Lundi 7 décembre 2009
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Une étiquette a été donnée aux sceptiques du climat par leurs adversaires. Ce sont désormais les "climato-sceptiques", terme que je reprends pour la
plus grande diffusion possible de cet article, mais qui ne me semble pas correspondre à la réalité, sémantiquement parlant [la photo ci-contre provient de France 24
ici].
Il me semblerait plus juste de donner aux scientifiques sceptiques le beau nom de "dissidents du climat", qui tels les dissidents russes luttent, avec
leurs faibles moyens - internet principalement, le samizdat moderne - contre le nouveau totalitarisme, celui de la religion de l'écologie politique qui
voit dans l'homme le principal, voire l'unique responsable du "réchauffement climatique", avec ses émissions de dioxyde de carbone, et qui bénéficie des
largesses des contribuables de tous les pays.
Je ne crains pas d'employer le mot de totalitarisme. Pourquoi ? Ecoutez n'importe quelle station de radio d'importance, n'importe quelle chaîne de télévision, ouvrez n'importe quel
journal de la presse écrite, lisez les blogs mis en ligne par tout ce monde-là, et vous n'aurez qu'un son de cloche, qu'une seule façon de voir, que l'on vous ressasse indéfiniment, comme pour
mieux vous en pénétrer, vous empêcher de réfléchir et d'exercer votre esprit critique. Et si par malheur vous osez le faire vous êtes affublé de l'étiquette de "négationnistes", qui
a la connotation infâmante que l'on sait.
L'éditorial du Temps de ce jour (ici) en est un exemple
frappant :
"Aujourd'hui, 56 journaux de 45 pays ont pris l'initiative inédite de parler d'une seule voix à travers un seul et même éditorial. Nous le faisons car l'humanité est
confrontée à une urgence extrême".
Suivent la vérité officielle et la pensée unique, qu'il n'est pas permis de discuter ni de contester :
"11 des 14 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, la calotte glaciaire de l'Arctique est en train de fondre et le prix du pétrole et de la nourriture, qui ont pris
l'ascenseur l'année dernière donnent un avant-goût du désastre à venir (...).
Le monde doit prendre des mesures pour limiter à 2°C les hausses de température, un but qui requiert que les émissions globales atteignent leur plus haut point puis commencent à baisser d'ici cinq
à dix ans.
Une hausse de température plus grande, de 3-4°C - la plus faible augmentation qu'on peut prudemment escompter si l'on reste inactif - dessécherait les continents, transformant les terres agricoles
en déserts. La moitié de toutes les espèces pourrait s'éteindre, des millions de gens seraient déplacés, des pays entiers seraient noyés par les océans."
De mémoire d'homme je ne me souviens pas de pareil bourrage de crâne planétaire, même au temps béni du communisme triomphant.
D'une phrase le "climate-gate" est balayé comme d'un revers de main par cet éditorial unique :
"La controverse sur les courriers électroniques que des chercheurs britanniques auraient manipulés pour faire paraître des données gênantes a semé le trouble, mais
elle n'est pas de nature à remettre en cause la base des prévisions établies jusqu'ici".
L'internaute pourra juger en lisant mon article consacré au sujet (ici), que je ne fais pourtant qu'effleurer, que l'inposture est d'une tout
autre importance, d'une tout autre nature. Il lui suffira de se reporter aux articles écrits sur le sujet par Skyfal (ici), La pensée unique (ici) ou Objectif
liberté (ici) pour se rendre compte que justement la malhonnêteté intellectuelle des pontes du
GIEC met fortement en cause les "prévisions établies jusqu'ici", qui relèvent davantage de la politique que de la science, ou alors de la
science-fiction.
Quand je parle de politique je ne fais que constater. Un paragraphe de l'éditorial du Temps et consorts est à ce propos révélateur :
"Les pays riches aiment à souligner cette vérité arithmétique selon laquelle il ne peut y avoir de solution tant que les géants en développement comme la Chine ne
prennent pas des mesures plus radicales que celles qu'ils ont prises jusqu'ici. Mais le monde riche est responsable de la plupart du carbone accumulé - les trois quarts de l'ensemble du
dioxyde de carbone [CO2] émis depuis 1850. Il doit à présent prendre les devants, et chaque pays développé doit s'engager à effectuer d'importantes réductions
qui baisseront en dix ans leurs émissions de façon très substantielle par rapport au niveau de 1990".
Voici un échantillon des journaux européens qui se sont prêtés à cette propagande de "décérébration" massive, auxquels - je le constate avec réconfort -
les journaux américains se sont bien gardés de participer :
- En Suisse, Le Temps
- En France, Le Monde et Libération
- Au Royaume-Uni, The Guardian
- En Espagne, El Mundo et El Pais
- En Italie, La Repubblica et le Corriere delle Sera
En somme les fleurons de la bien-pensance.
Les lecteurs de ces journaux ne sauront donc pas ce que disent les "climato-sceptiques".
Par exemple que le CO2 n'est qu'un gaz à effet de serre parmi d'autres, dont le plus important est sans conteste la vapeur d'eau. La concentration de CO2 dans l'atmosphère n'a qu'une
faible influence sur la hausse de température. L'augmentation de CO2 serait davantage l'effet du réchauffement que la cause. S'il y a réchauffement... Car s'il est indéniable
qu'il y a un réchauffement dans l'hémisphère Nord, inégal d'ailleurs, ces médias ne disent pas que tel n'est pas le cas dans l'hémisphère Sud...
En disant que "11 des 14 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées" ces auteurs laissent entendre que des
températures comme celles que nous connaissons actuellement n'ont jamais été atteintes lors des derniers siècles. Que les températures de l'optimum
médiéval aient été supérieures de 0,5° à 2°C aux températures actuelles ne les émeut pas outre mesure.
