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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:35
Yannick EscherL'abbé Yannick Escher [ci-contre] est ce jeune chanoine de 36 ans qui, le 29 juin 2010, a quitté l'Abbaye de Saint Maurice en Valais pour Ecône, à la surprise générale, laissant une lettre de motivation de 5 pages sur le bureau du Père-Abbé, Mgr Roduit, lettre dont il adressait une copie par la poste à 44 de ses confrères [voir mon article Mgr Roduit responsable du départ du Chanoine Escher de Saint-Maurice ? ].
 
Dans une vidéo mise en ligne sur Internet  le 13 janvier dernier par DICI ici, l'abbé Yannick Escher dresse le portrait du prêtre d'après-Concile. A travers ce portrait il est loisible de reconnaître le portrait de ce prêtre, dont la vie de paroisse n'était plus tenable dès lors qu'il avait regardé vers la Tradition, vers la Fraternité Saint Pie X.
 
Le prêtre d'après-Concile est, selon l'abbé Yannick Escher, une victime. Il arrive seul dans une paroisse et il se retrouve seul au milieu de ruines : "personne au catéchisme, des têtes grises, des églises dans un pas trop bon état". Comme cela se fait-il ? On lui répond que le monde a changé, que les gens n'ont plus la même mentalité, qu'ils ne sont plus chrétiens. Salauds de gens !
 
En fait le monde a bon dos :
 
"Ce n'est pas le monde qui a fait fermer les écoles catholiques, les hôpitaux catholiques, les patronages. Ce n'est pas le monde. Ce sont les prêtres qui ont décidé de fermer, de changer."
 
Pourquoi ? L'abbé Duccarroz, prévôt de la cathédrale St Nicolas de Fribourg, en a donné l'explication à la radio, il y a quelques années, dans un moment de lucidité et de grande honnêteté :
 
"On nous a dit quand j'ai été ordonné : enlevez la soutane, fermez les oeuvres catholiques - les collectivités publiques en ont aussi [sous-entendu il ne faut pas les concurrencer]- allez vers les gens, ouvrez-vous. On l'a fait. Nos églises se sont vidées, nos séminaires se sont vidés. Peut-être qu'on s'est quand même trompé."...
 
En plus de se retrouver seul au milieu de ruines, le prêtre d'après-Concile se retrouve désarmé, parce que le cursus académique qu'il a suivi est d'une qualité médiocre.
 
Au lieu de lui enseigner la philosophie de Saint Thomas qui doit lui permettre de comprendre la théologie, on lui enseigne l'histoire de la philosophie et la philosophie de la pensée moderne... Au lieu d'étudier les dogmes on lui en enseigne l'histoire... Quant à l'enseignement de l'histoire de l'Eglise il est tout au plus du niveau de la dernière année de lycée...
 
On préfère lui enseigner la pastorale, l'homélitique, la pédagogie religieuse, qui pourraient s'apprendre sur le terrain ou, à la rigueur, en fin de cursus.
 
En outre on lui enseigne que tout commence avec le Concile. L'abbé Escher raconte que le prêtre qui lui donnait le cours de théologie pastorale à l'Université de Fribourg est venu un jour avec un carton sous le bras. Pour illustrer ce qu'était l'Eglise avant le Concile il a montré à ses étudiants le recto de ce carton sur lequel était dessinée une pyramide. Au verso, un cercle était censé représenter l'Eglise actuelle... C'était en 2e ou 3e année...
 
Le prêtre d'après-Concile est un prisonnier :
 
"Il est pris en otage entre ses confrères, les fidèles, les assistants pastoraux laïcs et son évêque."
 
L'abbé Escher raconte trois anecdotes à ce sujet, qui ne sont pas des cas isolés.
 
La première est celle d'un jeune prêtre contraint de donner une absolution collective, ce qui est interdit par l'Eglise, encore aujourd'hui :
 
"Juste après il était allé se confesser à un autre prêtre. Mais il avait été obligé de le faire. Il en était encore retourné. C'est tragique. Donc il est comme prisonnier, parce qu'il doit faire. Mais il sait que ce n'est pas juste."
 
