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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:40
climato-sceptiqueSous la même plume Le Temps de ce jour consacre plusieurs articles aux "climato-sceptiques" ici, ici, ici et ici. Car il n'est plus possible de les ignorer, de faire comme s'ils n'existaient pas, comme si les scientifiques étaient tous d'accord, ce qui serait bien la première fois dans l'histoire des sciences. Mais pour le quotidien genevois ils restent de bruyants minoritaires qui ont tort, mais savent tout d'un coup se faire entendre. Autrement dit ils se lâchent après avoir été... baillonnés [la photo ci-contre provient d'ici]

Il est dommage qu'il ait fallu le Climate Gate [voir mon article Le "climate-gate" pourrait donner raison aux sceptiques du climat ] et le Glacier Gate [voir mon article Glaciergate: il ne faut pas se faire une montagne de l'Himalaya ], entre autres scandales, pour qu'enfin la parole leur soit donnée, pour qu'enfin le débat sur le changement climatique ait lieu sur la place publique entre scientifiques de points de vue opposés et que des arguments scientifiques puissent être échangés au su et au vu de tout le monde.

La première erreur fondamentale du GIEC , Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a été de se présenter comme la seule source de vérité en matière de climat et de prétendre qu'il y avait un consensus d'experts sur l'existence d'un réchauffement climatique, puis sur le fait que ce réchauffement climatique était d'origine humaine. Fort de ses certitudes, le GIEC a commis l'autre erreur fondamentale de préconiser des mesures à prendre sur la base de conclusions souvent en contradiction avec ses propres rapports.

Il y a seulement deux ou trois ans il était impensable que des sceptiques du climat s'exprimassent dans la presse écrite, dans des émissions de radio ou de télévision, ou sinon isolément, en étant la proie de meutes de contradicteurs, en risquant leur carrière ou en subissant les foudres de médias unanimes, qui tous les jours matraquaient les cerveaux avec des menaces imaginées. Marcel Leroux [voir mon article Mort du climatologue dissident Marcel Leroux ] ou Serge Galam [voir mon article Les scientifiques ont perdu le Nord, par Serge Galam ], par exemple, en ont su quelque chose.

Aujourd'hui les "réchauffistes" ou les "carbo-centristes" - ceux qui défendent la théorie d'un réchauffement climatique ou d'un réchauffement climatique d'origine humaine - adoptent un profil plus bas, qui leur va mieux au teint, et ont perdu quelque peu de leur superbe. Cela apparaît très clairement quand on écoute et regarde l'émission Ce soir (ou jamais) que Frédéric Taddeï a consacrée le 18 février dernier sur le thème "Réchauffement climatique : a-t-on exagéré ?"ici en présence de deux sceptiques du climat, Martine Tabeaud et Serge Galam.

Plutôt que d'opposer des arguments scientifiques aux "climato-sceptiques" et de devoir s'aventurer en terrain mouvant, Le Temps a préféré les attaquer sous le biais de leur efficacité. Le journaliste Olivier Dessibourg a donc rencontré le philosophe Dominique Bourg. Ayant relevé de prétendues "erreurs factuelles" dans le dernier livre de Claude Allègre, L'imposture climatique, et considérant que ce dernier est représentatif de tout "climato-scepticisme", le journaliste opine quand le philosophe généralise ses propos à tous les "climato-sceptiques" :

"Leur but est de conforter leur posture, et non pas d'être dans la vérité".

Le philosophe explique le succès des "climato-sceptiques" par l'espoir secret du public de ne pas être dérangé dans ses habitudes et de ne pas devoir changer de civilisation :

"Certains modèles proposés (comme tout miser sur les potentielles avancées technologiques), ne régleront de loin pas tout. Il faut imaginer un scénario macroéconomique de décroissance. Tout l'enjeu est là. Et le public n'est pas prêt à l'accepter de facto".

Chassez le catastrophisme et il revient au galop !

Pour le philosophe Dominique Bourg le débat scientifique, auquel - semble-t-il - il ne comprend goutte et ne veut rien comprendre, est clos :

"Les gens se sont dits [après le Climate Gate] : puisque cette instance [le GIECincarne la culpabilité qu'on nous impose, et qu'elle a fauté moralement, nous avons toute licence pour faire part de notre scepticisme. Ainsi tout ce débat n'a plus lieu sur le plan de la science - car les conclusions générales concernant le réchauffement restent valables - mais sur la forme."

Bref, circulez, il n'y a rien à voir. L'avenir est morose. Il faudra bien que les gens s'y fassent. Employant la méthode Coué Dominique Bourg dit même très doctement :

"J'espère que la vague se calmera. Il peut suffire d'une grosse canicule..."

Pour sa part, le journaliste Olivier Dessibourg commence à peu près bien quand il écrit : 

"La science, climatique ou autre, n'a pas pour but de produire des certitudes. Mais de se départir de tout biais pour établir des faits en minimisant les marges d'erreur. Pour ce faire, elle a besoin de méthodes rigoureuses, objectives, transparentes. Des codes qui doivent aussi lui permettre d'évoluer au fil des découvertes. Le GIEC a  mal assuré toutes ces conditions"

Ce qui est une critique sans voile des méthodes non scientifiques du GIEC.

