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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:55

L'UNESCO ( ici ) a déclaré 2009 année mondiale de l'astronomie. Plusieurs manifestations ont été prévues à travers le monde dont « les 100 heures d'observations du ciel pour tous » qui viennent d'avoir lieu du 2 au 5 avril.


Pourquoi avoir choisi 2009 ? Parce qu'il y a 400 ans les premières observations du ciel à l'aide de télescopes ont été, notamment par un certain Galilée. Cela me semble une bonne occasion de revenir sur l'affaire éponyme. A propos de laquelle beaucoup de choses ont été dites qui n'avaient qu'un lointain rapport avec la vérité.


Un livre paru aux éditions François-Xavier de Guibert  ( ici ) il y a dix-huit mois fait le point sur cette affaire et montre une fois de plus que la vérité est complexe et nuances, comme je me plais à le répéter. Ce livre, La vérité sur l'affaire Galilée, est écrite par un historien qui connaît très bien le XVIIe siècle et a reçu d'ailleurs, pour son Fénelon, le Grand Prix d'Histoire de l'Académie française, il y a une quinzaine d'années.


Aimé Richardt, en bon historien, restitue d'abord le contexte de l'affaire et le contexte n'est pas seulement l'époque à laquelle Galilée a vécu. Car pour comprendre le conflit qui va opposer Galilée à l'Eglise il a compris qu'il fallait d'abord faire un peu d'histoire sur l'astronomie depuis ses origines.


Aimé Richardt remonte ainsi à l'Egypte. Puis il nous expose la théorie d'Aristote en la matière, ensuite celle de Ptolémée, tous deux convaincus du géocentrisme - la Terre est immobile et le Soleil se meut. Les tenants de l'autre théorie, celle de l'héliocentrisme - la Terre se meut et le Soleil est immobile - ne sont pas légion. Avant Copernic, seul Aristarque avait vraiment émis cette hypothèse.


Quand Copernic montrera que cette hypothèse permet de « sauver les apparences », c'est-à-dire de mieux expliquer les mouvements des astres les uns par rapport aux autres, il sera vilipendé par Luther et Calvin, tandis que l'Eglise catholique, avec prudence, adoptera une position de réserve. Les papes Clément VII et Paul III l'accueilleront même avec bienveillance et la trouveront digne d'intérêt.


Aimé Richardt rappelle opportunément aussi que l'Eglise catholique, avant le temps de Galilée, lors du Concile de Trente, vient tout juste de resserrer les boulons après les remous provoqués en son sein par la Réforme. La signification de l'Ecriture, quand elle est obscure, ne peut être donnée que par l'Eglise, conclut le Concile. Elle devient alors vérité catholique que le fidèle catholique doit admettre sous peine d'hérésie.


C'est dans ce contexte, suprématie du géocentrisme et rôle exclusif de l'Eglise en matière d'interprétation des écritures, que se situe l'affaire Galilée. A la lecture de Copernic et des observations qu'il fait avec son télescope, Galilée va en effet être convaincu du bien-fondé de l'héliocentrisme. Et il aura raison... sans être capable de le prouver.


Au lieu de présenter cette théorie comme une hypothèse, puisqu'il est incapable d'en apporter la moindre preuve - sinon celle de sa théorie des marées, qui est malheureusement fausse - il va la considérer comme vraie et indiscutable. Au lieu de rester dans son domaine scientifique, il va dire à l'Eglise comment Elle doit interpréter l'Ecriture et lui demander de ne pas s'en tenir au sens littéral.


Aimé Richardt raconte comment, par son comportement orgueilleux, et par la publication de livres truffés d'affirmations péremptoires, Galilée va se mettre à dos l'Eglise et, au final, son chef le pape Urbain VIII, naguère son ami.


Après avoir reçu un avertissement en 1616 et s'être engagé à ne plus « soutenir, enseigner, défendre »  - sans preuve - l'héliocentrisme, Galilée va récidiver. Il n'écoutera pas les recommandations d'Urbain VIII lui enjoignant de rester sur le terrain purement scientifique et de ne pas s'aventurer sur celui de la théologie.


Dans son Dialogue, paru en 1632, avec imprimatur, obtenu en taisant l'injonction de 1616, il persistera à faire prévaloir le témoignage des sens sur l'affirmation doctrinale et, maladresse fatale, il tournera en ridicule, à tort, certaines des positions scientifiques du pape Urbain VIII, particulièrement celle relative aux marées, qui s'avérera juste, puisque le pape, au contraire de Galilée, y voit déjà l'influence de la lune.

