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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 19:45
Une conférence sur les ours polaires, de Susan J. Crockford, à l'Espace Chaptal, à Paris

Hier soir, invitée de l'Association des Climato-réalistes, que préside Benoît Rittaud, Susan J. Crockford donnait une conférence sur les ours polaires, à l'Espace Chaptal, à Paris.

 

Susan J. Crockford est une zoologiste de plus de 35 ans d'expérience. Elle est spécialiste des animaux de l'Arctique à l'Holocène (10000 dernières années).

Susan J. Crockford

Susan J. Crockford

La scientifique canadienne, qui, entre autres, assiste la police dans des analyses médico-légales, s'est plus particulièrement intéressée à l'évolution de l'ours brun à l'ours polaire.

 

Jusqu'il y a peu, elle était professeur adjoint à l'Université de Victoria, en Colombie Britannique. Mais son mandat de trois ans, de 2016 à 2019, n'a pas été renouvelé pour les trois années à venir.

 

Cette éviction sans motif lui a été signifiée en mai dernier mais elle ne l'a rendu publique qu'il y a quelques jours. En réalité, comme ce fut le cas pour bien d'autres avant elle, il s'est sans doute agi de faire taire une voix qui n'était pas conforme à la pensée unique, en vain.

Une conférence sur les ours polaires, de Susan J. Crockford, à l'Espace Chaptal, à Paris

La pensée unique, et dominante, est que le climat, l'environnement et l'énergie sont un seul et même sujet. Elle se caractérise également par un alarmisme qui se traduit, comme toujours dans l'Histoire, par soumission et taxes.

 

Au début du XXIe siècle, cette pensée (voir les couvertures de Time en 2000 et 2006) s'est traduite, par exemple, par l'affirmation que l'ours polaire était menacé de disparition en raison du réchauffement climatique (d'origine anthropique).

 

Fort heureusement cette catastrophe ne s'est pas produite, parce que ceux qui l'annonçaient ignoraient tout des ours polaires et de leur mode de vie.

 

Comment vivent les ours polaires?

 

La plupart des ours polaires vivent sur la banquise de mer proche de la terre ferme et la moitié d'entre eux au Canada. Sur la glace, qui doit être épaisse d'au moins 8 cm, ils chassent le phoque, s'accouplent, donnent naissance et élèvent leurs petits.

 

Pour survivre, en été comme en hiver, les ours polaires ont besoin de graisse. Au printemps (d'avril jusqu'à début juin), ils mangent pour 8 mois de nourriture, ce qui explique qu'ils soient gros au début de l'été et maigres, et d'autant plus dangereux, à la fin de l'hiver.

 

Les ours polaires peuvent mourir de faim quand ils sont malades ou blessés ou que, jeunes et inexpérimentés, ou trop vieux, ils ne sont pas de taille à disputer leurs proies face à des ours plus gros ou plus forts qu'eux. C'est pourquoi un seul ours affamé ne vous dit rien sur la situation de la population.

 

Ce que les gens ignorent, c'est que les ours polaires sont d'excellents nageurs et qu'ils peuvent nager des centaines de kilomètres...

 

Il ne faut pas se fier aux apparences. Si les petits peuvent ressembler à des ours en peluche, les adultes sont des prédateurs puissants et rusés qui tuent pour se nourrir.

 

Cela ne plaira pas à d'aucuns, mais les ours polaires affectionnent particulièrement de manger de gras bébés phoques et apprennent à leur progéniture à faire de même.

 

Les femelles gravides creusent une tanière, généralement dans un banc de neige (certaines font leur tanière sur la terre ferme et se font photographier...), mettent bas vers Noël et allaitent leurs oursons pendant l'hiver. Tout ce petit monde quitte la tanière au printemps.

 

La fonte de la banquise est-elle responsable de la mort des ours polaires?

 

Susan J. Crockford rappelle que le maximum de la banquise est atteint au printemps, fin mars, et que le minimum l'est en septembre, avec une fonte rapide à la fin de l'été seulement.

 

En fait les ours polaires n'ont besoin de banquise que du début de l'automne jusqu'à la fin de l'hiver. S'il y avait un été sans glace, ils pourraient trouver refuge sur le million de km2 de plaque de glace restant (soit la moitié de la surface du Groenland).

 

Dans le pire des scénarios pour la banquise d'hiver (Stroeve et al., 2007), il y aurait 12 millions de km2, ce qui serait amplement suffisant pour l'accouplement et la nourriture des ours polaires au début du printemps. En 2017, elle était de 14,4 millions de km2.

 

Bien que la banquise d'été ait diminué au cours des 50 dernières années de près de 50%, la population des ours polaires n'a cessé d'augmenter:

- fin des années 1960: entre 5000 et 15000

- 2015: entre 22000 et 31000

- 2018: entre 26000 et 58000 (estimation scientifique plausible).

 

En 2007, des modèles informatiques américains prévoyaient un déclin massif du nombre d'ours polaires: - 67% avec une réduction de la banquise d'été de 42%... Or la glace a diminué bien avant la date prévue et le nombre d'ours polaires ne s'est pas effondré...

 

Pourquoi les modèles se sont-ils trompés à ce point? Parce que la chasse estivale a été surestimée... tandis que la chasse de printemps a été sous-estimée, de même que l'état de la banquise à ce moment-là.

 

Parce que Susan J. Crockford a montré dans un article scientifique pourquoi les modèles s'étaient trompés et que la catastrophe annoncée pour les ours polaires ne s'est pas réalisée, elle a été traitée de négationniste, l'ultime insulte de ceux qui n'ont pas d'arguments...

 

Quand une prédiction ne s'est pas réalisée, on en fait une autre: dans 30 ans, cette fois, en 2050, le compte des ours polaires sera bon... dixit l'IUCN (International Union for Conservation of Nature).

 

Il faut noter que le fait que le nombre des ours polaires n'ait pas diminué représente un danger et a des conséquences:

- des attaques mortelles pour les hommes;

- des dommages matériels;

- des pertes de chiens et de bétail.

 

Conclusion

 

Il n'y a pas d'urgence climatique pour les ours polaires (et pour leurs proies puisque la chasse estivale a diminué) et s'il n'y a pas d'urgence climatique pour l'ours blanc, il n'y a d'urgence climatique pour personne...

Une conférence sur les ours polaires, de Susan J. Crockford, à l'Espace Chaptal, à Paris

Ceux qui s'intéressent aux ours polaires, liront avec profit les livres de Susan J. Crockford, qui tient un blog personnel, https://susancrockford.com/, et un blog qui leur est consacré, https://polarbearscience.com/.

 

Francis Richard

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 11:00
Pétition sur le climat de 91 scientifiques adressée aux autorités italiennes

En Italie, une pétition publiée le 19 juin 2019 par L'Opinione delle Liberta a été adressée aux autorités par 91 scientifiques. Le site des Climato réalistes en a publié une traduction en français le 6 juillet 2019, que je me permets de reproduire ci-dessous.

 

Cette pétition montre une nouvelle fois que l'hypothèse du GIEC (Groupe intergouvernemental sur le climat des Nations Unies) sur le réchauffement climatique anthropique ne fait pas l'unanimité chez les scientifiques.

 

Ce texte est important parce qu'il explique pourquoi, en matière de climat, il faut raison garder et ne pas céder à l'hystérie, lourde de conséquences, des tenants de l'idéologie totalitaire écologiste, qu'entretiennent sans vergogne les médias.

 

Francis Richard

 

Nous publions la pétition sur le climat préparée par le professeur Uberto Crescenti – Professeur titulaire de géologie appliquée à l’Université G. d’Annunzio de Chieti ; il a été Recteur de l’Université G. d’Annunzio de 1985 à 1997, président de la Société italienne de géologie de 1999 à 2005, fondateur et président de l’Association italienne de géologie appliquée et d’environnement de 1999 à 2005, fondateur et président en 2001 de l’Association italienne « géologie et tourisme », et des scientifiques de renommée internationale, afin d’encourager un débat sérieux sur l’avenir de notre planète, fondé sur les connaissances scientifiques et sans contraintes politiques. Traduction : Camille Veyres.

 

Au Président de la République

Au Président du Sénat

Au Président de la Chambre des députés

Au Président du Conseil

 

PÉTITION SUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ANTHROPIQUE

 

Nous soussignés, citoyens et hommes de science, invitons avec force les décideurs politiques à adopter des politiques de protection de l’environnement qui soient compatibles avec les connaissances scientifiques. En particulier, il est urgent de lutter contre la pollution là où elle se produit, comme l’indiquent les meilleures données scientifiques. A cet égard, il est regrettable que les connaissances mises à disposition par le monde de la recherche soient utilisées trop tard pour réduire les émissions anthropiques de polluants très répandus dans les systèmes environnementaux tant continentaux que marins.

 

Cependant, il faut être bien conscient que le dioxyde de carbone lui-même n’est pas un polluant. Au contraire, il est indispensable à la vie sur notre planète.

 

Au cours des dernières décennies, s’est répandue une hypothèse selon laquelle le réchauffement de la surface de la terre d’environ 0,9°C observé depuis 1850 serait anormal et dû aux activités humaines, en particulier à l’émission dans l’atmosphère de CO2 venant de l’utilisation des combustibles fossiles. 

 

C’est là la thèse du réchauffement climatique anthropique promue par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies, dont les conséquences seraient des changements environnementaux si graves qu’ils feraient craindre des dommages énormes dans un avenir proche, à moins que des mesures drastiques et très coûteuses soient adoptées immédiatement. De nombreuses nations du monde ont adhéré à des programmes de réduction des émissions de dioxyde de carbone et une propagande de plus en plus virulente les invite à adopter des programmes toujours plus exigeants dont la mise en œuvre, très onéreuse pour les économies de ces Etats, serait, prétend-on, nécessaire à la maîtrise du climat et au « salut » de la planète.

 

L’origine anthropique du réchauffement de la planète est cependant une conjecture non prouvée, déduite uniquement de certains modèles climatiques, c’est-à-dire de programmes informatiques complexes, appelés modèles de circulation générale.

 

Au contraire, la littérature scientifique a, mis en évidence l’existence d’une variabilité climatique naturelle que les modèles ne sont pas capables de reproduire, variabilité naturelle de mieux en mieux vérifiée. 

 

Cette variabilité naturelle explique une part importante du réchauffement climatique observé depuis 1850. 

 

La responsabilité anthropique du changement climatique observée au siècle dernier est donc exagérée de façon injustifiée et les prévisions catastrophiques sont irréalistes.

 

Le climat est le système le plus complexe sur notre planète : nous devons donc l’aborder avec des méthodes appropriées et adaptées à son niveau de complexité. Les modèles de simulation climatique ne reproduisent pas la variabilité naturelle observée du climat et, en particulier, ne reconstituent pas les périodes chaudes des 10 000 dernières années. Celles-ci se sont répétées environ tous les mille ans : on y trouve la période médiévale chaude, bien connue, la période romaine chaude, et généralement de grandes périodes chaudes pendant l’Optimum holocène [Il y a 8000 ans].

 

Ces périodes passées étaient plus chaudes que la période actuelle, bien que la concentration de CO2 y ait alors été inférieure à la concentration actuelle ; elles sont liées aux cycles millénaires de l’activité solaire. Ces effets ne sont pas reproduits par les modèles.

 

Rappelons que le réchauffement observé de 1900 à nos jours a, en fait, commencé en 1700, c’est-à-dire au minimum du Petit Âge glaciaire, qui est la période la plus froide des 10 000 dernières années, et qu’il correspond à un minimum millénaire de l’activité solaire que les astrophysiciens appellent minimum solaire de Maunder. Depuis, l’activité solaire, suivant son cycle millénaire, a augmenté et réchauffé la surface de la Terre.

 

De plus, les modèles ne parviennent pas à reproduire les oscillations climatiques bien connues de période 60 ans environ. Celles-ci ont été responsables, d’une période de réchauffement (1850-1880) suivie d’une période de refroidissement (1880-1910), puis d’une période de réchauffement (1910-1940), d’une période de refroidissement (1940-70) et d’une nouvelle période de réchauffement (1970-2000) semblable à celle observée 60 ans auparavant. 

 

Les années suivantes (2000-2019) ont vu non pas l’augmentation prévue par les modèles, d’environ 0,2°C par décennie, mais une nette stabilité climatique sporadiquement interrompue par les oscillations naturelles rapides de l’océan Pacifique équatorial, appelées El Niño Southern Oscillation (ENSO), telles que celle qui a amené un réchauffement temporaire en 2015 et 2016.

 

Les médias affirment également que les événements extrêmes, tels qu’ouragans et cyclones, ont augmenté de façon inquiétante. Non ! Ces événements, sont , comme de nombreux systèmes climatiques, modulés par le cycle de 60 ans que l’on vient de signaler. Voyons, par exemple, les données officielles depuis 1880 sur les cyclones tropicaux atlantiques qui ont frappé l’Amérique du Nord : elles montrent une forte oscillation de 60 ans, corrélée à l’oscillation thermique de l’océan Atlantique appelée Atlantic Multi-decadal Oscillation (AMO). Les pics observés pendant dix ans sont comparables pour les années 1880-90, 1940-50 et 1995-2005. De 2005 à 2015, le nombre de cyclones a diminué, suivant le cycle susmentionné. 

