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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 07:55

La dernière croisadeVéronique Anger, un jour, a visité mon blog. C'était il y a bientôt un mois, le 15 mars 2010. Elle a laissé un commentaire à mon article "Pour "Le Temps" les climato-sceptiques se lâchent, mais ils ont tort ". Elle disait :

 

" Aboutissement d'une réflexion initiée en 2005 (j'ai abordé ce thème dans une trentaine d'articles)"La dernière Croisade" propose un décryptage de "l'écolomania" en tant que phénomène sociologique. N'étant pas scientifique, le propos n'est pas un plaidoyer pour ou contre les thèses sur le réchauffement climatique, mais bien une analyse sur la montée de ce qui ressemble de plus en plus à l'émergence d'une nouvelle intolérance d'ordre religieux. Les questions principales étant : Doit-on accepter sous couvert de bonnes intentions un nouveau dogme religieux ? A qui profite l'écolomania ?".

 

Par la même occasion elle faisait donc la promotion de son dernier livre, La dernière croisade, paru aux éditions de L'Arganier, que dirige ce véritable personnage de l'édition qu'est Nicolas Grondin. Livre qui est également disponible on line sur la Toile, mais que j'ai préféré, pour ma part, pouvoir tenir entre mes mains. Un livre est pour moi - je suis de la vieille école - un objet avec lequel j'ai réellement besoin d'avoir un rapport physique...

 

Véronique Anger est française, mais habite le Québec. Elle a rencontré son éditeur, qui exerce en France, sur Facebook et a laissé un commentaire sur mon blog que je rédige depuis la Suisse. Les distances physiques demeurent, mais nous assistons bien là à un raccourcissement des mises en relation des hommes, dont Guy Millière dans son dernier livre [voir mon article "La septième dimension" de Guy Millière ] a souligné toutes les promesses et quels changements profonds il a initié pour l'humanité.

 

Cela dit, il est réconfortant de voir que des approches différentes, faites en des lieux différents, aboutissent à une même observation.

 

Véronique Anger ne se cache pas d'être libre-penseur. Il me serait difficile de dissimuler que je suis catholique. Véronique Anger n'est pas - c'est le moins qu'on puisse dire - un défenseur du capitalisme. Les lecteurs de ce blog savent qu'au contraire je suis, d'expérience, convaincu que le capitalisme est la solution [voir mon article "Revenir au capitalisme pour éviter les crises" de Pascal Salin ]. Véronique Anger distingue les bonnes des mauvaises interventions de l'Etat. Je suis hostile à toutes interventions de l'Etat, qui sont de toute façon arbitraires. Les exemples donnés par l'auteur sur la voiture électrique ou sur le financement de certaines énergies vertes ne peuvent que me confirmer dans ce point de vue.

 

Quoiqu'il en soit, nous nous retrouvons sur un point fondamental, la liberté de penser autrement, la liberté de débattre.

 

Véronique Anger se félicite que le comportement des hommes ait changé à l'égard de leur environnement, mais elle distingue justement l'écologie de l'écolomania, celle des climat-alarmistes, que j'appelle la "religion de l'écologie politique" :

 

"L'analyse sémantique du discours alarmiste sur le réchauffement climatique est forte instructive. Les "prêcheurs" ont très souvent recours au vocable religieux. Les plus virulents pourfendent les jouisseurs de la vie et les suppôts de la croissance économique. Certains, de plus en plus nombreux, vont jusqu'à prôner la décroissance et l'ascétisme et se disent prêts à imposer leur nouvelle "religion", par la force s'il le faut, aux "mécréants" qui refuseraient de rentrer dans le rang ou à ceux - individus comme Etats souverains - qui transgresseraient des règles officiellement acceptées par la majorité."

 

Claude Allègre et Vincent Courtillot, parce qu'ils refusent de se soumettre au "consensus" pseudo-scientifique du GIEC, viennent de faire, une nouvelle fois, l'expérience de cet extrémisme [voir mon article Allègre et Courtillot cloués au pilori par des confrères "scientifiques" ].

 

Tous les totalitarismes utilisent la peur pour parvenir à leurs fins - ce qui est révélateur de la faiblesse de leurs principes, qui sont si peu évidents qu'il faut les imposer par la violence. Véronique Anger pose les questions qui tuent :

 

"Mais quel est l'intérêt de continuer à utiliser la panique si ce n'est pour bousculer les esprits, forcer les gens à réagir dans l'urgence ? Pourquoi les apôtres du réchauffement ne parviennent-ils pas à afficher une certaine sérénité ainsi qu'il sied à ceux qui revendiquent leur capacité à guider les peuples ? Pourquoi leur semble-t-il plus efficace d'organiser une "société de la peur" en annonçant la fin prochaine de l'humanité et en prétendant financer à coups de milliards des remèdes pires que les maux ?"

 

Poser ces questions c'est y répondre :

 

"La réponse est évidente. L'objectif est de faire en sorte que les citoyens effrayés pensent le moins possible par eux-mêmes et laissent les pleins pouvoirs à des leaders pseudo-éclairés".

 

Dans un domaine complexe comme le climat, sur lequel il y a davantage d'incertitudes que de certitudes, il est d'autant plus facile de se parer de son étiquette d'expert pour imposer ses vues aux ignorants, et de prétendre être seul à détenir la vérité.

 

Si je suis d'accord avec Véronique Anger pour dire que "culpabiliser en permanence les citoyens "déviants" est une stratégie machiavélique, mais payante" et qu'elle "permet de détourner l'attention de vrais problèmes: la faim endémique, l'accès à l'eau potable, les conflits larvés ou sanglants, l'éducation...", pour dire qu'il faut en priorité "sauver les humains qui vivent sur la Terre en ce moment" plutôt que de "vouloir sauver la planète et les générations futures à n'importe quel prix", l'internaute ne sera pas surpris que je diverge d'elle sur les solutions, pour les raisons évoquées plus haut. Mais on peut en débattre...

 

Francis Richard

 

Véronique Anger a un blog ici.

 

Son livre peut être lu on line ici.

 

Véronique Anger présente elle-même son livre sur You Tube :

 

 

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Max Göldi 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:45

RéchauffementDepuis hier, Changement climatique, aka Skyfal  ici - sans doute, comme le dit ici Benoît Rittaud,  "le plus prestigieux des blogs climato-sceptiques francophones" -, est de retour, sous la houlette de Frédéric, qui nous explique son interruption ici pendant près de trois mois. Il dissipe ainsi toutes les craintes que nous avions pu avoir sur les forces occultes qui auraient pu être à l'origine de cette interruption, ouf ! Comme quoi l'ignorance permet souvent de tomber dans des extravagances...

 

Il faut vraiment remercier Benoît Rittaud d'avoir hébergé Skyfal entre-temps, sur son site Mythe climatique ici. Grâce à cet intérim, le débat a pu se poursuivre au moment où les "carbocentristes" ou les réchauffistes", comme vous voulez, passaient à la contre-attaque pour imposer leur point de vue qui n'est pas discutable, sinon revu et corrigé par des "pairs", c'est-à-dire par eux-mêmes [ voir mon article Allègre et Courtillot cloués au pilori par des confrères "scientifiques" ], avec la bénédiction demandée aux autorités de tutelle.

 

J'en profite pour rappeler que Benoît Rittaud a publié un excellent livre sur Le mythe climatique [voir mon article "Le mythe climatique" de Benoît Rittaud ]. Il y expose le point de vue original sur le climat d'un mathématicien et d'un épistémologiste. Cette contribution s'ajoute à d'autres contributions sur la question de la part de scientifiques de disciplines différentes, qui apportent leurs éclairages sur cette question complexe, pour laquelle la pluridisciplinarité ne peut être que bénéfique.

