Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 21:55
Science et désinformation, de Marc Le Menn

Dans Science et désinformation, Marc Le Menn parle de la science en général et de la science environnementale en particulier. Il montre comment l'une et, particulièrement, l'autre sont dévoyées de nos jours.

 

Ce dévoiement se fait par la désinformation, dont Vladimir Volkoff a démonté le mécanisme dans plusieurs ouvrages et qui, à l'origine, était employée par l'Union soviétique. Il en donnait cette définition qui n'a pas pris une ride quelque vingt ans plus tard:

 

La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.

 

Il expliquait que la désinformation - adaptation des techniques publicitaires à des fins politiques - se faisait pour le compte d'un client ayant en général pour cible l'opinion publique, via un agent, se fondant sur des supports vrais ou vraisemblables, relayé par les médias, sur un thème donné.

 

Marc Le Menn rappelle que la science utilise le raisonnement logique, des observations et des mesures pour élaborer théories et modèles. Un modèle scientifique est d'autant plus adopté par les spécialistes d'un domaine qu'il est capable de reproduire un phénomène ou d'en prédire l'évolution.

 

Comme il n'existe pas de mesures parfaites et qu'elles sont entachées d'erreurs, il est important de connaître leur incertitude et l'intervalle de confiance qu'il est possible de leur accorder. A cela s'ajoutent les conditions d'espace et de temps dans lesquelles elles sont faites et qui peuvent les biaiser, et qu'il faut donc prendre en compte.

 

Comment la science évolue-t-elle? Certes le contexte historique et le hasard peuvent contribuer à son évolution, mais le génie d'un chercheur, ou d'un groupe de chercheurs, est de savoir renverser, bousculer les problèmes ou penser différemment des autres, pour arriver à trouver une solution ou à débloquer une situation qui ressemblait à une impasse.

 

La science progresse par le débat, par la controverse: Le mot "controverse" est presque toujours interprété de façon péjorative par les médias, qui se veulent les juges du bien et du mal, alors qu'en science, elle est un bienfait. En science, il n'y a pas de noir ni de blanc, il y a du gris. C'est pourquoi le doute est un devoir.

 

Appliquée au réchauffement climatique, la procédure de la désinformation qu'avait démontée Volkoff est scrupuleusement respectée et les symptômes de la manipulation sont les suivants:

 

- l'unanimité: tout le monde est d'accord, sans presque aucune nuance;

- le thème unique: la culpabilité humaine (les phénomènes naturels sont superbement ignorés);

- le manichéisme: les bons (sauveurs de la planète et lanceurs d'alerte) et les méchants (négationnistes ou sceptiques);

- la psychose collective: l'opinion publique acquiesce sans barguigner. 

 

Les clients: le Club de Rome, des ONG, des mouvements écologistes, un club de milliardaires américains (en quête d'exonérations fiscales), le capitalisme de connivence (les industriels du changement climatique) etc.

 

L'agent: le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, organisme politique, comme son nom l'indique, et nullement scientifique, comme le terme d'experts le suggère.

 

Le thème: réchauffement climatique = activités humaines = catastrophes.

 

Les supports: le vrai et le faux sont mélangés, c'est plus efficace:

 

- la température moyenne globale n'augmente plus depuis près de vingt ans: l'info de ce palier figure dans le dernier rapport scientifique du GIEC (dont la synthèse est toujours réécrite pour ne fâcher personne...), mais ne figure pas dans celui destiné aux décideurs; c'est pourquoi, embarrassé, on parle davantage maintenant de dérèglement que de réchauffement...

- les événements météo sont utilisés comme preuves du changement climatique: quand il fait très chaud, cela va de soi, mais, quand il fait très froid, on n'en parle pas ou on dit que c'est parce que le climat est déréglé par l'homme, comme si le climat était un système immuable...

- les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus intenses, dit-on, alors que les statistiques, notamment celles établies par les assureurs, montrent clairement le contraire...

- les eaux ont tellement monté qu'il y aurait des réfugiés climatiques, alors que le niveau des mers ne s'est élevé que de 19 cm au XXe siècle...

etc.

 

Les relais: ce sont les médias, les hommes politiques, les églises, les écoles, les ONG subventionnées etc.

 

Pour conclure, avec Marc Le Menn, il est nécessaire, à tout moment, de prendre du recul face aux annonces spectaculaires dont sont friands les médias, quand celles-ci mettent en jeu la science:

 

Ne vous laissez pas porter par les idées que l'on tente de vous imposer, c'est si facile. Méfiez-vous de l'unanimité médiatique et essayez de penser par vous-même, vous en apprendrez plus.

 

Francis Richard

 

Science et désinformation, Marc Le Menn, 246 pages Perspectives Libres

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 17:45
L'idéologie du réchauffement, de Rémy Prud'homme

"Le suffixe "isme" a une acception restrictive: il accentue le vouloir, aux dépens de la substance." (Ernst Jünger, Eumeswil)

 

Un de mes professeurs à l'école nous demandait de nous méfier des mots comprenant ce suffixe, mais il faut bien dire qu'il est incontournable pour désigner les idéologies qui ne font pas dans la nuance, tels que le communisme, le nazisme et, tout dernièrement, sur un mode mineur, le réchauffisme.

 

Rémy Prud'homme, dans L'idéologie du réchauffement, donne l'étymologie de ce néologisme commode: "Le mot, qui n'est pas bien joli, est un mot-valise, qui contracte réchauffement et alarmisme."

 

Le réchauffisme, poursuit l'auteur, est une idéologie dans le sens que lui donnait Hannah Arendt en parlant de "ces 'ismes' qui, à la grande satisfaction de leurs partisans, peuvent expliquer jusqu'au moindre événement en le déduisant d'une seule prémisse."

 

Selon la même Hannah Arendt, ce qui caractérise une idéologie c'est donc:

- une seule prémisse: en l'occurence "les rejets de gaz à effet de serre causés par l'homme entraînent un dramatique réchauffement de la planète"

mais aussi:

- la prétention à être une science, qui plus est unique, irréfutable, définitive: le débat est clos en matière de climat...

- l'étatisme: le réchauffisme est adopté par la plupart des États du monde développé et par "cet d'embryon d'État universel qu'est l'ONU"

- la nécessité de révolutions préventives pour que les prédictions apocalyptiques inhérentes à l'idéologie ne se réalisent pas: il faut tout faire pour "sauver la planète"

- le succès populaire: les gouvernements de la plupart des pays riches sont réchauffistes, de même que nombre d'ONG (Greenpeace, Friends of the Earth, WWF ou Climate Action Network), de même que nombre d'électeurs qui votent pour les partis verts, réchauffistes bon teint.

 

Comme toute religion ou idéologie, le réchauffisme a son catéchisme, qui revêt un caractère officiel, qui fixe la doctrine, qui a pour but de la répandre, qui se présente sous une forme brève, simple, frappante, et dont les versions dérivées sont dûment contrôlées.

 

La bible du réchauffisme est le rapport périodique (il en est à sa cinquième version) du GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), ou Assessment Report, dont sont tirés un rapport de synthèse, ou Synthesis Report, et un résumé pour les décideurs, ou Summary for Policymakers. C'est ce dernier document, simplifié, qui est le catéchisme du réchauffisme.

 

Le contenu de ce catéchisme peut lui-même se résumer par une boucle logique:

Activités humaines > CO2 croissant > Réchauffement inéluctable > Conséquences dramatiques > Politiques drastiques > Activités humaines

 

Ce catéchisme trouve dans les médias sa caisse de résonance: "Le discours des médias reflète ou amplifie la version officielle du catéchisme. Il est une forme constitutive de ce catéchisme - peut-être plus importante encore que la version officielle car elle touche un public bien plus large."

 

Les gardiens du temple du réchauffisme sont:

- des organisations internationales: l'ONU et ses créatures, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement); l'OMM (Organisation météorologique mondiale) et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), qui ont créé conjointement le GIEC; la CCNUCC (Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), qui est l'organisatrice des COP, dont la dernière vient de se tenir à Paris

- des politiques, tels que, à l'origine, Olaf Palme, Al Gore et, nobody is perfect, Margaret Thatcher...

- des chercheurs, qui, à l'origine, sont des géographes, des historiens, des météorologues, la climatologie étant encore aujourd'hui une science embryonnaire: "Personne ne peut prétendre dire qui est, et qui n'est pas "climatologue""

(Rémy Prud'homme distingue les chercheurs institutionnels des chercheurs universitaires: "La recherche institutionnelle est en effet plus hiérarchique, plus orientée, plus unanime que la recherche universitaire")

- des ONG (voir plus haut), puissantes et riches, invitées formellement aux COP

- des médias (la plus grande majorité)

- des églises, telles que l'Église catholique, avec le pape François et son encyclique Laudato Si.

 

Face à ce Goliath, il existe quelques David. Rémy Prud'homme évoque:

- la GWPF (Global Warming Policy Foundation)

- l'AFCO ( Association francophone des climato-optimistes)

- des sites et des blogs très nombreux... dont il donne en fin d'ouvrage quelques adresses Internet.

 

L'idéologie et les faits

 

Rémy Prud'homme confronte la thèse réchauffiste, qui repose sur trois piliers (augmentation des rejets de CO2, hausse des températures au XXe siècle, théorie de l'effet de serre) aux données disponibles. Et il constate que trois faits s'accordent mal avec elle

- "dans la période préindustrielle, lorsque l'homme rejetait peu ou pas de CO2, la terre a connu des températures aussi ou plus élevées que celles que nous connaissons aujourd'hui"

- "durant la période 1850-2000 la corrélation CO2 - température est très imparfaite"

- "depuis 18 ans, la température a cessé d'augmenter".

 

Il développe ces trois faits qui, comme il le souligne lui-même, n'ont rien d'original. Ce qui est original c'est qu'il le fait avec beaucoup de pédagogie pour le lecteur lambda (ses qualités de pédagogue s'étendent à l'ensemble de son livre).

 

Il dédramatise les conséquences d'un réchauffement somme toute minime (moins d'un degré Celsius) au XXe siècle:

- les glaciers terrestres commencent à fondre dès le milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire bien avant l'augmentation des concentrations de CO2

- la superficie de la banquise arctique diminue tandis que celle de la banquise antarctique augmente: "La somme des deux est à peu près constante."

- l'évolution du niveau des mers est minime, de l'ordre de 4cm de 1990 à 2015: "La hausse mesurée du niveau des mers peut aussi bien provenir d'un abaissement du continent que d'une élévation de la mer."

- les précipitations sont stables d'après les relevés effectués lors des trois dernières décennies dans 7 stations européennes

- les inondations: aucune des inondations les plus mortelles recensées n'a eu lieu au cours des trente dernières années

- les événements extrêmes: les tremblements de terre, tsunamis et éruptions volcaniques n'ont rien à voir avec le réchauffement; quant aux tempêtes ou tornades, les données chiffrées n'indiquent pas d'augmentation sur la période des trente dernières années.

 

Il souligne les bienfaits du CO2 sur la production agricole. Et montre, autant de bonnes nouvelles, chiffres officiels à l'appui, que :

- le réchauffement n'est pas aggravé dans les pays pauvres

- la responsabilité des pays riches dans les rejets cumulés de gaz à effet de serre, sur la période de 1850 à 2000, est sujette à caution: selon l'Agence Hollandaise d'Évaluation de l'Environnement, "les pays de l'OCDE sont responsables de seulement 46% de ce stock de gaz à effet de serre, contre 54% pour les pays hors OCDE"

- dans tous les domaines (la mortalité infantile, l'accès à l'eau propre, la sous-alimentation, le SIDA, la tuberculose) la situation des pays pauvres s'est améliorée au cours des années 1990 à 2012...

- les réfugiés climatiques n'existent tout simplement pas à l'heure actuelle: "La principale cause de déracinement est politique: guerres civiles, persécutions, conflits ethniques ou religieux, violence, violation des droits de l'homme."

 

Les faits têtus et les chimères

 

En admettant que les réchauffistes aient raison, les économistes, selon Rémy Prud'homme parviendraient aux conclusions suivantes:

- l'intervention publique se justifierait (parce que le marché seul ne permettrait pas d'inciter les acteurs économiques à réduire d'eux-mêmes les rejets de CO2...)

- les dépenses à engager pour réduire les dommages du réchauffement seraient inversement proportionnelles à la température (donc aux rejets de CO2), d'où la détermination d'un objectif optimal de température (selon William Nordhaus: entre 2,5°C si une politique universelle est menée et 4°C si elle ne l'est pas...)

- le CO2 devrait avoir un prix afin d'inciter les acteurs à réduire leurs rejets afin de réduire la taxe à payer (les économistes ne s'accordent toutefois pas sur son montant et son uniformité dans le temps et dans l'espace...)

- l'incidence sociale serait très fortement régressive (les biens les plus carbonés pèsent plus lourds dans le budget des pauvres que dans celui des riches, du moins dans les pays développés).

 

Pour les réchauffistes la question se pose de manière plus simple: il n'y a qu'à limiter, il faut qu'on limite les rejets de CO2 de telle manière que la concentration ne dépasse pas une limite, par exemple 550 ppm pour une température limite de 2°C. Comment? Elémentaire: en réduisant les rejets de 40 à 70% d'ici 2050...

 

Rémy Prud'homme s'est livré à cet exercice en prenant pour hypothèse une réduction intermédiaire de 50% des rejets et il montre que ces réductions massives sont une chimère et que les pays de l'OCDE et les autres ne seraient pas logés à la même enseigne. Il le fait en utilisant la notion de productivité du CO2 (PIB rapporté au CO2 émis):

"La politique réchauffiste implique que cette productivité, qui augmentait hier à 1,4% ou 1,7% par an [1990-2012], augmente demain [2012-2025 ou 2050] à des taux de 5 à 8%."

 

Les aides aux pays pauvres par les pays riches sont humiliantes pour les premiers. Mais, selon les réchauffistes (le livre est écrit avant la COP21), ce serait le prix à payer pour obtenir d'eux qu'ils signent l'accord de la COP de Paris, d'autant que, même si les rejets des pays riches sont aujourd'hui moindres que ceux des pays pauvres, ceux-là ont tellement répété qu'ils étaient responsables des dommages considérables causés à ceux-ci qu'ils peuvent bien maintenant passer à la caisse...   