 

Ainsi, sur la période 1880-2015, il n’y a pas de corrélation entre le nombre de cyclones, qui oscille et le CO2 qui augmente de façon monotone.

 

Le système climatique n’est pas encore suffisamment bien compris. S’il est vrai que le COest un gaz à effet de serre, la sensibilité du climat à son augmentation dans l’atmosphère est, selon le GIEC lui-même, encore extrêmement incertaine. Un doublement de la concentration atmosphérique de CO2, d’environ 300 ppm avant l’ère industrielle à 600 ppm, pourrait, dit-on, faire monter la température moyenne de la planète d’au moins 1°C à au plus 5°C.

 

Cette incertitude est énorme. Cependant, de nombreuses études récentes fondées sur des données expérimentales estiment que la sensibilité du climat au COest nettement moindre que celle estimée par les modèles du GIEC.

 

Il est donc scientifiquement irréaliste d’attribuer à l’homme la responsabilité du réchauffement observé de 1900 à nos jours. Les prédictions alarmistes ne sont donc pas crédibles, puisqu’elles sont basées sur des modèles dont les résultats sont en contradiction avec les données observées. 

 

Tout porte à croire que ces modèles surestiment la contribution anthropique et sous-estiment la variabilité climatique naturelle, en particulier celle induite par le soleil, la Lune et les oscillations océaniques.

 

Enfin, les médias ont fait passer le message qu’ il y aurait un consensus quasi unanime parmi les scientifiques sur la cause anthropique de l’actuel changement climatique et que le débat scientifique serait donc clos. Et pourtant, nous devons tout d’abord être bien conscients que la méthode scientifique exige que ce soient les faits, et non le nombre de croyants qui d’une conjecture font une théorie scientifique consolidée.

 

Quoi qu’il en soit, même ce supposé consensus n’existe pas. Les opinions des spécialistes – climatologues, météorologues, géologues, géophysiciens, astrophysiciens – sont très variables et nombre d’entre eux reconnaissent l’importance de la contribution naturelle au réchauffement planétaire observée depuis la période préindustrielle et même au réchauffement de l’après-guerre à aujourd’hui. 

 

Il y a également eu des pétitions signées par des milliers de scientifiques qui ont exprimé leur désaccord avec l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique. Notamment celle lancée en 2007 par le physicien F. Seitz, ancien président de l’American National Academy of Sciences, et celle lancée par le Groupe d’experts International Non Gouvernemental sur l’évolution du climat (NIPCC), dont le rapport 2009 conclut que  » la nature, et non l’activité humaine, gouverne le climat « .

 

En conclusion, vu l’importance cruciale des combustibles fossiles pour l’approvisionnement énergétique de l’humanité, nous suggérons de refuser d’adhérer à des politiques de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sous le prétexte illusoire de gouverner le climat.

 

COMITÉ DE LANCEMENT

  1. Uberto Crescenti, Professeur émérite de géologie appliquée, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara, ancien Recteur magnifique et Président de la Société italienne de géologie.
  2. Giuliano Panza, Professeur de sismologie, Université de Trieste, Académicien du Lincei et de l’Académie Nationale des Sciences, connu comme le XL, Prix International 2018 de l’Union Géophysique Américaine.
  3. Alberto Prestininzi, professeur de géologie appliquée, Université La Sapienza, Rome, ancien rédacteur scientifique en chef de la revue internationale IJEGE et directeur du Centre de recherche sur la prévision et le contrôle des risques géologiques.
  4. Franco Prodi, professeur de physique atmosphérique, Université de Ferrare.
  5. Franco Battaglia, professeur de chimie physique, Université de Modène ; Movimento Galileo 2001.
  6. Mario Giaccio, professeur de technologie et d’économie des sources d’énergie, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara, ancien doyen de la faculté d’économie.
  7. Enrico Miccadei, Professeur de Géographie, Physique et Géomorphologie, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  8. Nicola Scafetta, professeur de physique atmosphérique et d’océanographie, Université Frédérico II de Naples

 

SIGNATAIRES 

  1. Antonino Zichichi, Professore Emerito di Fisica, Università di Bologna, Fondatore e Presidente del Centro di Cultura Scientifica Ettore Majorana di Erice.
  2. Renato Angelo Ricci, Professore Emerito di Fisica, Università di Padova, già Presidente della Società Italiana di Fisica e della Società Europea di Fisica; Movimento Galileo 2001.
  3. Aurelio Misiti, Professore di Ingegneria Sanitaria-Ambientale, Università la Sapienza, Roma.
  4. Antonio Brambati, Professore di Sedimentologia, Università di Trieste, Responsabile Progetto Paleoclima-mare del PNRA, già Presidente Commissione Nazionale di Oceanografia.
  5. Cesare Barbieri, Professore Emerito di Astronomia, Università di Padova.
  6. Sergio Bartalucci, Fisico, Presidente Associazione Scienziati e Tecnologi per la Ricerca Italiana.
  7. Antonio Bianchini, Professore di Astronomia, Università di Padova.
  8. Paolo Bonifazi, già Direttore Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario, Istituto Nazionale Astrofisica.
  9. Francesca Bozzano, Professore di Geologia Applicata, Università Sapienza di Roma, Direttore del Centro di Ricerca CERI.
  10. Marcello Buccolini, Professore di Geomorfologia, Università Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  11. Paolo Budetta, Professore di Geologia Applicata, Università di Napoli.
  12. Monia Calista, Ricercatore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  13. Giovanni Carboni, Professore di Fisica, Università Tor Vergata, Roma; Movimento Galileo 2001.
  14. Franco Casali, Professore di Fisica, Università di Bologna e Accademia delle Scienze di Bologna.
  15. Giuliano Ceradelli, Ingegnere e climatologo, ALDAI.
  16. Domenico Corradini, Professore di Geologia Storica, Università di Modena.
  17. Fulvio Crisciani, Professore di Fluidodinamica Geofisica, Università di Trieste e Istituto Scienze Marine, Cnr, Trieste.
  18. Carlo Esposito, Professore di Telerilevamento, Università La Sapienza, Roma.
  19. Mario Floris, Professore di Telerilevamento, Università di Padova.
  20. Gianni Fochi, Chimico, Scuola Normale Superiore di Pisa; giornalista scientifico.
  21. Mario Gaeta, Professore di Vulcanologia, Università La Sapienza, Roma.
  22. Giuseppe Gambolati, Fellow della American Geophysica Union, Professore di Metodi Numerici, Università di Padova.
  23. Rinaldo Genevois, Professore di Geologia Applicata, Università di Padova.
  24. Carlo Lombardi, Professore di Impianti nucleari, Politecnico di Milano.
  25. Luigi Marino, Geologo, Centro Ricerca Previsione e Controllo Rischi Geologici, Università La Sapienza, Roma.
  26. Salvatore Martino, Professore di Microzonazione sismica, Università La Sapienza, Roma.
  27. Paolo Mazzanti, Professore di Interferometria satellitare, Università La Sapienza, Roma.
  28. Adriano Mazzarella, Professore di Meteorologia e Climatologia, Università di Napoli.
  29. Carlo Merli, Professore di Tecnologie Ambientali, Università La Sapienza, Roma.
  30. Alberto Mirandola, Professore di Energetica Applicata e Presidente Dottorato di Ricerca in Energetica, Università di Padova.
  31. Renzo Mosetti, Professore di Oceanografia, Università di Trieste, già Direttore del Dipartimento di Oceanografia, Istituto OGS, Trieste.
  32. Daniela Novembre, Ricercatore in Georisorse Minerarie e Applicazioni Mineralogichepetrografiche, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  33. Sergio Ortolani, Professore di Astronomia e Astrofisica, Università di Padova.
  34. Antonio Pasculli, Ricercatore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  35. Ernesto Pedrocchi, Professore Emerito di Energetica, Politecnico di Milano.
  36. Tommaso Piacentini, Professore di Geografia Fisica e Geomorfologia, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  37. Guido Possa, Ingegnere nucleare, già Vice Ministro Miur.
  38. Mario Luigi Rainone, Professore di Geologia Applicata, Università di Chieti-Pescara.
  39. Francesca Quercia, Geologo, Dirigente di ricerca, Ispra.
  40. Giancarlo Ruocco, Professore di Struttura della Materia, Università La Sapienza, Roma.
  41. Sergio Rusi, Professore di Idrogeologia, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  42. Massimo Salleolini, Professore di Idrogeologia Applicata e Idrologia Ambientale, Università di Siena.
  43. Emanuele Scalcione, Responsabile Servizio Agrometeorologico Regionale Alsia, Basilicata.
  44. Nicola Sciarra, Professore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  45. Leonello Serva, Geologo, Direttore Servizi Geologici d’Italia; Movimento Galileo 2001.
  46. Luigi Stedile, Geologo, Centro Ricerca Revisione e Controllo Rischi Geologici, Università La Sapienza, Roma.
  47. Giorgio Trenta, Fisico e Medico, Presidente Emerito dell’Associazione Italiana di Radioprotezione Medica; Movimento Galileo 2001.
  48. Gianluca Valenzise, Dirigente di Ricerca, Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, Roma.
  49. Corrado Venturini, Professore di Geologia Strutturale, Università di Bologna.
  50. Franco Zavatti, Ricercatore di Astronomia, Univesità di Bologna.
  51. Achille Balduzzi, Geologo, Agip-Eni.
  52. Claudio Borri, Professore di Scienze delle Costruzioni, Università di Firenze, Coordinatore del Dottorato Internazionale in Ingegneria Civile.
  53. Pino Cippitelli, Geologo Agip-Eni.
  54. Franco Di Cesare, Dirigente, Agip-Eni.
  55. Serena Doria, Ricercatore di Probabilità e Statistica Matematica, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  56. Enzo Siviero, Professore di Ponti, Università di Venezia, Rettore dell’Università e- Campus.
  57. Pietro Agostini, Ingegnere, Associazione Scienziati e Tecnolgi per la Ricerca Italiana.
  58. Donato Barone, Ingegnere.
  59. Roberto Bonucchi, Insegnante.
  60. Gianfranco Brignoli, Geologo.
  61. Alessandro Chiaudani, Ph.D. agronomo, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  62. Antonio Clemente, Ricercatore di Urbanistica, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  63. Luigi Fressoia, Architetto urbanista, Perugia.
  64. Sabino Gallo, Ingegnere nucleare.
  65. Daniela Giannessi, Primo Ricercatore, Ipcf-Cnr, Pisa.
  66. Roberto Grassi, Ingegnere, Amministratore G&G, Roma.
  67. Alberto Lagi, Ingegnere, Presidente di Società Ripristino Impianti Complessi Danneggiati.
  68. Luciano Lepori, Ricercatore Ipcf-Cnr, Pisa.
  69. Roberto Madrigali, Metereologo.
  70. Ludovica Manusardi, Fisico nucleare e Giornalista scientifico, Ugis.
  71. Maria Massullo, Tecnologa, Enea-Casaccia, Roma.
  72. Enrico Matteoli, Primo Ricercatore, Ipcf-Cnr, Pisa.
  73. Gabriella Mincione, Professore di Scienze e Tecniche di Medicina di Laboratorio, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
  74. Massimo Pallotta, Primo Tecnologo, Istituto Nazionale Fisica Nucleare.
  75. Enzo Pennetta, Professore di Scienze naturali e divulgatore scientifico.
  76. Nunzia Radatti, Chimico, Sogin.
  77. Vincenzo Romanello, Ingegnere nucleare, Centro Ricerca, Rez, Repubblica Ceca.
  78. Alberto Rota, Ingegnere, Ricercatore presso Cise e Enel.
  79. Massimo Sepielli, Direttore di Ricerca, Enea, Roma.
  80. Ugo Spezia, Ingegnere, Responsabile Sicurezza Industriale, Sogin; Movimento Galileo 2001.
  81. Emilio Stefani, Professore di Patologia vegetale, Università di Modena.
  82. Umberto Tirelli, Visiting Senior Scientist, Istituto Tumori d’Aviano; Movimento Galileo 2001.
  83. Roberto Vacca, Ingegnere e scrittore scientifico.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 17:20
L'écologisme, nouveau totalitarisme?, de Drieu Godefridi

L'écologisme, nouveau totalitarisme? La réponse est oui selon Drieu Godefridi.

 

L'écologisme, avant d'être aujourd'hui l'idéologie du réchauffement climatique d'origine anthropique, est déjà un anti-humanisme.

 

Pour cette idéologie, l'homme n'est qu'une créature parmi d'autres. Il ne lui est reconnu qu'un primat, celui d'être capable de nuire au "Tout-vivant".

 

Avec sa démographie, l'homme va épuiser les ressources de Gaïa: c'est pourquoi l'écologisme prône le dénuement, la précarité, la décroissance et, finalement la misère choisie.

 

Comme le dit très bien l'auteur: la variable erronée est celle des ressources: par l'inventivité technique, l'homme fait croître les ressources de façon exponentielle.

 

Cette inventivité a permis deux phénomènes concomitants, que Malthus n'avait pas prévu: l'explosion démographique et la régression partout de la faim, grâce à l'agriculture moderne:

 

Les famines subsistantes sont généralement causées par la guerre, souvent dans des pays sous-peuplés, comme la Bolivie. 

 

Avec le réchauffement climatique présumé d'origine anthropique, le nouvel écologisme se veut scientifique et l'homme est à la fois cause du problème et son remède:

 

Pas un seul geste ni activité de l'homme qui ne génère du CO2.