S'il invoque un document tel que le motu proprio de Jean-Paul II sur la confession [Misericordia Dei, du 7.04.2002] qui est très clair sur la question, on lui répond :
 
"Heureusement qu'il y a des montagnes entre Rome et nous !" 
 
La seconde est celle d'un prêtre de son âge qui lui fait cette confidence :
 
"Le directeur de ma chorale est divorcé et vit avec quelqu'un, au vu et au su de tout le monde. Je suis obligé de lui donner la communion, parce que, si je ne lui donne pas la communion, je n'ai plus de chorale et il va se plaindre."
 
La troisième est celle de ce prêtre qui arrive dans une paroisse où tous les rôles ont déjà été distribués aux laïcs qui s'occupent des catéchismes, des préparations à la première communion et à la confirmation etc. :
 
"Je suis juste bon à dire la messe, à confesser les quelques personnes qui viennent se confesser encore."
 
On tient le prêtre par l'obéissance. "Les évêques sont des papes dans leurs diocèses"... qui ne montrent pas l'exemple. S'adressant à l'un d'entre eux, l'abbé Escher lui dit simplement :
 
"Si vous demandez l'obéissance de vos clercs, vous devez, Monseigneur, vous-même montrer l'exemple en obéissant au Souverain Pontife. Sinon vous ne pouvez pas exiger l'obéissance de vos clercs."
 
Le prêtre d'après-Concile n'a pas forcément ce courage-là. Il est résigné :
 
"Ma foi, mieux vaut se tromper en obéissant que de désobéir et de faire juste."
 
Cela ne vous rappelle rien ?
 
Au prêtre d'après-Concile on demande de ne plus être dogmatique, de ne plus imposer de formules, bref de pratiquer la pastorale de l'engendrement qui a pour caractéristique de changer chaque année, au mieux tous les cinq ans, au gré de la mode. De qui se moque-t-on ? demande l'abbé Escher :
 
"Les gens aujourd'hui, les jeunes - j'ai beaucoup travaillé avec les jeunes - ont soif de la Vérité. La Vérité a un nom, un visage. Ce n'est pas une théorie, c'est une personne, c'est Jésus-Christ. Il faut leur donner Notre Seigneur Jésus-Christ, bien sûr avec beaucoup de tact, de délicatesse. Il faut rendre la Vérité aimable. On ne va pas les assommer à coups de catéchisme. On est bien d'accord avec ça. Mais on n'est pas là pour être des animateurs de Club Méditerranée spirituel ! "
 
Hors du Concile, point de salut ! Qui l'a lu complètement ? Aucune importance, puisque c'est un événement qui se poursuit dans le temps, un esprit, que dis-je, une ouverture, un renouvellement. C'est du moins ce qu'on répond au prêtre d'après-Concile quand il invoque la Constitution pour la liturgie "qui dit que le latin reste la langue de l'Eglise, que le chant grégorien reste le chant de l'Eglise latine."...
 
Vatican II, c'est l'idole :
 
"De l'idole découle l'idéologie. Et l'idéologie est toujours totalisante. Elle exclut tout le reste et elle détruit tout le reste. Le propre de l'idole et de l'idéologie, c'est de détruire même ceux qui la professe, de les aveugler complètement."
 
Il faudrait ouvrir les yeux sur la situation et se demander pourquoi il n'y a plus que 5% de pratique religieuse en moyenne... 
 
Dans un entretien du 15 juillet 2010 à Canal 9 ici, la télévision valaisanne, Mgr Roduit, Père-Abbé de Saint Maurice, avait osé dire que l'abbé Yannick Escher avait préféré le château-fort d'Ecône à la caravane de Saint Maurice...
 
Dans cette vidéo l'abbé Escher, en quelque sorte, lui répond :
 
"On peut pardonner beaucoup de choses dans l'Eglise. On vous pardonnera d'avoir une relation amoureuse. On vous pardonnera de ne pas dire la messe tous les jours, de laisser votre bréviaire, de vous moquer des formules de piété éprouvées, de dire des hétérodoxies, pour ne pas dire plus, en chaire. On vous le pardonnera. On est très charitable, mais on ne vous pardonnera pas une seule chose, le péché suprême c'est de regarder vers la Tradition, et bien plus encore, de regarder vers la Fraternité Saint Pie X."
 