 

 

Rémy Prud'homme montre également que vouloir produire de l'électricité sans rejets de CO2 est une autre chimère. Il reprend d'une manière différente, mais convergente, les arguments employés par Christian Gerondeau, dans Climat: j'accuse. Quant à la croissance verte, l'auteur montre qu'elle a un coût et que ce coût n'est ni nul ni négatif (la baisse des niveaux de vie va de pair avec cette prétendue croissance) et que c'est donc une chimère de plus de prétendre qu'il est possible d'avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre.

 

La tentation totalitaire

 

"Hors de la fin des rejets de CO2 , point de salut! Dès lors répandre cette vérité, dessiller les yeux des non croyants, les obliger à bien se comporter, est un devoir, un impératif moral. L'enjeu, sauver le monde, est si grand qu'il justifie à peu près tous les moyens."

 

La propagande réchauffiste a, comme vu plus haut, plein de relais: les États, les ONG, les médias, les églises etc.

 

Comme toute propagande politique:

- elle a un ennemi unique: "Le CO2 engendre le réchauffement qui engendre des catastrophes."

- elle grossit et défigure des faits, choisit ceux qui vont dans le sens de sa thèse et ignore les autres

- elle répète indéfiniment les mêmes slogans, toujours et partout: c'est la faute au réchauffement, il ne faut pas dépasser les 2°C d'augmentation de température etc...

- elle fait indirectement référence aux mythes bibliques: "L'homme pèche, il détruit la nature, celle-ci (ou Dieu) se venge, seul un comportement vertueux et pénible du coupable pourra assumer sa rédemption."

- elle utilise la pression conformiste du groupe sur l'individu: il y a consensus des scientifiques, 80% des Français pensent que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine etc.

 

Et les résultats de cette propagande sont là, comme le reflètent les sondages sur le sujet.

 

Mais cela ne suffit pas. Il faut endoctriner les hommes dès le plus jeune âge. A cette fin, en France:

- des milliers de fonctionnaires de l'Education nationale sont mobilisés pour passer le rouleau compresseur

- parmi eux, combien de climatologues? cela n'a aucune d'importance puisqu'"il s'agit d'inculquer des croyances, non pas répandre des connaissances"

- les manuels scolaires disent que le mal ce sont les énergies fossiles et le bien les énergies renouvelables: ce qui n'est pas tout faux mais singulièrement réducteur (l'auteur a relevé des sottises telles que celles-ci: l'éolien est "économiquement bien placé", "l'énergie solaire est gratuite"...)

 

Comme leur thèse ne repose que sur une seule prémisse, bien fragile, les réchauffistes ne supportent pas la contradiction: on est avec eux ou contre eux. Et, si on est contre eux, on encourt le discrédit: on est un ennemi, un vendu, un ignorant (comme Claude Allègre ou Richard Lindzen); l'injure: on est au mieux un parano, un menteur, un idiot, un clown (comme Vincent Courtillot), au pire un négationniste, un criminel contre l'humanité; les menaces: ainsi Claude Allègre et Vincent Courtillot ont-ils fait l'objet d'une demande de punition de la part de 600 climatologues; Lennart Bengstsson a-t-il été contraint de démissionner de la GWPF... 

 

Enfin il y a l'arrogance des pays riches, qui savent ce qui est bon pour les pays pauvres, veulent leur imposer leurs vues et les corrompre pour qu'ils se taisent...

 

En conclusion

 

Rémy Prud'homme, qui porte bien son nom (qui n'a pas seulement une signification judiciaire mais veut dire homme preux), propose:

- de mettre à profit la pause de température des 18 dernières années pour prendre le temps de l'analyse et de la réflexion

- de multiplier les études et les analyses "pour essayer de réduire les incertitudes considérables qui subsistent sur les causes, les mécanismes, les interactions, les responsabilités, le champ des actions"

- d'intensifier les recherches sur les technologies envisageables si le problème du carbone a vraiment besoin d'être résolu (capture et stockage du carbone, stockage de l'électricité, matériaux pour améliorer la productivité en énergie, réduction de la consommation de carburant des véhicules etc.)

- d'introduire une modeste taxe carbone "si l'on tient absolument à payer une prime d'assurance pour se protéger d'un éventuel désastre", mais à condition qu'elle se substitue et ne s'ajoute pas à des taxes existantes...

 

Il termine son livre en évoquant Cervantes dont le Don Quichotte est l'archétype de l'idéologue: "Don Quichotte n'est pas antipathique, et pas sot, mais il est emporté, ravi à lui-même, par son idéologie comme par une maladie." et il conclut:

 

"Dans sa tombe où il se retourne depuis tout juste 400 ans, il doit bien rire en voyant ceux qui se flattent de prendre son Don Quichotte comme modèle."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

L'idéologie du réchauffement - Science molle et doctrine dure, Rémy Prud'homme, 288 pages, L'Artilleur

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 19:00
La comédie du climat, d'Olivier Postel-Vinay

Avec l'accord "juridiquement contraignant" - comment s'exercera la contrainte? - sur lequel s'est conclue la COP21, le rideau s'est provisoirement baissé sur La comédie du climat, décrite de manière plaisante dans le livre éponyme d'Olivier Postel-Vinay

 

En résumé, si l'on en croit les gazettes, les parties de la conférence de Paris se sont entendues pour contenir l'augmentation de la température moyenne globale "en-deçà" de 2°C (depuis le début de l'ère industrielle, nous en serions à + 0,8°C) en "fixant", "aussi rapidement que possible", un pic d'émissions de CO2.

 

Avec ce pic mobile, qui risque fort bien de reculer au fur et à mesure que le temps s'écoulera, on peut dire que le ridicule ne tue pas - heureusement (ou pas...) - ceux que Molière aurait appelés des précieux.

 

Les sujets, qui fâcheraient le Sénat américain, ont d'ailleurs été mis précieusement en annexe de l'accord "historique" (c'est dire qu'ils ont peu de chance de se concrétiser). Il en est ainsi:

- du plancher de 100 milliards de dollars par an qui devraient être versés par les pays développés à ceux qui ne le sont pas et qui ne demandent qu'à l'être

- de la compensation pour les conséquences irréversibles du réchauffement climatique: un nouvel engagement financier devrait être formulé d'ici 2025...

 

Un succès, vous dis-je. Historique de surcroît...

 

Comme le montre Olivier Postel-Vinay, rien de moins scientifique que la température moyenne globale, mais c'est un indice qui peut être utile, sous réserves. Car les calculs de cette moyenne sont pour le moins sujets à caution.

 

Pour établir cette mirifique moyenne on se base en effet sur des mesures bancales, effectuées au sol et à la surface des mers, et on ne tient pas compte des mesures effectuées par satellite, qui ont certainement le tort de ne pas démontrer ce que l'on veut démontrer, à savoir une tendance à la hausse...

 

En tout cas ce sont les pays en voie de développement qui vont être contents. Ils vont (peut-être) recevoir des ponts d'or de la part des pays riches, sous prétexte - c'est le plus beau de l'histoire - de lutter contre une menace qui n'est pas scientifiquement avérée, mais qui est l'aboutissement d'une pensée unique tout ce qu'il y a d'orwellienne.

 

L'intérêt du livre d'Olivier Postel-Vinay repose surtout, par rapport à d'autres livres sur le sujet du climat, et du réchaufement dudit climat, sur la description de la comédie humaine, que joue, devant le théâtre planétaire, la communauté scientifique qui jouit des places et des honneurs et qui entend bien continuer à en jouir. Non mais!

 

Mais, auparavant, il rappelle qu'en 2007, le film d'Al Gore, Une vérité qui dérange (sorti en 2006), devait être projeté au Royaume-Uni dans toutes les écoles publiques. Sur plainte d'un parent d'élève d'une de ces écoles, l'affaire a abouti devant la justice britannique qui, dans un jugement, a souligné le caractère politique de ce film et y a relevé neuf erreurs scientifiques...

 

Dans un chapitre molièresque, Olivier Postel-Vinay revient sur le spectacle affligeant de deux affaires de piratage informatique, celle, en 2009, du site RealClimate - le Climategate -, exploitée par le lobby des énergies fossiles, et celle, en 2012, du site du Heartland Institute, soutenu par ledit lobby.

 

L'auteur remarque in fine qu'Ivar Giaver, Prix Nobel de physique 1973, qui ne peut être soupçonné d'avoir un lien quelconque avec le lobby en question, quelques mois avant cette deuxième affaire, a démissionné de la Société américaine de physique pour protester contre l'adhésion sans réserves de celle-ci à la religion climatique.

 

Dans un autre chapitre, l'auteur donne finalement raison aux climato-sceptiques qui s'étaient gaussés en 2013 de l'aventure survenue, à la veille de Noël, à l'Akademik Chokalski, un navire pris dans les glaces de l'Antarctique, avec à son bord des scientifiques main stream. Il cite en effet le communiqué de la NASA de septembre 2014:

"L'extension de glace de mer entourant l'Antarctique a atteint un nouveau record, couvrant plus de surface océanique que jamais depuis des mesures par satellite à la fin des années 1970."

 

Dans d'autres chapitres, à partir d'exemples concrets, l'auteur fait des remarques désobligeantes ou se pose des questions iconoclastes (c'est pas bien):

- "Il y a bien des régions où la "montée" des eaux menace les installations humaines, mais c'est souvent le niveau de la terre ferme ou son mouvement qui est en cause."

- "Puisque le réchauffement médiéval s'est produit sans augmentation des gaz à effet de serre, pourquoi en irait-il différemment pour le réchauffement actuel, qui pour l'instant du moins est du même ordre de grandeur?"

 

Ce qui est encore moins bien, c'est que l'auteur consacre pas moins de trois chapitres à la fameuse courbe de hockey, établie par Michael Mann, qui illustre les premiers rapports du GIEC et qui, contre toute vraisemblance, est plate jusqu'à la fin du XXe siècle où elle se redresse tout soudain: plus d'optimum médiéval, ni de petit âge glaciaire... Aplatis!

 

Dans ces chapitres, il s'étonne que les données ayant servi à l'établissement de la hausse des températures au XXe siècle établie par Mann et par d'autres chercheurs ne soient pas disponibles (des soupçons ne pèsent-ils pas lourdement sur leur validité? le Climategate n'était-il pas fondé en définitive?), et que les institutions britanniques couvrent leurs chercheurs.

 

En fait, ce petit monde se serre tout simplement les coudes dans l'adversité et se cautionne mutuellement...

 

Dans cet esprit, Olivier Postel-Vinay aborde dans son livre la question des publications dans des revues scientifiques, indispensables à la carrière des chercheurs et à l'obtention par eux de subventions pour leurs recherches. Ce système les conduit à privilégier le court terme au long terme.

 

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que les résultats des études publiées soient souvent biaisés, non répliqués et non reproductibles, et, même, faux. Et comme les revues par des pairs ne font pas l'objet de vérifications indépendantes...

 

Or ce sont les études scientifiques sur lesquelles se basent les hommes politiques pour prendre des décisions... Quand, en plus, des scientifiques, qui n'en sont pas moins hommes, s'adonnent à l'idéologie, ils quittent définitivement avec eux le domaine scientifique pour le religieux.

 

Nombre de climatologues sont ainsi adeptes de l'environnementalisme, qui, selon Freeman Dyson, "a remplacé le socialisme comme principale religion séculière":

"Il y a une religion séculière mondiale que l'on peut appeler l'environnementalisme, selon laquelle nous sommes des serviteurs de la Terre, que spolier la planète avec les produits à jeter de notre mode de vie luxueux est un péché et que la voie de la morale est de vivre le plus frugalement possible."

 

Dans son avant-propos, l'auteur écrit que, s'il devait se trouver un qualificatif, il se donnerait celui de "climatoagnostique". La Thèse selon laquelle "la Terre se réchauffe, du fait des activités humaines" ne peut, selon lui, être ni démontrée, ni infirmée.

 

Dans son épilogue, il demeure bien agnostique en matière de climat et livre à la méditation du lecteur cette pensée qu'il prête à un philosophe chinois fruit de son imagination : "Toute fausse croyance générée au sein de l'esprit démocratique prête le flanc à des tentatives souvent très réussies d'exploitation et d'intoxication, en provenance d'une foule d'acteurs qui y trouvent leur intérêt."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

La comédie du climat - Comment se fâcher en famille sur le réchauffement climatique, Olivier Postel-Vinay, 264 pages, JC Lattès

 

Olivier Postel-Vinay parle de son livre sur YouTube:

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:55
Climat: j'accuse, de Christian Gerondeau

Le futur accord de la COP21, si tant est qu'il soit signé vendredi prochain, est une chimère éminemment coûteuse reposant sur une imposture. Christian Gerondeau en administre la preuve dans son Climat: j'accuse, qui est un véritable réquisitoire contre les imposteurs du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

 

Cette dénomination française de la créature onusienne est d'ailleurs emblématique de cette imposture, puisque sa traduction en français trahit effrontément la signification de la dénomination officielle, en anglais, de cet organisme politique, Intergouvernmental panel on climate change, où il n'est nullement question d'experts...

 

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Christian Gerondeau commence son livre par une information qui devrait faire réfléchir tous les humanistes en chambre et faire honte aux idéologues du climat qui poursuivent une chimère non pas, comme ils le croient ou le prétendent, pour sauver la planète mais pour la ruiner.

 

Près de la moitié de la population de la planète, trois milliards d'être humains, n'a pas accès à l'électricité. Ces êtres humains vivent dans des habitations où ils font leur cuisine "dans des foyers traditionnels alimentés par du charbon, du lignite, du bois, ou même des excréments d'origine animale. Ces foyers rudimentaires servent aussi à chauffer et à éclairer les lieux si nécessaire":

 

"Selon les enquêtes les plus récentes, rendues publiques en mars 2014, par l'OMS, quatre millions trois cent mille personnes (4 300 000) meurent chaque année du fait de ces pratiques de "dirty cooking". Il s'agit de la première cause de mortalité mondiale."