 

Alors puisque le CO2 humain est le problème, il faut empêcher l'homme d'en émettre: il doit être bridé, contrôlé, domestiqué dans chacune de ses activités.

 

Drieu Godefridi rappelle qu'il n'existe aucun totalitarisme qui fasse l'économie d'un ennemi. En l'occurrence, l'ennemi de l'écologisme c'est l'homme, dont le nombre doit être réduit d'une manière ou d'une autre.

 

Pourquoi le nouvel écologisme a-t-il tant de capacité de nuisance, alors qu'il n'aura jamais de succès démocratique en raison de la précarité qu'il garantit et de la décroissance qu'il préconise?

 

- parce qu'il se prétend scientifique, ce qu'il ne peut pourtant pas être à partir du moment où il s'aventure dans le champ politique;

 

- parce que ses adeptes sont passés maîtres dans la colonisation des lieux de pouvoir à l'échelon international;

 

- parce que les journalistes qui le soutiennent ont abandonné leur rôle d'observateurs pour celui de militants;

 

- parce qu'il n'hésite pas à embrigader des enfants, ce qui rappelle les heures les plus sombres du XXe siècle.

 

Le nouvel écologisme se traduit par la subordination des libertés à l'exigence climatique. Il faut:

 

- renoncer à l'avion (qui pourtant facilite les échanges non seulement économiques, mais intellectuels et culturels);

 

- renoncer aux transports privés (qui pourtant permettent de circuler librement, ne consomment pas davantage de CO2 que les transports publics et ne polluent presque plus);

 

- rationner la consommation de viande (il n'y a pas de primat de l'homme);

 

- réduire les volumes agricoles produits (ce qui implique de réduire le nombre de bouches à nourrir);

 

- sortir du nucléaire (qui n'émet pourtant pas de CO2);

 

- diminuer les soins aux personnages âgées;

 

- étendre l'euthanasie aux personnes qui ne sont pas ou plus en mesure d'exprimer leur volonté;

 

- avoir un enfant de moins.

 

Pour atteindre ces objectifs, il faut donc que les libertés individuelles soient mises en balance avec l'impératif climatique:

 

Une liberté ne sera accordée que dans la mesure où les émissions de CO2 qu'elle induit seront jugées raisonnables par ceux qui disent le droit international...

 

Drieu Godefridi conclut:

 

Des racines de sa "métaphysique de la nature" (sic) à la cime de ses prétentions concrètes, l'écologisme est un totalitarisme.

 

Francis Richard

 

L'écologisme, nouveau totalitarisme?, Drieu Godefridi, 180 pages, Texquis

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

Livres précédents:

La loi du genre, 92 pages, Les Belles Lettres (2015)

La passion de l'égalité, 150 pages, Texquis (2018)

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 23:55
L'urgence climatique est un leurre, de François Gervais

Pourquoi François Gervais peut-il affirmer que L'urgence climatique est un leurre?

 

Parce que c'est un déni de réalité, proclamé par ceux qui veulent régner par la peur et par ceux qui en perçoivent les dividendes.

 

En prélude, il raconte comment une croyance religieuse mystique et fanatique a réduit en deux ans à un quart de leur population les Xhosas d'Afrique du Sud...

 

Répéter quelque chose de faux indéfiniment ne la rend pas vraie pour autant. Et les modèles du climat virtuel se heurtent au climat réel...

 

Il est faux par exemple de dire:

 

- que le CO2 est un polluant: c'est au contraire un fertilisant gratuit pour la végétation et la chaîne marine

 

- que l'augmentation du taux de CO2 dans l'air serait la cause de son réchauffement: pas la moindre évolution de température n'est observée depuis 1993. Or pas moins de 40% de tout le CO2 émis depuis le début de l'ère industrielle l'a pourtant été durant ce quart de siècle, ainsi sans le moindre impact mesurable!

 

(il est même observé que les fluctuations de CO2 suivent les fluctuations de température)

 

- que la hausse du niveau des océans est alarmante: les terres devraient reculer devant la mer; or c'est tout le contraire: les images satellites montrent que partout dans le monde, ces 30 dernières années, l'augmentation de la superficie des terres l'emporte sur les diminutions

 

- que la variabilité naturelle (notamment due aux cycles de ~ 60 ans et ~ 200 ans, aux cycles solaires de ~ 11 ans) n'a pas d'effet sur le climat:

. l'Arctique ne fond plus depuis 2007 et la superficie de banquise Antarctique est en moyenne en hausse constante depuis le début des mesures par satellite en 1979

. les glaciers avancent par exemple en Nouvelle-Zélande. D'autres reculent ailleurs dans le monde.

 

- que la transition énergétique passe par les énergies intermittentes (éolienne et solaire): l'Allemagne doit convenir du triple échec d'une transition que l'on nous présente encore en modèle: l'échec de la maîtrise des coûts, de la sécurité d'approvisionnement et même celui de l'impact environnemental.

 

- que les émissions de CO2 sont responsables des  inondations, canicules, vagues de froid, tempêtes, cyclones, orages, feux de forêts, et plus absurde ou plus méprisable encore, séismes, tsunamis, maladies, guerres, terrorisme, migrants: Aucune de ces plaies récurrentes n'a quoi que ce soit de démontré comme causé par une molécule supplémentaire émise en un siècle parmi 10 000 molécules d'air sec.

 

(la météo dépend essentiellement des gradients de pression mesurés par le... baromètre)

 

Comme l'écrit Jean-Claude Pont , professeur honoraire à l'Université de Genève, cité par l'auteur en fin d'ouvrage:

 

La faiblesse d'une théorie se mesure au nombre de mensonges ou de silences mobilisés pour la défendre.

 

A qui profite l'urgence climatique? A un tas de gens que l'auteur énumère dans son livre.

 

Il précise: Sans qu'il soit besoin d'invoquer une quelconque théorie du complot, il semble plus logiquement s'agir de la cristallisation de puissants intérêts, en particulier financiers. La démarche bénéficie de l'onction du politique qui prélèvera sa dîme en impôts et taxes supplémentaires...

 

Cela ne rappelle-t-il rien?

 

Les montants pour financer ce leurre sont stratosphériques: 89 000 000 000 000 dollars d'ici 2030 constituent le dernier chiffrage de la Banque Mondiale, grande spécialiste comme chacun sait, pour la "lutte" contre le réchauffement climatique...

 

Cette lutte est d'autant plus vaine et illusoire que l'impact éventuel serait infime au regard des efforts qu'il faudrait consentir.

 

(Les États émergents bénéficiaires attendent toujours d'ailleurs, depuis la COP21, que les États payeurs, endettés et exsangues, passent à la caisse...)

 

Quoi qu'il en soit cette politique se traduira par un endettement dangereux et un fardeau fiscal insupportable, ou par le cumul des deux peines, cause d'appauvrissement généralisé.

 

Pour l'empêcher, à rebours de l'infantilisation des esprits, il est grand temps d'oeuvrer à une "renaiscience"...

 

Francis Richard

 

PS

 

Il va de soi que l'auteur n'affirme rien sans preuves, ni sans références. Son ouvrage comporte un glossaire très utile.

 

L'urgence climatique est un leurre, François Gervais, 304 pages, L'Artilleur

 

Livre précédent chez Albin Michel:

 

L'innocence du carbone (2013)

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 21:55
Science et désinformation, de Marc Le Menn

Dans Science et désinformation, Marc Le Menn parle de la science en général et de la science environnementale en particulier. Il montre comment l'une et, particulièrement, l'autre sont dévoyées de nos jours.

 

Ce dévoiement se fait par la désinformation, dont Vladimir Volkoff a démonté le mécanisme dans plusieurs ouvrages et qui, à l'origine, était employée par l'Union soviétique. Il en donnait cette définition qui n'a pas pris une ride quelque vingt ans plus tard:

 

La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.

 

Il expliquait que la désinformation - adaptation des techniques publicitaires à des fins politiques - se faisait pour le compte d'un client ayant en général pour cible l'opinion publique, via un agent, se fondant sur des supports vrais ou vraisemblables, relayé par les médias, sur un thème donné.

 

Marc Le Menn rappelle que la science utilise le raisonnement logique, des observations et des mesures pour élaborer théories et modèles. Un modèle scientifique est d'autant plus adopté par les spécialistes d'un domaine qu'il est capable de reproduire un phénomène ou d'en prédire l'évolution.

 

Comme il n'existe pas de mesures parfaites et qu'elles sont entachées d'erreurs, il est important de connaître leur incertitude et l'intervalle de confiance qu'il est possible de leur accorder. A cela s'ajoutent les conditions d'espace et de temps dans lesquelles elles sont faites et qui peuvent les biaiser, et qu'il faut donc prendre en compte.

 

Comment la science évolue-t-elle? Certes le contexte historique et le hasard peuvent contribuer à son évolution, mais le génie d'un chercheur, ou d'un groupe de chercheurs, est de savoir renverser, bousculer les problèmes ou penser différemment des autres, pour arriver à trouver une solution ou à débloquer une situation qui ressemblait à une impasse.

 

La science progresse par le débat, par la controverse: Le mot "controverse" est presque toujours interprété de façon péjorative par les médias, qui se veulent les juges du bien et du mal, alors qu'en science, elle est un bienfait. En science, il n'y a pas de noir ni de blanc, il y a du gris. C'est pourquoi le doute est un devoir.

 

Appliquée au réchauffement climatique, la procédure de la désinformation qu'avait démontée Volkoff est scrupuleusement respectée et les symptômes de la manipulation sont les suivants:

 

- l'unanimité: tout le monde est d'accord, sans presque aucune nuance;

- le thème unique: la culpabilité humaine (les phénomènes naturels sont superbement ignorés);

- le manichéisme: les bons (sauveurs de la planète et lanceurs d'alerte) et les méchants (négationnistes ou sceptiques);

- la psychose collective: l'opinion publique acquiesce sans barguigner. 

 

Les clients: le Club de Rome, des ONG, des mouvements écologistes, un club de milliardaires américains (en quête d'exonérations fiscales), le capitalisme de connivence (les industriels du changement climatique) etc.

 

L'agent: le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, organisme politique, comme son nom l'indique, et nullement scientifique, comme le terme d'experts le suggère.

 

Le thème: réchauffement climatique = activités humaines = catastrophes.

 

Les supports: le vrai et le faux sont mélangés, c'est plus efficace:

 

- la température moyenne globale n'augmente plus depuis près de vingt ans: l'info de ce palier figure dans le dernier rapport scientifique du GIEC (dont la synthèse est toujours réécrite pour ne fâcher personne...), mais ne figure pas dans celui destiné aux décideurs; c'est pourquoi, embarrassé, on parle davantage maintenant de dérèglement que de réchauffement...

- les événements météo sont utilisés comme preuves du changement climatique: quand il fait très chaud, cela va de soi, mais, quand il fait très froid, on n'en parle pas ou on dit que c'est parce que le climat est déréglé par l'homme, comme si le climat était un système immuable...

- les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus intenses, dit-on, alors que les statistiques, notamment celles établies par les assureurs, montrent clairement le contraire...

- les eaux ont tellement monté qu'il y aurait des réfugiés climatiques, alors que le niveau des mers ne s'est élevé que de 19 cm au XXe siècle...

etc.

 

Les relais: ce sont les médias, les hommes politiques, les églises, les écoles, les ONG subventionnées etc.

 

Pour conclure, avec Marc Le Menn, il est nécessaire, à tout moment, de prendre du recul face aux annonces spectaculaires dont sont friands les médias, quand celles-ci mettent en jeu la science:

 

Ne vous laissez pas porter par les idées que l'on tente de vous imposer, c'est si facile. Méfiez-vous de l'unanimité médiatique et essayez de penser par vous-même, vous en apprendrez plus.

 

Francis Richard

 

Science et désinformation, Marc Le Menn, 246 pages Perspectives Libres

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 17:45
L'idéologie du réchauffement, de Rémy Prud'homme

"Le suffixe "isme" a une acception restrictive: il accentue le vouloir, aux dépens de la substance." (Ernst Jünger, Eumeswil)

 

Un de mes professeurs à l'école nous demandait de nous méfier des mots comprenant ce suffixe, mais il faut bien dire qu'il est incontournable pour désigner les idéologies qui ne font pas dans la nuance, tels que le communisme, le nazisme et, tout dernièrement, sur un mode mineur, le réchauffisme.

 

Rémy Prud'homme, dans L'idéologie du réchauffement, donne l'étymologie de ce néologisme commode: "Le mot, qui n'est pas bien joli, est un mot-valise, qui contracte réchauffement et alarmisme."

 

Le réchauffisme, poursuit l'auteur, est une idéologie dans le sens que lui donnait Hannah Arendt en parlant de "ces 'ismes' qui, à la grande satisfaction de leurs partisans, peuvent expliquer jusqu'au moindre événement en le déduisant d'une seule prémisse."

 

Selon la même Hannah Arendt, ce qui caractérise une idéologie c'est donc:

- une seule prémisse: en l'occurence "les rejets de gaz à effet de serre causés par l'homme entraînent un dramatique réchauffement de la planète"

mais aussi:

- la prétention à être une science, qui plus est unique, irréfutable, définitive: le débat est clos en matière de climat...

