, sur une planète dont les ressources seraient limitées... surtout par le manque d'imagination.    


Francis Richard

Nous en sommes au

493e jour de privation de liberté pour Max Göldi et Rachid Hamdani, les deux otages suisses en Libye


L'internaute peut écouter sur le site de Radio Silence (
 
ici ) mon émission sur le même thème. 

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commentaires

Hypolithe 25/11/2009 04:51


Quant à moi je suis mort de rires et sous table lorsque je vois et j'entends la socialiste féministe genevoise Bernasconi Roth et ses éternelles élucubrations.
En voilà une qui a réussi a émasculé son époux pour en faire un être minaudier et plus que probablement un niais.

A voir ces hyènes féministes en action renforce ma conviction qu’il faut les combattre par tous les moyens.

D’ailleurs les femmes comme vous l’écriviez ont compris qu’à vouloir trop dominer les hommes ces derniers ne disant rien, mais n’en pensant pas moins, se dirigent de plus en plus vers des femmes
pour une rencontre passagère sans lendemain soit avec des prostituées, soit avec des femmes divorcées, séparées et sevrées de sexe et bien entendu en payant d’une manière ou d’une autre les
services offerts.
Ce genre de relations enlève heureusement à l’homme tout sentiment de culpabilité et surtout lui font comprendre que le sexe se passe fort bien de sa légitime.


Francis Richard 25/11/2009 07:21


Charles-Maurice, prince de Talleyrand-Périgord, ne disait-il pas : "tout ce qui est excessif est insignifiant" ? Les excès des féministes se retournent contre elles...


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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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