 

Il est facile de démontrer que la croissance d'un pays va de pair avec sa consommation en électricité. Priver un pays de l'accès à l'électricité est le condamner indéfiniment à la misère. C'est pourtant ce qui est prémédité à Paris par les pays riches en interdisant aux pays pauvres de produire de l'électricité à partir des hydrocarbures (charbon, gaz naturel ou pétrole).

 

La chimère est en effet de croire, et l'imposture de faire croire, que l'on pourra fournir l'électricité nécessaire au développement de la planète en divisant par deux les émissions de CO2 d'ici 2040, et de les éliminer complètement d'ici la fin du siècle, ce qui permettrait, dit-on, de limiter le réchauffement à 2°C. Par quel miracle? Celui des énergies renouvelables:

 

"Les énergies renouvelables pourraient répondre en 2050 à près de 80% des besoins de l'humanité." (Rapport spécial, SRREN, du GIEC, publié en 2011, à Abu-Dhabi)

 

Cette affirmation est contredite par une autre créature onusienne, l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, qui, dans son rapport annuel de 2014, prévoit que le pourcentage actuel de production d'énergie à partir d'hydrocarbures, 82%, passera à 80%, "à moins que des politiques novatrices, ambitieuses et incertaines soient mises en oeuvre, ce qui le ramènerait à 74%!".

 

Il est donc illusoire de croire que la concentration de CO2 d'origine anthropique émise dans l'atmosphère va baisser. Ce sera même tout le contraire... Les énergies renouvelables sont en réalité une arnaque, qui, comme toutes les arnaques, peut duper les meilleurs esprits quand ils sont oublieux des préceptes de Descartes ou intéressés à fermer les yeux.

 

Le GIEC ose affirmer que les énergies renouvelables seront, en 2050, aux trois quarts d'origine éolienne ou solaire, donc seront des énergies intermittentes. Il n'explique évidemment pas comment sera résolu le stockage de ces énergies produites, alors que, depuis 200 ans, la recherche scientifique n'y est pas parvenue.

 

Pourquoi cette divergence entre GIEC et AIE?

 

D'une part, ces deux organismes onusiens sont très différents:

 

- le GIEC est un organisme politique qui ne comprend aucun expert permanent: "les seuls effectifs permanents du GIEC se trouvent au sein d'un secrétariat de treize personnes hébergé à Genève par l'Organisation météorologique mondiale"

- l'AIE, basée à Paris, est un organisme incontesté dans son domaine et "emploie 260 spécialistes permanents de l'énergie"

 

D'autre part, le GIEC, organisme politique, fait dire aux experts, auxquels il demande des contributions, le contraire de ce qu'ils pensent. Son rapport spécial de 2011 comprend en effet:

 

- un rapport illisible de 1544 pages, qui est basé sur 164 scénarios

- un résumé technique de 178 pages, qui mentionne l'existence de ces 164 scénarios

- un résumé à l'intention des décideurs, qui ne retient en fait qu'un seul scénario sur 164, les 163 autres servant d'alibi, le responsable de ce choix étant Sven Teske, dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l'industrie photovoltaïque...

- un communiqué de presse, dont est extraite la phrase du rapport citée plus haut.

 

Christian Gerondeau démontre dans son livre que ce scénario est non seulement impossible, mais "infinançable"...

 

Les énergies fossiles sont-elles à bannir? Non, car elles permettent de nourrir les hommes:

 

- elles ont permis la mécanisation de l'agriculture, c'est-à-dire son développement

- elles "sont à l'origine de la production d'engrais azotés qui permettent aux terres agricoles de supporter dorénavant des plantes aux rendements inimaginables il y a peu"

- elles émettent du CO2: "Plus la concentration dans l'atmosphère est forte, plus la végétation se développe, et s'agissant des rendements agricoles, plus ceux-ci augmentent."

 

Certes, mais le CO2 n'est-il pas responsable du réchauffement?

 

Pour ce qui concerne le réchauffement, l'imposture climatique est du même genre que l'énergétique. Le troisième rapport du GIEC, AR3, de 2001, est basé sur 253 scénarios et seul, à l'époque, et encore aujourd'hui, celui qui prédit à l'horizon 2100 un accroissement apocalyptique de 5.8°C est retenu, contre toute raison...

 

En réalité, en effet, "aucune preuve sérieuse n'existe en définitive de l'influence sur le climat des variations de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, qui reste marginale, puisqu'elle n'en représente que 4 pour 10 000".

 

Tout cela est-il étonnant? Non, finalement, parce que "le but poursuivi est politique, et n'a rien à voir avec l'environnement, encore moins avec la science". Au nom d'une idéologie mortifère, on s'apprête à dépenser pour rien des trillions de dollars... alors qu'il faudrait laisser ces moyens gigantesques à disposition des individus pour qu'ils livrent d'autres batailles, indispensables celles-là.

 

Certes, le j'accuse de Christian Gerondeau n'épargne pas Pape François, la FAO ou la Banque mondiale, mais il m'a paru préférable, plutôt que de faire une recension exhaustive du livre, de mettre l'accent sur le processus de l'imposture énergétique qu'il révèle et qui illustre si bien ce que disait mon cher Montaigne, cité par l'auteur:

 

"Moins une chose est connue, plus on y croit avec ferveur."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

Climat: j'accuse, Christian Gerondeau, 176 pages, Editions du Toucan

 

Livres précédents de l'auteur chez le même éditeur:

 

CO2 un mythe planétaire (2009)

Ecologie, la fin (2012)

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 22:45
L'innocence du carbone, de François Gervais

Le GIEC est une juridiction d'exception, soi-disant scientifique et intergouvernementale, en réalité seulement intergouvernementale, c'est-à-dire politique. C'est en effet une créature des Nations Unies, dont le but clairement avoué est d'instruire le procès du seul carbone, présumé coupable de tous les maux climatiques que connaît la planète, sans que soit jamais donnée la parole à ses  défenseurs.

 

Le GIEC ne doute pas, ou si peu. Il affirme, sans vergogne et sans preuve scientifique, avec une probabilité de 90%, que la concentration de CO2 d'origine anthropique est coupable:

 

- de l'augmentation de la température moyenne globale, qui pourrait s'élever de plusieurs °C dans les décennies à venir

- de la montée d'au moins un mètre du niveau des océans

- de la fonte de la banquise

- d'une acidification des océans

- d'événements climatiques extrêmes

 

A défaut d'éradiquer complètement ce délinquant qu'est le CO2, le GIEC  a prononcé sa sentence: sa concentration doit être réduite de 20%, pour limiter la hausse de température moyenne globale à 2°C. C'est l'objet de la COP21 qui s'ouvre à Paris.

 

Pour sauver la planète il faut en payer le prix, elle le vaut bien! Ce prix est estimé à pas moins de  35'000 milliards d'euros, soit l'équivalent de la dette publique mondiale actuelle...

 

En réalité:

 

- la concentration en CO2 est infime (390 ppm de l'air en 2013): elle a été à plusieurs reprises plus importante par le passé, sans que l'homme y soit pour quelque chose

- la part de CO2 d'origine anthropique est de 5% de cette concentration (on le sait grâce à la mesure de concentration des isotopes de carbone)

- le solde de l'accroissement annuel de la concentration d'origine anthropique est de 0,4 ppm (25% de l'accroissement de la concentration totale)

- la part de concentration en CO2 d'origine anthropique des pays européens est de 11% de ces 5%, soit 0,55%, c'est dire l'impact d'une réduction de 20% de ces mêmes pays: 0,45%

- les 95 autres % de la concentration sont en fait le fruit des échanges naturels avec la biosphère: sa croissance résulte en majeure partie d'une élévation de la température (la courbe de concentration en CO2 suit de six mois celle de la température au cours des trente dernières années)

- l'effet de serre du CO2 a atteint ses limites avec la concentration actuelle: il y a saturation des molécules de CO2 dans l'absorption du rayonnement infrarouge; deux vibrations principales sont en effet actives: à 20 et à 70 térahertz, soit moins de 10% de la gamme infrarouge

- compte tenu de tous les facteurs entrant en jeu, l'impact sur la température des émissions anthropiques de CO2 peut être estimé à 0,0005°C par an, soit à 0,05 °C par siècle...

 

Cela donne froid dans le dos...

 

Les autres prédictions du GIEC sont à l'avenant:

 

- la pente de la montée du niveau des océans est passée de 32 cm par siècle sur la période de 1993 à 2006, à 20 cm sur la période de 2006 à 2012, et, depuis, à 10cm

- la perte relative de la banquise dans l'Arctique est plus que compensée par un net gain de l'Antarctique: la superficie globale est en fait restée à peu près constante depuis 33 ans, alors que la fonte de la banquise aurait dû se produire aux deux pôles selon le GIEC

- les océans présentent un PH de l'ordre de 8: ils sont donc nettement basiques et le resteront "compte tenu du rapport élevé, de l'ordre de 60, entre quantités de CO2 dans l'eau et dans l'air. La variation de PH attribuée aux causes anthropiques mesurée sur les 500 premiers mètres de profondeur n'excède pas - 0,01"

- "l'énergie cyclonique globale n'a jamais été aussi basse entre 2008 et 2012 depuis trente-trois ans"

 

Le principal oubli du GIEC est que le changement climatique est cyclique: il y a eu des maxima en 1940-1945 et en 2000-2005, la tendance étant maintenant vers un minimum analogue à celui de 1970-1975. C'est pourquoi l'extrapolation linéaire du GIEC à partir de la période 1979-1998 ne lui a pas permis de prédire la stagnation de la température depuis 18 ans...

 

C'est donc un mauvais procès qui est fait au carbone. Un procès qui en occulte les bienfaits:

- rendements accrus par unité de surface cultivée

- rendements accrus par plante

- rendements accrus rapportés à une consommation d'eau donnée

 

Un procès qui occulte bien commodément les causes naturelles des changements climatiques.

 

Depuis Kyoto le GIEC s'est tellement engagé dans cette impasse qu'il ne lui est plus possible de reculer. Il en va de sa survie et de tous ceux qui se sont engagés à sa suite et qui sont autant de profiteurs: politiciens, journalistes, scientifiques (qui ne veulent pas mettre en péril leur carrière et ne plus recevoir de manne pour leurs recherches), capitaines de l'économie verte, haute finance, activistes environnementaux, bénéficiaires de la revente de "droits à polluer" etc.

 

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que le GIEC dise que le débat est clos, que la science réfutable cède le pas à la croyance irréfutable:

 

- le soleil n'a rien à voir avec les variations de température de la Terre

- la température est restée la même pendant des millénaires avant que l'homme ne se mette à pécher, c'est-à-dire à émettre du CO2

- le réchauffement climatique est responsable de tout, du chaud, du froid, des séismes, des tsunamis, des éruptions volcaniques etc.

- le CO2 est un polluant, un poison: il faudra, mes frères, changer de comportements

 

Il n'est pas étonnant que François Hollande, pris d'un vertige planétaire, veuille appliquer à la terre entière ses recettes fabuleuses de dépenser toujours plus l'argent des autres: elles lui ont si bien réussi en Corrèze, puis en France... Dilapider 35'000 milliards d'euros a de quoi faire perdre la tête à plus d'un homme de pouvoir, alors qu'un tel pactole, faramineux, manquera à la résolution de problèmes réels et cruciaux, tels que les problèmes énergétiques, et qu'un tel gâchis étatiste détruira nombre d'emplois. 

 

Comme bien d'autres, le président français croit (ou feint de croire) que tout se résout avec des lois et des taxes et que lutter contre cet ennemi imaginaire qu'est le CO2 permettra d'éviter l'enfer sur Terre. Là, comme dans tous les domaines qu'il aura touchés jusque-là, il échouera et la nature reprendra ses droits, d'autant que le risque est grand qu'elle inflige sous peu un démenti glacial aux élucubrations du GIEC qu'il prend pour argent comptant et sur lequel il compte.

 

Francis Richard

 

L'innocence du carbone - L'effet de serre remis en question, François Gervais, 320 pages, Albin Michel

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

François Gervais présente son livre sur YouTube:

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 23:55
Climat:15 vérités qui dérangent 3/3: Réception des rapports du GIEC et Conclusions

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le troisième terme de ce questionnement, à savoir la réception qui est faite aux rapports du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à leur propos, et sur les conclusions auxquelles aboutit le collectif.

 

1) Les thèses du GIEC ne font pas l'objet d'un consensus scientifique

 

On nous rebat les oreilles avec le prétendu consensus scientifique sur le réchauffement climatique d'origine anthropique. Quand cela serait, cela ne prouverait pas pour autant que le GIEC détienne la vérité. L'histoire des sciences montre qu'un consensus sur une question scientifique peut toujours être remis en cause.

 

Ce qui fait la différence entre la science et la foi, c'est que les théories de la première sont réfutables et que les dogmes de la seconde ne le sont pas... En disant donc que le débat est clos sur le réchauffement climatique, on quitte le terrain de la science pour celui de la religion.

 

Le plus beau est qu'en l'occurrence, il n'est même pas vrai qu'il y ait consensus...

 

Le livre cite notamment parmi les hérétiques de l'actuelle religion climatique:

- trois prix Nobel de physique: Pierre-Gilles de Gennes, Ivar Giaever, Robert B. Laughlin

- un prix Nobel de la paix (comme le GIEC): Norman Borlaug

- 400 scientifiques de haut niveau identifiés dans le rapport du Sénat américain du 20 décembre 2007 (ils sont plus d'un millier aujourd'hui)

 

L'hérétique risque d'être excommunié des revues scientifiques (infiltrées par les partisans du GIEC), d'être déconsidéré "auprès des pouvoirs subisidiant les recherches", d'être privé par ses pairs de tous moyens de recherche. Alors il faut un certain courage et un courage certain pour s'opposer à ce mainstream religieux.

 

2) La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l'objectivité et l'impartialité qu'on est en droit d'attendre d'elle.