- l'étatisme: le réchauffisme est adopté par la plupart des États du monde développé et par "cet d'embryon d'État universel qu'est l'ONU"

- la nécessité de révolutions préventives pour que les prédictions apocalyptiques inhérentes à l'idéologie ne se réalisent pas: il faut tout faire pour "sauver la planète"

- le succès populaire: les gouvernements de la plupart des pays riches sont réchauffistes, de même que nombre d'ONG (Greenpeace, Friends of the Earth, WWF ou Climate Action Network), de même que nombre d'électeurs qui votent pour les partis verts, réchauffistes bon teint.

 

Comme toute religion ou idéologie, le réchauffisme a son catéchisme, qui revêt un caractère officiel, qui fixe la doctrine, qui a pour but de la répandre, qui se présente sous une forme brève, simple, frappante, et dont les versions dérivées sont dûment contrôlées.

 

La bible du réchauffisme est le rapport périodique (il en est à sa cinquième version) du GIEC (Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), ou Assessment Report, dont sont tirés un rapport de synthèse, ou Synthesis Report, et un résumé pour les décideurs, ou Summary for Policymakers. C'est ce dernier document, simplifié, qui est le catéchisme du réchauffisme.

 

Le contenu de ce catéchisme peut lui-même se résumer par une boucle logique:

Activités humaines > CO2 croissant > Réchauffement inéluctable > Conséquences dramatiques > Politiques drastiques > Activités humaines

 

Ce catéchisme trouve dans les médias sa caisse de résonance: "Le discours des médias reflète ou amplifie la version officielle du catéchisme. Il est une forme constitutive de ce catéchisme - peut-être plus importante encore que la version officielle car elle touche un public bien plus large."

 

Les gardiens du temple du réchauffisme sont:

- des organisations internationales: l'ONU et ses créatures, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement); l'OMM (Organisation météorologique mondiale) et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), qui ont créé conjointement le GIEC; la CCNUCC (Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), qui est l'organisatrice des COP, dont la dernière vient de se tenir à Paris

- des politiques, tels que, à l'origine, Olaf Palme, Al Gore et, nobody is perfect, Margaret Thatcher...

- des chercheurs, qui, à l'origine, sont des géographes, des historiens, des météorologues, la climatologie étant encore aujourd'hui une science embryonnaire: "Personne ne peut prétendre dire qui est, et qui n'est pas "climatologue""

(Rémy Prud'homme distingue les chercheurs institutionnels des chercheurs universitaires: "La recherche institutionnelle est en effet plus hiérarchique, plus orientée, plus unanime que la recherche universitaire")

- des ONG (voir plus haut), puissantes et riches, invitées formellement aux COP

- des médias (la plus grande majorité)

- des églises, telles que l'Église catholique, avec le pape François et son encyclique Laudato Si.

 

Face à ce Goliath, il existe quelques David. Rémy Prud'homme évoque:

- la GWPF (Global Warming Policy Foundation)

- l'AFCO ( Association francophone des climato-optimistes)

- des sites et des blogs très nombreux... dont il donne en fin d'ouvrage quelques adresses Internet.

 

L'idéologie et les faits

 

Rémy Prud'homme confronte la thèse réchauffiste, qui repose sur trois piliers (augmentation des rejets de CO2, hausse des températures au XXe siècle, théorie de l'effet de serre) aux données disponibles. Et il constate que trois faits s'accordent mal avec elle

- "dans la période préindustrielle, lorsque l'homme rejetait peu ou pas de CO2, la terre a connu des températures aussi ou plus élevées que celles que nous connaissons aujourd'hui"

- "durant la période 1850-2000 la corrélation CO2 - température est très imparfaite"

- "depuis 18 ans, la température a cessé d'augmenter".

 

Il développe ces trois faits qui, comme il le souligne lui-même, n'ont rien d'original. Ce qui est original c'est qu'il le fait avec beaucoup de pédagogie pour le lecteur lambda (ses qualités de pédagogue s'étendent à l'ensemble de son livre).

 

Il dédramatise les conséquences d'un réchauffement somme toute minime (moins d'un degré Celsius) au XXe siècle:

- les glaciers terrestres commencent à fondre dès le milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire bien avant l'augmentation des concentrations de CO2

- la superficie de la banquise arctique diminue tandis que celle de la banquise antarctique augmente: "La somme des deux est à peu près constante."

- l'évolution du niveau des mers est minime, de l'ordre de 4cm de 1990 à 2015: "La hausse mesurée du niveau des mers peut aussi bien provenir d'un abaissement du continent que d'une élévation de la mer."

- les précipitations sont stables d'après les relevés effectués lors des trois dernières décennies dans 7 stations européennes

- les inondations: aucune des inondations les plus mortelles recensées n'a eu lieu au cours des trente dernières années

- les événements extrêmes: les tremblements de terre, tsunamis et éruptions volcaniques n'ont rien à voir avec le réchauffement; quant aux tempêtes ou tornades, les données chiffrées n'indiquent pas d'augmentation sur la période des trente dernières années.

 

Il souligne les bienfaits du CO2 sur la production agricole. Et montre, autant de bonnes nouvelles, chiffres officiels à l'appui, que :

- le réchauffement n'est pas aggravé dans les pays pauvres

- la responsabilité des pays riches dans les rejets cumulés de gaz à effet de serre, sur la période de 1850 à 2000, est sujette à caution: selon l'Agence Hollandaise d'Évaluation de l'Environnement, "les pays de l'OCDE sont responsables de seulement 46% de ce stock de gaz à effet de serre, contre 54% pour les pays hors OCDE"

- dans tous les domaines (la mortalité infantile, l'accès à l'eau propre, la sous-alimentation, le SIDA, la tuberculose) la situation des pays pauvres s'est améliorée au cours des années 1990 à 2012...

- les réfugiés climatiques n'existent tout simplement pas à l'heure actuelle: "La principale cause de déracinement est politique: guerres civiles, persécutions, conflits ethniques ou religieux, violence, violation des droits de l'homme."

 

Les faits têtus et les chimères

 

En admettant que les réchauffistes aient raison, les économistes, selon Rémy Prud'homme parviendraient aux conclusions suivantes:

- l'intervention publique se justifierait (parce que le marché seul ne permettrait pas d'inciter les acteurs économiques à réduire d'eux-mêmes les rejets de CO2...)

- les dépenses à engager pour réduire les dommages du réchauffement seraient inversement proportionnelles à la température (donc aux rejets de CO2), d'où la détermination d'un objectif optimal de température (selon William Nordhaus: entre 2,5°C si une politique universelle est menée et 4°C si elle ne l'est pas...)

- le CO2 devrait avoir un prix afin d'inciter les acteurs à réduire leurs rejets afin de réduire la taxe à payer (les économistes ne s'accordent toutefois pas sur son montant et son uniformité dans le temps et dans l'espace...)

- l'incidence sociale serait très fortement régressive (les biens les plus carbonés pèsent plus lourds dans le budget des pauvres que dans celui des riches, du moins dans les pays développés).

 

Pour les réchauffistes la question se pose de manière plus simple: il n'y a qu'à limiter, il faut qu'on limite les rejets de CO2 de telle manière que la concentration ne dépasse pas une limite, par exemple 550 ppm pour une température limite de 2°C. Comment? Elémentaire: en réduisant les rejets de 40 à 70% d'ici 2050...

 

Rémy Prud'homme s'est livré à cet exercice en prenant pour hypothèse une réduction intermédiaire de 50% des rejets et il montre que ces réductions massives sont une chimère et que les pays de l'OCDE et les autres ne seraient pas logés à la même enseigne. Il le fait en utilisant la notion de productivité du CO2 (PIB rapporté au CO2 émis):

"La politique réchauffiste implique que cette productivité, qui augmentait hier à 1,4% ou 1,7% par an [1990-2012], augmente demain [2012-2025 ou 2050] à des taux de 5 à 8%."

 

Les aides aux pays pauvres par les pays riches sont humiliantes pour les premiers. Mais, selon les réchauffistes (le livre est écrit avant la COP21), ce serait le prix à payer pour obtenir d'eux qu'ils signent l'accord de la COP de Paris, d'autant que, même si les rejets des pays riches sont aujourd'hui moindres que ceux des pays pauvres, ceux-là ont tellement répété qu'ils étaient responsables des dommages considérables causés à ceux-ci qu'ils peuvent bien maintenant passer à la caisse...   

 

 

Rémy Prud'homme montre également que vouloir produire de l'électricité sans rejets de CO2 est une autre chimère. Il reprend d'une manière différente, mais convergente, les arguments employés par Christian Gerondeau, dans Climat: j'accuse. Quant à la croissance verte, l'auteur montre qu'elle a un coût et que ce coût n'est ni nul ni négatif (la baisse des niveaux de vie va de pair avec cette prétendue croissance) et que c'est donc une chimère de plus de prétendre qu'il est possible d'avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre.

 

La tentation totalitaire

 

"Hors de la fin des rejets de CO2 , point de salut! Dès lors répandre cette vérité, dessiller les yeux des non croyants, les obliger à bien se comporter, est un devoir, un impératif moral. L'enjeu, sauver le monde, est si grand qu'il justifie à peu près tous les moyens."

 

La propagande réchauffiste a, comme vu plus haut, plein de relais: les États, les ONG, les médias, les églises etc.

 

Comme toute propagande politique:

- elle a un ennemi unique: "Le CO2 engendre le réchauffement qui engendre des catastrophes."

- elle grossit et défigure des faits, choisit ceux qui vont dans le sens de sa thèse et ignore les autres

- elle répète indéfiniment les mêmes slogans, toujours et partout: c'est la faute au réchauffement, il ne faut pas dépasser les 2°C d'augmentation de température etc...

- elle fait indirectement référence aux mythes bibliques: "L'homme pèche, il détruit la nature, celle-ci (ou Dieu) se venge, seul un comportement vertueux et pénible du coupable pourra assumer sa rédemption."

- elle utilise la pression conformiste du groupe sur l'individu: il y a consensus des scientifiques, 80% des Français pensent que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine etc.

 

Et les résultats de cette propagande sont là, comme le reflètent les sondages sur le sujet.

 

Mais cela ne suffit pas. Il faut endoctriner les hommes dès le plus jeune âge. A cette fin, en France:

- des milliers de fonctionnaires de l'Education nationale sont mobilisés pour passer le rouleau compresseur

- parmi eux, combien de climatologues? cela n'a aucune d'importance puisqu'"il s'agit d'inculquer des croyances, non pas répandre des connaissances"

- les manuels scolaires disent que le mal ce sont les énergies fossiles et le bien les énergies renouvelables: ce qui n'est pas tout faux mais singulièrement réducteur (l'auteur a relevé des sottises telles que celles-ci: l'éolien est "économiquement bien placé", "l'énergie solaire est gratuite"...)

 

Comme leur thèse ne repose que sur une seule prémisse, bien fragile, les réchauffistes ne supportent pas la contradiction: on est avec eux ou contre eux. Et, si on est contre eux, on encourt le discrédit: on est un ennemi, un vendu, un ignorant (comme Claude Allègre ou Richard Lindzen); l'injure: on est au mieux un parano, un menteur, un idiot, un clown (comme Vincent Courtillot), au pire un négationniste, un criminel contre l'humanité; les menaces: ainsi Claude Allègre et Vincent Courtillot ont-ils fait l'objet d'une demande de punition de la part de 600 climatologues; Lennart Bengstsson a-t-il été contraint de démissionner de la GWPF... 

 

Enfin il y a l'arrogance des pays riches, qui savent ce qui est bon pour les pays pauvres, veulent leur imposer leurs vues et les corrompre pour qu'ils se taisent...

 

En conclusion

 

Rémy Prud'homme, qui porte bien son nom (qui n'a pas seulement une signification judiciaire mais veut dire homme preux), propose:

- de mettre à profit la pause de température des 18 dernières années pour prendre le temps de l'analyse et de la réflexion

- de multiplier les études et les analyses "pour essayer de réduire les incertitudes considérables qui subsistent sur les causes, les mécanismes, les interactions, les responsabilités, le champ des actions"

- d'intensifier les recherches sur les technologies envisageables si le problème du carbone a vraiment besoin d'être résolu (capture et stockage du carbone, stockage de l'électricité, matériaux pour améliorer la productivité en énergie, réduction de la consommation de carburant des véhicules etc.)

- d'introduire une modeste taxe carbone "si l'on tient absolument à payer une prime d'assurance pour se protéger d'un éventuel désastre", mais à condition qu'elle se substitue et ne s'ajoute pas à des taxes existantes...

 

Il termine son livre en évoquant Cervantes dont le Don Quichotte est l'archétype de l'idéologue: "Don Quichotte n'est pas antipathique, et pas sot, mais il est emporté, ravi à lui-même, par son idéologie comme par une maladie." et il conclut:

 

"Dans sa tombe où il se retourne depuis tout juste 400 ans, il doit bien rire en voyant ceux qui se flattent de prendre son Don Quichotte comme modèle."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

L'idéologie du réchauffement - Science molle et doctrine dure, Rémy Prud'homme, 288 pages, L'Artilleur

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 19:00
La comédie du climat, d'Olivier Postel-Vinay

Avec l'accord "juridiquement contraignant" - comment s'exercera la contrainte? - sur lequel s'est conclue la COP21, le rideau s'est provisoirement baissé sur La comédie du climat, décrite de manière plaisante dans le livre éponyme d'Olivier Postel-Vinay

 

En résumé, si l'on en croit les gazettes, les parties de la conférence de Paris se sont entendues pour contenir l'augmentation de la température moyenne globale "en-deçà" de 2°C (depuis le début de l'ère industrielle, nous en serions à + 0,8°C) en "fixant", "aussi rapidement que possible", un pic d'émissions de CO2.

