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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 22:55
Carnets de guerre COVID-19 - Volume 2, du Professeur Didier Raoult

Ce deuxième volume des Carnets de guerre COVID-19 du Professeur Didier Raoult couvre les émissions qu'il a faites sur la chaîne YouTube de l'IHU du 21 novembre 2020 au 1er décembre 2021

 

À le lire on mesure à quel point l'image de lui, fabriquée par les médias, est caricaturale puisqu'il est présenté comme quelqu'un imbu de lui-même, pétri de certitudes et qui n'en démord pas d'un iota:

 

Plus les gens sont ignorants, plus ils ont de certitudes (ce qui est vieux comme le monde). Les gens qui ont beaucoup de connaissances ont beaucoup d'incertitude et sont très prudents quant à la prédiction de ce qui va marcher ou de ce qui ne va pas marcher.

(5 janvier 2021)

 

Didier Raoult a beaucoup de connaissances, dit qu'il ne sait pas, qu'il ne fait jamais de prédictions, qu'il fait pour le mieux. À la fois scientifique et médecin, il s'en tient aux chiffres, à l'éthique, au bon sens:

 

La science est faite pour contribuer à la connaissance, pas pour fournir des malades, créer un doute sur le lien de contrat théorique que l'on a avec le malade, qui est de s'occuper de lui seulement.

(11 mai 2021)

 

Au fil des mois, lui et son équipe de l'IHU Méditerranée Infection, par l'observation des patients et la récolte de données, ont acquis une connaissance de la pandémie comme nulle part ailleurs en France.

 

En comparant leurs données à celles des autres pays, ils ont su très tôt que la CoViD-19 n'était pas la même partout, en raison des écosystèmes 1 qui les différenciaient et des variants qui y circulaient.

 

Ils ont été les premiers à parler de variants, avant même qu'on ne parle du variant anglais. À l'automne 2020, l'épidémie n'avait pas rebondi, mais une nouvelle épidémie 2 avait pris la suite de la première.

 

Plus tard, grâce aux séquençages pratiqués, ils ont pu confirmer en les comparant à la séquence d'un vison qui avait été infecté dans un élevage français, que cette deuxième épidémie y avait son origine.

 

Ils ont pu expliquer pourquoi la courbe de cette épidémie avait deux bosses au lieu d'une: un sous-variant en était la cause. Les variants des virus à ARN ne cessent de muter, jusqu'à ne plus être graves:

 

L'accumulation des mutations finit par entraîner une baisse de la gravité et une baisse de la transmissibilité.

(14 septembre 2021)

 

Les premiers, Didier Raoult et son équipe ont dit qu'il fallait tester, s'occuper des malades, i.e. les traiter précocement avec des médicaments à l'innocuité connue 3, voire les oxygéner, les anti-coaguler.

 

Les premiers, ils ont mis en doute que le remdesivir ou les vaccins soient les baguettes magiques qui allaient arrêter la CoViD-19. Le remdesivir s'est avéré nocif 4 et les vaccins de moindre efficacité.

 

Pour autant, dès le début, ils ont recommandé ces vaccins imparfaits, très imparfaits, qui étaient mieux que rien, pour les personnes âgées ou à risque majeur de mourir ou de passer en réanimation:

 

Pour les vaccins, ce sont individuellement les médecins qui doivent donner leur opinion.

(11 janvier 2021)

 

Tout est question, en médecine, de rapport bénéfice/risque.

(5 janvier 2021)

 

Dès le début, Didier Raoult a mis en doute le bien-fondé des mesures sociales qui se sont appliquées à tous sans discernement et dont il n'est pas évident qu'elles aient changé la mortalité dans un pays:

 

Il ne faut pas ruiner le pays, rendre les gens fous, parce qu'il y a une surmortalité chez les plus de 75 ans.

(9 février 2021)

 

Il disait le 9 mars 2021 et, jusqu'à présent, les chiffres ne l'ont pas démenti, ce qui ne devrait pas laisser d'interroger, que les plus mauvais résultats du monde sont chez ceux qui faisaient les plus malins:

 

L'Amérique du Nord, l'Europe de l'Ouest, et en Afrique, l'Afrique du Sud, où ils pensaient qu'ils avaient un niveau de développement beaucoup plus élevé que les autres.