 

Avec les thèses du GIEC, la presse est servie en matière de catastrophisme vendeur. C'est du pain bénit pour elle. André Gide disait: "On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments." Il pourrait dire aujourd'hui: "On ne fait pas de bon journalisme avec des prévisions radieuses."

 

Là, pour le coup, il y a quasi consensus dans la presse... pour soutenir les thèses du GIEC, considérées comme incontestables, quitte à tricher sans vergogne pour les besoins de la cause (voir les photos-montages destinés à faire croire à l'extinction des ours polaires...).

 

Quand, par extraordinaire, la parole est donnée à un connard de climato-sceptique (pour reprendre le terme galant de cette femme savante, au sens de Molière, qu'est Nathalie Kosciusko-Morizet), elle est assortie de mises en garde contre l'hérésie qu'il représente et d'attaques ad hominem.

 

La presse n'organise de toute façon pas de débats, ou rarement, entre partisans des thèses du GIEC et opposants, pour la bonne raison que les premiers n'aiment pas la contradiction et se défilent sous prétexte de ne pas se commettre avec les pestiférés que sont les seconds.

 

La presse va dans le sens du vent. Comme elle soufflait le froid hier (dans les années 1970, elle rapportait les inquiétudes des climatologues sur le danger imminent d'un refroidissement), elle souffle le chaud aujourd'hui. C'est le degré maximum du parti pris et le degré zéro de l'esprit critique...

 

3) En raison de la popularité des thèses du GIEC résultant de leur diffusion médiatique complaisante, les partis politiques avalisent les thèses du GIEC et ne contestent pas, sur le principe, la nécessité de réduire les émissions de CO2.

 

Courageux, mais pas téméraires, les partis politiques. Ils se laissent impressionner par la propagande faite en faveur des thèses du GIEC et, comme ils ne veulent pas se mettre à dos l'opinion publique, qui adhère massivement à ces thèses et dont ils doivent tenir compte pour exister, ils sont quasi unanimes à les soutenir à la différence de nombre de scientifiques...  

 

4) En dépit de l'indication selon laquelle il est régulièrement remis à jour, le site du Service Fédéral du gouvernement belge www.climat.be contient des documents erronés et périmés (depuis près de dix ans), dont la lecture induit automatiquement le citoyen en erreur, manquant ainsi à sa mission de formation du citoyen.

 

Le livre donne des exemples de ce qu'il avance. Et, il y a de quoi être effaré. Car force est de constater que les documents erronés et périmés, qu'il reproduit en pages 198, 199 et 200,  figurent toujours (à la date de ce jour) sur le site officiel de l'Etat belge, leur donnant une caution institutionnelle.

 

Il s'agit:

- du graphique de l'évolution des températures et des concentrations en CO2 au cours des 400.000 dernières années (1999)

- du graphique de  la concentration du CO2 dans l'atmosphère (plus bas, sur la même page, sans mention de date)

- du Hockey-Stick de Mann (en archive...)

 

5) Les milieux économiques et financiers ont été contraints de s'adapter aux politiques contre le changement climatique qui affectent durement leur productivité et leur compétitivité alors que d'aucuns ont réussi à se ménager des rentes de situation au détriment de leurs concurrents et des contribuables.

 

Notons seulement, avec l'auteur collectif du livre, "que les concepteurs historiques et les idéologues de la lutte contre le réchauffement climatique (Al Gore, Maurice Strong, Rajendra Kumar Pachauri, etc.) ne furent pas les derniers à exploiter cette filière pour bâtir des fortunes parfois colossalles avec l'argent public injecté massivement dans les politiques dont ils sont les plus fervents défenseurs"...

 

C'est beau, c'est grand, c'est généreux... le climatisme.

 

Conclusions

 

On ne peut pas faire l'économie des deux débats, scientifique et politique. Il en va de l'avenir de l'Europe:

- les pays européens avalisent en effet les thèses du GIEC sans sourciller, or elles sont discutables, ce livre le confirme

- les pays européens, s'ils suivent les recommandations du GIEC seront "parmi les seuls à infliger à leurs nationaux et à leurs entreprises des contraintes lourdes et coûteuses pour restreindre leur consommation d'énergie fossile

 

En conséquence:

- les entreprises européennes diminueront leur production, importeront depuis l'extérieur de l'Europe ou délocaliseront

- le prix de l'électricité s'envolera

- les pouvoirs publics devront intervenir massivement pour soutenir les énergies renouvelables

- la création d'emplois verts sera coûteuse pour l'Etat, donc pour les contribuables, et ne compensera pas loin de là la perte d'emplois dans tous les autres secteurs d'activité du fait de leur perte de compétitivité

- tous ses efforts n'auront, de plus, qu'un effet symbolique sur la diminution des émissions de CO2.

 

Se posent plusieurs questions:

- l'objectif du GIEC est-il de lutter contre le changement climatique ou de réformer l'économie mondiale?

- plutôt que de lutter contre des changements climatiques, qui sont probablement d'origines naturelles, ne faudrait-il pas plutôt chercher à s'y adapter?

- enfin, en refusant tous débats, la liberté de pensée, la liberté d'expression et la liberté académique ne sont-elles pas en grand danger?

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Episodes précédents:

Nature du GIEC

Rapports "scientifiques" du GIEC

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 23:55
Climat:15 vérités qui dérangent 2/3: Rapports "scientifiques" du GIEC

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le deuxième terme de ce questionnement, à savoir les Rapports "scientifiques" du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à leur propos.

 

Qu'y a-t-il de scientifique dans les rapports du GIEC?

 

1) Il n'est pas scientifiquement établi par les observations que les concentrations atmosphériques mondiales de dioxyde de carbone sont majoritairement la conséquence des émissions de dioxyde de carbone liées à l'utilisation des combustibles fossiles depuis 1750.

 

Bien que le bilan carbone soit des plus complexe, le GIEC prend pour hypothèse que les échanges naturels de dioxyde de carbone entre les océans et les terres émergées sont connus et constants et que seul le dioxyde de carbone "fossile" s'accumule dans l'atmosphère.

 

Cette façon simpliste de voir les choses est pourtant en contradiction avec des études qui tendent à montrer que la hausse de la température précède celle du CO2, autrement dit que le GIEC confondrait  l'effet avec la cause et inversement.

 

A l'appui de sa thèse le GIEC invoque certaines tendances:

- la teneur en isotopes de carbone

- la différence de concentration en CO2 entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud

- la concentration en oxygène dans l'atmosphère

- la constatation d'une acidification des océans

- l'étude du bilan carbone

 

En l'état actuel des connaissances:

- "Le fractionnement isotopique (exprimé en δ 13C), les variations saisonnières de concentration en CO2 dans l'hémisphère Nord et le délai entre les variations des taux de CO2 dans les hémisphères Nord et Sud, ne peuvent pas encore être expliqués de manière satisfaisante."

- si la combustion des combustibles fossiles utilise de l'oxygène, on connaît mal, voire ignore, les flux nets entre l'atmosphère, la biosphère et l'hydrosphère.

 

De plus, pour ce qui concerne les autres tendances:

- la diminution du PH basique des océans est minime et cela ne prouve qu'une chose, que le dioxyde supplémentaire anthropique y est dissous

- l'équation simple du GIEC: augmentation dans l'atmosphère = émissions anthropiques - puits de carbone, ne tient compte ni de l'augmentation naturelle du CO2 atmosphérique, suite à l'élévation de température des océans, ni de l'augmentation du CO2 due à l'activité volcanique.

 

Les reconstitutions historiques, toutes imparfaites qu'elles soient, montrent qu'une teneur élevée en carbone n'est pas incompatible avec le début d'une nouvelle période glaciaire... et que la teneur en CO2 de l'époque industrielle n'est pas plus importante que celle des 1300 dernières années.

 

2) L'élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n'est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années

 

Il faut d'abord dire que la température moyenne globale n'a pas de signification physique. C'est seulement un "indicateur synthétique commode".

 

Toutes les reconstitutions historiques de température moyenne globale montrent qu'il y a bien eu un Optimum médiéval, entre 1100 et 1300, et un Petit âge glaciaire, entre 1500 et 1700, à l'exception de la fameuse "courbe en crosse de hockey", élaborée par Mann et al., dont se sert le GIEC et qu'elle a remplacée en 2007 par son célèbre "plat de spaghettis", volontairement illisible...

 

Pourquoi la courbe de Mann se singularise-telle?

- parce qu'elle est "le résultat de l'application en statistique d'une méthode incorrecte": on y accorde "un poids considérable aux années de la période la plus récente au lieu de donner la même importance dans l'analyse à toutes les valeurs"

- parce qu'elle utilise des reconstitutions historiques à partir de cernes des arbres: or, en vieillissant, les anneaux extérieurs des arbres deviennent plus épais...

- parce qu'elle est le résultat d'une combinaison, qui fausse l'image, de températures reconstituées à partir d'échantillons situés en pleine nature et de températures par thermomètre réalisées dans ou près des villes ou dans des aéroports...

 

La courbe de Mann est donc fortement sujette à caution, scientifiquement parlant.

 

Sur la courbe publiée par le CRU de l'université d'East Anglia, qui sert aujourd'hui de référence au GIEC, "on observe une hausse de la température "globale" jusque dans les années 40 (qui ne peut être attribuée aux combustibles fossiles). Il s'ensuit une diminution légère, puis une stagnation dans les années 70, et enfin [entre 1979 et 1998] une nouvelle augmentation jusqu'à la fin des années 90".

 

C'est cette seule période de 20 ans qui sert de justification au réchauffement climatique, attribué, de plus, à la seule activité humaine... et la courbe s'arrête opportunément à l'année 2002, ce qui ne permet pas de vraiment visualiser la période de stagnation de la température moyenne globale observée depuis 1998...

 

La quasi totalité des modèles climatiques sont passés à côté de cette stagnation. Ils ont surestimé peu ou prou la température moyenne globale future, l'écart grandissant au fil des années avec les températures mesurées. Cette stagnation est d'autant plus gênante pour la thèse du GIEC que, dans le même temps, la teneur en CO2 a augmenté considérablement... 

 

3) Le CO2 provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du XXe siècle

 

La mesure de la température moyenne globale pose problème, du fait que le nombre de stations a fortement diminué après l'effondrement du bloc soviétique en 1990 et que les deux tiers de celles qui restent se trouvent aux Etats-Unis... De plus, ce sont les stations rurales qui ont le plus diminué. Le CRU n'en continue pas moins à calculer une température moyenne globale...

 

Quoi qu'il en soit, localement on n'observe pas de tendance généralisée au réchauffement. En effet il n'y a pas de relation causale directe entre les variations de température et du taux de CO2: à certains endroits il y a réchauffement, à d'autres refroidissement, et au même endroit il peut y avoir des oscillations importantes de température.

 

En fait il y a des périodes de hausse et de baisse de la température moyenne globale, sur des échelles de temps très variables, allant de quelques années à une centaine d'années,  indépendamment de la teneur en CO2.

 

La température moyenne globale peut baisser, alors que la teneur en CO2 augmente, ou augmenter fortement, alors que la teneur en CO2 baisse. Ce qui signifie en clair, tout simplement, qu'il n'y a pas corrélation. Une corrélation inverse est même plus vraisemblable: la variation de la température induirait celle du CO2.

 

Comment expliquer l'augmentation de la teneur en CO2 observé pendant la période industrielle? Son taux est "probablement lié au dégazage des océans et aux variations de la biosphère suite à une augmentation de température et cela peut s'appliquer à la période depuis 1850".

 

4) La théorie du "changement climatique dû à l'homme" se base sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l'analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique.

 

Un moyen simple de vérifier l'exactitude des prévisions d'un modèle: le calibrer sur les résultats expérimentaux jusqu'à une date donnée, par exemple l'année 2000, et comparer sa prédiction pour la décennie suivante, de 2000 à 2010, avec l'évolution observée.

 

Las, tous les modèles utilisés par le GIEC  divergent fortement des températures mesurées, sans doute parce qu'ils partent de l'a priori d'une hypersensibilité de la température à la teneur en CO2. Et ne tiennent pas suffisamment compte de la complexité du système climatique.

 

Et plus ses modèles divergent, perseverare diabolicum, plus le GIEC a la certitude que le "réchauffement climatique" est dû à l'Homme: "Cette confiance dans la cause anthropique (action néfaste de l'Homme sur le climat) augmente de manière proportionnelle à l'écart entre les valeurs réelles et calculées."...

 

Quant aux prédictions apocalyptiques du GIEC, dûment datées, elles ne se sont pas réalisées...

 

5) Les observations mettent en évidence d'autres facteurs majeurs (Soleil, volcans, courants océaniques, nuages, etc.) dans l'évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte.

 

Le GIEC ne tient surtout pas compte, ou pas suffisamment, des phénomènes cycliques observés. Ils sont en effet plus visibles à l'échelle régionale qu'à l'échelle globale...

 

La fonte de l'Arctique, par exemple, que le GIEC considère comme anormale et due au réchauffement climatique, est un phénomène ancien qui a débuté à la sortie du Petit âge glaciaire. Le GIEC insiste d'ailleurs sur la fonte de la banquise en été, mais ne parle guère de sa reformation en hiver... Quant à l'Antarctique, c'est vraiment pas de chance pour sa thèse, il "s'enrichit chaque année de quantités croissantes de glace": 

 

"A l'heure d'aujourd'hui [2014], l'Antarctique compte plus de 1 million de km2 de surface de glace supplémentaire par rapport à l'année de référence 1979. A cette même date, la banquise arctique possède 0,792 million de km2 en moins, ce qui fait un bonus global de l'ordre de 0,2 million de km2!"

 

Plusieurs cycles, à périodicité très variable, relativement longs (de 1'000, 1'200 ou 1'500 ans) ou relativement courts (11, 27, 78 ou 181 ans), ont été mis en évidence. Selon d'aucuns, ces fluctuations seraient dues à la circulation thermohaline, selon d'autres à l'activité solaire et aux champs magnétiques terrestres.

 

En prenant une fenêtre de temps bien déterminée, telle que la période de 1979 à 1998, pour base de ses prédictions, le GIEC a introduit un biais parce que cette période peut très bien être une partie ascendante d'un cycle.