 

Avec ce pic mobile, qui risque fort bien de reculer au fur et à mesure que le temps s'écoulera, on peut dire que le ridicule ne tue pas - heureusement (ou pas...) - ceux que Molière aurait appelés des précieux.

 

Les sujets, qui fâcheraient le Sénat américain, ont d'ailleurs été mis précieusement en annexe de l'accord "historique" (c'est dire qu'ils ont peu de chance de se concrétiser). Il en est ainsi:

- du plancher de 100 milliards de dollars par an qui devraient être versés par les pays développés à ceux qui ne le sont pas et qui ne demandent qu'à l'être

- de la compensation pour les conséquences irréversibles du réchauffement climatique: un nouvel engagement financier devrait être formulé d'ici 2025...

 

Un succès, vous dis-je. Historique de surcroît...

 

Comme le montre Olivier Postel-Vinay, rien de moins scientifique que la température moyenne globale, mais c'est un indice qui peut être utile, sous réserves. Car les calculs de cette moyenne sont pour le moins sujets à caution.

 

Pour établir cette mirifique moyenne on se base en effet sur des mesures bancales, effectuées au sol et à la surface des mers, et on ne tient pas compte des mesures effectuées par satellite, qui ont certainement le tort de ne pas démontrer ce que l'on veut démontrer, à savoir une tendance à la hausse...

 

En tout cas ce sont les pays en voie de développement qui vont être contents. Ils vont (peut-être) recevoir des ponts d'or de la part des pays riches, sous prétexte - c'est le plus beau de l'histoire - de lutter contre une menace qui n'est pas scientifiquement avérée, mais qui est l'aboutissement d'une pensée unique tout ce qu'il y a d'orwellienne.

 

L'intérêt du livre d'Olivier Postel-Vinay repose surtout, par rapport à d'autres livres sur le sujet du climat, et du réchaufement dudit climat, sur la description de la comédie humaine, que joue, devant le théâtre planétaire, la communauté scientifique qui jouit des places et des honneurs et qui entend bien continuer à en jouir. Non mais!

 

Mais, auparavant, il rappelle qu'en 2007, le film d'Al Gore, Une vérité qui dérange (sorti en 2006), devait être projeté au Royaume-Uni dans toutes les écoles publiques. Sur plainte d'un parent d'élève d'une de ces écoles, l'affaire a abouti devant la justice britannique qui, dans un jugement, a souligné le caractère politique de ce film et y a relevé neuf erreurs scientifiques...

 

Dans un chapitre molièresque, Olivier Postel-Vinay revient sur le spectacle affligeant de deux affaires de piratage informatique, celle, en 2009, du site RealClimate - le Climategate -, exploitée par le lobby des énergies fossiles, et celle, en 2012, du site du Heartland Institute, soutenu par ledit lobby.

 

L'auteur remarque in fine qu'Ivar Giaver, Prix Nobel de physique 1973, qui ne peut être soupçonné d'avoir un lien quelconque avec le lobby en question, quelques mois avant cette deuxième affaire, a démissionné de la Société américaine de physique pour protester contre l'adhésion sans réserves de celle-ci à la religion climatique.

 

Dans un autre chapitre, l'auteur donne finalement raison aux climato-sceptiques qui s'étaient gaussés en 2013 de l'aventure survenue, à la veille de Noël, à l'Akademik Chokalski, un navire pris dans les glaces de l'Antarctique, avec à son bord des scientifiques main stream. Il cite en effet le communiqué de la NASA de septembre 2014:

"L'extension de glace de mer entourant l'Antarctique a atteint un nouveau record, couvrant plus de surface océanique que jamais depuis des mesures par satellite à la fin des années 1970."

 

Dans d'autres chapitres, à partir d'exemples concrets, l'auteur fait des remarques désobligeantes ou se pose des questions iconoclastes (c'est pas bien):

- "Il y a bien des régions où la "montée" des eaux menace les installations humaines, mais c'est souvent le niveau de la terre ferme ou son mouvement qui est en cause."

- "Puisque le réchauffement médiéval s'est produit sans augmentation des gaz à effet de serre, pourquoi en irait-il différemment pour le réchauffement actuel, qui pour l'instant du moins est du même ordre de grandeur?"

 

Ce qui est encore moins bien, c'est que l'auteur consacre pas moins de trois chapitres à la fameuse courbe de hockey, établie par Michael Mann, qui illustre les premiers rapports du GIEC et qui, contre toute vraisemblance, est plate jusqu'à la fin du XXe siècle où elle se redresse tout soudain: plus d'optimum médiéval, ni de petit âge glaciaire... Aplatis!

 

Dans ces chapitres, il s'étonne que les données ayant servi à l'établissement de la hausse des températures au XXe siècle établie par Mann et par d'autres chercheurs ne soient pas disponibles (des soupçons ne pèsent-ils pas lourdement sur leur validité? le Climategate n'était-il pas fondé en définitive?), et que les institutions britanniques couvrent leurs chercheurs.

 

En fait, ce petit monde se serre tout simplement les coudes dans l'adversité et se cautionne mutuellement...

 

Dans cet esprit, Olivier Postel-Vinay aborde dans son livre la question des publications dans des revues scientifiques, indispensables à la carrière des chercheurs et à l'obtention par eux de subventions pour leurs recherches. Ce système les conduit à privilégier le court terme au long terme.

 

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que les résultats des études publiées soient souvent biaisés, non répliqués et non reproductibles, et, même, faux. Et comme les revues par des pairs ne font pas l'objet de vérifications indépendantes...

 

Or ce sont les études scientifiques sur lesquelles se basent les hommes politiques pour prendre des décisions... Quand, en plus, des scientifiques, qui n'en sont pas moins hommes, s'adonnent à l'idéologie, ils quittent définitivement avec eux le domaine scientifique pour le religieux.

 

Nombre de climatologues sont ainsi adeptes de l'environnementalisme, qui, selon Freeman Dyson, "a remplacé le socialisme comme principale religion séculière":

"Il y a une religion séculière mondiale que l'on peut appeler l'environnementalisme, selon laquelle nous sommes des serviteurs de la Terre, que spolier la planète avec les produits à jeter de notre mode de vie luxueux est un péché et que la voie de la morale est de vivre le plus frugalement possible."

 

Dans son avant-propos, l'auteur écrit que, s'il devait se trouver un qualificatif, il se donnerait celui de "climatoagnostique". La Thèse selon laquelle "la Terre se réchauffe, du fait des activités humaines" ne peut, selon lui, être ni démontrée, ni infirmée.

 

Dans son épilogue, il demeure bien agnostique en matière de climat et livre à la méditation du lecteur cette pensée qu'il prête à un philosophe chinois fruit de son imagination : "Toute fausse croyance générée au sein de l'esprit démocratique prête le flanc à des tentatives souvent très réussies d'exploitation et d'intoxication, en provenance d'une foule d'acteurs qui y trouvent leur intérêt."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

La comédie du climat - Comment se fâcher en famille sur le réchauffement climatique, Olivier Postel-Vinay, 264 pages, JC Lattès

 

Olivier Postel-Vinay parle de son livre sur YouTube:

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:55
Climat: j'accuse, de Christian Gerondeau

Le futur accord de la COP21, si tant est qu'il soit signé vendredi prochain, est une chimère éminemment coûteuse reposant sur une imposture. Christian Gerondeau en administre la preuve dans son Climat: j'accuse, qui est un véritable réquisitoire contre les imposteurs du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

 

Cette dénomination française de la créature onusienne est d'ailleurs emblématique de cette imposture, puisque sa traduction en français trahit effrontément la signification de la dénomination officielle, en anglais, de cet organisme politique, Intergouvernmental panel on climate change, où il n'est nullement question d'experts...

 

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Christian Gerondeau commence son livre par une information qui devrait faire réfléchir tous les humanistes en chambre et faire honte aux idéologues du climat qui poursuivent une chimère non pas, comme ils le croient ou le prétendent, pour sauver la planète mais pour la ruiner.

 

Près de la moitié de la population de la planète, trois milliards d'être humains, n'a pas accès à l'électricité. Ces êtres humains vivent dans des habitations où ils font leur cuisine "dans des foyers traditionnels alimentés par du charbon, du lignite, du bois, ou même des excréments d'origine animale. Ces foyers rudimentaires servent aussi à chauffer et à éclairer les lieux si nécessaire":

 

"Selon les enquêtes les plus récentes, rendues publiques en mars 2014, par l'OMS, quatre millions trois cent mille personnes (4 300 000) meurent chaque année du fait de ces pratiques de "dirty cooking". Il s'agit de la première cause de mortalité mondiale."

 

Il est facile de démontrer que la croissance d'un pays va de pair avec sa consommation en électricité. Priver un pays de l'accès à l'électricité est le condamner indéfiniment à la misère. C'est pourtant ce qui est prémédité à Paris par les pays riches en interdisant aux pays pauvres de produire de l'électricité à partir des hydrocarbures (charbon, gaz naturel ou pétrole).

 

La chimère est en effet de croire, et l'imposture de faire croire, que l'on pourra fournir l'électricité nécessaire au développement de la planète en divisant par deux les émissions de CO2 d'ici 2040, et de les éliminer complètement d'ici la fin du siècle, ce qui permettrait, dit-on, de limiter le réchauffement à 2°C. Par quel miracle? Celui des énergies renouvelables:

 

"Les énergies renouvelables pourraient répondre en 2050 à près de 80% des besoins de l'humanité." (Rapport spécial, SRREN, du GIEC, publié en 2011, à Abu-Dhabi)

 

Cette affirmation est contredite par une autre créature onusienne, l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, qui, dans son rapport annuel de 2014, prévoit que le pourcentage actuel de production d'énergie à partir d'hydrocarbures, 82%, passera à 80%, "à moins que des politiques novatrices, ambitieuses et incertaines soient mises en oeuvre, ce qui le ramènerait à 74%!".

 

Il est donc illusoire de croire que la concentration de CO2 d'origine anthropique émise dans l'atmosphère va baisser. Ce sera même tout le contraire... Les énergies renouvelables sont en réalité une arnaque, qui, comme toutes les arnaques, peut duper les meilleurs esprits quand ils sont oublieux des préceptes de Descartes ou intéressés à fermer les yeux.

 

Le GIEC ose affirmer que les énergies renouvelables seront, en 2050, aux trois quarts d'origine éolienne ou solaire, donc seront des énergies intermittentes. Il n'explique évidemment pas comment sera résolu le stockage de ces énergies produites, alors que, depuis 200 ans, la recherche scientifique n'y est pas parvenue.

 

Pourquoi cette divergence entre GIEC et AIE?

 

D'une part, ces deux organismes onusiens sont très différents:

 

- le GIEC est un organisme politique qui ne comprend aucun expert permanent: "les seuls effectifs permanents du GIEC se trouvent au sein d'un secrétariat de treize personnes hébergé à Genève par l'Organisation météorologique mondiale"

- l'AIE, basée à Paris, est un organisme incontesté dans son domaine et "emploie 260 spécialistes permanents de l'énergie"

 

D'autre part, le GIEC, organisme politique, fait dire aux experts, auxquels il demande des contributions, le contraire de ce qu'ils pensent. Son rapport spécial de 2011 comprend en effet:

 

- un rapport illisible de 1544 pages, qui est basé sur 164 scénarios

- un résumé technique de 178 pages, qui mentionne l'existence de ces 164 scénarios

- un résumé à l'intention des décideurs, qui ne retient en fait qu'un seul scénario sur 164, les 163 autres servant d'alibi, le responsable de ce choix étant Sven Teske, dirigeant officiel de Greenpeace, payé par le lobby de l'industrie photovoltaïque...

- un communiqué de presse, dont est extraite la phrase du rapport citée plus haut.

 

Christian Gerondeau démontre dans son livre que ce scénario est non seulement impossible, mais "infinançable"...

 

Les énergies fossiles sont-elles à bannir? Non, car elles permettent de nourrir les hommes:

 

- elles ont permis la mécanisation de l'agriculture, c'est-à-dire son développement

- elles "sont à l'origine de la production d'engrais azotés qui permettent aux terres agricoles de supporter dorénavant des plantes aux rendements inimaginables il y a peu"

- elles émettent du CO2: "Plus la concentration dans l'atmosphère est forte, plus la végétation se développe, et s'agissant des rendements agricoles, plus ceux-ci augmentent."

 

Certes, mais le CO2 n'est-il pas responsable du réchauffement?

 

Pour ce qui concerne le réchauffement, l'imposture climatique est du même genre que l'énergétique. Le troisième rapport du GIEC, AR3, de 2001, est basé sur 253 scénarios et seul, à l'époque, et encore aujourd'hui, celui qui prédit à l'horizon 2100 un accroissement apocalyptique de 5.8°C est retenu, contre toute raison...

 

En réalité, en effet, "aucune preuve sérieuse n'existe en définitive de l'influence sur le climat des variations de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, qui reste marginale, puisqu'elle n'en représente que 4 pour 10 000".