Francis Richard
  

L'internaute peut écouter  ici sur le site de Radio Silence mon émission sur le même thème.

 
Voici la vidéo de l'abbé Yannick Escher :
 

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Published by Francis Richard - dans Religion
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commentaires

Michel Salamolard 29/01/2011 20:48



Non, au contraire, je suis très heureux que Benoît XVI s'efforce depuis longtemps à résoudre le problème d'Ecône. Je constate que le problème n'est chez le pape mais à Écône. Je puis contredire,
preuve à l'appui, tout ce que dit ce pauvre Yannick. Mais je ne veux pas polémiquer. Je vous engage, ainsi que tous les internautes, à comparer "l'analyse" de Yannick avec celle du pape. Vous ne
m'avez pas répondu sur la fausseté des allégations de Yannick à propos de la prétendue immunité, dans l'Eglise catholique, des prêtres ayant commis des abus, d'un côté, et, de l'autre, à propos
de la stigmatisation (imaginaire) des tradis dans l'Eglise catholique. Vous avez parfaitement le droit de me contredire, mais, s'il vous plaît, sur la base de faits. Je n'en trouve pas dans votre
réponse. J'attends. Si vous m'accuser de malhonnêté intellectuelle, veuillez s'il vous plaît le prouver. Je vous en saurais gré. Quant à celle de Yannick, dans la finale de ses propos, il me
semble avoir été clair. Et non contredit par vous.



Francis Richard 29/01/2011 22:42



Je constate que cette discussion est stérile. Je préfère arrêter là et vous laisser le dernier mot.


 


Les internautes qui lisent ces commentaires jugeront donc sur pièces, c'est-à-dire sur les commentaires précédents.



Michel Salamolard 29/01/2011 13:35



Une formation est le résultat de deux facteurs: 1) L'enseignement prodigué; 2) Le travail personnel de l'étudiant, non seulement sur la matière, mais sur lui-même s'il s'agit de philosophie ou de
théologie. Que la formation de Yannick Escher, ami égaré, soit déficiente, notamment en philosophie, théologie et histoire, me semble évident. Est-ce dû avant tout à ses formateurs ou à lui-même?
À chacun d'en juger selon les informations dont il dispose. La caricature que fait Yannick de notre Eglise ne plaide pas en faveur de sa lucidité ni de son honnêteté intellectuelle. Je ne
prendrai qu'un seul exemple, tiré de la finale du réquisitoire fallacieux de notre ami.  Affirmer comme il le fait que tout est pardonné aujourd'hui à un prêtre, dans l'Eglise catholique,
sauf d'être fidèle à la tradition (telle que notre ami la conçoit), c'est insulter publiquement le pape et les évêques, dénonciateurs des abus divers commis par quelques prêtres, et redresseurs
actifs de ces dérives. On n'a pas le droit de dire une chose pareille quand on connaît l'engagement du pape, avant lui du cardinal Ratzinger, pour éradiquer les fautes commises par des membres du
clergé. On n'a pas le droit non plus d'affirmer cela quand on connaît les efforts de Benoît XVI, avant lui de Ratzinger, pour résoudre la crise d'Ecône. Une telle déclaration de Yannick (il y en
a d'autres) ne relève pas seulement d'une sensibilité traditionnaliste (légitime), mais carrément d'un aveuglement intellectuel, coupable ou non, je ne me prononcerai pas sur ce dernier point. Je
me permets de le dire, car je crois que Yannick vaut mieux que cela.



Francis Richard 29/01/2011 19:16



Il vous semble évident que la formation de l'abbé Yannick Escher est déficiente. C'est votre opinion. Vous n'en apportez pas la moindre preuve. C'est pure affirmation polémique de votre
part.