En 1633, poursuivi devant le tribunal de l'Inquisition, lors du premier interrogatoire, Galilée mentira en prétendant que son Dialogue n'est pas une défense de l'héliocentrisme. Mensonge qui ne sera pas retenu contre lui mais qui aurait pu lui valoir de sacrées sanctions.


Aussi Galilée sera-t-il condamné le 22 juin 1633 pour ne pas avoir respecté son engagement de 1616, pour avoir réussi à faire imprimer son livre en mentant par omission sur cet engagement, pour « s'être rendu « véhémentement suspect d'hérésie » en ayant soutenu la fausse doctrine du mouvement de la Terre et de l'immobilité du Soleil ». Le même jour, traitement de faveur, il abjurera à huis clos au Couvent de la Minerve, alors que les abjurations étaient habituellement publiques.


Tant avant que pendant, et après, le procès, Galilée bénéficiera de traitements de faveur quand on connaît les traitements rigoureux que pouvait infliger l'Inquisition à l'époque. Pour raison de santé, du temps lui sera accordé avant de comparaître à Rome. Il ne connaîtra pas les geôles du château Saint-Ange et pourra résider pendant le procès à l'ambassade toscane et se promener librement dans les jardins de la Villa Médicis.


Condamné à la prison formelle pour un temps indéterminé il ne sera jamais incarcéré, il sera d'abord assigné à résidence à l'ambassade toscane, puis chez son ami, l'archevêque de Sienne, enfin, en décembre 1633, dans sa villa d'Arcetri, proche de Florence, où il recevra de nombreuses visites, et où il s'éteindra paisiblement le 8 janvier 1642.


Pour connaître tous les détails de l'affaire Galilée il convient bien entendu de lire le livre d'Aimé Richardt, où tous les éléments du dossier sont rassemblés, de même que s'y trouvent des références bibliographiques intéressantes pour ceux qui veulent approfondir le sujet. En tout cas le portrait de Galilée en martyr, et en scientifique rigoureux et persécuté, n'en sort pas indemne, et l'Eglise catholique en sort beaucoup plus sensée et moins arbitraire que la légende anticléricale ne le laisse croire.        


Francis Richard

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commentaires

Joël Col 27/02/2010 15:15


AFFAIRE GALILÉE
Quand l’embarras crée une unité de comportement...

Introduction
Que nous soyons auteurs ou lecteurs, nous réagissons tous selon nos propres concepts, concepts qui nous conduisent à faire des analyses diverses sur des sujets donnés.
Il est des sujets qui conduisent à émettre des analyses différentes, car ils font appel à notre subjectivité.
. Si cette subjectivité est tendancieuse, elle conduira, bien souvent, au rejet pur et simple du raisonnement d’autrui.
. Si elle est bien fondée, elle permettra, par contre, d’accepter - ou tout au moins de reconnaître - la logique de raisonnement de chacun, même si cette logique débouche sur des conclusions
différentes. Cette subjectivité pourra être qualifiée d’ouverture d’esprit.
Il est donc des sujets pour lesquels il est difficile d’établir une seule et même analyse, acceptée de tous, car elle fait appel à la subjectivité des uns et des autres.
Mais il est d’autres sujets qui font appel à une pure analyse de faits. De ces sujets devrait donc apparaître un consensus d’idées, à condition, toutefois, que l’objectivité ne soit pas détrônée
par une subjectivité sous-jacente forte, venant d’un esprit sectaire.
L’analyse de mon étude “Entre Galilée et l’Église : la Bible” impose aux divers commentateurs de suivre des règles grammaticales et sémantiques, bien établies.

Qui sont ces commentateurs ?
Il y a :
ceux qui ont lu l’étude,
ceux qui ne l’ont pas lue.
. Les premiers, bien qu’ayant été peu nombreux, ont tous émis des commentaires très favorables.
. pour les seconds, il faudra considérer :
- ceux qui, à cause du sujet traité et pour des raisons personnelles, ne lui ont témoigné aucun intérêt,
- ceux qui, tout en n’ayant pas lu l’ouvrage, l’ont a priori critiqué vertement ou rejeté. Peu avisés ils ont manifestement entremêlé objectivité et subjectivité, rejetant d’emblée les bases
d’analyse qu’impose ce type d’ouvrage.