 

Tout cela est-il étonnant? Non, finalement, parce que "le but poursuivi est politique, et n'a rien à voir avec l'environnement, encore moins avec la science". Au nom d'une idéologie mortifère, on s'apprête à dépenser pour rien des trillions de dollars... alors qu'il faudrait laisser ces moyens gigantesques à disposition des individus pour qu'ils livrent d'autres batailles, indispensables celles-là.

 

Certes, le j'accuse de Christian Gerondeau n'épargne pas Pape François, la FAO ou la Banque mondiale, mais il m'a paru préférable, plutôt que de faire une recension exhaustive du livre, de mettre l'accent sur le processus de l'imposture énergétique qu'il révèle et qui illustre si bien ce que disait mon cher Montaigne, cité par l'auteur:

 

"Moins une chose est connue, plus on y croit avec ferveur."

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

Climat: j'accuse, Christian Gerondeau, 176 pages, Editions du Toucan

 

Livres précédents de l'auteur chez le même éditeur:

 

CO2 un mythe planétaire (2009)

Ecologie, la fin (2012)

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 22:45
L'innocence du carbone, de François Gervais

Le GIEC est une juridiction d'exception, soi-disant scientifique et intergouvernementale, en réalité seulement intergouvernementale, c'est-à-dire politique. C'est en effet une créature des Nations Unies, dont le but clairement avoué est d'instruire le procès du seul carbone, présumé coupable de tous les maux climatiques que connaît la planète, sans que soit jamais donnée la parole à ses  défenseurs.

 

Le GIEC ne doute pas, ou si peu. Il affirme, sans vergogne et sans preuve scientifique, avec une probabilité de 90%, que la concentration de CO2 d'origine anthropique est coupable:

 

- de l'augmentation de la température moyenne globale, qui pourrait s'élever de plusieurs °C dans les décennies à venir

- de la montée d'au moins un mètre du niveau des océans

- de la fonte de la banquise

- d'une acidification des océans

- d'événements climatiques extrêmes

 

A défaut d'éradiquer complètement ce délinquant qu'est le CO2, le GIEC  a prononcé sa sentence: sa concentration doit être réduite de 20%, pour limiter la hausse de température moyenne globale à 2°C. C'est l'objet de la COP21 qui s'ouvre à Paris.

 

Pour sauver la planète il faut en payer le prix, elle le vaut bien! Ce prix est estimé à pas moins de  35'000 milliards d'euros, soit l'équivalent de la dette publique mondiale actuelle...

 

En réalité:

 

- la concentration en CO2 est infime (390 ppm de l'air en 2013): elle a été à plusieurs reprises plus importante par le passé, sans que l'homme y soit pour quelque chose

- la part de CO2 d'origine anthropique est de 5% de cette concentration (on le sait grâce à la mesure de concentration des isotopes de carbone)

- le solde de l'accroissement annuel de la concentration d'origine anthropique est de 0,4 ppm (25% de l'accroissement de la concentration totale)

- la part de concentration en CO2 d'origine anthropique des pays européens est de 11% de ces 5%, soit 0,55%, c'est dire l'impact d'une réduction de 20% de ces mêmes pays: 0,45%

- les 95 autres % de la concentration sont en fait le fruit des échanges naturels avec la biosphère: sa croissance résulte en majeure partie d'une élévation de la température (la courbe de concentration en CO2 suit de six mois celle de la température au cours des trente dernières années)

- l'effet de serre du CO2 a atteint ses limites avec la concentration actuelle: il y a saturation des molécules de CO2 dans l'absorption du rayonnement infrarouge; deux vibrations principales sont en effet actives: à 20 et à 70 térahertz, soit moins de 10% de la gamme infrarouge

- compte tenu de tous les facteurs entrant en jeu, l'impact sur la température des émissions anthropiques de CO2 peut être estimé à 0,0005°C par an, soit à 0,05 °C par siècle...

 

Cela donne froid dans le dos...

 

Les autres prédictions du GIEC sont à l'avenant:

 

- la pente de la montée du niveau des océans est passée de 32 cm par siècle sur la période de 1993 à 2006, à 20 cm sur la période de 2006 à 2012, et, depuis, à 10cm

- la perte relative de la banquise dans l'Arctique est plus que compensée par un net gain de l'Antarctique: la superficie globale est en fait restée à peu près constante depuis 33 ans, alors que la fonte de la banquise aurait dû se produire aux deux pôles selon le GIEC

- les océans présentent un PH de l'ordre de 8: ils sont donc nettement basiques et le resteront "compte tenu du rapport élevé, de l'ordre de 60, entre quantités de CO2 dans l'eau et dans l'air. La variation de PH attribuée aux causes anthropiques mesurée sur les 500 premiers mètres de profondeur n'excède pas - 0,01"

- "l'énergie cyclonique globale n'a jamais été aussi basse entre 2008 et 2012 depuis trente-trois ans"

 

Le principal oubli du GIEC est que le changement climatique est cyclique: il y a eu des maxima en 1940-1945 et en 2000-2005, la tendance étant maintenant vers un minimum analogue à celui de 1970-1975. C'est pourquoi l'extrapolation linéaire du GIEC à partir de la période 1979-1998 ne lui a pas permis de prédire la stagnation de la température depuis 18 ans...

 

C'est donc un mauvais procès qui est fait au carbone. Un procès qui en occulte les bienfaits:

- rendements accrus par unité de surface cultivée

- rendements accrus par plante

- rendements accrus rapportés à une consommation d'eau donnée

 

Un procès qui occulte bien commodément les causes naturelles des changements climatiques.

 

Depuis Kyoto le GIEC s'est tellement engagé dans cette impasse qu'il ne lui est plus possible de reculer. Il en va de sa survie et de tous ceux qui se sont engagés à sa suite et qui sont autant de profiteurs: politiciens, journalistes, scientifiques (qui ne veulent pas mettre en péril leur carrière et ne plus recevoir de manne pour leurs recherches), capitaines de l'économie verte, haute finance, activistes environnementaux, bénéficiaires de la revente de "droits à polluer" etc.

 

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que le GIEC dise que le débat est clos, que la science réfutable cède le pas à la croyance irréfutable:

 

- le soleil n'a rien à voir avec les variations de température de la Terre

- la température est restée la même pendant des millénaires avant que l'homme ne se mette à pécher, c'est-à-dire à émettre du CO2

- le réchauffement climatique est responsable de tout, du chaud, du froid, des séismes, des tsunamis, des éruptions volcaniques etc.

- le CO2 est un polluant, un poison: il faudra, mes frères, changer de comportements

 

Il n'est pas étonnant que François Hollande, pris d'un vertige planétaire, veuille appliquer à la terre entière ses recettes fabuleuses de dépenser toujours plus l'argent des autres: elles lui ont si bien réussi en Corrèze, puis en France... Dilapider 35'000 milliards d'euros a de quoi faire perdre la tête à plus d'un homme de pouvoir, alors qu'un tel pactole, faramineux, manquera à la résolution de problèmes réels et cruciaux, tels que les problèmes énergétiques, et qu'un tel gâchis étatiste détruira nombre d'emplois. 

 

Comme bien d'autres, le président français croit (ou feint de croire) que tout se résout avec des lois et des taxes et que lutter contre cet ennemi imaginaire qu'est le CO2 permettra d'éviter l'enfer sur Terre. Là, comme dans tous les domaines qu'il aura touchés jusque-là, il échouera et la nature reprendra ses droits, d'autant que le risque est grand qu'elle inflige sous peu un démenti glacial aux élucubrations du GIEC qu'il prend pour argent comptant et sur lequel il compte.

 

Francis Richard

 

L'innocence du carbone - L'effet de serre remis en question, François Gervais, 320 pages, Albin Michel

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

François Gervais présente son livre sur YouTube:

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 23:55
Climat:15 vérités qui dérangent 3/3: Réception des rapports du GIEC et Conclusions

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le troisième terme de ce questionnement, à savoir la réception qui est faite aux rapports du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à leur propos, et sur les conclusions auxquelles aboutit le collectif.

 

1) Les thèses du GIEC ne font pas l'objet d'un consensus scientifique

 

On nous rebat les oreilles avec le prétendu consensus scientifique sur le réchauffement climatique d'origine anthropique. Quand cela serait, cela ne prouverait pas pour autant que le GIEC détienne la vérité. L'histoire des sciences montre qu'un consensus sur une question scientifique peut toujours être remis en cause.

 

Ce qui fait la différence entre la science et la foi, c'est que les théories de la première sont réfutables et que les dogmes de la seconde ne le sont pas... En disant donc que le débat est clos sur le réchauffement climatique, on quitte le terrain de la science pour celui de la religion.

 

Le plus beau est qu'en l'occurrence, il n'est même pas vrai qu'il y ait consensus...

 

Le livre cite notamment parmi les hérétiques de l'actuelle religion climatique:

- trois prix Nobel de physique: Pierre-Gilles de Gennes, Ivar Giaever, Robert B. Laughlin

- un prix Nobel de la paix (comme le GIEC): Norman Borlaug

- 400 scientifiques de haut niveau identifiés dans le rapport du Sénat américain du 20 décembre 2007 (ils sont plus d'un millier aujourd'hui)

 

L'hérétique risque d'être excommunié des revues scientifiques (infiltrées par les partisans du GIEC), d'être déconsidéré "auprès des pouvoirs subisidiant les recherches", d'être privé par ses pairs de tous moyens de recherche. Alors il faut un certain courage et un courage certain pour s'opposer à ce mainstream religieux.

 

2) La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l'objectivité et l'impartialité qu'on est en droit d'attendre d'elle.

 

Avec les thèses du GIEC, la presse est servie en matière de catastrophisme vendeur. C'est du pain bénit pour elle. André Gide disait: "On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments." Il pourrait dire aujourd'hui: "On ne fait pas de bon journalisme avec des prévisions radieuses."

 

Là, pour le coup, il y a quasi consensus dans la presse... pour soutenir les thèses du GIEC, considérées comme incontestables, quitte à tricher sans vergogne pour les besoins de la cause (voir les photos-montages destinés à faire croire à l'extinction des ours polaires...).

 

Quand, par extraordinaire, la parole est donnée à un connard de climato-sceptique (pour reprendre le terme galant de cette femme savante, au sens de Molière, qu'est Nathalie Kosciusko-Morizet), elle est assortie de mises en garde contre l'hérésie qu'il représente et d'attaques ad hominem.

 

La presse n'organise de toute façon pas de débats, ou rarement, entre partisans des thèses du GIEC et opposants, pour la bonne raison que les premiers n'aiment pas la contradiction et se défilent sous prétexte de ne pas se commettre avec les pestiférés que sont les seconds.

 

La presse va dans le sens du vent. Comme elle soufflait le froid hier (dans les années 1970, elle rapportait les inquiétudes des climatologues sur le danger imminent d'un refroidissement), elle souffle le chaud aujourd'hui. C'est le degré maximum du parti pris et le degré zéro de l'esprit critique...

 

3) En raison de la popularité des thèses du GIEC résultant de leur diffusion médiatique complaisante, les partis politiques avalisent les thèses du GIEC et ne contestent pas, sur le principe, la nécessité de réduire les émissions de CO2.

 

Courageux, mais pas téméraires, les partis politiques. Ils se laissent impressionner par la propagande faite en faveur des thèses du GIEC et, comme ils ne veulent pas se mettre à dos l'opinion publique, qui adhère massivement à ces thèses et dont ils doivent tenir compte pour exister, ils sont quasi unanimes à les soutenir à la différence de nombre de scientifiques...  

 

4) En dépit de l'indication selon laquelle il est régulièrement remis à jour, le site du Service Fédéral du gouvernement belge www.climat.be contient des documents erronés et périmés (depuis près de dix ans), dont la lecture induit automatiquement le citoyen en erreur, manquant ainsi à sa mission de formation du citoyen.

 

Le livre donne des exemples de ce qu'il avance. Et, il y a de quoi être effaré. Car force est de constater que les documents erronés et périmés, qu'il reproduit en pages 198, 199 et 200,  figurent toujours (à la date de ce jour) sur le site officiel de l'Etat belge, leur donnant une caution institutionnelle.

 

Il s'agit:

- du graphique de l'évolution des températures et des concentrations en CO2 au cours des 400.000 dernières années (1999)

- du graphique de  la concentration du CO2 dans l'atmosphère (plus bas, sur la même page, sans mention de date)

- du Hockey-Stick de Mann (en archive...)

 

5) Les milieux économiques et financiers ont été contraints de s'adapter aux politiques contre le changement climatique qui affectent durement leur productivité et leur compétitivité alors que d'aucuns ont réussi à se ménager des rentes de situation au détriment de leurs concurrents et des contribuables.

 

Notons seulement, avec l'auteur collectif du livre, "que les concepteurs historiques et les idéologues de la lutte contre le réchauffement climatique (Al Gore, Maurice Strong, Rajendra Kumar Pachauri, etc.) ne furent pas les derniers à exploiter cette filière pour bâtir des fortunes parfois colossalles avec l'argent public injecté massivement dans les politiques dont ils sont les plus fervents défenseurs"...

 

C'est beau, c'est grand, c'est généreux... le climatisme.