Ces médias oublient également, s'il y a réchauffement, que la concentration de CO2, qui n'est pas un gaz toxique, peut avoir des effets bénéfiques, notamment sur la végétation (1). Mais non, le CO2
voilà l'ennemi. Pour sauver la planète je leur suggère de diminuer de manière drastique le nombre d'hommes sur la Terre, parce que leurs émissions de C02 (ici) sont incompatibles avec le réchauffement. D'autres totalitaires, du XXe siècle, avant les écologistes
politiques, avaient même trouvé moyen de le faire industriellement.
Il faut que l'homme meure, comme le grain, pour que vive Gaïa et que Copenhague ne désespère pas...
Francis Richard
Nous en sommes au
506e jour de privation de liberté pour Max Göldi et Rachid Hamdani, les deux otages suisses en Libye
(1) Voici une video qui démontre les bienfaits que peut avoir le CO2 sur la végétation (indiquée par Ben Palmer en commentaire de mon
article L'astuce
de l'EPA (Environmental Protection Agency) est une imposture de plus ) :
Par Francis Richard
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Publié dans : Climat
9
Votre article est excellent car il résume bien la situation des dissidents du climat à qui l'on a refusé tout accès au media pendant longtemps. Maintenant on les discrédite en leur déniant toute compétence (Al Gore est-il compétent ?) ou pire en les accusant d'être stipendiés par l'industrie pétrolière.
Ce matin, une chaîne de radio française se félicitait de ce que l'agence fédérale pour l'environnement américaine avait décidé que ce malheureux gaz carbonique était toxique pour la santé et que cela lui permettait de passer outre aux décisions du Sénat américain.Devant tant de bêtise et d'ignorance, je suis restée sans voix. Il semble que la machine à décéréber à bien fonctionné mais les conséquences risquent d'être terribles.
Bien à vous
Obama, qui est un grand démocrate, va faire chanter les représentants du peuple en leur disant que s'ils n'acceptent pas son diktat, il se basera sur le "Clean Air Act" pour parvenir à ses fins.
L'EPA compte en effet invoquer la toxicité des gaz à effet de serre pour faire la guerre aux entreprises américaines.
Tous les gaz à effet de serre ne sont pourtant pas toxiques. Si le N2O, monoxyde d'azote, est toxique, la vapeur d'eau et le CO2 ne le sont pas. Or l'effet de serre du N2O est négligeable par rapport au CO2, qui l'est encore plus par rapport à la vapeur d'eau.
L'astuce est-elle donc de déclarer toxique l'effet de serre lui-même pour pouvoir considérer tous les gaz à effet de serre comme toxiques? Difficile. En effet sans l'effet de serre la température sur Terre serait glaciale.
En fait ce sont les conséquences catastrophiques du "réchauffement climatique" qui, selon l'EPA, seraient nuisibles à la santé et au bien-être du peuple américain...
http://thucydide.over-blog.net/article-5030801.html
"11 des 14 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées ..."
C'est peut-être vrai, pour la simple raison que le thermomètre a été inventé dans le 16ème siècle, mais l'enregistrement systématique des températures à large échelle date du début du 20ème siècle. On imagine la fiabilité de ces enregistrement, consignés manuellement sur un bout de papier et mesurés avec des thermomètres de peu de précision. La marge d'erreur d'une lecture atteint facilement 1 degré.
C'est pour cette raison que les chercheurs inpliqués dans Climategate utilisent des arbres pour reconstruire les températures du passé. A ce jour, personne a apporté la preuve que la largeur des anneaux correspond à la température ou que la largeur croît proportionnellement avec la température.
Comme l'un des emails révèle, un des chercheurs (Briffa) avait émis des doutes à ce sujet, il y a 10 ans déjà. Ca ne l'a pas empêché de continuer à reconstruire le passé à l'aide d'arbres, avec le consentement (ou sous la pression ?) de ses pairs.
http://seekingalpha.com/article/175641-climategate-revolt-of-the-physicists
http://seekingalpha.com/article/175641-climategate-revolt-of-the-physicists
http://vimeo.com/8023097
http://vimeo.com/8023097
J'ai aussi écrit à un journaliste du temps pour lui expliquer son illettrisme à traiter les personnes de ‘négateurs’ et d’ignorant de la réalité, car prétendant que la terre continue à se réchauffer. Je lui ai donné les liens lui permettant de consulter les températures officielles pour valider la véracité de mon écrit.
Incapable d’admettre qu’il a tort, il m’a répondu 2 lignes d’une insolence incroyable et n’a même pas signé son courriel … lamentable.
Et avec tous leurs discours alarmants sur le CO2 qui n’en est pour rien dans le réchauffement que l’on a connu avant 2000, on a passé aux biocarburants. Depuis que l’on utilise du maïs pour faire du fioul on a fait doubler les prix de la nourriture et des millions de gens meurent de faim car n’ont plus les moyens financiers pour se nourrir. Le maïs pour une personne pour un an correspond à environ 100 litres de carburant.
En conclusion, l’ONU, le GIEC et tous les gens/associations/entreprises qui aident consciemment cette mascarade qui s’appelle le ‘réchauffement climatique’, sont tout simplement des assassins.
Tout ce que vous me dites là ne me surprend malheureusement pas.
L'exploration des messages du Climate Gate est loin d'être achevée et réserve sans doute encore bien des surprises.
Il n'était pas besoin du Climate Gate pour se rendre compte que la démarche du GIEC pour rendre coupable l'homme du "réchauffement" n'était pas scientifique, mais politique ... et lucrative.