Pourquoi ce rejet a priori ?
Ce rejet vient de la part de personnes associées à des milieux très divers :
. les unes appartenant à des communautés catholiques, protestantes, évangéliques ou juives,
. les autres à des milieux agnostiques ou athées.
Mais il est un fait surprenant : tous, qu’ils soient religieux ou non, ont eu une même réaction : mutisme quasiment complet à l’égard du livre.
Les religieux ont des concepts variant suivant leur appartenance à tel ou tel groupe, et les athées ou agnostiques également. Mais pourquoi donc se rangent-ils tous dans une même unité de
comportement : mutisme ?
. Les Protestants et les Évangéliques qui professent leur confiance dans les Saintes Écritures auraient dû se réjouir du fait que cette étude sémantique approfondie démontre que les Textes
originaux de la Bible, depuis plus de 3000 ans, expriment, en langage clair, ce que Copernic et Galilée ont découvert et proclamé il n’y a qu’un peu plus de trois siècles et demi : la non-rotation
du soleil autour de la terre.
Mais cette vérité les dérange, non pas du point de vue scientifique, mais du point de vue biblique - leur Version de la Bible, à laquelle ils sont fortement attachés, affirmant la rotation du
soleil autour de la Terre, se trouve ainsi contredite par cette étude. Ne voulant corriger leurs traductions, ils persistent donc dans l’erreur et dans le discrédit qui est tombé à tort sur la
Bible lors de la condamnation du savant Galilée.
. Les catholiques, en refusant également cette mise en conformité de leurs Versions avec les Textes originaux, partagent avec les Réformés la même responsabilité d’erreur et de discrédit de la
Bible.
Il est bien évident que l’Église catholique (non seulement de l’époque, mais aussi d’aujourd’hui), n’ayant pas décelé ces erreurs de traductions - elle, sensée détenir la suprématie en la matière -
devra reconnaître officiellement cette lacune et la résoudre. Pour l’instant, elle n’a développé que des arguments qui n’ont pas mis un terme à cette problématique Affaire, Galilée n’ayant toujours
pas été réhabilité.
. Les athées ou agnostiques, même s’ils peuvent avoir quelques bonnes raisons de critiquer les religieux et les Versions de la Bible, se trouvent embarrassés en apprenant que les Textes originaux,
dans ce domaine scientifique y compris, ne peuvent être contestés. Alors, comme les autres, ils s’abstiennent de tout commentaire.

Le but de mon étude est d’obtenir :
. non seulement la réhabilitation officielle de l’astronome Galilée,
. mais aussi une véritable réhabilitation de la Bible - ses Textes originaux n’ayant jamais proclamé l’erreur de la rotation du soleil autour de la terre.
Depuis plus de six années je m’applique, dans mes divers courriers et courriels, à rappeler ces arguments, sans succès.
À quelques rares exceptions près, les médias (presse, radio, télévision), les Associations organisant Salons du Livre ou Conférences pratiquent cette même “loi du silence”.

Galilée a grandement marqué l’histoire. N’y a-t-il pas eu, durant l’année 2009, de nombreuses manifestations scientifiques le concernant et d’autres ne sont-elles pas prévues en 2010 ? Mais
pourquoi donc ne veut-on pas aborder la question de sa réhabilitation ? Ne voudrait-on pas voir, un jour, Galilée enfin réhabilité ?

En conclusion :
Un terme doit être mis à la condamnation injuste de l’astronome. Non seulement sa réhabilitation doit être officialisée mais aussi celle de la Bible eu égard à ses Textes originaux.
En décembre 2009, je suis intervenu auprès des autorités compétentes.
Je reste à la disposition de toute personne ayant à cœur de voir la Vérité triompher.
J’exprime ma reconnaissance à ceux qui m’ont aidé et encouragé dans cette tâche délicate. Tous mes remerciements, également, aux libraires qui ont bien voulu accepter d’exposer mon livre dans leurs
rayons.

Joël Col

Pour plus d’informations consulter :
http://monsite.orange.fr/erreur.verite
http://monsite.orange.fr/autoedition.meguila
http://monsite.orange.fr/autoedition.mgl
Faire également recherche avec “joël Col” Galilée.


Francis Richard 28/02/2010 08:50


C'est bien volontiers que je publie votre commentaire.

Votre point de vue mérite d'être examiné. Ce que je ferai prochainement.


Joël Col 22/05/2009 21:30

Peut-être que cette information vous intéressera.

Condamnation et Réhabilitation de Galilée.