 

Les oreilles des "carbocentristes", ou des "réchauffistes", vont donc chauffer [l'image ci-dessus provient d'ici]. Ce qui ne devrait pas leur faire du mal, tandis que l'hiver a tendance à se prolonger au printemps...

 

Francis Richard

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 12:05

piloriLa science officielle est à la science ce que l’histoire officielle est à l’histoire [voir mon article Liberté pour l'histoire, de Pierre Nora et Françoise Chandernagor ]. L’une et l’autre sont a priori suspectes, puisqu’elles répondent à des critères qui ne peuvent être que politiques et servir à des desseins partisans. 

Le terme même d’officiel est antinomique de libre expression, sans laquelle il n’est pourtant pas possible de rechercher la vérité, qu’elle soit scientifique ou historique. C’est l’obligation de penser d’une manière et pas autrement. C’est la marque des régimes totalitaires.

Le 29 mars 2010, des « scientifiques » français, « rémunérés principalement par les crédits publics », ont adressé une lettre ouverte ici à leurs autorités de tutelle. Ces « scientifiques » veulent donner aux dissidents du carbocentrisme des leçons d’éthique scientifique et défendre leurs sciences du climat.

Ils disent que le fait d’être « rémunérés principalement par les crédits publics » leur impose une rigueur qui ne peut être assurée que par leurs pairs :

« Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture, de vérification, de publication des résultats. »

Ce qui veut dire qu’en dehors de ces arbitres il n’y a point de salut. Ces arbitres – ils le reconnaissent eux-mêmes – n’ont pourtant pas été capables, bien que triés sur le volet, bien qu’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, de relever des erreurs grossières publiées dans les rapports du GIEC, telle que celle sur « le devenir des glaciers de l’Himalaya », pour laquelle cet organisme onusien a été contraint de publier un « mea culpa ».

Les auteurs de cette lettre ouverte se donnent donc des verges pour se faire fouetter comme on le verra plus loin.

Là où ils dépassent les bornes de la science, c’est quand ils s’en prennent nommément à deux de leurs confrères scientifiques, Claude Allègre et Vincent Courtillot, parce qu’ils ont osé s’en prendre au sacro-saint GIEC, le premier « criant à l’imposture scientifique », le second « pointant les prétendues « erreurs » du GIEC ».  

Qu’auraient-ils dû faire ? Soumettre leurs écrits à leurs pairs avant publication, ce qui, à défaut de les empêcher de commettre des erreurs, comme on l’a vu, leur aurait valu l’estime et la considération de la communauté des « scientifiques » français, « rémunérés principalement par les crédits publics ».

Plus fort encore, ces  « scientifiques » français, « rémunérés principalement par les crédits publics » n’aiment pas être critiqués. Certains d’entre eux tiennent pourtant le haut du pavé, mais ils ne supportent pas d’en être descendus par des francs-tireurs, tels que Messieurs Allègre et Courtillot.

A ces « scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs », ils interdisent implicitement de toucher à leur pré carré. Leurs livres n’auraient pas dû être publiés sans « le filtre standard des publications scientifiques », autrement dit leur censure, leur imprimatur, leur nihil obstat.

A la critique ils ne répondent d’ailleurs pas par des arguments. Ils en appellent aux « structures référentes de la recherche scientifique française ». Ils leur demandent de réagir et d’exprimer publiquement leur confiance vis-à-vis de l’intégrité et du sérieux de leurs travaux. Ces scientifiques, courtisés consensuellement naguère, n’aiment pas les remises en cause, sans lesquelles pourtant la quête de la vérité est impossible.

Ils terminent pour la forme par dire qu’ils sont « demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi ». Compte tenu de ce qu’ils écrivent précédemment, il faut s’attendre à ce que le débat qu’ils demandent soit filtré, standardisé, politiquement, écologiquement et climatiquement correct.

Je n’ai pas lu  L’imposture climatique de Claude Allègre, non plus que Le nouveau voyage au centre de la terre de Vincent Courtillot. Mais cette lettre ouverte m’incite à me procurer de ce pas ces deux ouvrages et à les lire avec discernement, avant qu’ils ne soient brûlés en place de Grève et leurs auteurs cloués au pilori [l'illustration ci-dessus provient d'ici].

Francis Richard

Voici le texte de cette lettre ouverte :

Destinataires :

Mme la Ministre de la Recherche
M. le Directeur de la Recherche
M. le Président de l’Académie des Sciences
Mmes et MM. les Directeurs des acteurs de la recherche publique regroupés au sein de l’Alliance thématique AllEnvi (BRGM, CEA, CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, IFREMER, INRA, IRD, LCPC, Météo France, MNHN)
M. le Président de l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur
M. le Président du Comité d’Éthique du CNRS

 

Éthique scientifique et sciences du climat : lettre ouverte

Nous, scientifiques du climat, attachés au devoir de rigueur scientifique, interpellons les structures référentes de la recherche scientifique française, face aux accusations mensongères lancées à l’encontre de notre communauté.

Un pacte moral relie les scientifiques et la société. Rémunérés principalement par les crédits publics, les scientifiques doivent déployer une rigueur maximale, pour la conception, la réalisation, la publication de leurs travaux. Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture, de vérification, de publication des résultats. Les hautes instances scientifiques sont les garants de cette rigueur. C’est sur cette éthique scientifique que repose la confiance que la société peut accorder à ses chercheurs.

Reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique. Lorsqu’on identifie, après la publication d’un texte, des erreurs qui ont échappé aux processus de relecture, il est d’usage de les reconnaître, et de les corriger, en publiant un correctif. Ainsi, des glaciologues ont mis en évidence une erreur dans le tome 2 du 4ème rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat («Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, chapitre 10 : Asie») concernant le devenir des glaciers de l’Himalaya. En l’absence de procédure formelle d’«erratum», le GIEC a publié son «mea culpa» (https://selectra.co.uk/sites/selectra.co.uk/files/pdf/meltinghimalayanglaciers.pdf), reconnaissant l’erreur, et soulignant que les processus de relecture du rapport n’avaient pas fonctionné pour ce paragraphe. En cela, le GIEC a respecté la déontologie scientifique.

Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique – comme le fait Claude Allègre dans L’Imposture climatique ou la fausse écologie (Plon, 2010), pointant les prétendues «erreurs du GIEC», comme le fait Vincent Courtillot dans Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2009) et dans des séminaires académiques. Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d’expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs, et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.

Ces ouvrages n’auraient pu être publiés si on leur avait simplement demandé la même exigence de rigueur qu’à un manuscrit scientifique professionnel. De nombreuses erreurs de forme, de citations, de données, de graphiques ont été identifiées. Plus grave, à ces erreurs de forme s’ajoutent des erreurs de fond majeures sur la description du fonctionnement du système climatique. Leurs auteurs oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société.

Ces attaques mettent en cause la qualité et la solidité de nos travaux de recherche, de nos observations, études de processus, outils de modélisation, qui contribuent à une expertise nécessairement internationale.

Vous constituez les structures référentes de la recherche scientifique française. Les accusations publiques sur l’intégrité des scientifiques du climat sortent des cadres déontologiques et scientifiques au sein desquels nous souhaitons demeurer. Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux. Au vu des défis scientifiques posés par le changement climatique, nous sommes demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi.

 

Liste des premiers signataires

Valérie Masson-Delmotte (LSCE)- Edouard Bard (Collège de France / CEREGE)- François-Marie Bréon (LSCE)- Christophe Cassou (CERFACS)- Jérôme Chappellaz (LGGE)- Georg Hoffmann (LSCE)- Catherine Jeandel (LEGOS)- Jean Jouzel (LSCE)- Bernard Legras (LMD)- Hervé Le Treut (IPSL)- Bernard Pouyaud (IRD)- Dominique Raynaud (LGGE)- Philippe Rogel (CERFACS)

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 20:55
Mythe climatiqueLe livre de Benoît Rittaud , paru aux Editions du Seuil ici , se distingue des autres livres que j'ai pu lire sur le climat. En effet son approche est celle d'un mathématicien, maître de conférences à l'Université Paris XIII, qui étudie la question sous l'angle des mathématiques et de l'épistémologie.