 

Conclusions

 

On ne peut pas faire l'économie des deux débats, scientifique et politique. Il en va de l'avenir de l'Europe:

- les pays européens avalisent en effet les thèses du GIEC sans sourciller, or elles sont discutables, ce livre le confirme

- les pays européens, s'ils suivent les recommandations du GIEC seront "parmi les seuls à infliger à leurs nationaux et à leurs entreprises des contraintes lourdes et coûteuses pour restreindre leur consommation d'énergie fossile

 

En conséquence:

- les entreprises européennes diminueront leur production, importeront depuis l'extérieur de l'Europe ou délocaliseront

- le prix de l'électricité s'envolera

- les pouvoirs publics devront intervenir massivement pour soutenir les énergies renouvelables

- la création d'emplois verts sera coûteuse pour l'Etat, donc pour les contribuables, et ne compensera pas loin de là la perte d'emplois dans tous les autres secteurs d'activité du fait de leur perte de compétitivité

- tous ses efforts n'auront, de plus, qu'un effet symbolique sur la diminution des émissions de CO2.

 

Se posent plusieurs questions:

- l'objectif du GIEC est-il de lutter contre le changement climatique ou de réformer l'économie mondiale?

- plutôt que de lutter contre des changements climatiques, qui sont probablement d'origines naturelles, ne faudrait-il pas plutôt chercher à s'y adapter?

- enfin, en refusant tous débats, la liberté de pensée, la liberté d'expression et la liberté académique ne sont-elles pas en grand danger?

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Episodes précédents:

Nature du GIEC

Rapports "scientifiques" du GIEC

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 23:55
Climat:15 vérités qui dérangent 2/3: Rapports "scientifiques" du GIEC

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le deuxième terme de ce questionnement, à savoir les Rapports "scientifiques" du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à leur propos.

 

Qu'y a-t-il de scientifique dans les rapports du GIEC?

 

1) Il n'est pas scientifiquement établi par les observations que les concentrations atmosphériques mondiales de dioxyde de carbone sont majoritairement la conséquence des émissions de dioxyde de carbone liées à l'utilisation des combustibles fossiles depuis 1750.

 

Bien que le bilan carbone soit des plus complexe, le GIEC prend pour hypothèse que les échanges naturels de dioxyde de carbone entre les océans et les terres émergées sont connus et constants et que seul le dioxyde de carbone "fossile" s'accumule dans l'atmosphère.

 

Cette façon simpliste de voir les choses est pourtant en contradiction avec des études qui tendent à montrer que la hausse de la température précède celle du CO2, autrement dit que le GIEC confondrait  l'effet avec la cause et inversement.

 

A l'appui de sa thèse le GIEC invoque certaines tendances:

- la teneur en isotopes de carbone

- la différence de concentration en CO2 entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud

- la concentration en oxygène dans l'atmosphère

- la constatation d'une acidification des océans

- l'étude du bilan carbone

 

En l'état actuel des connaissances:

- "Le fractionnement isotopique (exprimé en δ 13C), les variations saisonnières de concentration en CO2 dans l'hémisphère Nord et le délai entre les variations des taux de CO2 dans les hémisphères Nord et Sud, ne peuvent pas encore être expliqués de manière satisfaisante."

- si la combustion des combustibles fossiles utilise de l'oxygène, on connaît mal, voire ignore, les flux nets entre l'atmosphère, la biosphère et l'hydrosphère.

 

De plus, pour ce qui concerne les autres tendances:

- la diminution du PH basique des océans est minime et cela ne prouve qu'une chose, que le dioxyde supplémentaire anthropique y est dissous

- l'équation simple du GIEC: augmentation dans l'atmosphère = émissions anthropiques - puits de carbone, ne tient compte ni de l'augmentation naturelle du CO2 atmosphérique, suite à l'élévation de température des océans, ni de l'augmentation du CO2 due à l'activité volcanique.

 

Les reconstitutions historiques, toutes imparfaites qu'elles soient, montrent qu'une teneur élevée en carbone n'est pas incompatible avec le début d'une nouvelle période glaciaire... et que la teneur en CO2 de l'époque industrielle n'est pas plus importante que celle des 1300 dernières années.

 

2) L'élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n'est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années

 

Il faut d'abord dire que la température moyenne globale n'a pas de signification physique. C'est seulement un "indicateur synthétique commode".

 

Toutes les reconstitutions historiques de température moyenne globale montrent qu'il y a bien eu un Optimum médiéval, entre 1100 et 1300, et un Petit âge glaciaire, entre 1500 et 1700, à l'exception de la fameuse "courbe en crosse de hockey", élaborée par Mann et al., dont se sert le GIEC et qu'elle a remplacée en 2007 par son célèbre "plat de spaghettis", volontairement illisible...

 

Pourquoi la courbe de Mann se singularise-telle?

- parce qu'elle est "le résultat de l'application en statistique d'une méthode incorrecte": on y accorde "un poids considérable aux années de la période la plus récente au lieu de donner la même importance dans l'analyse à toutes les valeurs"

- parce qu'elle utilise des reconstitutions historiques à partir de cernes des arbres: or, en vieillissant, les anneaux extérieurs des arbres deviennent plus épais...

- parce qu'elle est le résultat d'une combinaison, qui fausse l'image, de températures reconstituées à partir d'échantillons situés en pleine nature et de températures par thermomètre réalisées dans ou près des villes ou dans des aéroports...

 

La courbe de Mann est donc fortement sujette à caution, scientifiquement parlant.

 

Sur la courbe publiée par le CRU de l'université d'East Anglia, qui sert aujourd'hui de référence au GIEC, "on observe une hausse de la température "globale" jusque dans les années 40 (qui ne peut être attribuée aux combustibles fossiles). Il s'ensuit une diminution légère, puis une stagnation dans les années 70, et enfin [entre 1979 et 1998] une nouvelle augmentation jusqu'à la fin des années 90".

 

C'est cette seule période de 20 ans qui sert de justification au réchauffement climatique, attribué, de plus, à la seule activité humaine... et la courbe s'arrête opportunément à l'année 2002, ce qui ne permet pas de vraiment visualiser la période de stagnation de la température moyenne globale observée depuis 1998...

 

La quasi totalité des modèles climatiques sont passés à côté de cette stagnation. Ils ont surestimé peu ou prou la température moyenne globale future, l'écart grandissant au fil des années avec les températures mesurées. Cette stagnation est d'autant plus gênante pour la thèse du GIEC que, dans le même temps, la teneur en CO2 a augmenté considérablement... 

 

3) Le CO2 provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du XXe siècle

 

La mesure de la température moyenne globale pose problème, du fait que le nombre de stations a fortement diminué après l'effondrement du bloc soviétique en 1990 et que les deux tiers de celles qui restent se trouvent aux Etats-Unis... De plus, ce sont les stations rurales qui ont le plus diminué. Le CRU n'en continue pas moins à calculer une température moyenne globale...

 

Quoi qu'il en soit, localement on n'observe pas de tendance généralisée au réchauffement. En effet il n'y a pas de relation causale directe entre les variations de température et du taux de CO2: à certains endroits il y a réchauffement, à d'autres refroidissement, et au même endroit il peut y avoir des oscillations importantes de température.

 

En fait il y a des périodes de hausse et de baisse de la température moyenne globale, sur des échelles de temps très variables, allant de quelques années à une centaine d'années,  indépendamment de la teneur en CO2.

 

La température moyenne globale peut baisser, alors que la teneur en CO2 augmente, ou augmenter fortement, alors que la teneur en CO2 baisse. Ce qui signifie en clair, tout simplement, qu'il n'y a pas corrélation. Une corrélation inverse est même plus vraisemblable: la variation de la température induirait celle du CO2.

 

Comment expliquer l'augmentation de la teneur en CO2 observé pendant la période industrielle? Son taux est "probablement lié au dégazage des océans et aux variations de la biosphère suite à une augmentation de température et cela peut s'appliquer à la période depuis 1850".

 

4) La théorie du "changement climatique dû à l'homme" se base sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l'analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique.

 

Un moyen simple de vérifier l'exactitude des prévisions d'un modèle: le calibrer sur les résultats expérimentaux jusqu'à une date donnée, par exemple l'année 2000, et comparer sa prédiction pour la décennie suivante, de 2000 à 2010, avec l'évolution observée.

 

Las, tous les modèles utilisés par le GIEC  divergent fortement des températures mesurées, sans doute parce qu'ils partent de l'a priori d'une hypersensibilité de la température à la teneur en CO2. Et ne tiennent pas suffisamment compte de la complexité du système climatique.

 

Et plus ses modèles divergent, perseverare diabolicum, plus le GIEC a la certitude que le "réchauffement climatique" est dû à l'Homme: "Cette confiance dans la cause anthropique (action néfaste de l'Homme sur le climat) augmente de manière proportionnelle à l'écart entre les valeurs réelles et calculées."...

 

Quant aux prédictions apocalyptiques du GIEC, dûment datées, elles ne se sont pas réalisées...

 

5) Les observations mettent en évidence d'autres facteurs majeurs (Soleil, volcans, courants océaniques, nuages, etc.) dans l'évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte.

 

Le GIEC ne tient surtout pas compte, ou pas suffisamment, des phénomènes cycliques observés. Ils sont en effet plus visibles à l'échelle régionale qu'à l'échelle globale...

 

La fonte de l'Arctique, par exemple, que le GIEC considère comme anormale et due au réchauffement climatique, est un phénomène ancien qui a débuté à la sortie du Petit âge glaciaire. Le GIEC insiste d'ailleurs sur la fonte de la banquise en été, mais ne parle guère de sa reformation en hiver... Quant à l'Antarctique, c'est vraiment pas de chance pour sa thèse, il "s'enrichit chaque année de quantités croissantes de glace": 

 

"A l'heure d'aujourd'hui [2014], l'Antarctique compte plus de 1 million de km2 de surface de glace supplémentaire par rapport à l'année de référence 1979. A cette même date, la banquise arctique possède 0,792 million de km2 en moins, ce qui fait un bonus global de l'ordre de 0,2 million de km2!"

 

Plusieurs cycles, à périodicité très variable, relativement longs (de 1'000, 1'200 ou 1'500 ans) ou relativement courts (11, 27, 78 ou 181 ans), ont été mis en évidence. Selon d'aucuns, ces fluctuations seraient dues à la circulation thermohaline, selon d'autres à l'activité solaire et aux champs magnétiques terrestres.

 

En prenant une fenêtre de temps bien déterminée, telle que la période de 1979 à 1998, pour base de ses prédictions, le GIEC a introduit un biais parce que cette période peut très bien être une partie ascendante d'un cycle.

 

En effet, comme les méthodes d'analyses du GIEC "sont essentiellement  basées sur le calcul d'une moyenne mobile et de droites de régression", l'étude de cette seule fenêtre l'a conduit à prédire une augmentation de température qui peut très bien être terriblement contredite si advient une partie descendante d'un cycle...  

 

Conclusion

 

Compte tenu de ces cinq vérités qui dérangent, le collectif, auteur du livre, pose la question qu'il importe de se poser: "Et s'il s'avérait que le CO2 "fossile" n'était pas responsable de la température et qu'au contraire nous subissions dans les prochaines décennies un refroidissement (naturel) global?"

 

Eh bien, on serait mal, très mal même, parce qu'on aurait pris les mauvaises décisions et qu'on n'aurait plus les moyens de prendre les bonnes.

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Episode précédent: Nature du GIEC

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 23:30
Climat:15 vérités qui dérangent 1/3: Nature du GIEC

Climat: 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d'István Markó, professeur de chimie à l'Université Catholique de Louvain. Font également partie de ce collectif, s'exprimant à titre personnel, les intellectuels et les scientifiques belges suivants:

 

- Anne Debeil, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Ludovic Delory, essayiste et journaliste

- Samuel Furfari, ingénieur civil chimiste, maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles

- Drieu Godefridi, docteur en philosophie, essayiste et administrateur de société

- Henri Masson, ingénieur civil, docteur en sciences appliquées, professeur émerite de l'Université d'Anvers

- Lars Myren, ingénieur civil chimiste, ingénieur conseil en sécurité et environnement

- Alain Préat, docteur en géologie, professeur à l'Université Libre de Bruxelles

 

Ce livre poursuit deux objectifs essentiels:

 

- déverrouiller le débat sur le changement climatique

- exprimer les raisons d'un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.

 

Aujourd'hui la recension de ce livre porte sur le premier terme de ce questionnement, à savoir la Nature du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à son propos.

 

Quelle est donc la nature du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat?

 

1) Le GIEC n'est pas un organisme scientifique

 

Le GIEC, ça a la couleur de la science, ça a le goût de la science mais ce n'est pas de la science.

 

Le GIEC comprend trois groupes consultatifs (600 scientifiques):

 

- le Groupe I fait la synthèse des travaux qui sont publiés sur les changements climatiques causés par l'homme

- le Groupe II évalue les impacts négatifs pour l'homme de ces changements

- le Groupe III évalue les moyens à mettre en oeuvre pour limiter ces effets négatifs

 

On l'aura remarqué: le GIEC a un préjugé de départ: il ne s'intéresse qu'aux changements climatiques causés par l'homme...

 

En dehors de ces trois groupes, il y a une assemblée plénière, composée majoritairement de non-scientifiques, représentant les gouvernements (au total 2'500 personnes sont mobilisées pour la cause); c'est elle qui a le pouvoir décisionnel.