 

En effet, comme les méthodes d'analyses du GIEC "sont essentiellement  basées sur le calcul d'une moyenne mobile et de droites de régression", l'étude de cette seule fenêtre l'a conduit à prédire une augmentation de température qui peut très bien être terriblement contredite si advient une partie descendante d'un cycle...  

 

Conclusion

 

Compte tenu de ces cinq vérités qui dérangent, le collectif, auteur du livre, pose la question qu'il importe de se poser: "Et s'il s'avérait que le CO2 "fossile" n'était pas responsable de la température et qu'au contraire nous subissions dans les prochaines décennies un refroidissement (naturel) global?"

 

Eh bien, on serait mal, très mal même, parce qu'on aurait pris les mauvaises décisions et qu'on n'aurait plus les moyens de prendre les bonnes.

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Episode précédent: Nature du GIEC

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 23:30
Climat:15 vérités qui dérangent 1/3: Nature du GIEC

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le premier terme de ce questionnement, à savoir la Nature du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à son propos.

 

Quelle est donc la nature du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat?

 

1) Le GIEC n'est pas un organisme scientifique

 

Le GIEC, ça a la couleur de la science, ça a le goût de la science mais ce n'est pas de la science.

 

Le GIEC comprend trois groupes consultatifs (600 scientifiques):

 

- le Groupe I fait la synthèse des travaux qui sont publiés sur les changements climatiques causés par l'homme

- le Groupe II évalue les impacts négatifs pour l'homme de ces changements

- le Groupe III évalue les moyens à mettre en oeuvre pour limiter ces effets négatifs

 

On l'aura remarqué: le GIEC a un préjugé de départ: il ne s'intéresse qu'aux changements climatiques causés par l'homme...

 

En dehors de ces trois groupes, il y a une assemblée plénière, composée majoritairement de non-scientifiques, représentant les gouvernements (au total 2'500 personnes sont mobilisées pour la cause); c'est elle qui a le pouvoir décisionnel.

 

Le GIEC est donc bien avant tout un organisme politique.

 

2) Le GIEC entretient la confusion entre les registres scientifique et politique

 

La science s'occupe des faits, de ce qui est. La politique s'occupe de ce qu'il faut faire, de ce qui doit être. A partir du moment où un scientifique ne dit pas seulement ce qui est, mais ce qu'il faut faire, il sort de son domaine. Il a bien sûr le droit de le faire, mais ce faisant il fait de la politique:

 

Une obligation morale ne découle pas d'un fait.

 

3) Le GIEC est au coeur d'une puissante coalition d'intérêts particuliers

 

Le GIEC est le soleil d'une galaxie. Gravitent autour de lui:

 

- les gouvernements, qui le font vivre et en contrepartie reçoivent sa caution scientifique

- les ONG, qui reçoivent cette même caution et à qui en contrepartie le GIEC renvoie l'ascenseur en s'inspirant de leurs travaux

- les partis politiques (N de l'A: qui jouent sur la peur pour justifier leur importance)

- les instituts et centres de recherche, auquel le GIEC donne une raison d'être et qui sont autant de relais pour lui

- les universitaires, qui bénéficient d'une visibilité médiatique bénéfique pour leurs carrières et qui apportent au GIEC leur caution intellectuelle

- les médias (N de l'A: qui ne se posent pas de questions et se complaisent dans un alarmisme vendeur)

- les entreprises des technologies vertes, qui doivent au GIEC leur existence et à ses normes leur pérennité.

 

4) Le GIEC refuse généralement le débat scientifique argumenté avec les scientifiques opposés à ses thèses

 

Le collectif énumère une vingtaine d'arguments, regroupés en quatre types diférents et utilisés par le GIEC pour refuser le débat:

 

- la science a déjà tranché: les thèses opposées émaneraient de minoritaires (au regard des 600 scientifiques patentés GIEC, que pèsent les 700 scientifiques renommés, recensés par le Sénat américain, qui s'opposent aux travaux du GIEC?); il y aurait consensus sur l'origine anthropique du réchauffement climatique (que vaut un consensus décrété par ceux qui décident qui est consensuel?); le débat serait clos (une théorie qui ne peut pas être débattue ne perd-elle pas son caractère scientifique?).  

- les climato-sceptiques ne sont pas crédibles: ils ne sont pas tous scientifiques (et Al Gore? et Nicolas Hulot?); ils sont rarement climatologues (les experts du GIEC le sont-ils tous?); ils ne procèdent pas dans leurs travaux comme d'authentiques scientifiques (le scepticisme n'est-il pas à la base de toute démarche scientifique?); ils ne publient pas beaucoup dans les revues scientifiques peer review (ne sont-elles pas souvent aujourd'hui aux mains des partisans du réchauffement d'origine anthropique?) etc.

- les climato-sceptiques sont malhonnêtes: ils sont stipendiés par l'industrie des énergies fossiles (ne fait-elle pas pourtant maintenant des recherches sur les énergies renouvelables?); ils sèment le doute sans croire nécessairement à ce qu'ils affirment (ne proposent-ils pas des explications alternatives? leurs adversaires ne sont-ils pas des semeurs de peur?); ils sont des révisionnistes, voire des négationnistes (l'insulte n'est-elle pas l'argument ultime de ceux qui ont tort? que peuvent-ils bien nier d'abord, puisqu'il n'y a pas de lien scientifique établi entre l'activité humaine et le réchauffement?).

- discuter avec les climato-sceptiques est une perte de temps: il y a urgence (et si on se trompe lourdement sur le diagnostic?); il y a quantité de sites pour démolir leurs arguments (ces arguments ne sont-ils pas caricaturaux? n'est-il pas facile de démentir un contradicteur en son absence?); la science ne se décide pas dans les médias (leurs adversaires ne refusent-ils pas tout débat dans d'autres enceintes? n'utilisent-ils pas eux-mêmes les médias pour diffuser leurs thèses?).

 

5) Le GIEC dénigre, calomnie et entrave la liberté d'expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses

 

Il ne s'agit pas là d'une accusation faite à la légère. Le collectif cite le bienheureux Al Gore:

 

Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s'opposent au GIEC.

(Conférence donnée à l'American Geophysical Union, San Francisco, 2008)

 

Et les fidèles de la religion climatique appliquent le précepte: Jean-Pascal van Ypersele, Vice-Président du GIEC, a, par exemple, fait interdire, le 1er septembre 2011, la conférence de deux professeurs internationaux organisée par la Fondation Universitaire de Bruxelles...

 

Autre exemple: une pétition n'a-t-elle pas été lancée à l'Université Catholique de Louvain pour que soit sanctionné István Markó qui a l'outrecuidance d'exprimer son scepticisme sur les travaux du GIEC?

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Prochain épisode : Rapports "scientifiques" du GIEC.

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 23:00
Changement climatique, de Philippe de Larminat

Philippe de Larminat met, dans Changement climatique, son expertise en modélisation des processus, au service du climat. Pour ce faire, l'auteur utilise la méthode de l'identification, qui est utilisée avec succès dans la modélisation des processus industriels:

 

Identifier un processus consiste à déterminer un modèle mathématique, souvent réduit au comportement externe, à partir de l'observation des entrées et des sorties (causes et effets). S'agissant du processus climatique, les entrées répertoriées sont ici la concentration atmosphérique de CO2, l'activité solaire et l'activité volcanique. La sortie est la température de surface planétaire globale.

 

Comme l'identification du processus climatique présente des difficultés et des limites qui lui sont propres, l'auteur a opté pour un modèle dynamique comportant au plus une demi-douzaine de paramètres:

 

- la sensibilité climatique, c'est-à-dire la sensibilité à la concentration atmosphérique de CO2: Sclim

- la sensibilité à l'irradiance, c'est-à-dire la sensibilité à l'activité solaire: Sirrnet

- la sensibilité à l'activité volcanique: Svol

- la constante de temps climatique: Tclim

- la sensibilité fréquencielle: Sirr11 (les cycles solaires de Schwabe sont de 11 ans)

- la température d'équilibre: TE

 

De plus il a retenu un traitement continu des archives climatiques sur des durées de l'ordre du millénaire. Son catalogue de données comprend:

 

- quatre reconstitutions de température: Moberg, Ljungqvist, Loehle, Jones-Mann, raccordées à HardCRUT4 (Hadley Center CRU-Température n°4)

- une reconstitution de la teneur atmosphérique en CO2 en parties par millions en volume (280 ppm avant l'an 1000; entre 1010 et 1958, concentrations dans des bulles d'air captives de la calotte glaciaire antarctique; depuis 1959, relevés au centre de Mauna Loa)

- quatre reconstitutions d'irradiance solaire à partir de l'irradiance totale, du nombre de Wolf (taches solaires), d'un marqueur isotopique (béryllium 10): Usoskin be10-lean0, Usoskin be10-timv15, calibration et alignement sur lean0, calibration et alignement sur tim15 

- une reconstitution d'activité volcanique (archives antarctiques et groendlandaises).

 

Ce qui représente 16 combinaisons à partir des différentes chroniques de température et d'irradiance.

 

Parmi les méthodes d'identification paramétriques, l'auteur a choisi celle de l'erreur de sortie, qui n'est certes pas optimale mais qui a le mérite de limiter l'arbitraire à la sélection de la structure du modèle proprement dit, sans y ajouter celle d'un modèle de bruit. Cette méthode consiste, sans qu'il soit besoin de faire référence à quelque théorie préexistante, [...] à minimiser, par rapport aux paramètres d'un modèle, une norme des écarts entre la sortie observée et la sortie simulée par ce modèle. Entre entrées et sorties, le fonctionnement interne du système est opaque: l'optique adoptée est résolument boîte noire.

 

En se limitant à la combinaison de Ljungqvist-HadCRUT4 et de Usoskin be10-lean0, la minimisation de l'erreur de sortie le conduit aux estimations paramétriques suivantes:

 

- Sclim (sensibilité climatique): 1.28°C

- Sirrnet (sensibilité à l'irradiance): 17.5 °C/Wm-2

- Svol (sensibilité volcanique): 10.7 °C

- Tclim (constante de temps climatique): 90 ans, compatible avec l'inertie des océans

- Sirr11 (sensibilité fréquencielle): 0.90 °C/Wm-2

- TE (température d'équilibre): 0.027 °C

 

La sensibilité climatique trouvée (1.28°C au doublement de CO2) est compatible avec la fourchette présumée du GIEC (1 à 6°C). En revanche la sensibilité à l'irradiance calculée (17.7 °C/Wm-2) est dix fois supérieure à la limite haute...

 

Sinon, à l'examen des 16 combinaisons, il ressort que:

 

- seules les deux basées sur Jones et Mann et sous réserve de correction ER Background [les ER sont de petits dipôles magnétiques qui disparaissent avant d'avoir pu se transformer en taches solaires mais qui influent sur l'irradiance totale solaire et le champ magnétique solaire], indiquent une sensibilité à l'activité solaire réduite au simple facteur énergétique.

- la sélection de la reconstruction d'irradiance n'a que peu d'incidence sur la sensibilité climatique Sclim, ainsi que la contribution proprement dite de l'activité solaire au réchauffement récent.

 

Philippe de Larminat en conclut que la reconstruction de Jones et Mann est la seule cohérente avec les paramètres climatiques présumés par le GIEC, mais que, si on retient les trois autres, l'activité solaire explique non seulement les grands épisodes climatiques passés, mais elle contribue fortement aussi au réchauffement du siècle dernier. Il conclut également que les observations ne permettent pas de déterminer avec une bonne confiance la sensibilité climatique ni même seulement son signe...

 

Philippe de Larminat en vient aux projections climatiques à long terme. Le problème que posent celles du GIEC est qu'en limitant sévèrement la contribution de l'activité solaire, il détériore la reproduction des températures millénaires et renforce ainsi indirectement le coefficient de forçage radiatif anthropique. Le résultat est que quasiment toutes ses projections conduisent à l'horizon 2100 à franchir la barre des deux degrés de réchauffement par rapport à la température préindustrielle de convention.

 

Or Philippe de Larminat fait observer que, ce faisant, le GIEC passe à côté d'un scénario qui n'est pourtant pas à exclure, celui où la sensibilité climatique serait nulle ou insignifiante et où l'activité solaire retrouverait, en quelques cycles, le niveau des années 1700: celui du minimum de Maundler, autrement dit du retour à un petit âge glaciaire...

 

Toujours est-il que le parti pris du GIEC d'attribuer le réchauffement de la fin du XXe au seul facteur anthropique l'a empêché de prédire le palier observé depuis 18 ans, auquel l'activité solaire aurait contribué quelque peu, comme le montre la corrélation établie par Philippe de Larminat . Aussi, faute d'autre explication, le GIEC ne peut attribuer la pause climatique actuelle qu'à un aléa négatif de la variabilité naturelle du climat, et qui devrait prendre fin tôt ou tard.

 

Les prédictions rétroactives de l'algorithme de Larminat sont, elles, conformes à la réalité de ce palier. Comment s'y est-il pris pour reproduire ainsi les observations postérieures à l'an 2000 sans qu'il n'en connaisse rien? Cet algorithme a, en fait, su exprimer la conjonction de plusieurs facteurs dont:

 

- le retournement de l'activité solaire moyenne

- les cycles solaires qui sont passés par un minimum en pleine décennie 2002-2012

- la variabilité interne du climat qui a atteint des sommets vers l'an 2000

- l'action humaine qui est insuffisante pour compenser ces tendances à la baisse.

 

Les travaux de Philippe de Larminat établissent donc la prépondérance de l'activité solaire. Ils méritent d'être poursuivis, mais il reste beaucoup à faire pour affiner la quantification des modèles identifiés. Aussi donne-t-il des pistes aux experts dont la compétence climatique dépasse la sienne:

 

Il conviendrait de remettre en chantier l'évaluation des paramètres climatiques dans une optique boîte grise, en introduisant des connaissances a priori, par exemple sur les inerties thermiques des masses océaniques. Une autre perspective consiste à reprendre l'identification selon la démarche initiée ici, mais sur la base d'un modèle climat/carbone couplé, ayant pour entrée exogène le débit d'émission anthropique de CO2, la concentration devenant une variable d'état comme la température.