Benoît Rittaud ne cache pas que, de son point de vue, "la science actuelle ne permet pas d'affirmer l'origine humaine du réchauffement climatique observé au cours d'une partie du XXe siècle".

Les climatologues font appel aux mathématiques pour étudier les données qu'ils recueillent et leur donner un sens. En se plaçant sur ce terrain qu'il connaît bien Benoît Rittaud montre qu'il n'est pas possible d'en faire usage n'importe comment, au risque de se tromper ou, pire, de laisser libre cours à l'imagination.

Le livre commence par un prologue. A une autre époque, qui n'est pas si lointaine que cela, des scientifiques éminents se sont fourvoyés. Sans déflorer le sujet les erreurs commises alors sont analogues à celles que les climatologues commettent de nos jours sur des points cruciaux. Ce prologue n'est cependant pas destiné à donner une leçon à quiconque, mais à donner au lecteur l'envie de réfléchir. Comparaison n'est pas raison, disait-on d'ailleurs, sagement, jadis. 

Depuis une vingtaine d'années le discours dominant, auquel les médias offraient jusqu'à présent un large écho, a été de dire qu'il y avait consensus scientifique sur l'origine humaine du réchauffement climatique à la fin du XXe siècle. Le GIEC devait être créé en 1988 pour soutenir cette thèse, que Benoît Rittaud appelle carbocentrisme, et donner consistance à ce consensus. Ceux qui étaient sceptiques étaient rejetés dans l'ombre et condamnés quasiment au silence.

Benoît Rittaud passe en revue cette armée de l'ombre, ignorée des médias, composée de corps d'armée de climatologues, de solaristes, d'océanistes, de géologues, de physiciens, auxquels il faut ajouter de nombreux bataillons de scientifiques spécialisés dans l'environnement, la météorologie ou la prévision, sans qu'il ne faille oublier des francs-tireurs tels que Steve McIntyre ou Anthony Watts. Vous avez dit consensus ?

La courbe en crosse de Hockey due à Michael Mann ne résiste pas à l'examen de Benoît Rittaud. C'est elle pourtant qui avait donné une justification à l'alarmisme climatique puisqu'elle dessinait un réchauffement brutal de la planète tout au long du XXe siècle et minimisait l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire

Les travaux de McIntyre et de McKitrick, puis le rapport Wegman, ont montré que l'analyse en composantes principales "partiellement centrée", utilisée par Michael Mann, conduisait toujours à une courbe en crosse de hockey du fait que cette méthode a pour "effet de séparer artificiellement les périodes récentes des plus anciennes". Ces conclusions de nos francs-tireurs ont reçu le renfort de Jolliffe, le spécialiste cité par Mann à l'appui de sa cause...

L'auteur rappelle qu'il est bien difficile d'établir une température globale et son évolution dans le temps. La corrélation entre la température et la teneur en CO2 est cependant avérée depuis quelque temps. Mais que la courbe de la température précède celle de la teneur en CO2 n'a été révélé qu'il y a 20 ans par l'analyse d'une carotte de glace extraite à Vostok.

L'interprétation du décalage des courbes qui vient à l'esprit de quiconque est qu'il y a lien de cause à effet. Toute autre interprétation s'avère pour le moins alambiquée, même si Benoît Rittaud tente l'exercice de cette mission impossible. En annexe à ce chapitre sur les températures, il propose d'utiliser l'inégalité de Koksma pour tenter de "minimiser l'erreur commise dans l'évaluation de la température globale".

Un chapitre des plus passionnants est celui que Benoît Rittaud consacre aux probabilités. Il y vulgarise notamment la démonstration, relative au pari de Pascal, publiée en 1947 par le grand mathématicien Emile Borel, qui "bannit à jamais le raisonnement pascalien de tout argumentaire fondé sur la raison". Or le pari des alarmistes du climat s'y apparente. Leur but est en effet de "démontrer l'urgence de la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre" si nous ne voulons pas subir des malheurs "pour ainsi dire infinis". 

Le chapitre consacré par l'auteur à la prévision climatique n'est pas moins passionnant. Il remarque à propos des modèles informatiques :

"Dès que le travail devient un tant soit peu conséquent, les erreurs sont inévitables. Or la plus redoutable est moins l'erreur qui empêche le programme de fonctionner que celle qui, tapie dans l'ombre, laisse croire que le programme est correct". 

Il ajoute :

"Des critères de qualité existent pour limiter les risques d'erreur : rapports de validation, tests, contrôles indépendants...Des normes industrielles ont été mises au point, d'autant plus strictes qu'une erreur peut coûter très cher. Or, il ne semble pas que les modèles climatiques aient été soumis à un contrôle selon ces normes. En conséquence il convient de les considérer d'abord comme des outils de recherche, certainement du plus grand intérêt pour faire progresser la climatologie, mais non comme des mécaniques dont on pourrait suivre en confiance les prévisions."
   
Benoît Rittaud, à bon droit, est attaché au sens des mots. C'est ainsi que, dans ce chapitre, il distingue bon sens et esprit critique, puis, dans le chapitre suivant, science fausse et pseudo-science.

Dans ce dernier cas, si les distinctions ne sont pas toujours faciles à faire, elles sont pourtant nécessaires. La  science fausse serait une science erronée, tandis qu'une pseudo-science aurait les couleurs de la science, mais serait une fausse science.   

Pour Benoît Rittaud le carbocentrisme serait une science fausse et la climatomancie une fausse science. Climatomancie ? Il en donne la définition suivante :

"Art divinatoire visant à déduire du comportement humain l'avenir climatique de la Terre, dans l'idée de prescrire à chacun des actions de pénitence."

Le critère de Karl Popper permet de déterminer si une théorie est scientifique, ce qui ne présume pas de sa véracité : elle doit être "réfutable". Benoît Rittaud souligne ainsi que le vocabulaire employé peut être jugé à l'aune de ce critère :

"Les termes de "réchauffement" et de "dérèglement" illustrent très bien la différence entre carbocentrisme et climatomancie." 

L'auteur va plus loin pour tenter de distinguer l'un de l'autre. Laissons à l'internaute intéressé le soin de le découvrir par lui-même en lisant ce livre qui sort de l'ordinaire et qui apporte sa contribution, dans un style à la portée de tous, aux interrogations que nous pouvons tous avoir sur le climat.

La prudence dont fait preuve son auteur, son ton serein, exempt de polémique, les différentes pistes qu'il suggère d'explorer, sont des gages de sa qualité d'esprit ... scientifique.

Je terminerai par une dernière citation, celle du théorème épistémologique suivant proposé par l'auteur :

"L'énoncé "je ne sais pas", lorsqu'il est dit de façon honnête, est toujours scientifique".

Il y a effectivement énormément de choses relatives au climat que nous ne connaissons pas. Il n'y a rien de honteux à reconnaître qu'en l'état actuel des connaissances nous ne savons pas grand chose de manière certaine dans ce vaste et complexe domaine. Ce n'est pas pour autant une incitation à baisser les bras, mais une exhortation à rechercher.

Francis Richard

PS

Le blog de Benoît Rittaud ici porte le nom de ce livre. Il héberge provisoirement Skyfal [voir mon article Le retour proche de Frédéric et de Skyfal, une histoire qui finit bien ].