Mais le journaliste dérape en se voulant sur la même longueur d'onde que le philosophe :

"Bien plus que sur le fond, c'est sur la forme que ses membres doivent désormais oeuvrer".

Contredisant ce qu'il vient tout juste d'écrire, en tenant pour acquis des résultats obtenus avec des méthodes hasardeuses.

La vague ne se calmera pas avec de telles pirouettes intellectuelles.

Francis Richard

Nous en sommes au

591e jour de privation de liberté pour Max Göldi, le dernier otage suisse en Libye

Max Göldi


 




 

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Published by Francis Richard - dans Climat
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commentaires

farfadet 25/03/2010 19:42


rions en un peu :

http://www.dailymotion.com/video/xcmll1_on-vous-ment-la-conspiration_fun


Francis Richard 25/03/2010 21:44


Je ne sais pas si c'est drôle - je me suis chatouillé sans résultat - mais c'est certainement faire de l'amalgame douteux...

Merci quand même.

Pour paraphraser le clip, on ne se donnerait pas la peine de faire un tel clip si les climato-sceptiques n'avaient aucune importance... 


MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 18/03/2010 09:26


Je viens de lire un commentaire sur l'Institut TURGOT qui dénonce carrément l'escroquerie économique et fiscale de la théorie du réchauffement au lien suivant :
http://blog.turgot.org/index.php?post/Un-%C3%A9conomiste-analyse-les-ressorts-de-l-escroquerie-r%C3%A9chauffiste.


Francis Richard 18/03/2010 11:55



Merci pour le lien que je mets en hypertexte pour en faciliter l'accès :

http://blog.turgot.org/index.php?post/Un-%C3%A9conomiste-analyse-les-ressorts-de-l-escroquerie-r%C3%A9chauffiste.



Véronique Anger 15/03/2010 22:56


Parce que je crois que les idées sont faites pour essaimer, résonner et faire "raisonner" le plus grand nombre, mon essai, La dernière Croisade. Des Ecolos... aux Ecolomaniaques ! (éd. L'Arganier,
novembre 2009) est en lecture libre (gratuite) et intégrale sur Calaméo à partir d'aujourd'hui.

Aboutissement d'une réflexion initiée en 2005 (j'ai abordé ce thème dans une trentaine d'articles)"La dernière Croisade" propose un décryptage de "l'écolomania" en tant que phénomène sociologique.
N'étant pas scientifique, le propos n'est pas un plaidoyer pour ou contre les thèses sur le réchauffement climatique, mais bien une analyse sur la montée de ce qui ressemble de plus en plus à
l'émergence d'une nouvelle intolérance d'ordre religieux. Les questions principales étant : Doit-on accepter sous couvert de bonnes intentions un nouveau dogme religieux ? A qui profite
l'écolomania ?
Merci pour vos articles passionnants Francis ; je viens seulement de découvrir votre blog !
Bonne continuation.
VA


Francis Richard 16/03/2010 06:23


Merci beaucoup pour votre message !

Il va de soi que je vais lire votre livre. Votre approche sociologique est en effet un complément à la compréhension de cette nouvelle religion intolérante qu'est l'écologie politique:

http://www.calameo.com/read/000042906dc07e5ba72b4?authid=e9j9e6O2Jz5E

L'internaute en cliquant sur votre nom pourra également accéder à votre blog sur lequel je viens de faire un tour et qui est très intéressant.

Bien à vous.


Ben Palmer 03/03/2010 02:41


"Il faut imaginer un scénario macroéconomique de décroissance. [...] Et le public n'est pas prêt à l'accepter de facto"

Cette dernière phrase est significatif de toute l'arrogance du mouvement alarmiste. Ce sont "les autres" qui ne sont pas prêts à accepter, parce que bien sûr on s'attend à ce que "le public" serre
la ceinture, en espérant de pouvoir y échapper. Et tant que le public ne se plie pas aux exigences de nos "dictateurs" auto-proclamés, ils ne se voient pas obligés de se plier eux-mêmes.

Le philosophe garde sa voiture, part en vacances en avion, utilise un PC et Internet, chauffe son appartement ET son bureau (même quand il n'y et pas). Le journaliste ne se rend pas compte de la
consommation d'énergie d'une station de radio avec studios (chauffés), émetteurs et stations relais pour atteindre l'audience partout en Suisse. S'il faut vraiment économiser de l'énergie, il
faudrait commencer à supprimer le moins utile ... comme ces émissions et les bureaux des philosophes (on peut très bien philosopher chez soi).


Francis Richard 03/03/2010 07:16


L'enfer, c'est pour les autres ...


Ben Palmer 03/03/2010 02:19


Il y a un peu plus d'un an, suite à l'écoute de son émission Atlas sur RSR, j'avais écrit à François Benedetti, présentateur d'Atlas et de la météo, pour lui demander des explications au sujet de
quelques affirmations alarmistes. Sa réponse : "Lisez le rapport du GIEC".


Francis Richard 03/03/2010 07:13


C'était la bible...


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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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