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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 22:00
Comme des Mohicans, de Philip Taramarcaz

Betuloz lui avait en particulier offert un livre de Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans. L'ecclésiastique avait reçu cet ouvrage des propres mains de l'écrivain américain, lors de son passage au col en 1832.

 

En ce mois de juillet 1874, Séraphin est novice depuis deux ans à l'hospice du Simplon, mais il n'a pas choisi de l'être. Son père l'a fait pour lui, parce qu'il est le cadet de ses enfants et que c'est donc juste et honorable qu'il entre dans les ordres.

 

Il n'a pas la vocation et n'aime pas les regards graveleux et insistants du chanoine Vernelaid. Une nuit il s'enfuit du monastère, laissant à son triste sort un autre novice, Gabriel, qui lui souhaite bonne chance et lui demande de ne pas l'oublier.

 

Séraphin emporte avec lui, dans son sac, des victuailles, un briquet, un couteau de poche, une veste de toile et, surtout, l'exemplaire du Dernier des Mohicans que lui a offert le chanoine Buteloz, le père maître qui a dépassé les septante ans.

 

Dans la vallée du Rhône, il rencontre Guérin, qui en a assez d'être exploité et battu par son oncle maternel depuis qu'il est gamin, et qui décide de partir, comme Séraphin, sans demander son reste, pour rejoindre sa mère qui travaille à Chandolin.

 

Les deux nouveaux amis, partent ensemble, Comme des Mohicans, qui marcheraient sans bruit dans une forêt profonde... Et connaissent des aventures comme celles racontées par Fenimore Cooper, dont Séraphin lit des passages à Guérin.

 

Même si jamais personne ne maîtrise complètement son destin, les deux amis apprennent, non sans tâtonner, à choisir eux-mêmes la place qu'ils occuperont en cette fin de siècle, où d'aucuns préfèrent perdre l'honneur plutôt que la réputation.

 

Même si leurs places les éloignent l'un de l'autre, ils éprouvent l'un pour l'autre une indéfectible et éternelle amitié. Dans les moments d'abandon ou de doute, Séraphin pourra toujours se souvenir de cette citation d'Épictète, faite par Betuloz:

 

Notre salut et notre perte sont en nous-mêmes.

 

Francis Richard

 

Comme des Mohicans, Philip Taramarcaz, 232 pages, Slatkine

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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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