Benoît Rittaud a participé le 26 février 2010 à l'émission Arrêt sur Images. Extrait : 



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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:10
100310 Glace Versoix 17Pendant six semaines c'était l'angoisse, avant-hier c'était le soulagement. Sur son site Mythe climatique ici, qui assure brillamment l'interim de Skyfal, Benoît Rittaud pouvait annoncer ce jour-là :

"La bonne nouvelle du jour : Frédéric, l’administrateur de Skyfal, va bien ! Il vient de me téléphoner pour me le faire savoir (pour la petite histoire, je sortais tout juste d’un débat avec Jean Jouzel, comme quoi le GIEC peut porter chance). Débordé qu’il a été, il n’a pas eu le temps récemment de s’occuper du site, et il a quelques problèmes avec l’hébergeur (nos amis de Free) pour tout récupérer. Il devrait donc y avoir encore un peu d’attente, et sans doute une nouvelle adresse Skyfal, mais à terme les choses devraient rentrer dans l’ordre.


Avec Skyfal, c’est l’un de leurs plus dignes porte-drapeaux que les climato-sceptiques vont retrouver. Frédéric, bienvenue à nouveau parmi nous
."

Quand je pense que j'ai osé parler d'étrange défection à son propos [voir mon article
Skyfal : l'étrange défection de Frédéric ]. Qu'il me le pardonne, mais qu'il reconnaisse qu'il y avait de quoi se poser des questions...

Voici ce que dit Fred  dans un commentaire :

"Merci Benoît, entre notre coup de fil et ce post, vous avez été d’une rapidité d’éclair, à croire que vous rédigez en marchant ;)

En tout cas, je tiens à rassurer tout le monde, tant sur ma personne que sur le site Skyfal qui va redémarrer.
Et un grand merci à tous ceux qui se sont inquiétés pour moi et pour Skyfal, vos témoignages de sympathie me vont droit au coeur. Et bien sûr merci à Benoît et Araucan qui ont entretemps transféré l’espace de discussion sur lemytheclimatique
".

Comme je le supputais et comme le dit Benoît Rittaud, Free n'a pas joué un joli rôle dans cette histoire et cela continue
ici . Jean-Michel Belouve [son site est ici] écrit également dans un commentaire :

"J’ai eu également un appel téléphonique de Frédéric il y a quelques heures. Il était en mission depuis quelques semaines. Effectivement, il a changé d’opérateur et n’a plus accès au site skyfal en tant qu’administrateur, et a des difficultés à communiquer avec le service technique de free pour récupérer les fichiers."

Quoi qu'il en soit je tiens à dire que je suis ravi du retour proche de Frédéric et de Skyfal et que je leur souhaite à tous deux, comme on dit en Suisse romande : Tout de bon ! Même si je crains qu'ils ne nous confirment bientôt que nous allons vers un refroidissement climatique [la photo ci-dessus provient d'
ici], ce qui m'attristerait fort parce que je suis très frileux...

Francis Richard

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:40
climato-sceptiqueSous la même plume Le Temps de ce jour consacre plusieurs articles aux "climato-sceptiques" ici, ici, ici et ici. Car il n'est plus possible de les ignorer, de faire comme s'ils n'existaient pas, comme si les scientifiques étaient tous d'accord, ce qui serait bien la première fois dans l'histoire des sciences. Mais pour le quotidien genevois ils restent de bruyants minoritaires qui ont tort, mais savent tout d'un coup se faire entendre. Autrement dit ils se lâchent après avoir été... baillonnés [la photo ci-contre provient d'ici]

Il est dommage qu'il ait fallu le Climate Gate [voir mon article Le "climate-gate" pourrait donner raison aux sceptiques du climat ] et le Glacier Gate [voir mon article Glaciergate: il ne faut pas se faire une montagne de l'Himalaya ], entre autres scandales, pour qu'enfin la parole leur soit donnée, pour qu'enfin le débat sur le changement climatique ait lieu sur la place publique entre scientifiques de points de vue opposés et que des arguments scientifiques puissent être échangés au su et au vu de tout le monde.

La première erreur fondamentale du GIEC , Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a été de se présenter comme la seule source de vérité en matière de climat et de prétendre qu'il y avait un consensus d'experts sur l'existence d'un réchauffement climatique, puis sur le fait que ce réchauffement climatique était d'origine humaine. Fort de ses certitudes, le GIEC a commis l'autre erreur fondamentale de préconiser des mesures à prendre sur la base de conclusions souvent en contradiction avec ses propres rapports.

Il y a seulement deux ou trois ans il était impensable que des sceptiques du climat s'exprimassent dans la presse écrite, dans des émissions de radio ou de télévision, ou sinon isolément, en étant la proie de meutes de contradicteurs, en risquant leur carrière ou en subissant les foudres de médias unanimes, qui tous les jours matraquaient les cerveaux avec des menaces imaginées. Marcel Leroux [voir mon article Mort du climatologue dissident Marcel Leroux ] ou Serge Galam [voir mon article Les scientifiques ont perdu le Nord, par Serge Galam ], par exemple, en ont su quelque chose.

Aujourd'hui les "réchauffistes" ou les "carbo-centristes" - ceux qui défendent la théorie d'un réchauffement climatique ou d'un réchauffement climatique d'origine humaine - adoptent un profil plus bas, qui leur va mieux au teint, et ont perdu quelque peu de leur superbe. Cela apparaît très clairement quand on écoute et regarde l'émission Ce soir (ou jamais) que Frédéric Taddeï a consacrée le 18 février dernier sur le thème "Réchauffement climatique : a-t-on exagéré ?"ici en présence de deux sceptiques du climat, Martine Tabeaud et Serge Galam.

Plutôt que d'opposer des arguments scientifiques aux "climato-sceptiques" et de devoir s'aventurer en terrain mouvant, Le Temps a préféré les attaquer sous le biais de leur efficacité. Le journaliste Olivier Dessibourg a donc rencontré le philosophe Dominique Bourg. Ayant relevé de prétendues "erreurs factuelles" dans le dernier livre de Claude Allègre, L'imposture climatique, et considérant que ce dernier est représentatif de tout "climato-scepticisme", le journaliste opine quand le philosophe généralise ses propos à tous les "climato-sceptiques" :

"Leur but est de conforter leur posture, et non pas d'être dans la vérité".

Le philosophe explique le succès des "climato-sceptiques" par l'espoir secret du public de ne pas être dérangé dans ses habitudes et de ne pas devoir changer de civilisation :

"Certains modèles proposés (comme tout miser sur les potentielles avancées technologiques), ne régleront de loin pas tout. Il faut imaginer un scénario macroéconomique de décroissance. Tout l'enjeu est là. Et le public n'est pas prêt à l'accepter de facto".

Chassez le catastrophisme et il revient au galop !

Pour le philosophe Dominique Bourg le débat scientifique, auquel - semble-t-il - il ne comprend goutte et ne veut rien comprendre, est clos :

"Les gens se sont dits [après le Climate Gate] : puisque cette instance [le GIECincarne la culpabilité qu'on nous impose, et qu'elle a fauté moralement, nous avons toute licence pour faire part de notre scepticisme. Ainsi tout ce débat n'a plus lieu sur le plan de la science - car les conclusions générales concernant le réchauffement restent valables - mais sur la forme."

Bref, circulez, il n'y a rien à voir. L'avenir est morose. Il faudra bien que les gens s'y fassent. Employant la méthode Coué Dominique Bourg dit même très doctement :

"J'espère que la vague se calmera. Il peut suffire d'une grosse canicule..."

Pour sa part, le journaliste Olivier Dessibourg commence à peu près bien quand il écrit : 

"La science, climatique ou autre, n'a pas pour but de produire des certitudes. Mais de se départir de tout biais pour établir des faits en minimisant les marges d'erreur. Pour ce faire, elle a besoin de méthodes rigoureuses, objectives, transparentes. Des codes qui doivent aussi lui permettre d'évoluer au fil des découvertes. Le GIEC a  mal assuré toutes ces conditions"

Ce qui est une critique sans voile des méthodes non scientifiques du GIEC.

Mais le journaliste dérape en se voulant sur la même longueur d'onde que le philosophe :

"Bien plus que sur le fond, c'est sur la forme que ses membres doivent désormais oeuvrer".

