Le 25 janvier 2010, un comité interpartis a lancé une initiative intitulée "Financer l'avortement est une affaire privée-Alléger l'assurance-maladie en
radiant les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base" ici. Dans ce comité il y a des membres de l'UDC (Union
démocratique du Centre), du PDC (Parti démocrate-chrétien), du PEV (Parti évangélique), du PLR (Parti libéral radical) et de l'UDF (Union démocratique fédérale) ici. Autant dire que tous les partis bourgeois y sont représentés peu ou prou.

Voici comment est présentée cette initiative par 20minutes.ch version papier, le 27
janvier 2010, qui diffère sensiblement de la version en ligne ici :
Titre : La droite dure lance son offensive anti-avortement (version papier).
Alors que la version en ligne titre : Un comité s'attaque au remboursement des avortements.
Tout le reste est à l'avenant.
Il est évident que les rédacteurs des agences de presse ATS/AP/POM, auteurs du communiqué paru dans la version papier, n'apprécient guère cette initiative qui doit
recueillir 100'000 signatures d'ici le 26 juillet 2011 pour être soumise au vote du peuple ultérieurement. Comme ils emploient le terme d'offensive, je me crois autorisé à les qualifier de
défenseurs de l'avortement remboursé.
Je ne suis guère convaincu que le nombre d'avortements en Suisse - 10'000 par an - sera réduit par l'aboutissement d'une telle initiative. S'il l'est jamais, il le sera non pas par une
loi, mais par un changement des mentalités, par une double prise de conscience : celle du suicide collectif auquel cet acte contribue - comme le faible nombre de naissances - et celle de
l'atteinte à la vie d'un être humain qui n'appartient pas plus à la mère qu'au père, mais à lui-même et à Dieu [la photo ci-dessus provient d'ici].
Je ne suis guère convaincu que les coûts de la maladie seront réduits non plus de manière significative par un tel aboutissement.
Je suis beaucoup plus convaincu par l'argument que l'avortement n'est pas une maladie - la grossesse non plus d'ailleurs.
L'argument le plus fort encore - parce que concis et percutant - me semble être celui que l'on peut trouver sur le site du PEV de Genève ici et à une autre page du site des initiants ici :
"Personne ne doit être tenu de financer avec ses primes les avortements d’autrui"
Hormis, peut-être, les cas de viol et, plus certainement, les cas de mise en danger de la vie de la mère, l'avortement est un choix personnel, un libre choix, depuis qu'il est devenu légal. Ce
qui sous-entend une responsabilité personnelle. Les militants pro-avortement - qui dissimulent la chose sous l'acronyme banal et inapproprié d'IVG - on n'interrompt pas une
grossesse, on ne peut que l'arrêter définitivement - ne se disent-ils pas pro-choix ?
Les questions de principe me paraissent donc plus importantes que les questions pécuniaires. Je n'en veux pour preuve que l'encadré de l'édition de 20minutes.ch version papier qui dit
ceci, sous le titre "Une naissance coûte plus cher" :
"Selon le comité, cesser le remboursement des IVG réduirait les coûts de la santé de 15 à 20 millions de francs par an. Pourtant le prix d'un avortement est de
3500 fr. via une opération. En comparaison, une naissance coûte 6000 à 10000 fr. En Suisse, l'IVG est libéralisée, sous certaines conditions, dans les douze semaines après les dernières
règles".
Ces calculs sordides peuvent s'interpréter au moins de deux façons. La plus claire est de dire que la mise au monde d'un être humain vaut plus financièrement que sa mise à mort. La plus
sombre est de dire qu'il vaut mieux avorter que de donner la vie puisque c'est moins cher.
Jean-Paul II ne parlait-il pas de "culture de mort" ?
Francis Richard
Nous en sommes au
558e jour de privation de liberté pour Max Göldi et
Rachid Hamdani (de droite à gauche), les deux otages suisses en Libye
L'internaute peut écouter sur le site de Radio Silence ( ici ) mon émission sur le même thème, avec un rappel des dispositions légales suisses actuellement en vigueur en matière
d'avortement.
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En effet les harpies féministes ne veulent pas comprendre qu’il y a des mesures préventives minimisant les risques de grossesse comme par exemple : la pilule, la pilule du lendemain, le préservatif masculin ou féminin, mais non il faut faire la bête à deux dos (Rabelais) et ne pas se soucier des conséquences.
En effet, dès la fin des années 60, sous le haut patronage des Halimi, Fouques, de Beauvoir, Veil et autre Cixous, les fâââmes, bourgeoises et petites bourgeoises, se mirent partout en Europe à défiler, couiner et glapir dans d'invraisemblables monstrations d'hystérie collective pour réclamer le "droit à la jouissance sans limite"(sic), le droit d'avorter sans frein ni contrôle, des produits contraceptifs en vente libre et remboursés par la sécurité sociale.
Quant à moi je n’ai qu’une parole : il eut mieux valu la leur faire entrer dans le gésier, la pilule, à ses dindes glapissantes et grégaires et aujourd’hui nous n’en serions pas à devoir se prononcer sur un sujet aussi banal.
Avec vous la pilule va leur être difficile à avaler...
Il ne faut oublier que souvent des gourgandines se laissent volontairement mettre enceinte dans le seul but d'harponner un niais. J’en connaissance d’une députée libérale genevoise, aujourd’hui avocate, qui avait utilisé cette stratégie pour mettre le grappin sur le fils d’un homme politique fort connu.
Bonjour,
Nous vous serions reconnaissants de ne pas utiliser ce pseudonyme « Le Passant Ordinaire » qui est le nom depuis 1994 d’une revue de pensée critique, d’une maison d’édition et la signature de l’éditorial de notre rédaction.
Thomas Lacoste
Sur les blogs il n'existe aucune règle concernant l'usage des noms.
J’écris, en toute modestie, mon pseudo en utilisant des minuscules alors que vous utilisez des majuscules. L’obsession des majuscules… est un vice propre à une certaine catégorie de personnes.
N’ayant aucune activité depuis 2004 vos remarques amusent la galerie sans plus.
Il est vrai que le ridicule ne vous tue pas !!!