 

En tout cas, ce ne sont pas les experts de l'Académie pontificale des sciences qui suivront ces pistes.... Philippe de Larminat devait participer au Symposium sur le climat organisée par elle à Rome le 28 avril 2015. Il avait déjà acheté son billet Paris-Rome quand il a reçu, cinq jours auparavant, un mail (voir le Washington Post du 20 juin 2015)  lui signifiant qu'il y était persona non grata... Les voix des dissidents du GIEC sont décidément inaudibles et impénétrables au Vatican... Ce qui n'étonnera pas les lecteurs de Laudato Sí, la dernière encyclique de Pape François...

 

Francis Richard

 

Changement climatique - identifications et projections, Philippe de Larminat, 144 pages, ISTE Editions

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

PS

 

Philippe de Larminat met ses programmes (code source ouvert) à la disposition de ceux qui seraient intéressés et qui voudraient les exploiter:

http://www.iste.co.uk/fr/delarminat.zip

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 23:55
Climat investigation, de Philippe Verdier

Le réchauffement climatique vient de faire une nouvelle victime, Philippe Verdier. Chef du Service Météo de France 2 depuis septembre 2012, il vient d'être licencié par la chaîne de télévision qui l'avait suspendu d'antenne auparavant. Il en a fait l'annonce vidéo, symboliquement, le jour de la fête de la Toussaint... 

 

Le motif officiel de son licenciement? D'après la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, il y aurait eu de sa part confusion entre ses avis personnels et sa qualité d'employé de France 2. En quelque sorte il aurait enfreint un devoir de réserve qui n'existe pourtant pas, du moins pas pour tout le monde.

 

Car, comme le rappelle opportunément Gilles-William Goldnadel dans Le Figaro du 2 novembre 2015, France 2 n'a rien eu à redire quand Charles Enderlin ou Sophie Davant ont fait la promotion de leurs livres, respectivement Au nom du temple et Journal d'une quinqua, en se réclamant ouvertement de leur appartenance à la chaîne.

 

Le motif réel du licenciement est tout autre. Avec Climat investigation, Philippe Verdier a écrit un livre qui remet en cause ce que disent sur le climat les médias main stream. Et, ça, c'est intolérable. Où va-t-on si l'on admet des opinions contraires? On est en démocratie, que diable! D'ailleurs les théories scientifiques ont toujours été adoptées à la majorité...

 

Philippe Verdier n'est pourtant pas un excité. Il ne met même pas en doute le réchauffement. Il précise seulement qu'il marque une pause indéterminée depuis 18 ans. Ce que personne ne nie, mais qu'il ne faut évidemment pas trop crier sur les toits. Ce qui nuirait gravement à l'apocalypse. Les gens pourraient dire: même pas peur!

 

Selon certains scientifiques la température moyenne du globe aurait en effet augmenté de 0.06 °C pendant ce laps de temps, alors que d'autres corrigent cette estimation et parlent doctement de 0.12°C. Mais ce sont, de toute façon, des augmentations minimes, largement inférieures aux estimations initiales...

 

Philippe Verdier dédramatise les phénomènes météorologiques violents, imputés systématiquement au réchauffement climatique. Si les alertes météo sont plus nombreuses, ces phénomènes, en réalité, ne le sont pas... Et ces alertes sont de plus en plus performantes, leçons étant tirées des catastrophes meurtrières et coûteuses.

 

Alors que les médias main stream insistent lourdement sur les conséquences négatives du réchauffement climatique pour la France, Philippe Verdier en souligne, au contraire, les conséquences positives et prend pour laboratoire l'année 2014, une des années chaudes du XXIe français avec 2003 et 2011.

 

En 2014, la mortalité a baissé. Le tourisme national ne s'est jamais aussi bien porté. Les chantiers BTP n'ont pas été freinés par les intempéries. La facture électrique a baissé. Les réserves d'eau se sont stabilisées. Les productions viticole et agricole ont augmenté sans nuire à leur qualité. Les incendies de forêt ont été moindres etc.

 

Et dans le reste du monde? En 2014, il y a eu moins de cyclones, moins de tornades, des canicules moins dévastatrices, nulle part de record de chaleur absolu. Mais il y a eu de terribles intempéries hivernales, au contraire de ce qui s'est passé en France, qui ont coûté trois fois plus à la collectivité mondiale qu'en début de siècle...

 

Philippe Verdier pense qu'il faut s'inquiéter davantage de la pollution de l'air que des catastrophes climatiques. Pour la France, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2014, comparativement, les catastrophes climatiques ont fait une centaine de victimes et la pollution de l'air, environ quarante-deux mille.

 

Philippe Verdier est convaincu que les Nations Unies ne sont pas à même de solutionner la question du climat et que ses conférences sur le climat sont inutiles, COP21 comprise. Il place ses espoirs dans la gouvernance locale et dans... la finance:

 

Dès lors que les dégâts causés par le climat entraîneront des pertes ou des risques insupportables pour les actionnaires, la gouvernance des grandes entreprises s'orientera immédiatement vers de nouvelles stratégies.

 

Toutes ces considérations font que Philippe Verdier n'est pas tendre avec le GIEC, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, cette créature onusienne, dont il dit que les publications sont orientées et illisibles, que les prévisions se sont avérées fausses, surtout pour ce qui concerne la France.

 

Il constate d'ailleurs que tout scientifique qui s'oppose au GIEC a du souci à se faire: Le GIEC semble se concentrer uniquement sur la recherche de preuves sur sa théorie, sans avoir la rigueur de rechercher et vérifier les études qui pourraient le contrarier. Les scientifiques qui s'aventurent hors des sentiers battus de l'organisation sont automatiquement considérés comme des sceptiques, ils riquent ainsi leur avenir professionnel.

 

Philippe Verdier n'a plus de souci à se faire, c'est fait. Alors:

 

- peut-être qu'il n'aurait pas dû évoquer dans son livre la connivence qui existe entre des personnalités du GIEC, telles que Jean Jouzel ou Jean-Pascal Van Ypersele, et de grandes entreprises du CAC 40...

 

- peut-être qu'il n'aurait pas dû déconstruire les propos simplistes qu'en début d'année 2015 François Hollande a tenus sur la météo et le climat, allègrement confondus, lors d'une matinale de France Inter...

 

- peut-être qu'il n'aurait pas dû écrire, même si c'est vrai: Les scientifiques à la solde des gouvernements publient et s'expriment pour mériter leurs crédits de fonctionnement, les politiques reprennent une partie de leurs travaux pour s'attirer la faveur des électeurs.

 

Philippe Verdier se défend d'être climato-sceptique. Ce qui n'empêchera pas NKM, alias Nathalie Kosciusko-Morizet, de le traiter de connard, même si elle ne lit pas son livre, surtout si elle ne le lit pas, puisqu'elle n'en pense que du mal sans l'avoir lu, comme elle l'a reconnu spontanément lorsqu'elle a été invitée au Grand Journal de Canal + le 5 octobre dernier.

 

En publiant ce livre, Philippe Verdier a, en tout cas, commis un crime de lèse-majesté à l'égard de François Hollande dont le dada, cette année, n'est plus la mythique inversion de la courbe du chômage. Voyant dans la question climatique une aubaine, il a enfourché un autre canasson, COP21, dont le nom est connoté police de la pensée unique.

 

François II compte en effet sur la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques pour redorer son blase. Disons-lui tout de suite: ce n'est pas gagné. Car il faillira sans doute, comme dans tous les domaines où il est intervenu personnellement. A part être parvenu à se faire élire Président de la République en trompant ses électeurs, qu'a-t-il réussi depuis?

 

Francis Richard

 

Climat investigation, Philippe Verdier, 288 pages, Ring

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

Annonce vidéo de son licenciement par Philippe Verdier, le 1er novembre 2015:

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 06:00
Mon soutien au Collectif des climato-réalistes

Le 10 septembre dernier j'ai apporté mon soutien au Collectif des climato-réalistes créé dix jours plus tôt.

 

Pourquoi? Parce qu'il s'agit de raison scientifique garder devant la véritable propagande déversée dans les médias main stream sur le réchauffement climatique.

 

Le Collectif des climato-réalistes est hébergé par Skyfall. Il a publié le 1er septembre 2015 un texte que je reproduis ci-après, volontairement seulement maintenant, un mois jour pour jour avant le début, à Paris, de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, COP21.

 

Pourquoi? Parce que je sais que la propagande va s'intensifier et que c'est donc maintenant le bon moment pour entrer en résistance contre elle, celui de son grand déferlement.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet a déjà traité les climato-sceptiques de "connards" le 5 octobre 2015 dans le Grand Journal de Canal+... Fénelon disait que "dans les discussions, les injures sont les raisons de ceux qui ont tort"...

 

Aussi, plutôt que de m'offusquer du qualificatif dérisoire employé par cette dame à l'encontre de mes semblables, préféré-je le reprendre à mon compte et, exceptionnellement, signer ce billet de ce pseudonyme qui rime avec mon patronyme.

 

Francis Connard

 

Texte du 1er septembre 2015 du Collectif des climato-réalistes, suivi la liste des soutiens individuels mise à jour au 26 octobre 2015, où figure l'alter ego du signataire des lignes ci-dessus:

 

À l’approche de la conférence de Paris qui accueillera en décembre les représentants de tous les pays pour lutter contre l’évolution du climat, nombreux sont ceux, individus et associations, qui souhaitent exprimer leur préoccupation devant la propagande actuelle qui impose une véritable panique. La peur irrationnelle qui nous est quotidiennement distillée est l’œuvre d’une bureaucratie climatique dont l’intérêt objectif est d’aller toujours plus loin dans l’outrance et les prophéties de malheur. Pour lui faire face a été lancé le 1er septembre 2015 le Collectif des climato-réalistes, qui regroupe individus et associations rassemblés derrière un même projet : favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat.

L’absence de tout réchauffement statistiquement significatif à l’échelle de la planète depuis maintenant près de vingt ans, la hausse modérée et sans accélération du niveau de l’Océan depuis un siècle, la stabilité de la banquise à l’échelle globale ou encore la baisse de l’intensité cyclonique de ces dernières années ne sont que quelques exemples des observations de plus en plus nombreuses qui indiquent que l’approche de la question climatique ne saurait se réduire à des slogans culpabilisateurs. Le prétendu « consensus » sur la responsabilité humaine n’est qu’un leurre, nombreux sont les scientifiques parmi les plus éminents qui expriment leurs doutes sur la question. En ostracisant ces opinions dissidentes si essentielles à la bonne marche de la science, ce faux consensus imposé retarde notre compréhension du système climatique en même temps qu’il incite à des politiques irrationnelles et donc contre-productives.

Le temps est venu d’accepter que le climat a toujours changé et que l’humanité devra s’y adapter demain comme elle s’y est tant bien que mal adaptée hier. Une entente mondiale permettant à chacun d’être mieux protégé des aléas météorologiques est une belle ambition, dont la réalisation nous emplirait tous de fierté. Toutefois, cette ambition ne produira ses fruits que si elle ne grandit pas à l’ombre d’une peur arbitraire qui conduit à se tromper d’adversaire et à se focaliser sur les gaz à effet de serre, dont l’importance apparaît comme grandement exagérée. L’attention consacrée à l’avenir climatique est devenue une obsession démesurée qui risque fort de faire oublier les vrais enjeux collectifs de ce début de siècle.

Le Collectif des climato-réalistes se propose d’organiser diverses manifestations et de promouvoir des initiatives qui porteront un regard alternatif au discours dominant. L’objectif unique du Collectif est de contribuer à une information francophone sur le climat qui tranche avec la litanie catastrophiste actuelle. Le Collectif n’a aucun but lucratif, politique ou confessionnel.

Avec ses neuf ans d’existence et une notoriété qui s’étend dans toute la francophonie, le blog Skyfall est apparu comme le lieu d’expression le mieux adapté pour les climato-réalistes. En accord avec ses animateurs, Skyfall devient ainsi aujourd’hui le domicile internet de référence du Collectif. C’est donc prioritairement sur Skyfall que le Collectif publiera informations et annonces diverses, qui pourront bien entendu être relayées aussi ailleurs.

Tous ceux, individus ou associations, qui désirent soutenir le Collectif sont les bienvenus. Le Collectif souhaite vivement s’élargir aux sensibilités les plus variées et incarner ainsi cette large frange de la société civile qui, au-delà de tout clivage partisan, ne se reconnaît pas — ou plus — dans les discours alarmistes et culpabilisants sur le climat.

Vous pouvez contacter le Collectif des climato-réalistes en envoyant un courrier à l’adresse collectifdesclimatorealistes@gmail.com en précisant, si vous voulez apporter votre soutien :

- pour les personnes morales : intitulé exact, site internet ;

- pour les personnes physiques : prénom, nom, profession actuelle (si vous êtes retraité : dernière profession exercée, ou bien la plus significative), éventuellement lien vers un page personnelle, un site ou un blog (limité à un seul lien).

 

Comité scientifique :

Jacques Duran (physicien, directeur de recherches au CNRS (e. r.))