Contredisant ce qu'il vient tout juste d'écrire, en tenant pour acquis des résultats obtenus avec des méthodes hasardeuses.

La vague ne se calmera pas avec de telles pirouettes intellectuelles.

Francis Richard

Nous en sommes au

591e jour de privation de liberté pour Max Göldi, le dernier otage suisse en Libye

Max Göldi


 




 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 08:35

pressionsSkyfal, aka Changement climatique, ne répond plus depuis plus d'un mois, depuis le 18 février précisément (voir mon article Skyfal, aka Changement climatique, ne répond plus  ). Objetif liberté ici  avait écrit au fondateur de Free (voir mon article Skyfal fermé: le mail ouvert de Vincent Bénard au patron de Free ). Ne voulant pas tomber dans la paranoïa, compte tenu des explications de l'époque fournis par Free, et sur la foi de commentaires lus ici et là j'en avais conclu à tort que l'incident était technique et que Fred était en vacances (voir mon article Skyfal: la fermeture est technique et Fred ... en vacances )... 

Mais le temps a passé et le site de Frédéric ne répond toujours pas. Le message d'erreur 403 s'affiche toujours :

Erreur 403 - Refus de traitement de la requête (Interdit - Forbidden)




Le serveur a compris la requête, mais refuse de la satisfaire.

Une démarche d'authentification n'y fera rien et cette requête ne doit pas être renouvelée. Si la méthode invoquée est différente de HEAD et le serveur souhaite rendre public la raison pour laquelle il refuse le traitement, il le fera dans l'entité liée à cette réponse. Ce code d'état est souvent utilisé lorsque le serveur ne souhaite pas s'étendre sur les raisons pour lesquelles il refuse un accès, ou parce que c'est la seule réponse qui convienne.

Vous tentez d'accéder à une ressource qui vous est interdite.
Il se peut que le compte concerné soit suspendu (Cf. Console de Gestion)

Page précédente



Frédéric présumé parti en vacances n'est toujours pas réapparu. Il y avait donc une autre explication. Elle nous a été donnée peu à peu par Jean-Michel Bélouve - pseudonyme de Michel Bénard, papa de Vincent Bénard - sur le site Le Mythe climatique qui assure l'intérim de Skyfal ici.

Dans un commentaire ici à l'article Quelques infos à propos de Skyfal , Jean-Michel Bélouve écrivait le 27 janvier 2010:

"J’appelle Frédéric au téléphone cinq ou six fois par jour depuis une semaine. Pas de réponse. C’est Frédéric lui-même qui m’a donné ce numéro. Peut-être est-il indisponible, parti quelque part pour raison familiale ou autre. Mais peut-être aussi a-t-il peur de quelque chose. Il a été l’objet de menaces précises.
Cette explication des attaques anti-spams qui aurait été la cause de la suspension du site demande à être vérifiée, car elle vient d’un responsable des systèmes d’information du Groupe Iliad qui possède le serveur free.fr. mais la Présidence et la Direction Générale d’Iliad, à qui j’ai demandé des explications ne m’a jamais répondu
."

Dans un autre commentaire du 6 février le même écrivait :

"Je persiste à affirmer que cette « disparition » subite n’est pas normale. La communauté WordPress sera certainement alertée et mobilisée pour rechercher la vérité sur cette affaire. Il y va de notre liberté à tous de nous exprimer sur le web. Nous n’avons pas le droit de laisser tomber Frédéric".


Dans un autre du 13 février :
 

"Frédéric m’avait donné une adresse, et un nom lorsqu’il m’a commandé mon livre. Je pense qu’il s’agit de son nom et de son adresse, à moins qu’il m’ait communiqué ceux d’un ami. Vu l’éloignement, je ne peux me rendre à l’adresse indiquée, mais je pense avoir trouvé la personne de confiance qui va s’y rendre, soit pour le rencontrer, soit pour essayer de savoir par le voisinage ce qu’il est devenu."

 

Enfin Jean-Michel Bélouve pouvait annoncer le 17 février dans un énième commentaire :


"Un ami bordelais a bien voulu aller sonner chez Frédéric. Celui-ci n’a pas ouvert la porte, mais a communiqué par l’interphone, déclarant qu’il ne pouvait recevoir le visiteur, qu’il avait de nombreuses préoccupations, et qu’il ne fallait pas s’inquiéter pour lui.

C’est une bonne nouvelle pour l’ami qu’est Frédéric, à qui on ne peut que souhaiter qu’il surmonte une mauvaise passe, sur laquelle il ne s’est pas expliqué. C’est une moins bonne nouvelle pour le site Skyfal qui ne revivra pas, du moins sous la houlette de Frédéric."

Frédéric est toujours vivant, mais cela n'explique rien. Quelles peuvent donc être les "préoccupations" [la carte des pressions sur la France provient d'ici] qui ont conduit celui qui disait "même pas peur" quand  Spectro Sciences le menaçait de fermeture (voir mon article
Spectro Sciences versus Skyfal : qui est malhonnête ? ) à se terrer et à se réfugier dans un tel mutisme ?

En tout cas, saluons le courage de Benoît Rittaud et d'Araucan, qui essaient de récupérer les archives de Skyfal
ici et qui se heurtent au rouleau compresseur de Free, sans âme, totalement robotisé.

Francis Richard

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 goldi et hamdani

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 09:50
dailymailClimate Gate et Glaciergate même combat : il ne faut pas éliminer comme dit le slogan qui promeut une eau minérale, il faut minimiser.

Rappel des faits sur la base d'un article limpide de Jean Martin, publié sur son site,  La Pensée Unique ici, d'où la photo ci-contre est tirée.

Le 13 novembre 2009 le Daily Mail Reporter publie un article sur la fonte des glaciers de l'Himalaya avec ce titre chaud avant le sommet du ridicule de Copenhague :

"Les glaciers de l'Himalaya pourraient disparaître avant 30 ans à cause du réchauffement global".

Cet article a de sérieuses références. En effet il s'appuie sur le 4ème rapport du GIEC, écriture sainte publiée en 2007 ici :

"Glaciers in the Himalaya are receding faster than in any other part of the world (see Table 10.9) and, if the present rate continues, the likelihood of them disappearing by the year 2035 and perhaps sooner is very high if the Earth keeps warming at the current rate. Its total area will likely shrink from the present 500,000 to 100,000 km2 by the year 2035 (WWF, 2005)".

Ce qui, traduit en français par Jean Martin, donne :

"Les glaciers de l'Himalaya sont en recul plus rapide que dans n'importe quelle autre partie du monde (voir Table 10.9) et, si le taux [NDT : de fonte] continue à son rythme actuel, la probabilité qu'ils disparaissent en 2035 et peut-être plus tôt, est très grande si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel. Sa surface totale passera probablement de 500.000 km2 à 100.000 km2 en l'an 2035 (WWF, 2005)."

On l'aura remarqué: le 4ème rapport du GIEC s'appuie sur une référence éminemment scientifique, le WWF, bien connu pour son catastrophisme ordinaire. Lequel s'appuie sur une référence plus ancienne, un travail de Kotlyakov publié par l'UNESCO en 1996 ici :

"The extrapolar glaciation of the Earth will be decaying at rapid, catastrophic rates - its total area will shrink from 500,000 to 100,000 square kilometres by the year 2350."

Ce qui, traduit en français par Jean Martin, donne :

"La glaciation extrapolaire mondiale (NDT : C'est à dire de tous les glaciers hors des pôles) décroîtra à des vitesses rapides, catastrophiques - sa surface totale se rétrécira de 500.000 à 100.000 kilomètres carrés aux environs de l'année 2350"

La recopie, l'imagination et le manque de rigueur, sont choses dangereuses. Jean Martin a relevé au moins 4 erreurs dans le texte du GIEC

- 2350 dans le texte de Kotlyakov est devenu 2035 dans les textes du WWF et du GIEC.