 


Je ne crois pas pour ma part que l'abbé Yannick Escher fasse, du moins dans cette vidéo, la caricature de notre Eglise. Je crois qu'il souffre de voir qu'elle décline toujours (c'était vrai
avant Vatican II, ce l'est encore plus depuis), même s'il y a de timides signes de redressement ici ou là (je parle de l'Europe plus particulièrement).


 


Je m'interroge plutôt sur votre lucidité de ne pas vous en apercevoir, sans mettre pour autant en doute votre honnêteté intellectuelle parce que vous me semblez convaincu qu'il ne faut pas
critiquer notre Eglise, même pour son bien.


 


La comparaison que vous en faites n'en est pas une. La juste rigueur que le Pape, ainsi que les évêques, exerce à l'égard des prêtres qui ont commis des crimes n'est pas comparable avec
l'ostracisme systématique dont font l'objet les prêtres d'ECône de la part de nombre de leurs confrères conciliaires.


 


Justement le cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, cherche à faire la paix avec Ecône, qui vous insupporte au plus haut point semble-t-il, et lui, en tout cas, ne se prête pas à
cet ostracisme. Il suffit de lire son livre Lumière du monde que vous recommandez à juste titre.



Julien Gunzinger - ESCHATON 28/01/2011 10:45



Bonjour,


Je me suis souvent demandé : comment se fait-il que tant de prêtres et d’agents pastoraux en Suisse romande ( et dans le Jura notamment) soient ravagés par les idées modernes les plus folles,
quand ce n’est pas par l’hérésie, qu’ils soient si souvent hostiles au magistère? Ils brandissent pourtant souvent un titre de théologien acquis à l’université de Fribourg. L’université de
Fribourg est-elle ce foyer du modernisme? Le chanoine Yannick Escher (qui a quitté, l’été passé, l'Abbaye de Saint-Maurice pour rejoindre la fraternité St Pie X) livre ici un témoignage
intéressant. Il met en cause le contenu du cursus. Il déplore un accent pastoral trop prononcé et une formation philosophique dépourvue de consistance, cédant à la mode de l’histoire de la
philosophie. Le thomisme peut ainsi être vigoureux dans certains cours, comme me le soutiennent certains de mes amis, mais la structure d’ensemble du cursus serait déficiente.

Une formation déficiente

( 2min 56)« (…) la philosophie s’est souvent ( à Fribourg) de l’histoire de la philosophie. Quand Rome dit de la philosophie, c’est sous-entendu, ce que l’Eglise a toujours enseigné,
c’est la philosophie de Saint Thomas qui apprend à comprendre la théologie. Or, maintenant, on fait de l’histoire de la philosophie ou de la philosophie de la pensée moderne. Donc il n’y a plus
l’outil conceptuel déjà. Ensuite, pour la question du dogme, c’est l’histoire du dogme essentiellement, puis un peu de spéculatif. Et puis on mettra l’accent, sur ce que j’ai pu voir à
l’université de Fribourg, sur la pastorale, l’homilétique, la pédagogie religieuse, qui n’ont pas grand-chose à voir dans une formation sacerdotale, ça s’apprend sur le terrain concrètement, ou
en dehors, en fin de cursus. Mais les branches fortes sont enseignées de manière un peu diffuse et ne sont plus finalement l’ossature de la théologie et de la formation(…) Alors il ( le jeune
prêtre) a des notions, de vagues notions, mais finalement ce ne sont plus des théologiens en tant que tels qui sortent des séminaires et des universités comme j’ai pu voir à Fribourg. Et comme le
niveau n’est pas très grand on baisse les exigences un tout petit peu, gentiment(…).On a l’impression d’être en face d’une sorte de bricolage. »

Le prêtre est prisonnier

7min 18
Ce prêtre, insuffisamment formé, est ensuite une proie facile pour les progressistes modernistes.
"Il est pris en otage entre ses confrères, les fidèles, les assistants pastoraux laïcs et son évêque."

Pour l’illustrer, Yannick Escher cite trois anecdotes. Elles recoupent ce que d’autres prêtres ont pu me confier.