François Gervais (physicien, université François Rabelais, Tours)

Benoît Rittaud (mathématicien, université Paris-13, Sorbonne-Paris-Cité)

Camille Veyres (Mines-Telecom)

István Markó (chimiste, université catholique de Louvain)

Reynald Du Berger (géophysicien, université du Québec à Chicoutimi)

 

Comité d’organisation :

Marie-France Suivre

Christian Gérondeau

Pierre Bouteille

Benoît Rittaud

L’équipe de Skyfall

 

Personnes morales membres du Collectif  (mis à jour le 21 octobre 2015) :

Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole

Association française des climato-optimistes

Association pour la liberté économique et le progrès social

Contribuables Associés

Institut de recherches économiques et fiscales

Institut Turgot

Students for liberty

Liberté Chérie

Héritage et Progrès

des Gadz’Arts d’Aix-en-Provence

le club des Grogniarts du CO2 (rassemblement informel de cadres de l’industrie, du commerce, de
l’enseignement et d’organismes scientifiques)

La Terre du Futur

Observatoire de l’éco-malthusianisme

 

Soutiens individuels au Collectif (mis à jour le 26 octobre 2015) :

Jean-Charles ABBÉ (chercheur en radiochimie), Florin AFTALION, Paul ALBA (retraité de l’industrie pétrolière), Pierre ALLEMAND (ingénieur chimiste), Angélique ANDRÉ (naturopathe-herboriste), Vincent ANDRES (éditeur), Rémi ANFRAY (géologue), Pierre ANIORTÉ (ancien promoteur immobilier), Gilles ARGY (ancien directeur R&D et ancien président du réseau national métariaux et procédés de l’ANRT), Max ARIES (retraité ingénieur dans le nucléaire), Éliane ARNAUD (ancienne enseignante de physique-chimie), Charles AUBOURG (professeur à l’université en géosciences), Jean-Pierre BARDINET (ingénieur), Yves BARDINET (ingénieur des Mines), Jean-Jacques BARRET (retraité), Monique BARRET (conseillère professionnelle retraitée), Mathieu BATAILLE (neurologue), Jacques BAUDOUIN (ingénieur), Jacques BAUGAS (lieutenant au long cours), Jean-Michel BÉLOUVE, Vincent BÉNARD (ingénieur en aménagement du territoire), André BENOIT (ingénieur chef d’entreprise), Sébastien BERTHAUD (juriste/Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie), Laurent BERTHOD (ingénieur agronome), Pierre BESLU (Commissariat à l’Énergie Atomique), Holly BIRTWISTLE (technicien de laboratoire retraité), Jean-Didier BODIN (ancien directeur de compagnie de chemins de fer), Michel BOILEAU, Jean-Guy BOITEAU (chimiste organicien), Henri BONDAR (chercheur en physique), Pierre BONN (ingénieur), Camille BOUCHET (agriculteur éleveur ovin), Hélène BOUCHET (agriculteur éleveur ovin), Jacques BOUDIER (ingénieur ESE), Joel BOURGUIGNON (ingénieur en électronique et technologies de l’information), Claude-Alain BOURINAT (médecin généraliste retraité), Patrick BOUSQUET DE ROUVEX (ancien scénographe et agent immobilier), Guy BOUTOUT (plasturgiste), Paul BRAAT (pneumologue retraité), Claude BRASSEUR (mathématicien), Christian BREDIN (médecin gastroentérologue et oncologue), Éric BRYS (ingénieur), Yves BUCHSENSCHUTZ, Thibaud CALMETTES (ingénieur domaine spatial), Christophe CANAL (directeur financier d’un groupe d’entreprises), Bernard CAPAI (chimiste), Jean-Louis CARTEL (médecin biologiste retraité), Patricia CARTIER-MILLON (comédienne metteur en scène et documentariste), François CARTON (ingénieur), Claude CAZELLES (infographiste-imprimeur), Christophe CHALVIGNAC (chef d’entreprise), Geoff CHAMBERS (ancien illustrateur et chargé de cours à l’université), Pierre CHAPERON, Luca CHAPITEAU (étudiant en journalisme), Pierre CHOMETON (ingénieur arts et métiers), Christophe CLEMENT (physicien neutronique), Marc CLERENS (consultant), Jean-François COCHET (dessinateur-projeteur en génie civil), Roger COMTAT (ancien chargé des travaux neufs et de l’entretien d’une usine d’ordinateurs), Jean-Paul CORNEC (ingénieur télécom), Lucien COSTE (ancien attaché risques et environnement et créateur et chargé de cours sur les risques naturels), Richard COTTÉ (professeur de mathématiques), Jean Philippe CROS (médecin honoraire des hôpitaux), Jean-Pierre COUSTY (directeur de projets d’ingénierie), Bernard CURE (ingénieur agronome), Benjamin DAMIEN (directeur de business development), Pierre DAVID (ingénieur ICAM), Anne DEBEIL (retraitée ingénieur civil chimiste et conseil en environnement sécurité), Fred DECKER (météorologue), Patrick DE DOMPSURE (membre d’un cabinet d’accompagnement), Yvan DE LESPINAY DE PANCY (traducteur scientifique et technique), Bruno DE LIMBURG STIRUM (ingénieur civil mécanicien à l’université), Anne DE MARCILLAC (ingénieur agronome), François DENIEUL (ingénieur productions animales), Jean-Claude DESOYER (professeur des universités honoraire en physique), François DESPERT (praticien hospitalier émérite en pédiatrie-endocrinologie), Georges DEVIC (ingénieur en équipements thermiques), Gérérd DEVILLE (ancien chercheur en physique du solide), Jean-Pierre DHUMERELLE (ancien ingénieur au ministère de l’Environnement), Manoel DIALINAS (ingénieur de recherche retraité), Jean-Luc DIDIER (cultivateur), Cédric DILIGEON (directeur logistique dans l’industrie automobile), Emmanuel DUBREUIL (consultant), Éric DONNI (ancien ministre-conseiller aurpès de la délégation européenne au Burundi), Jean-Louis DUCLUSAUD (ancien membre permanent du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable et ancien chargé de mission du Groupe Inter-Académique pour le Développement), Cyril DUCROCQ (ingénieur ISAE-ENSMA), Brieuc DU HALGOUËT (ingénieur), Laurent DUPARC (géologue ingénieur géotechnicien gérant de société), Laurent DUPONT (responsable technique et risques industriels), Jean-Louis DURET (chef d’entreprise), Pierre DUVIC (inspecteur de l’environnement au ministère de l’Écologie), Abderrahmane EL HARRADJI (professeur à l’université en géographie physique), Christiane EMPEREUR (médecin), Jean-Claude EMPEREUR (maire honoraire), Jean-Pol EPPE (ingénieur), Jacques ERNST (ancien responsable commercial à l’international), Maggy ERNST (ancienne directrice d’une centrale internationale de marchandises), Jean-Marc ESTELLON (chef d’entreprise), Michel FABRE, Max FALQUE, Sylvain FLEURY (enseignant en histoire-géographie), Fred FOURNIER (gérant entreprise énergies renouvelables), Stephen FOX (sculpteur), Pascal FOURNIER (chimiste dans un centre de recherche sur les biotechnologies marines), Alain GAIDE (ancien cadre d’entreprise), Pierre GAIRRET (ancien chef d’entreprise), Alain GAGNON (enseignant de philosophie), Claude GALLAS (ingénieur télécommunications en retraite), Gérard GALLAS (ingénieur - ancien directeur d’un laboratoire de recherche et de contrôle du caoutchouc et des plastiques), Jean-Louis GARNIER (ancien consultant en transport collectif urbain routier), Dominique GARRIGUES, Michel GAY (pilote), Marc GENEST (cardiologue), Katharine GIBBENS (formatrice en langue anglaise), David GILLAN (microbiologiste chargé de cours), Roland GILLAN (ingénieur électronique/informatique retraité), Raymond GILLARDIN (instituteur retraité), Alain GIRARD (ancien enseignant de sciences physiques), Stéphane GOTTY, Christophe GOUMAZ (ingénieur agronome), Bernard GRANDCHAMP (ingénieur agronome - œnologue), Pierre GRANDPERRIN (ancien PDG d’une société de services informatiques), Gilles GRANEREAU (météorologue et chef de projet environnement et tourisme), Pierre GRAVELINE (ancien formateur), Claude GRELLET (médecin), Michel GUIEAU (retraité de l’industrie gazière), Jean-Claude GUILLAUMIN (président d’une association historique), Jonathan GUINÉE (en recherche d’emploi), Laurent Larry GUYOT-SIONNEST (conseil start-ups), h16, Laurent HAEGELEN (agriculteur éleveur bovin lait), Jacques HENRY, Jacques HERMAN, Michael HOHMANN (architecte et expert en énergies propres), Jean-Paul HOUSSAY (officier de police retraité - police technique et scientifique), Richard HOWARD (ingénieur-chercheur EDF), Olivier HUIN (chef d’entreprise), Christophe HUON (magistrat), Michel JALLAS, Benoît KETTOUCHE (directeur commercial), Peter KIRBY (retired local government official), Bernard LAFARGUE (comédien), Éric LAURIAC (informaticien), René LAVERSANNE (chef d’entreprise conseil en financement de l’innovation), Marcel LEBICHOT (ancien responsable d’études de marché et de prévision), Françoise LE BORNE (directeur de cabinet honoraire), Jacques LEGRAND, René LE HONZEC (dessinateur), Marc LE MENN (responsable d’un laboratoire de métrologie et de chimie océanographique), Jacques LEMIÈRE (ouvrier), Didier LEMIRE (consultant), Michel LE NORMAND (ancien professeur de botanique et pathologie végétale), Jean-Luc LÉONARD (journaliste), Arthur LEPIC (journaliste et traducteur), Thierry LEPOINT (ancien professeur des universités en chimie), Alexis LESAGE (enseignant en physique-chimie), François LEVADOU (ancien ingénieur physicien), Thierry LEVENT (médecin hospitalier), Fabrice LIENARD (masseur-kinésithérapeute), Daniel LIMON (apiculteur), Pierre LORRAIN (journaliste et écrivain), Jean LUDOVICY (ancien pilote de ligne commandant de bord), Jean LUGAND (artisan spécialiste en brûleurs), Luc MAGNENAT (ancien enseignant de géographie), Christian MARCHAL (astronome), Didier MARÉCHAL (gérant d’un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes), Henry-Pierre MARQUIS (officier de carrière en retraite), Michel MARTIN (ancien dirigeant d’une entreprise de formation et de conseil), Francis MASSEN (ancien enseignant de physique/mathématiques/informatique), Henri MASSON (professeur émérite à l’université), Jean-François MATHIEU (ancien formateur à l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la Prévention des Accidents et des Maladies Professionnelles), Mark McGUIRE (musicien), Jean Baptiste MENDIBURU (cadre commercial), Norbert MERJAGNAN (écrivain scénariste et éditeur), Jean MERMILLON (ancien officier supérieur de l’Armée de Terre), Nathalie MEYER-POTHIER (conseil financement entreprises), François MEYNARD (enseignant), Cyrille MICHEL (ingénieur et chef d’entreprise), Jean-Luc MICHEL (professeur des universités en communication), Pierre MONGIN (directeur de recherche honoraire de l’INRA), Serge MONIER (ancien cadre dirigeant dans l’industrie agro-alimentaire), Jacques-Marie MORANNE (expert NTIC), Lucien MORNET (ancien responsable informatique), Guy MUYLDERMANS (chimiste retraité responsable R&D et ancien enseignant), Willem MUYLDERMANS (professeur en sciences), Lars MYRÉN (retraité ingénieur civil chimiste et conseil en environnement sécurité), Georges NARD (géodésie), Marc NEIGEL (responsable administratif et financier dans une PME), Thierry NIDERMAN (traducteur scientifique), Jean NIVON (usine de fermetures de bâtiments), Louis NOHARET (ingénieur retraité), Hugues NOLLET (ingénieur génie civil), Jacques OLIVIER (ingénieur territorial), Lucien OULAHBIB (docteur en sociologie et habilité à diriger des recherches en sciences politiques), Robert PAGÉ, Alain PAILHÈS (ingénieur en électronique et génie atomique), Roland PASCOLO (senior consultant), Pierre PATOU (ingénieur automaticien), Jean-Pierre PELSENEER (ingénieur civil), Ludovic PENIN (andien directeur des systèmes d’information de grands groupes et ancien entrepreneur), Benoît PERRIN, Fernand PETIT (fonctionnaire honoraire), François PETIT (ingénieur en informatique), Françoise PETIT (mère au foyer), Jean-Louis PINAULT (hydrogéologue), Thierry PIOU (physicien), Raymond PISSART (ingénieur civil des mines retraité), Marc PISSAVINI (ingénieur de recherches en chimie), Anthony PITON (chef de projet dans l’industrie de l’énergie), Joseph PIZZO (actuaire-consultant et membre de l’Institut des actuaires), Daniel POLLET (ancien directeur technique d’une société de logiciels de conception électronique), Francis PONCET (rédacteur graphiste dans l’édition), Alain PRÉAT (géologue), André QUINTIN (ancien ingénieur agronome), Graziella RABAH (juriste et collaboratrice d’un élu en Nouvelle Calédonie), Marc RAZAIRE (arts et métiers), Jean-Michel REBOUL (graphiste), Jean-Claude RÉMONDET (retraité du forage et de la production pétrolière), Michel REY (restaurateur), Francis RICHARD (responsable d’une administration des ressources humaines), Jean-Pierre RICHAUD (ingénieur en mécanique énergétique), Denis RIÈS (dentiste), Denis RIEU (directeur commercial et marketing en électronique de loisir), Jean-Pierre RIOU (enseignant), Christian RIOUX, Chantal RITTAUD-HUTINET (professeur des universités en sciences du langage), Jacques RITTAUD-HUTINET (écrivain), Philippe ROBERT (chroniqueur politique), François ROBIN (médecin radiologue), Daniel ROMEAS (ingénieur retraité raffinage et pétrochimie), Daniel ROSSET-FOUCAUD (imprimeur retraité), John ROTSCHILD (retraité du secteur des assurances), Bertrand ROUFFIANGE (médecin radiologue), Serge ROULEAU (ingénieur), Martine ROUX (infirmière libérale), Olivier ROUX (enseignant en physique-chimie), Georges SAGNOL (ancien directeur de cabinet de conseil financier), Emmanuel SALA (gérant associé), Georges SCHELL (ancien associé d’un cabinet d’audit international), Alain SCHOLLAERT (élagueur), Jean François SCHUMACHER (chef d’entreprise), Samuel SCHWEIKERT (ingénieur en mécanique), Olivier SIBENALER (ingénieur conseil), François SIMONET (ancien directeur de la planification pour la gestion de l’eau et des écosystèmes aquatiques), Walter SIMONSON (ingénieur civil à l’université), Frédéric SOMMER (géologue), Jean SOUM-POUYALET (chirurgien-dentiste retraité), Eulalie STEENS (écrivaine sinologue et chargée de communication), Alain SYLVOS (ingénieur), Boris TCHERNISHOFF (responsable occasions et concessionnaire), Marcel TERRIER (risk manager), Erasmus THARNABY, Dirk THOENES (ancien professeur des universités en génie chimique), Fabienne THOMAS (médiatrice scientifique), Rémi THOULY (chargé d’étude technique), Régine TITELION (retraitée de la fonction publique), Alain TOULLEC (consultant-formateur), Guy VALLANCIEN (membre de l’Académie Nationale de Médecine et ancien professeur des universités en urologie), Jo VANDER HAEGEN (administrateur de sociétés), Catherine VAN VLIET-CONSTANTINIDOU (médecin anatomo-pathologiste retraitée), Brigitte VAN VLIET-LANOË (directrice de recherche émérite en géologie et sédimentologie), Christophe VARNIER (enseignant), Claude VERCAEMER (ancien directeur de la recherche technologique dans l’industrie), Jean-Louis VERDEAUX (ancien responsable développement durable pour une compagnie aérienne), Étienne VERNAZ (directeur de recherche spécialiste des déchets nucléaires), Charles VERNIN (arts et métiers), Vincent VERSCHOORE, Richard VIDALENC, Emmanuel VILMIN (statisticien et économiste), Joe WALLACH, Jean-Paul WEIBEL (ancien directeur d’usine dans l’industrie du caoutchouc et de la pharmacie/cosmétiques), Francis WEISS, Éric WERME (ingénieur logiciel), David WILSON (ingénieur chimiste), Thomas ZABULON (enseignant en chimie).