- Kotlyakov parlait de tous les glaciers du monde qui représentent une surface de 500 000 km2, le WWF et le GIEC ne parlent que des glaciers de l'Himalaya. Or la surface des glaciers himalayens est de 33 000 km2...

- les glaciers de l'Himalaya ne reculent pas plus vite qu'ailleurs : "Cogley and Michael Zemp of the World Glacier Monitoring System disent que la fonte est à la même vitesse que les autres glaciers du monde" précise Jean Martin

- la Table 10.9 du rapport du GIEC "note un recul de 135,2 m/an pour le glacier Pindari alors que le calcul à partir des deux premières colonnes donne 23,2 m/an (erreur d'un facteur 6)" précise encore Jean Martin.

Le plus beau est que ces affirmations péremptoires n'ont aucune base scientifique et qu'elles sont même contredites par les observations de glaciologues éminents, selon un article de la revue Science, publié le même 13 novembre 2009,  ici, et traduit par Jean Martin :

"Le mot de la fin est que les affirmations du GIEC sont "horriblement fausses" assure John "Jack" Shroder, un spécialiste des glaciers de l'Himalaya de l'Université de Nebraska, Omaha. "Ils ont été trop rapides pour tirer des conclusions avec trop peu de données."

La dépêche de l'AFP icipubliée dans la Tribune de Genève du 21 janvier 2009, souffle le chaud :

"Le rapport du GIEC fait autorité dans le monde en matière d'évaluation du réchauffement climatique et de ses impacts. Ses résultats sont visés par des scientifiques et vérifiés par des éditeurs."

Et le froid :

"Cette affaire pourrait constituer une nouveau camouflet pour les spécialistes du climat de l'ONU, chargés d'éclairer les décisions des politiques, après l'affaire du "climategate", le scandale des courriels piratés d'experts soupçonnés de manipuler des données pour confirmer le réchauffement planétaire, qui avait éclaté à quelques jours du sommet de Copenhague."

Mais, finalement, il faut minimiser, comme le font la plupart des médias francophones :

"LE GIEC estime cependant que la conclusion générale du rapport, qui prédit que la fonte des glaciers de l'Himalya, des Andes et de l'Hindu-Kush, va s'accélérer au XXIe siècle, est "solide" et "appropriée", et a réaffirmé que ses conséquences seraient dévastatrices."

Errare humanum est, perseverare diabolicum.

Francis Richard

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goldi et hamdani

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 18:01
Libert-.jpgTant pis pour ceux qui se réjouissaient un peu vite de la fermeture de Skyfal. Tant mieux pour tous ceux qui s'inquiétaient du sort de Frédéric et de son forum qui est un véritable espace de liberté sur les questions climatiques.

Finalement c'est un correspondant d'Objectif Liberté ici qui a obtenu la réponse du groupe Iliad, auquel Free appartient, sur le pourquoi de cette fermeture mystérieuse ici :

jeudi 21 janvier 2010

Reponse d'Iliad

Voici la réponse qu'un correspondant d'ob'lib a eue du Directeur du système d'informations chez Iliad

"compte suspendu sur critères techniques automatiques
suite à un Spamming de sa base de données. Il peut réactiver le compte directement depuis sa console."

Dont acte.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 06:55
vincent-jun2007-columnA la suite de l'inaccessibilité de Skyfal, aka Changement climatique ici, Vincent Bénard [photo provenant de son site], qui est le président de l'Institut Hayek ici et l'auteur du site Objectif liberté ici,  a publié hier un mail ouvert ici à l'adresse de Xavier Niel, le patron de Free, l'hébergeur de Skyfal, mail que je reproduis ci-dessous et auquel je souscris pleinement.

Francis Richard

Mail ouvert de Vincent Bénard à Xavier Niel

A: Monsieur Xavier Niel, président, Groupe Iliad

De : Vincent Benard,

auteur,
http://www.objectifliberte.fr/
Président de l'Institut Hayek,
http://www.fahayek.org

Monsieur le Président du groupe Iliad,

De nombreux Internautes ont pu constater que le Blog d'informations climatiques skyfal, hébergé par Free.fr à l'adresse http://skyfal.free.fr, ne répondait plus depuis le mardi 19 janvier 2010, voire depuis la veille.  Voici depuis ce temps là le message affiché par le serveur:

Erreur 403 - Refus de traitement de la requête (Interdit - Forbidden)

Le serveur a compris la requête, mais refuse de la satisfaire.

Une démarche d'authentification n'y fera rien et cette requête ne doit pas être renouvelée. Si la méthode invoquée est différente de HEAD et le serveur souhaite rendre public la raison pour laquelle il refuse le traitement, il le fera dans l'entité liée à cette réponse. Ce code d'état est souvent utilisé lorsque le serveur ne souhaite pas s'étendre sur les raisons pour lesquelles il refuse un accès, ou parce que c'est la seule réponse qui convienne.

Vous tentez d'accéder à une ressource qui vous est interdite.
Il se peut que le compte concerné soit suspendu (Cf. Console de Gestion)

Il se pourrait donc, selon les propres termes du message affiché par votre serveur, que le site skyfal ait été suspendu. Si cette hypothèse devait s'avérer justifiée, ce serait bien surprenant, car ce site n'est  ni pornographique, ni a fortiori illégal, n'a jamais, de mémoire d'internaute, incité à quelque forme de haine que ce soit, et l'on voit mal comment il aurait pu enfreindre une quelconque loi en vigueur.

Toutefois, ce site permettait à des personnes, souvent de formation scientifique, de débattre d'arguments remettant en cause le dogme dominant de la responsabilité des rejets de CO2 d'origine humaine dans les variations climatiques récentes.

Il n'aura pas échappé à votre attention citoyenne que cette question est devenu un enjeu politique fort, et que nombre d'activistes voudraient faire taire, au mépris de décennies de tradition de liberté d'expression, ceux qui contestent, au demeurant sur d'excellentes bases scientifiques, ce dogme dominant, allant jusqu'à les traiter de "négationnistes", sur le même plan que ceux qui nient l'existence de génocides historiques. Le site Skyfal s'est notamment distingué par un exceptionnel travail de traduction et de recherches lors de
l'affaire dite du ClimateGate, ignorée par les médias classiques.

De nombreuses personnes engagées, y compris financièrement ou politiquement, dans la "lutte contre le réchauffement d'origine humaine", auraient des raisons compréhensibles, à défaut d'être acceptables, de vouloir l'arrêt du site Skyfal.

D'ailleurs, le site Skyfal avait été victime de menaces, relatée sur son site, d'une publication dont le nom ne peut être retrouvé aisément (le site skyfal étant fermé !), car la publication en question s'était montrée mécontente d'un lien sur le site.

Toute ambiguïté ou insuffisance d'informations sur les raisons de l'indisponibilité prolongée du site skyfal risquerait d'être préjudiciable à l'image du fournisseur d'accès et d'hébergement free, qui a bâti sa réputation en choisissant pour raison sociale la traduction du mot "libre", et en bousculant les hiérarchies établies.

Si, comme nous sommes nombreux à le souhaiter, toute cette affaire n'était qu'un simple problème d'ordre technique ou contractuel, il serait souhaitable que la blogosphère, si prompte à bâtir de fausses rumeurs, le sache. Si, à votre corps défendant, vous avez dû appliquer quelque texte liberticide concocté par le législateur jamais avare d'atteintes aux libertés lorsqu'il s'agit d'internet, il serait également souhaitable que vous en informiez le public, pour que les faits triomphent de la rumeur et que l'image du groupe Free ne soit pas brouillée.

En tout état de cause, je me verrais ravi de transmettre votre réponse à mes lecteurs via mes blogs, et tous les moyens de promotion que l'internet 2.0 a développés.