ERREUR-VÉRITÉ.
La grande question qui se posait à l'époque de Galilée était : "Quel astre tourne autour de l'autre ? Le soleil autour de la terre ou la terre autour du soleil" ?
En affirmant la rotation de la terre autour du soleil, Galilée se trouvait en contradiction avec les scientifiques, les philosophes, l'Église et la Bible qui, tous, soutenaient la thèse contraire.
Or, dans mon étude "Entre Galilée et l'Eglise : la Bible", je démontre que Galilée était en accord avec les Textes originaux hébreux et grecs, mais en désaccord avec leurs traductions. En d'autres termes, si les versions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux, Galilée n'aurait pas été condamné pour avoir "tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures".
Par cette étude, j'œuvre pour obtenir la réhabilitation officielle de Galilée et la mise en conformité des traductions de la Bible avec leurs Textes originaux qui, en aucun cas, ne peuvent être tenus pour responsables de la condamnation du savant.

Joël Col

Pour plus d'informations consulter :
http://monsite.orange.fr/erreur.verite
http://monsite.orange.fr/autoedition.meguila
À votre disposition pour répondre à toutes les questions me concernant ou concernant cet ouvrage.
Meilleures salutations.

Joël Col

PS. L'hebdomadaire "Le Point.fr" a fait paraître un article à partir d'une déclaration de l'archevêque Gianfranco Ravasi. Vous pouvez en prendre connaissance sur :
Google et en faisant une recherche avec les mots : "Joël Col" Galilee
Je joins également l'article à ce courriel.

Galilée n'est plus le bienvenu au Vatican
dimanche 1 février | 20:40
Nous apprenons, par votre article, que le Vatican a abandonné l'idée d'accueillir une statue de Galilée dans l'enceinte du petit État pontifical. Cette nouvelle décision, même si elle peut apparaître surprenante, n'a, à mes yeux, que peu d'importance : Le point capital étant la réhabilitation du savant.
Et, nous lisons aussi que Galilée aurait été réhabilité au XXème siècle. Je me suis déjà exprimé sur le sujet et, pour éviter toute redite, je renvoie vos lecteurs à votre article "Le Vatican veut rééditer les actes du procès de Galilée" du 25 novembre 2008. Précisons encore que le cardinal Paul Poupard, à l'occasion du discours du Pape Jean-Paul II à l'Académie pontificale du 31 octobre 1992, déclarait 'qu'il ne s'agissait pas de réviser un procès". Et, dans Les Échos week-end des 10 et 11 janvier 2003, Jean-Claude Hazera, rédacteur en chef, rapportait une réflexion de ce même cardinal, tenue en mai 2002 devant un parterre de scientifiques réunis à l'École Nationale Supérieure des Techniques Avancées (Ensta) : "C'est une affaire interminable qui ne sera jamais terminée et ne peut s'effacer de l'imaginaire. Jean-Claude Hazera ajoute : "L'Église... n'a pas révisé le procès, ni "réhabilité" celui que le pape qualifie de "physicien de génie", ce que déplore l'historien Michel-Pierre Lerner, qui débattait avec le cardinal à l'Ensta. C'est une des nombreuses complexités de l'affaire..."
Ce n'est donc pas en érigeant une statue dans les jardins du Vatican, ou en déclarant que le procès de Galilée "avait été une erreur" (sans explication biblique du motif de sa condamnation) et que "ce fut une erreur d'avoir voulu empêcher la légitime autonomie de la science", que l'on parviendra à mettre un terme à cette Affaire Galilée.
En conclusion, dans mon ouvrage "Entre Galilée et l'Église : la Bible", par une étude sémantique approfondie, je démontre que Galilée était en accord avec les Textes originaux de la Bible, mais en désaccord avec leurs traductions. En d'autres termes, si ces traductions avaient été fidèles à leurs Textes d'origine :
. Galilée n'aurait pas été injustement condamné par l'Église,
. la Bible n'aurait pas encouru le discrédit dont elle souffre encore aujourd'hui.
Ce n'est qu'en reconnaissant cette évidence et en corrigeant les erreurs de traduction des Versions que l'on parviendra à réhabiliter officiellement Galilée et qu'on lui rendra, ainsi, l'honneur qui lui revient au cours de cette Année 2009. Voilà le but que je me suis proposé, en entreprenant cette étude, but que je poursuis également à l'occasion de mes diverses conférences en français et en anglais. Toute correspondance peut être adressée à : autoedition.meguila@wanadoo.fr

Joël Col

Francis Richard 30/05/2009 10:21


Merci beaucoup pour votre commentaire.


Pierre Reipert 09/04/2009 13:36

Merci pour la description de cet ouvrage. Il apportera certainement des éléments intéressants à notre projet théâtral fondé sur la pièces de Bertolt Brech, "La Vie de Galilée"

Francis Richard 10/04/2009 16:41


Croyez bien que j'en suis ravi.


Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
  • Contact

Profil

  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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