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 22:35

Ecologie, la fin GerondeauLe dernier livre de Christian Gerondeau porte un titre à double sens. L'auteur entend-il le mot "fin" dans le sens de but poursuivi par l'écologie ou dans le sens de la mort de l'idéologie verte ?

 

Il semble bien que ce soit dans les deux sens.

 

En effet, dans ce livre, Christian Gerondeau nous montre que le but poursuivi par l'idéologie écologiste n'a rien de scientifique mais qu'elle relève de la croyance, et que sa mort, parce qu'elle est un déni de la durable réalité, est inéluctable.

 

L'idée du changement climatique a été porté "au premier rang des préoccupations du globe" par trois adeptes de cette religion, inconnus du grand public: un Suédois, Bert Bolin, un Canadien, Maurice Strong, et un Américain, James Hansen.

 

Le premier fait en 1959 une annonce impressionnante devant l'Académie nationale des sciences américaines, relayée par le New York Times: la teneur en CO2 due à l'activité humaine va s'accroître de 25% d'ici la fin du siècle; il en résultera des conséquences très graves sur le climat qui va connaître un réchauffement radical.

 

Autant la première assertion est d'évidence, autant la seconde va se trouver infirmée puisque la température moyenne du globe va décroître jusqu'en 1975. Ce n'est seulement qu'à partir de cette année-là que l'intime conviction de ce météorologiste va se trouver confortée, pour une durée limitée toutefois, d'à peine 25 ans.

 

Il y aura donc corrélation pendant un temps entre l'augmentation de la teneur en CO2 et la température moyenne du globe, avant que cette dernière ne se stabilise depuis maintenant quelque 15 ans, tandis que la teneur en CO2 continue d'augmenter. Il n'y a donc pas de lien de causalité entre les deux ...contrairement à ce que l'on veut nous faire croire.

 

Seulement, en 1985, on ne le sait pas encore et on peut encore dire n'importe quoi. Cette année-là, une conférence sous l'égide de l'Organisation météorologique mondiale et du département de l'environnement des Nations Unies, créé par Maurice Strong, se tient à Villach en Suisse. Il s'agit "d'étudier le rôle du CO2 et des autres gaz à effet de serre sur les variations du climat et sur leurs conséquences".

 

Bert Bolin participe à cette conférence. Sur sa proposition, qui s'appuie sur les indications de modèles informatiques, la conférence conclut que, pendant la première moitié du XXIe siècle la température moyenne du globe pourrait s'élever de 4,5 degrés et le niveau des mers de 1,50 m.

 

Dans ce sillage, trois ans plus tard (après l'intervention dans le même sens, au Sénat américain, en pleine canicule, de James Hansen, directeur d'un département de la NASA, devant tous les médias nationaux et internationaux), le GIEC voit le jour à Genève.

 

Le GIEC n'est pas comme son nom l'indique en français (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), et dans d'autres langues, un groupe d'experts scientifiques. Il est, comme son nom originel en anglais, IPCC, l'exprime très bien, un panel intergouvernemental sur le changement climatique. Il est donc essentiellement politique.

 

Le GIEC est composé de trois organes:

 

- une assemblée générale, composée de représentants, fonctionnaires ou politiciens, désignés par les gouvernements

- un bureau composé de 30 membres, dont la moitié proviennent de pays en voie de développement, présidé depuis le début par un absolu "croyant" au dogme de l'influence de l'homme sur le climat (Bert Bolin de 1988 à 1997, Robert Watson de 1997 à 2002, et, depuis, Rajendra Pachauri).

- un groupe d'experts sélectionnés par le bureau (avec l'aval d'ONG écologistes telles que Greenpeace, Les Amis de la Terre, le WWF etc.) qui servent de caution scientifique (et d'instrument de marginalisation de ceux qui ne sont pas écologiquement corrects), et qui sont, pour la plupart, incompétents en matière de climat.

 

Le GIEC émet des rapports périodiquement (en 1990, 1995, 2001 et 2007) en trois versions:

 

- un rapport de plusieurs centaines de pages, illisible, en tout cas très peu lu

- un résumé technique du rapport, tout aussi indigeste

- un résumé à l'intention des décideurs, de couleur verte, volontairement réducteur, même mensonger et, souvent, en parfaite contradiction avec ce que disent les "experts" dans le rapport...

 

Le rapport spécial de 2011, consacré aux énergies renouvelables, est structuré de la même manière. Lors de sa publication, le GIEC, dans une déclaration du 8 mai 2011, sans crainte du ridicule, lance ce bobard repris par les agences de presse et les médias du monde entier:

 

"Les énergies renouvelables pourraient répondre en 2050 à près de 80% des besoins énergétiques de l'humanité."

 

Christian Gerondeau n'a aucun mal dans son livre à démontrer que c'est complètement fantaisiste (l'Agence internationale de l'énergie lui donne d'ailleurs entièrement raison dans sa dernière publication...). Ce qui évidemment ne peut pas plaire aux adeptes de la religion verte qui voudraient tellement que l'on réduise les émissions de CO2 en couvrant les territoires d'éoliennes et de panneaux solaires:

 

"Faut-il le répéter, le vent ne souffle à des vitesses suffisantes pour être productif que 20 à 30% du temps selon les lieux, et le soleil ne brille suffisamment sous nos latitudes que 10 à 15% de celui-ci."

 

Il précise:

 

"Puisque l'électricité d'origine éolienne ou photovoltaïque est aléatoire et n'est fournie qu'une fraction du temps, il faut combler son absence le reste du temps par d'autres sources qui puissent être sollicitées à tout instant."

 

Il pose la question qui tue, puisque le ridicule ne le fait pas:

 

"Qui donc a eu l'idée baroque qu'il serait possible de remplacer des sources permanentes par d'autres parfaitement aléatoires ?"

 

Christian Gerondeau connaît bien le domaine des transports. Il a été délégué à la Sécurité Routière. Il sait donc de quoi il parle. Les transports en commun n'ont de raison d'être que dans les centres des grandes villes comme Paris. Autrement la voiture est irremplaçable, car elle "divise par deux les durées de trajet de porte à porte par rapport aux transports en commun":

 

"Dans la plupart des cas, celle-ci permet en conséquence de multiplier le nombre et la diversité des activités quotidiennes et de réduire massivement le temps perdu en déplacements. Elle est ainsi un vecteur essentiel de liberté et de qualité de vie de nos contemporains."

 

En France les chiffres parlent d'eux-mêmes:

 

"Quel que soit le critère employé, il apparaît [...] que les transports par route répondent à environ 95% des besoins du pays et les transports ferrés et publics à 5%."

 

C'est pourquoi il s'insurge contre les dépenses inutiles engagées pour développer les transports en commun afin de rendre un culte à la religion du réchauffement climatique dû à l'activité humaine. Il s'insurge d'autant plus que s'il y a plus qu'un doute sur le lien de causalité entre les deux, il est de toute façon, complètement irréaliste de penser qu'il est possible de réduire les émissions de CO2.

 

Au contraire les émissions de CO2 continueront d'augmenter, permettant le développement de toujours plus nombreuses régions du globe. Car les ressources d'hydrocarbures sont loin d'être taries, contrairement aux prévisions alarmistes, et, notamment, depuis qu'a commencé l'exploitation prometteuse du gaz de schiste:

 

"Toutes les dépenses aujourd'hui consenties dans le but de réduire nos émissions de CO2 n'ont aucun sens et nous pouvons donc épargner des sommes considérables."

 

Il serait temps que cette bonne nouvelle fasse le tour de la planète pour dissiper la morosité.

 

Francis Richard

 

L'écologie, la fin, de Christian Gerondeau, 304 pages, 16 pages d'illustrations, Editions du Toucan ici

 

Cet article est reproduit sur le site lesobservateurs.ch 

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 12:35

Paris-fin-juin.jpgDepuis quelques jours, dans les médias hexagonaux [ici d'où provient la photo], on nous rebat les oreilles avec la nouvelle époustouflante que l'année 2011 aura été la plus chaude en France depuis le début du XXe siècle, nombrilisme oblige.  

 

Comme je suis curieux de nature, je suis allé sur le site de Météo France qui a dressé ce bilan provisoire de l'année 2011.

 

Tout d'abord j'ai eu du mal à trouver ledit bilan provisoire de l'année. Dans ma naïveté je pensais que ce bilan de l'institution étatique avait été dressé tout récemment. Que nenni, il date d'un mois. C'est en somme du réchauffé.

 

Voici le chapeau qui résume l'essentiel du propos ici :

 

Bilan provisoire établi à la date du 28 novembre 2011

Après une année 2010 se positionnant en France métropolitaine comme la plus fraîche de ces deux dernières décennies (à égalité avec 1996), l'année 2011 se révèlera très probablement en France métropolitaine comme l'une des plus chaudes depuis 1900. Ce bilan est le résultat d'un printemps et d'un automne 2011 exceptionnellement chauds. En effet, le printemps 2011 se positionne au premier rang des printemps les plus chauds* et l'automne 2011 au second rang des automnes les plus chauds* (l'automne 2006 détenant la première place).

 

Par ailleurs, tous les mois de l'année 2011 ont été plus chauds que la normale**, à l'exception notable de juillet 2011 qui, avec une température moyenne inférieure de 1,3°C à la normale**, a été le mois de juillet le plus frais de ces trente dernières années.

 

* depuis 1900

** moyenne de référence 1971-2000

 

Remarques à propos de ce bilan :

 

- Vous souvenez-vous que 2010 avait été l'année la plus fraîche des deux dernières décennies ? Curieusement, parce que cela n'allait pas dans le sens du réchauffement climatique, les médias n'avaient pas fait, l'année dernière, à ce propos, tout le tintouin que nous connaissons aujourd'hui.

  

- Dans cet esprit les médias se gardent bien de rappeler que l'hiver 2010-2011 a été plus froid que celui des années précédentes. Sur le site de Météo France, on peut lire en effet ici :

 

L’hiver « météorologique » (décembre-janvier-février) 2010-2011 en France métropolitaine s'est révélé plutôt frais, avec une pluviométrie sensiblement déficitaire et un ensoleillement variable.

Les températures moyennes mensuelles ont été très basses en décembre avec une anomalie de -3°C par rapport à la normale*. En janvier, elles ont été très légèrement au-dessus de la normale  (+0,3°C). La douceur a été plus marquée en février avec une température moyenne de 1,2°C au-dessus de la normale. Sur l'ensemble de l'hiver, la température moyenne sur la France demeure inférieure à la normale avec une anomalie de -0,6°C.

 

*  moyenne de référence 1971-2000 

 

En lisant bien on constate donc que la température moyenne sur la France était supérieure à la "normale" en janvier et février 2011, mais que c'est la température moyenne de décembre 2010 qui a fait descendre la moyenne des températures moyennes de l'ensemble de l'hiver 2010-2011.

 

Temperature-moyenne-hiver.gifOn voit bien dans ces conditions qu'une moyenne est aisément manipulable et qu'elle ne signifie pas grand chose. Il suffit de prendre pour référence tantôt l'année civile, tantôt les saisons, pour obtenir des résultats qui permettent d'étayer la thèse que l'on veut démontrer.

 

La représentation graphique ci-contre des écarts de température des hivers faite par Météo France ici devrait conduire ainsi à conclure avec prudence. 

 

De même l'évolution des moyennes de températures locales en France montreraient certainement une évolution autre que l'évolution des températures moyennes nationales, sans parler de l'évolution des températures moyennes globales, c'est-à-dire à l'échelle du globe, sur lesquelles on est bien silencieux en ce moment...

 

On peut s'interroger enfin sur la validité du calcul des moyennes quand les instruments de mesures changent ou quand les conditions de relevés ne sont pas les mêmes au cours du temps. Ce qui est vrai localement, l'est tout autant au niveau national, ou global. Ce n'est pas pour rien que Météo France est obligée de mélanger des données à compter de 1900 à des données comparées à la période 1971-2000. 

 

A vouloir trop prouver...

 

C'est comme si je retenais comme significative "l'exception notable de juillet 2011 qui, avec une température moyenne inférieure de 1,3°C à la normale**[voir ci-dessus], a été le mois de juillet le plus frais de ces trente dernières années.", en omettant soigneusement de parler des autres mois de l'année...

 

Francis Richard

Repost 0
Published by Francis Richard - dans Climat
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
  • Contact

Profil

  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), je travaille dans les ressources humaines et m'intéresse aux arts et lettres.

Références

Recherche

Pages