J'espère donc, monsieur le président, et avec moi espère également toute la communauté des amoureux de la liberté d'expression sur Internet, dont je sais que vous faites partie, que le site Skyfal pourra être rétabli dès que possible dans son bon fonctionnement, et que, si un problème de nature juridique était survenu, vous ne laisserez pas dans l'inconnu des milliers de visiteurs uniques désormais orphelins.

Je précise que je n'ai aucun intérêt personnel dans le site Skyfal, juste un visiteur très régulier de ce site, mais que toute atteinte aux libertés fondamentales, et la liberté d'expression est la mère d'entre toutes, me touche particulièrement.

En souhaitant que tout ceci ne soit qu'un regrettable contretemps, et dans l'attente d'explications réclamées avec insistance par la blogosphère, veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de ma considération distinguée.

Vincent Benard
auteur,
http://www.objectifliberte.fr/
Président de l'Institut Hayek, http://www.fahayek.org

vincent at benard point com

Copie du présent mel à diverses organisations ayant dans leurs missions la défense des libertés:

M. Vincent Ginocchio, président de l'association
Liberté Chérie,
M. Aurélien Véron, président du Parti Libéral Démocrate,
M. Louis-Marie Bachelot, président d'
Alternative Libérale,
M. Xavier Driancourt, organisateur des
cafés de la liberté,
M. Henri Lepage, président de l'
Institut turgot,
M. Alain Cohen Dumouchel, Président de Gauche Libérale

Amnesty International (service PR)

Skyfal est provisoirement hébergé par Le Mythe climatique :

http://lemytheclimatique.wordpress.com/

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 19:10
censuréUn adepte de la religion de l'écologie politique aurait-il eu raison de Skyfal, aka Changement climatique ici ?

Déjà cet automne Spectro Sciences avait menacé le site de fermeture, pour avoir reproduit un de ses articles, sans son autorisation expresse, puis pour avoir laissé un lien vers cet article (voir mon article Spectro Sciences versus Skyfal : qui est malhonnête ? )...

J'espère qu'il ne s'agit que d'un simple incident technique et que bientôt les internautes retrouveront le site de Frédéric qui fait beaucoup, depuis des années, pour faire connaître la vérité sur le climat et sur le présent changement climatique.

J'espère qu'il ne s'agit pas d'une atteinte à la liberté d'expression sur Internet. C'est tellement facile de fermer le robinet d'accès.

En attendant l'internaute tombe sur cet avertissement de Free, qui ne porte peut-être pas bien son nom :


Erreur 403 - Refus de traitement de la requête (Interdit - Forbidden)




Le serveur a compris la requête, mais refuse de la satisfaire.

Une démarche d'authentification n'y fera rien et cette requête ne doit pas être renouvelée. Si la méthode invoquée est différente de HEAD et le serveur souhaite rendre public la raison pour laquelle il refuse le traitement, il le fera dans l'entité liée à cette réponse. Ce code d'état est souvent utilisé lorsque le serveur ne souhaite pas s'étendre sur les raisons pour lesquelles il refuse un accès, ou parce que c'est la seule réponse qui convienne.

Vous tentez d'accéder à une ressource qui vous est interdite.
Il se peut que le compte concerné soit suspendu (Cf. Console de Gestion)


Au moment de la polémique avec Spectro Sciences Frédéric avait donné les adresses de sites miroirs de Skyfal. Je suis incapable de dire si ces sites se déclinaient eux aussi sous Free...

Si un internaute qui a visité ce site à cette époque-là, a eu la bonne idée - que je n'ai malheureusement pas eu - d'en noter ne serait-ce qu'un,  il est cordialement invité à me laisser un commentaire ou à me contacter. Je me ferai un devoir de diffuser cette adresse.

Il y a un autre moyen de pression qui vient de m'être suggéré. C'est d'intervenir sur le forum de l'ADUF, l'Association des utilisateurs de Free, dont le lien est ici, pour ... manifester sa désapprobation devant ce qui ressemble bel et bien à une censure.

Francis Richard

Note du 20 janvier 2010: Un internaute m'a communiqué la note que Frédéric avait publiée quand Spectro Sciences avait menacé de fermer son site :

"Notez pour l'anecdote que ma réponse à SpectraSciences est plus ou moins la même que celle à mes lecteurs au sujet de l'éventuelle censure du billet "Hitler et le ClimateGate". Mais bon, ce n'es pas ça le plus important. Le point à retenir est que l'existence de skyfal est menacée (brrrr) et que si jamais le blog ne répond plus, vous aurez toujours l'adresse de repli http://skyfall.free.fr/ (avec 2 L). Et au pire,  skyfal.fr/ ou skyfall.fr/.

Même pas peur, mais on ne sait jamais. "

Malheureusement aucun lien ne fonctionne.

Note du 21 janvier 2010:

Skyfal est provisoirement hébergé par Le Mythe climatique :

http://lemytheclimatique.wordpress.com/



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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 22:30
Neige en Grande-BretagneChangement climatique , aka Skyfal (ici), a publié hier la traduction d'un article (ici) écrit par Richard North, dans le Daily Mail du 3 janvier 2010 (ici). Cet article est intéressant à plus d'un titre (la photo ci-contre provient d'ici).

En effet on apprend que le Met Office, l'organisme de météorologie britannique, dispose de gros moyens :

- 1500 personnes
- un budget de 170 millions de livres sterling, soit près de 280 millions de francs suisses
- un super-ordinateur qui effectue 1000 milliards de calculs par seconde

Sur ce super-ordinateur sont installés des modèles, qui sont utilisés pour faire des prévisions à court et à long terme. Or le Met Office, début septembre, prévoyait un hiver doux pour la Grande-Bretagne. En novembre il corrigeait un peu le tir : ce serait un hiver doux à 50% de chances.

Nous pouvons constater aujourd'hui combien ces prévisions coûteuses étaient pertinentes... et quels dégâts elles ont pu provoquer chez ceux qui y ont cru de bonne foi, tels que les agriculteurs, les autorités publiques ou les compagnies aériennes...

Richard North, avec un humour tout britannique, observe :

"Les modèles informatiques utilisés pour prévoir que nous allons cuire en 2030, 2050 ou même 2080, sont les mêmes que ceux utilisées pour produire les prévisions à plus court terme. Ce sont ces modèles qui nous ont dit en septembre que nous allions avoir un hiver doux."

De quoi être sceptique sur les prévisions à long terme auxquelles se livre le Met Office...

On apprend, de plus, par Richard North, quels sont les liens qui relient le Met Office au Climate Gate (voir mon article
Le "climate-gate" pourrait donner raison aux sceptiques du climat ), c'est-à-dire au CRU, le Centre de Recherche sur le Climat de l'Université d'East Anglia, et, donc, aux échanges de courriels, dans lesquels les grands pontes du moment, "scientifiques" du climat en même temps qu'adeptes de la religion du réchauffement climatique, révèlent leur vraie nature et leurs manigances.  

Richard North met en cause John Houghton, qui a été directeur général du Met Office de 1983 à 1991. Premier président scientifique du GIEC, le Groupement intergouvernemental d'experts sur le climat, après avoir assisté à la première Conférence mondiale sur l’évolution de l’atmosphère à Toronto en 1988, John Houghton a convaincu Madame Thatcher de créer, en 1990, le Hadley Center for Climate Prediction and Research, qui, fort d'une équipe de 200 personnes, est devenu "le temple de ce que d'aucuns considèrent comme la "religion" du changement climatique".

Quel rôle joue donc ce Hadley Center ?

"Son rôle crucial est  désormais bien connu car c'est ce centre, en collaboration avec l’Unité de recherche climatique (CRU) de l’Université d’East Anglia, qui produit l’un des ensembles de données les plus fiables utilisés pour suivre la température globale et nous raconter que la planète se réchauffe."

