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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 19:40

Nouvel-an-2012-St-Jean-de-Luz.jpg2011 aura été l'année pendant laquelle les Etats-providence auront fait faillite, endettements publics records à la clé. Il est apparu très clairement qu'ils étaient bien le problème et non pas la solution.

 

Ce n'est pourtant pas ce que les politiques et les médias ont compris et qu'ils ont expliqué aux bons peuples. Ils n'ont pas vu le problème, ils ne pouvaient donc pas en tirer les conclusions et préconiser la solution. 

 

La responsabilité de la crise de la dette a été rejetée sur la cupidité des financiers. Une fois que l'on avait dit cela, on avait tout dit. C'était une façon commode de s'exonérer de toute responsabilité dans la genèse de la crise, alors que c'est bien l'interventionnisme étatique accru, pratiqué aux Etats-Unis, qui est à l'origine de la crise, laquelle ne s'est propagée que grâce à l'interventionnisme étatique accru, pratiqué par les pays européens.

 

A l'occasion de la recension que j'ai faite récemment du livre de Vincent Bénard sur le foreclosure gate ici, je rappelais que, derrière la cupidité des grandes banques américaines, il fallait voir en fait la main (in)visible de l'Etat :

 

"Qu'il s'agisse des déficiences dans leur gestion du risque de Fannie Mae et Freddie Mac, des législations qui ont favorisé les prêts à des emprunteurs insolvables, de celles qui ont favorisé l'expansion bancaire par le sur-endettement ou les investissements douteux, des fausses notes des agences de notation payées par ceux qu'elles doivent noter et qui jouissent de protections étatiques, des règlementations immobilières qui ont créé des bulles, de la politique d'intérêts bas de la FED, on retrouve toujours la main (in)visible de l'Etat."

 

Si la main (in)visible de l'Etat explique les origines américaines de la crise que nous connaissons, elle explique tout aussi bien qu'elle se soit propagée aux pays européens, qui tous souffrent peu ou prou de l'omniprésence de l'Etat dans la vie de leurs habitants et de leurs citoyens, ce dont ces derniers ne sont même pas toujours conscients, ou ne veulent surtout pas l'être.

 

Pour prétendument relancer les économies touchées par la crise, comme l'Etat américain en donnait l'exemple, les Etats européens sont intervenus massivement et inutilement dans les économies de leurs pays. Les relances de l'économie par les Etats ont toujours toutes échoué. Car l'argent étatique injecté provient bien de quelque part. Il provient toujours finalement d'impôts prélevés ou de fausse monnaie battue pour la circonstance, ou d'une combinaison des deux, et ne crée donc pas de richesses.

 

Les Etats des pays dits évolués se sont donc mis à faire des dettes en attendant les rentrées fiscales hypothétiques, que devait leur procurer une croissance favorisée par la consommation de produits créés à partir d'investissements privilégiés et sélectionnés par eux. Comme de juste la croissance n'a pas été au rendez-vous, parce que la croissance durable n'est jamais le fruit de choix de cabinets ministériels mais de la création de richesses par des acteurs économiques que renseigne le marché.

 

Pour que des acteurs économiques créent des richesses, encore faut-il qu'ils soient libres de les créer et qu'il leur soit permis de prendre des initiatives. Or qu'entend-on dans la bouche des dirigeants européens ? Augmentation d'impôts, augmentation de tarifs publics, protectionnismes déguisés, dépenses publiques ciblées, maintien de systèmes sociaux qui sont de véritables gouffres, et toutes petites réductions de dépenses publiques. 

 

Pour libérer les économies il faudrait au contraire réduire drastiquement les dépenses publiques, de toutes sortes, mais pas de quelques pour cent...Il est donc fort probable que 2012 ne soit pas l'année de la libération des économies... ni l'année des libertés tout court, qui toutes en découlent. A moins que les Etats-Unis ne se choisissent un président qui donne l'exemple et entraîne tous les autres dirigeants dans son sillage.