 

Le GIEC est donc bien avant tout un organisme politique.

 

2) Le GIEC entretient la confusion entre les registres scientifique et politique

 

La science s'occupe des faits, de ce qui est. La politique s'occupe de ce qu'il faut faire, de ce qui doit être. A partir du moment où un scientifique ne dit pas seulement ce qui est, mais ce qu'il faut faire, il sort de son domaine. Il a bien sûr le droit de le faire, mais ce faisant il fait de la politique:

 

Une obligation morale ne découle pas d'un fait.

 

3) Le GIEC est au coeur d'une puissante coalition d'intérêts particuliers

 

Le GIEC est le soleil d'une galaxie. Gravitent autour de lui:

 

- les gouvernements, qui le font vivre et en contrepartie reçoivent sa caution scientifique

- les ONG, qui reçoivent cette même caution et à qui en contrepartie le GIEC renvoie l'ascenseur en s'inspirant de leurs travaux

- les partis politiques (N de l'A: qui jouent sur la peur pour justifier leur importance)

- les instituts et centres de recherche, auquel le GIEC donne une raison d'être et qui sont autant de relais pour lui

- les universitaires, qui bénéficient d'une visibilité médiatique bénéfique pour leurs carrières et qui apportent au GIEC leur caution intellectuelle

- les médias (N de l'A: qui ne se posent pas de questions et se complaisent dans un alarmisme vendeur)

- les entreprises des technologies vertes, qui doivent au GIEC leur existence et à ses normes leur pérennité.

 

4) Le GIEC refuse généralement le débat scientifique argumenté avec les scientifiques opposés à ses thèses

 

Le collectif énumère une vingtaine d'arguments, regroupés en quatre types diférents et utilisés par le GIEC pour refuser le débat:

 

- la science a déjà tranché: les thèses opposées émaneraient de minoritaires (au regard des 600 scientifiques patentés GIEC, que pèsent les 700 scientifiques renommés, recensés par le Sénat américain, qui s'opposent aux travaux du GIEC?); il y aurait consensus sur l'origine anthropique du réchauffement climatique (que vaut un consensus décrété par ceux qui décident qui est consensuel?); le débat serait clos (une théorie qui ne peut pas être débattue ne perd-elle pas son caractère scientifique?).  

- les climato-sceptiques ne sont pas crédibles: ils ne sont pas tous scientifiques (et Al Gore? et Nicolas Hulot?); ils sont rarement climatologues (les experts du GIEC le sont-ils tous?); ils ne procèdent pas dans leurs travaux comme d'authentiques scientifiques (le scepticisme n'est-il pas à la base de toute démarche scientifique?); ils ne publient pas beaucoup dans les revues scientifiques peer review (ne sont-elles pas souvent aujourd'hui aux mains des partisans du réchauffement d'origine anthropique?) etc.

- les climato-sceptiques sont malhonnêtes: ils sont stipendiés par l'industrie des énergies fossiles (ne fait-elle pas pourtant maintenant des recherches sur les énergies renouvelables?); ils sèment le doute sans croire nécessairement à ce qu'ils affirment (ne proposent-ils pas des explications alternatives? leurs adversaires ne sont-ils pas des semeurs de peur?); ils sont des révisionnistes, voire des négationnistes (l'insulte n'est-elle pas l'argument ultime de ceux qui ont tort? que peuvent-ils bien nier d'abord, puisqu'il n'y a pas de lien scientifique établi entre l'activité humaine et le réchauffement?).

- discuter avec les climato-sceptiques est une perte de temps: il y a urgence (et si on se trompe lourdement sur le diagnostic?); il y a quantité de sites pour démolir leurs arguments (ces arguments ne sont-ils pas caricaturaux? n'est-il pas facile de démentir un contradicteur en son absence?); la science ne se décide pas dans les médias (leurs adversaires ne refusent-ils pas tout débat dans d'autres enceintes? n'utilisent-ils pas eux-mêmes les médias pour diffuser leurs thèses?).

 

5) Le GIEC dénigre, calomnie et entrave la liberté d'expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses

 

Il ne s'agit pas là d'une accusation faite à la légère. Le collectif cite le bienheureux Al Gore:

 

Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s'opposent au GIEC.

(Conférence donnée à l'American Geophysical Union, San Francisco, 2008)

 

Et les fidèles de la religion climatique appliquent le précepte: Jean-Pascal van Ypersele, Vice-Président du GIEC, a, par exemple, fait interdire, le 1er septembre 2011, la conférence de deux professeurs internationaux organisée par la Fondation Universitaire de Bruxelles...

 

Autre exemple: une pétition n'a-t-elle pas été lancée à l'Université Catholique de Louvain pour que soit sanctionné István Markó qui a l'outrecuidance d'exprimer son scepticisme sur les travaux du GIEC?

 

Francis Richard

 

Climat: 15 vérités qui dérangent, Collectif sous la direction d'István Markó, 320 pages, Texquis

 

Prochain épisode : Rapports "scientifiques" du GIEC.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 23:00
Changement climatique, de Philippe de Larminat

Philippe de Larminat met, dans Changement climatique, son expertise en modélisation des processus, au service du climat. Pour ce faire, l'auteur utilise la méthode de l'identification, qui est utilisée avec succès dans la modélisation des processus industriels:

 

Identifier un processus consiste à déterminer un modèle mathématique, souvent réduit au comportement externe, à partir de l'observation des entrées et des sorties (causes et effets). S'agissant du processus climatique, les entrées répertoriées sont ici la concentration atmosphérique de CO2, l'activité solaire et l'activité volcanique. La sortie est la température de surface planétaire globale.

 

Comme l'identification du processus climatique présente des difficultés et des limites qui lui sont propres, l'auteur a opté pour un modèle dynamique comportant au plus une demi-douzaine de paramètres:

 

- la sensibilité climatique, c'est-à-dire la sensibilité à la concentration atmosphérique de CO2: Sclim

- la sensibilité à l'irradiance, c'est-à-dire la sensibilité à l'activité solaire: Sirrnet

- la sensibilité à l'activité volcanique: Svol

- la constante de temps climatique: Tclim

- la sensibilité fréquencielle: Sirr11 (les cycles solaires de Schwabe sont de 11 ans)

- la température d'équilibre: TE

 

De plus il a retenu un traitement continu des archives climatiques sur des durées de l'ordre du millénaire. Son catalogue de données comprend:

 

- quatre reconstitutions de température: Moberg, Ljungqvist, Loehle, Jones-Mann, raccordées à HardCRUT4 (Hadley Center CRU-Température n°4)

- une reconstitution de la teneur atmosphérique en CO2 en parties par millions en volume (280 ppm avant l'an 1000; entre 1010 et 1958, concentrations dans des bulles d'air captives de la calotte glaciaire antarctique; depuis 1959, relevés au centre de Mauna Loa)

- quatre reconstitutions d'irradiance solaire à partir de l'irradiance totale, du nombre de Wolf (taches solaires), d'un marqueur isotopique (béryllium 10): Usoskin be10-lean0, Usoskin be10-timv15, calibration et alignement sur lean0, calibration et alignement sur tim15 

- une reconstitution d'activité volcanique (archives antarctiques et groendlandaises).

 

Ce qui représente 16 combinaisons à partir des différentes chroniques de température et d'irradiance.

 

Parmi les méthodes d'identification paramétriques, l'auteur a choisi celle de l'erreur de sortie, qui n'est certes pas optimale mais qui a le mérite de limiter l'arbitraire à la sélection de la structure du modèle proprement dit, sans y ajouter celle d'un modèle de bruit. Cette méthode consiste, sans qu'il soit besoin de faire référence à quelque théorie préexistante, [...] à minimiser, par rapport aux paramètres d'un modèle, une norme des écarts entre la sortie observée et la sortie simulée par ce modèle. Entre entrées et sorties, le fonctionnement interne du système est opaque: l'optique adoptée est résolument boîte noire.

 

En se limitant à la combinaison de Ljungqvist-HadCRUT4 et de Usoskin be10-lean0, la minimisation de l'erreur de sortie le conduit aux estimations paramétriques suivantes:

 

- Sclim (sensibilité climatique): 1.28°C

- Sirrnet (sensibilité à l'irradiance): 17.5 °C/Wm-2

- Svol (sensibilité volcanique): 10.7 °C

- Tclim (constante de temps climatique): 90 ans, compatible avec l'inertie des océans

- Sirr11 (sensibilité fréquencielle): 0.90 °C/Wm-2

- TE (température d'équilibre): 0.027 °C

 

La sensibilité climatique trouvée (1.28°C au doublement de CO2) est compatible avec la fourchette présumée du GIEC (1 à 6°C). En revanche la sensibilité à l'irradiance calculée (17.7 °C/Wm-2) est dix fois supérieure à la limite haute...

 

Sinon, à l'examen des 16 combinaisons, il ressort que:

 

- seules les deux basées sur Jones et Mann et sous réserve de correction ER Background [les ER sont de petits dipôles magnétiques qui disparaissent avant d'avoir pu se transformer en taches solaires mais qui influent sur l'irradiance totale solaire et le champ magnétique solaire], indiquent une sensibilité à l'activité solaire réduite au simple facteur énergétique.

- la sélection de la reconstruction d'irradiance n'a que peu d'incidence sur la sensibilité climatique Sclim, ainsi que la contribution proprement dite de l'activité solaire au réchauffement récent.

 

Philippe de Larminat en conclut que la reconstruction de Jones et Mann est la seule cohérente avec les paramètres climatiques présumés par le GIEC, mais que, si on retient les trois autres, l'activité solaire explique non seulement les grands épisodes climatiques passés, mais elle contribue fortement aussi au réchauffement du siècle dernier. Il conclut également que les observations ne permettent pas de déterminer avec une bonne confiance la sensibilité climatique ni même seulement son signe...

 

Philippe de Larminat en vient aux projections climatiques à long terme. Le problème que posent celles du GIEC est qu'en limitant sévèrement la contribution de l'activité solaire, il détériore la reproduction des températures millénaires et renforce ainsi indirectement le coefficient de forçage radiatif anthropique. Le résultat est que quasiment toutes ses projections conduisent à l'horizon 2100 à franchir la barre des deux degrés de réchauffement par rapport à la température préindustrielle de convention.

 

Or Philippe de Larminat fait observer que, ce faisant, le GIEC passe à côté d'un scénario qui n'est pourtant pas à exclure, celui où la sensibilité climatique serait nulle ou insignifiante et où l'activité solaire retrouverait, en quelques cycles, le niveau des années 1700: celui du minimum de Maundler, autrement dit du retour à un petit âge glaciaire...

 

Toujours est-il que le parti pris du GIEC d'attribuer le réchauffement de la fin du XXe au seul facteur anthropique l'a empêché de prédire le palier observé depuis 18 ans, auquel l'activité solaire aurait contribué quelque peu, comme le montre la corrélation établie par Philippe de Larminat . Aussi, faute d'autre explication, le GIEC ne peut attribuer la pause climatique actuelle qu'à un aléa négatif de la variabilité naturelle du climat, et qui devrait prendre fin tôt ou tard.

 

Les prédictions rétroactives de l'algorithme de Larminat sont, elles, conformes à la réalité de ce palier. Comment s'y est-il pris pour reproduire ainsi les observations postérieures à l'an 2000 sans qu'il n'en connaisse rien? Cet algorithme a, en fait, su exprimer la conjonction de plusieurs facteurs dont:

 

- le retournement de l'activité solaire moyenne

- les cycles solaires qui sont passés par un minimum en pleine décennie 2002-2012

- la variabilité interne du climat qui a atteint des sommets vers l'an 2000

- l'action humaine qui est insuffisante pour compenser ces tendances à la baisse.

 

Les travaux de Philippe de Larminat établissent donc la prépondérance de l'activité solaire. Ils méritent d'être poursuivis, mais il reste beaucoup à faire pour affiner la quantification des modèles identifiés. Aussi donne-t-il des pistes aux experts dont la compétence climatique dépasse la sienne:

 

Il conviendrait de remettre en chantier l'évaluation des paramètres climatiques dans une optique boîte grise, en introduisant des connaissances a priori, par exemple sur les inerties thermiques des masses océaniques. Une autre perspective consiste à reprendre l'identification selon la démarche initiée ici, mais sur la base d'un modèle climat/carbone couplé, ayant pour entrée exogène le débit d'émission anthropique de CO2, la concentration devenant une variable d'état comme la température.

 

En tout cas, ce ne sont pas les experts de l'Académie pontificale des sciences qui suivront ces pistes.... Philippe de Larminat devait participer au Symposium sur le climat organisée par elle à Rome le 28 avril 2015. Il avait déjà acheté son billet Paris-Rome quand il a reçu, cinq jours auparavant, un mail (voir le Washington Post du 20 juin 2015)  lui signifiant qu'il y était persona non grata... Les voix des dissidents du GIEC sont décidément inaudibles et impénétrables au Vatican... Ce qui n'étonnera pas les lecteurs de Laudato Sí, la dernière encyclique de Pape François...

 

Francis Richard

 

Changement climatique - identifications et projections, Philippe de Larminat, 144 pages, ISTE Editions

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

 

PS

 

Philippe de Larminat met ses programmes (code source ouvert) à la disposition de ceux qui seraient intéressés et qui voudraient les exploiter:

http://www.iste.co.uk/fr/delarminat.zip

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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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