Richard North, impitoyable, nous explique pourquoi ces données sont "les plus fiables" :

"La complexité des calculs, et la part considérable de jugement humain pour choisir un nombre limité de données de température à utiliser à partir des milliers de stations météorologiques du monde entier, laisse le processus largement ouvert à l’erreur et aux préjugés. Ainsi, les résultats définitifs n’indiqueraient guère plus que l’opinion des scientifiques qui les produisent."

Il ajoute, pour bien enfoncer le clou :

"C’est là que la bonne foi et l’impartialité des scientifiques impliqués est si importante, et pourquoi le scandale du Warmergate [que j'ai appelé Climate Gate] a été jusqu’à présent si dommageable. Loin d’être d'impartiaux dépositaires de la vérité, certains scientifiques ont montré qu’ils ont des faiblesses, plus attentifs à préserver leur pré-carré plutôt que la science."

"Raison plus grande de douter de l'impartialité" du Met Office, selon Richard North :

"En 2006, il a recruté un nouveau président très controversé – Robert Napier. Décrit comme un « écologiste engagé » puis comme un « environnementaliste passionné », avant de prendre la direction du Met Office, Napier avait été pendant sept ans le directeur général du World Wildlife Fund-UK, l’un des groupes activistes les plus en vue dans les affaires de changement climatique.


Jusque-là, le WWF avait été principalement concerné par les questions de faune et de biodiversité. Il est largement admis que Napier y a ajouté le changement climatique durant son mandat, usant de sa position pour « tirer parti de la puissance et l’expérience de l’organisation tout entière », en changeant son orientation jusqu'à en faire la principale activité de l’organisation."

Dans ces conditions il n'est pas étonnant que les prévisions météorologiques ressemblent à de mauvaises prédictions et que Joe Bastardi, prévisionniste météo sur la chaîne de télévision américaine AccuWeather, cité par Richard North, ait pu annoncer, à peine quinze jours après la farce de Copenhague (voir mon article
ici), une tout autre prévision que celle du Met Office :

"Un froid tel qu'il n'a pas été vu depuis plus de 25 ans à cette échelle, va poser des problèmes aux zones grandes consommatrices d'énergie de l’hémisphère nord. Les 15 premiers jours de 2010 seront les plus froids depuis plus de 25 ans au-delà de 30 degrés de latitude nord."

Francis Richard



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goldi et hamdani

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:45
copenhague-neige-20091217-020La Conférence de Copenhague s'est réunie sur la foi, au moins, de deux sophismes, d'une estimation fausse et d'une contre-vérité, établis par un "consensus" de "scientifiques":

- La concentration en gaz à effet de serre, et notamment en CO2, augmente, la température moyenne de l'atmosphère augmente, donc les émissions de gaz à effet de serre sont responsables du "réchauffement climatique" global.

- L'homme émet des gaz à effet de serre, par son activité - et par sa respiration - la concentration de gaz à effet de serre augmente, donc l'homme est responsable du "réchauffement climatique" global.

- A chaque doublement de concentration du CO2 la température moyenne augmente de 3°C.

- Le réchauffement climatique est responsable de catastrophes naturelles.

Tout cela n'est pas scientifique, mais c'est diablement vendeur auprès de ceux qui n'y connaissent rien tels que les politiciens et le public dans son ensemble.

C'est diablement vendeur auprès de scientifiques qui reniflent la bonne affaire pour alimenter en subsides leurs instituts.

C'est diablement vendeur auprès de tous ceux qui ont une dent contre le capitalisme, sans lequel il n'y aurait pas eu de développement, ce dont ils se plaignent amèrement.

C'est diablement vendeur auprès de gouvernements de pays émergents - ou pas, d'ailleurs - qui trouvent là matière à réclamer des sous aux pays riches qui se seraient développés sur leur dos en réchauffant le climat et, ce faisant, seraient responsables de catastrophes naturelles chez eux.

Les pays riches, où sont nées les thèses sur le "réchauffement", par leur orgueil à prétendre tout connaître, se sont ainsi donnés des verges pour se faire fouetter le fondement, même si ces thèses en sont dénuées.

L'ennui c'est que :

- Au cours des dix dernières années la température moyenne a diminué, tandis que la concentration de gaz à effet de serre a continué d'augmenter, ce qui n'est pas la première fois dans l'histoire de la Terre.

- La part due à l'homme dans l'augmentation de la concentration de gaz à effet de serre est minime, le rôle du principal des gaz à effet de serre, la vapeur d'eau, n'est invoqué par les pseudo-scientifiques que pour justifier leur théorie et il est négligé quand il lui est contraire.

- En réalité le "pouvoir réchauffant" du CO2 est surestimé et le doublement de sa concentration ne se traduirait que par une augmentation de 0.5° C, en l'absence de tout autre facteur.

- Il n'y a pas davantage de catastrophes naturelles qu'auparavant et il est de toute façon impossible de trouver un lien de cause à effet entre le "réchauffement" et elles.

Au sujet de ce dernier point il est devenu commode d'attribuer au réchauffement tous les maux de la Terre, ce qui permet de ne pas rechercher d'autres causes. C'est ainsi que j'attribue les chutes de neige tombées hier sur Lausanne au réchauffement climatique...comme je suis sûr que les participants à la Conférence de Copenhague font de même pour leur lieu de réunion, où la neige n'était pas tombée pour Noël depuis 14 ans... (photo ci-dessus, tirée d'ici).

A quoi a abouti ladite Conférence ? (voir 24 Heures
ici)

- A limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, en jouant de manière désordonnée sur le thermostat que seraient les émissions de gaz à effet de serre.
- A rien de précis ni de contraignant, chaque pays se contentant de prendre les engagements - d'émissions et de versements d'espèces sonnantes et trébuchantes - qu'il veut et de les annoncer quand il veut.
- A se réunir dans six mois, dans un an, pour en discuter à nouveau.

Un des mes internautes fidèles, qui n'est autre que mon fils aîné, n'a pas résisté, pour illustrer ce qui s'est passé à la Conférence de Copenhague, à rappeler à mon bon souvenir la fable de La Fontaine que voici (Livre II, II), intitulée Conseil tenu par les Rats :

Un Chat, nommé Rodilardus
Faisait des Rats telle déconfiture
Que l'on n'en voyait presque plus,
Tant il en avait mis dedans la sépulture.
Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou,
Ne trouvait à manger que le quart de son sou,
Et Rodilard passait, chez la gent misérable,
Non pour un Chat, mais pour un Diable.
Or un jour qu'au haut et au loin
Le galant alla chercher femme,
Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa Dame,
Le demeurant des Rats tint chapitre en un coin
Sur la nécessité présente.
Dès l'abord, leur Doyen, personne fort prudente,
Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard,
Attacher un grelot au cou de Rodilard ;
Qu'ainsi, quand il irait en guerre,
De sa marche avertis, ils s'enfuiraient en terre ;
Qu'il n'y savait que ce moyen.
Chacun fut de l'avis de Monsieur le Doyen,
Chose ne leur parut à tous plus salutaire.
La difficulté fut d'attacher le grelot.
L'un dit : "Je n'y vas point, je ne suis pas si sot";
L'autre : "Je ne saurais."Si bien que sans rien faire
On se quitta. J'ai maints Chapitres vus,
Qui pour néant se sont ainsi tenus ;
Chapitres, non de Rats, mais Chapitres de Moines,
Voire chapitres de Chanoines.
Ne faut-il que délibérer,
La Cour en Conseillers foisonne ;
Est-il besoin d'exécuter,
L'on ne rencontre plus personne. 

Il faudra tout de même aux contribuables des pays riches bourse délier pour prix de leur crédulité...

Francis Richard

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518e jour de privation de liberté pour Max Göldi et Rachid Hamdani (de droite à gauche), les deux otages suisses en Libye

goldi et hamdani

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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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