L’abbé Escher évoque d’abord le cas d’un jeune prêtre obligé de donner une absolution collective, ce qui est interdit par l'Eglise:

"Juste après il était allé se confesser à un autre prêtre. Mais il avait été obligé de le faire. Il en était encore retourné. C'est tragique. Donc il est comme prisonnier, parce qu'il
doit faire. Mais il sait que ce n'est pas juste. S’il invoque un document du souverain pontife qui sont assez clairs sur la confession, il y a le motu proprio de Jean-Paul II(Misericordia Dei),
toutes les questions liturgiques, il y a des séries de documents qui sont très clairs sur les questions liturgiques, sur le rôle des laïcs à l’Eglise, sur le rapport entre laïc et prêtre, il y a
des documents. S’il les invoque on lui répond : "Heureusement qu'il y a des montagnes entre Rome et nous !""

La deuxième illustration concerne un prêtre de son âge qui lui a confié :

"Le directeur de ma chorale est divorcé et vit avec quelqu'un, au vu et au su de tout le monde. Je suis obligé de lui donner la communion, parce que, si je ne lui donne pas la communion,
je n'ai plus de chorale et il va se plaindre."

La troisième anecdote concerne un prêtre relégué dans sa sacristie parce que les laïcs ont pris en charge toutes les tâches : catéchisme, préparations à la première communion, confirmation,
préparation des servants de messe:

"Je suis juste bon à dire la messe, à confesser les quelques personnes qui viennent se confesser encore."

Vatican II l’idole

Sur Vatican II, l’abbé Escher est très proche de notre Saint Père en parlant d’un concile élevé au rang d’idole ( de « super dogme » dit Benoit XVI). 13min 56« Ils ( les progressistes
modernistes) ne l’ont jamais lu ( le concile) complètement. On en sort des slogans : c’est un esprit le concile, c’est un événement ! (…) C’est pas tellement le texte, c’est un événement le
concile qui se poursuit dans la durée et dans le temps. C’est un esprit, c’est ça qu’on nous répond. Si on essaie, pour la constitution pour la liturgie, d’invoquer le concile, de dire que le
concile dit que la latin reste la langue de l’Eglise, que le chant grégorien reste le chant de la liturgie de l’Eglise latine. On nous dit : « ah oui mais maintenant on va encore plus loin, c’est
une ouverture, un renouvellement le concile …c’est vraiment l’idole toujours invoqué qui détruit les choses de l’intérieure. (…)De l'idole découle l'idéologie. Et l'idéologie est toujours
totalisante. Elle exclut tout le reste et elle détruit tout le reste. Le propre de l'idole et de l'idéologie, c'est de détruire même ceux qui la professe, de les aveugler complètement.(…) Il y a
un aveuglement. Je ne pense pas qu’il y a réellement de mauvaise volonté mais une forme d’aveuglement. Comment on peut dire quand il y a encore 5% de pratique religieuse en moyenne, qu’on va
encore trouver des solutions qui sont purement humaines du reste: rassembler les paroisses ensemble ? On est où? A un moment il faut s’asseoir, regarder la situation et puis dire « ça va pas ».
Mais non, on continue. Et on arrive même à justifier les échecs pastoraux en disant que c’est à l’image de notre seigneur qui s’est abaissés, l’Eglise vit ça, elle devient humble et pauvre. Et on
tombe dans un misérabilisme qui est faux. Et on justifie cela aussi par le concile. »


Enfin, l’abbé Escher met en lumière l’hypocrisie suprême des progressistes modernistes, il démasque l'esprit d’humilité, de tolérance et de charité qui, à les écouter, les anime.

"On peut pardonner beaucoup de choses dans l'Eglise. On vous pardonnera d'avoir une relation amoureuse. On vous pardonnera de ne pas dire la messe tous les jours, de laisser votre
bréviaire, de vous moquer des formules de piété éprouvées, de dire des hétérodoxies, pour ne pas dire plus, en chaire. On vous le pardonnera. On est très charitable, mais on ne vous pardonnera
pas une seule chose, le péché suprême c'est de regarder vers la Tradition, et bien plus encore, de regarder vers la Fraternité Saint Pie X."