 

Comme il ne faut jamais désespérer et comme je crois davantage à la providence divine et à l'adage "aide-toi, le Ciel t'aidera" qu'aux Etats-providence, je souhaite tous mes meilleurs voeux à tous les internautes qui ont la patience, l'indulgence et la bonté de continuer à me lire, ce dont je les remercie chaleureusement. Je ne serai même pas original : je leur souhaite une excellente santé d'abord, beaucoup d'instants de bonheur ensuite, enfin prospérité, si c'est possible.

 

Que Dieu les protège et les ait en sa sainte garde, qu'ils soient croyants, mécréants ou incroyants ! 

 

Francis Richard

 

qui se trouve à Saint Jean-de-Luz, où il a fait un temps exceptionnellement beau et chaud - merci au réchauffement climatique ! - en ce premier jour de l'an de grâce 2012 et où il a pris ce soir avec son mobile la photo qui illustre cet article.    

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Published by Francis Richard - dans Edito
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commentaires

Catoneo 03/01/2012 12:14


Tous mes voeux pour 2012 et mes remerciements pour vos analyses affûtées.


Les Etats, dès qu'ils débordent du domaine régalien, sont du lest pour une nation. Ajouter à cela la démocratie d'opinions qui induit une politique de zig-zag et vous obtenez une grosse baleine
crevée sur la plage.


 


Bonne année en Suisse.

Francis Richard 03/01/2012 20:51



Tous mes voeux à vous aussi. Merci pour le compliment. Venant de vous il me touche vraiment.


 


Bien sûr je suis d'accord avec ce que vous dites des Etats et de la démocratie d'opinions.


 


Bonne année en France !



Gisèle 02/01/2012 10:55


Merci pour les voeux puisque j'ai encore "la patience de vous lire"(F Richard dixit).


Si j'ai bien compris vous êtes un peu français et vous avez des idées et/ou des solutions. Vous ne voulez pas vous présenter à nos élections ? Nous attendons un sauveur et pour l'heure je n'en
vois guère...du moins sur Terre.


Bonne Année ! 

Francis Richard 02/01/2012 11:23



Je suis effectivement français et bientôt suisse, si la Suisse veut bien de moi.


 


Je n'ai pas la fibre d'un homme politique, plutôt celle d'un homme de réflexion, qui remue des idées, en lisant, en écrivant - comme aurait dit Julien Gracq -, en agissant aussi, surtout
dans son environnement professionnel.


 


Quand ces idées me semblent de quelque utilité, au sens noble du terme, je ne résiste pas à l'envie de les partager avec d'autres, le pourquoi de ce blog.


 


Désolé je ne suis donc pas un sauveur... Un simple honnête homme au sens du XVIIe...


 


Bonne année à vous aussi, Gisèle, qui avez la patience de me lire !



Claude 02/01/2012 10:48


Je suis encore une fois d'accord avec votre article mais hélas, en France et avec l'élection présidentielle, on ne va  vers une libération ni des énergies, ni de l'économie mais vers une
pluie de taxes, d'interdits , de bêtises et de grands discours creux. Il n'est que d'écouter les futurs candidats.


Cela dit, je vous souhaite une belle année et vous remercie pour votre blog toujours intéressant.


Bien amicalement

Francis Richard 02/01/2012 11:04



Je vous souhaite une belle année à vous aussi, vous remercie de vos compliments et me permets de vous faire la bise.


 


Bien amicalement



LMDM 02/01/2012 09:42


BEN, OUI... C'est exactement cela ! A quand de vous voir dans les landes à 100 km de là !?

Francis Richard 02/01/2012 11:03



Il faudrait que je reste un peu plus que quelques jours, mais, promis, dès que je peux, je vous rends visite. 



Achille Tendon 01/01/2012 20:24


Merci de tous vos voeux et tout le meilleur possible pour vous aussi  et continuez à éclairer nos lanternes avec votre vision des choses !

Francis Richard 01/01/2012 22:26



Merci à vous !



Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
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