Julien Gunzinger



Francis Richard 28/01/2011 18:48



Merci d'avoir reproduit les paroles de Yannick Escher en indiquant les temps des passages.



Michel Salamolard 27/01/2011 15:02



On le voit dans ces commentaires, chacun à son petit point de vue, son expérience limitée, ses exagérations, ses fantasmes. Se pourrait-il que quelqu'un, dans l'Eglise catholique, ait un point de
vue meilleur, plus général, plus pertinent? À tous ceux qui pensent que oui, je conseille la lecture du livre-entretien de Benoît XVI, intitulé Lumière du monde. Comparez ensuite avec d'autres
prétendues analyses publiées sur ce blog. Le pape s'est exprimé bien souvent, en d'autres occasions, sur le concile Vatican II, sur les prêtres et sur la pastorale, sur la liturgie, sur
l'évangélisation: il sait dénoncer les vraies déviations, mais c'est toujours sur un fond de confiance, d'espérance, de positivité, qu'on aimerait bien apercevoir chez les grands contempteurs des
prêtres et de l'Eglise "conciliaire".



Francis Richard 27/01/2011 17:26



Vous pouvez lire ma recension de Lumière du monde de Benoît XVI sous le lien suivant :


 


http://www.francisrichard.net/article-lumiere-du-monde-de-benoit-xvi-62691998.html



Asperges me 25/01/2011 10:27



Je connais le chanoine Yannick-Marie Escher depuis plusieurs années, je puis sincèrement témoigner de son amour de l'Église, de son profond respect de notre Souverain Pontife, et sa volonté de
transmettre avec foi et joie la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Le véritable problème, une gifle, est qu'il devient difficile - impossible - de mener une pastorale catholique, c'est à dire basée sur l'Eucharistie et la Réconciliation, dans les diocèses
suisses, tant le poids des confrères et des laïcs est pesant... Voilà la question: que se passe-t-il dans l'Église de Suisse pour être obligé de partir chez les traditionnalistes si l'on désire
seulement et simplement être prêtre catholique romain?


La liturgie est la pointe de l'iceberg... un prêtre sarcastique me disait qu'il allait bientôt demander à son évêque la permission de célébrer les Saints Mystères dans la forme ordinaire...


Les propos de M. l'Abbé Salamolard ont pour seul mértite de bien refléter la haine tenace que voue une grande partie du clergé romand - heureusement grisonnante - "post-Vatican II" et "post-Mai
68" à tout ce qui est clairement catholique, c'est à dire un rejet systématique de l'Histoire de l'Église. Comme si le concile Vatican II avait inventé l'Église Notre Sainte Mère... Comme si on
oubliait que le 2e Concile du Vatican était un concile pastoral, d'après les volontés de Jean XXIII... Comme si on oubliait que ce qui est "pastoral" est nécessairement fortement contextualisé
dans une époque particlulière, ici les années 60... Comme si on semblait nier que nous ne sommes plus dans les années 60, que les temps et les aspirations ont changé...


Oui, il est grand temps aujourd'hui, avec un recul de 50 ans, de faire une analyse honnête du Concile Vatican II, dont nous ne contestons nullement l'autorité. Il serait bon de comparer les
intuitions du Concile, en étudiant les textes, et non pas l'"esprit", avec les fruits actuels. Et enfin, il serait, à mon sens, judicieux d'envisager certaines précisions, dans l'herméneutique de
la continuité, c'est à dire, à la Lumière de la grande Tradition de l'Église, et pas seulement d'après les théories de Marx...


On a du travail en perspective... mais n'oublions pas le plus important: la prière, en particulier pour le Souverain Pontife, nos évêques et nos prêtres, ainsi que la charité.


Et pour se détendre (c'est aussi important), une petite chanson de Serge Lama:


http://www.youtube.com/watch?v=BZF7n4lqPxw


Bien à vous!



Francis Richard 25/01/2011 19:04



Merci beaucoup pour ce commentaire !



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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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