(9 mars 2021)

 

Le fait de dire leur vérité aux puissants, d'avoir raison avant tout le monde, parce que l'on a travaillé, n'a évidemment pas plu, surtout à ceux qui se sont lourdement trompés et ne veulent pas le reconnaître:

 

On en veut beaucoup aux gens qui ont eu raison pendant qu'on avait tort.

(6 juillet 2021)

 

Francis Richard

 

1 - Plus la population est dense, plus il y a de cas (5 octobre 2021)

2 - Chaque épidémie a sa propre histoire, c'est pour ça que vous ne pouvez rien modéliser (23 mars 2021)

3 - Il faut vraiment tester les molécules sans danger comme l'ivermectine ou comme l'hydroxychloroquine (29 juin 2021)

4 - Il s'est révélé agent mutagène (23 février 2021).

 

Carnets de guerre COVID-19 - Volume 2, Didier Raoult, 460 pages, Michel Lafon


 

Livres précédents:

 

Carnets de guerre COVID-19 - Volume 1 (2021)

Au-delà de l'affaire de la chloroquine (2021)

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 22:55
COVID 19 - Une autre vision de l'épidémie, de Laurent Toubiana

Cet ouvrage a délibérément un statut à part. Ce n'est pas un ouvrage scientifique mais il relate des résultats scientifiques. Ce n'est pas un roman, il est bien ancré dans l'actualité avec des personnages réels. Il n'est pas spécialement autobiographique mais il est très personnel. Il évoque une autre vision d'une épidémie planétaire or, en l'occurrence, il s'agit de ma vision.

 

DÉFINITIONS DE L'OMS

 

Qu'est-ce qu'une épidémie?

 

Une épidémie est une maladie acquise par un nombre relativement élevé de personnes dans une région donnée dans un intervalle de temps relativement court.

 

Qu'est-ce que la santé?

 

La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en absence de maladie ou d'infirmité.

 

L'ÉPIDÉMIOLOGIE

 

L'épidémiologie ne se limite pas à l'étude des maladies infectieuses comme l'actuelle épidémie de Covid, mais elle aborde tous les types de désordres de santé: maladies rares, chroniques, comportementales, environnementales, etc.

Elle couvre de nombreux aspects méthodologiques ainsi que les moyens de traitement de l'information pour en déduire des connaissances sur les déterminants de santé qui eux-mêmes servent de fondement à l'aide à la décision sanitaire ou à la prévention.

[...]

On appelle donc "épidémiologiste", un chercheur dont l'activité se situe dans ce champ et ayant produit des travaux évalués par ses pairs dans ce domaine.

 

Laurent Toubiana est épidémiologiste. Après avoir travaillé à partir de 1992, directement, puis indirectement pour l'INSERM, Institut national de la santé et de la recherche médicale, en 2014, il crée l'IRSAN , Institut de Recherche pour la valorisation des données de santé, qu'il dirige depuis lors.

 

LA LOI DU CATASTROPHISME

 

Dans le cas de l'épidémie de Covid, Laurent Toubiana constate que la durée d'incubation est courte (3 à 8 jours) et qu'il faut  trois mois pour qu'il y ait les premiers morts, c'est-à-dire au moment où elle est en phase exponentielle:

 

Il y avait de très nombreux contaminés et proportionnellement peu de morts donc l'épidémie était peu grave.

 

C'est pourquoi il dit que les mesures prises en France (et ailleurs) ont été disproportionnées, mais qu'elles ont été acceptées en vertu de la loi du catastrophisme:

 

Il est très rare de reprocher à quelqu'un d'avoir prévu les pires situations. Si celles-ci n'adviennent pas, il est même courant de le féliciter de nous en avoir préservés en nous prévenant.

 

A contrario celui qui rassure est inaudible... Laurent Toubiana n'a pas été écouté quand, le 11 mars 2020, il a, par comparaison avec les données de l'épidémie en Chine et des épidémies de même nature, annoncé que l'épidémie de Covid devrait atteindre un pic fin mars et se terminer fin avril. C'est pourtant ce qui s'est produit...

 

LA SIDÉRATION (PRINTEMPS 2020)

 

Pour faire accepter les mesures prises, il fallait sidérer la population. Au lieu d'indiquer, tous les huit jours, l'incidence des malades en ville à l'hôpital pour 100 000 habitants, qui permet de suivre la dynamique de l'épidémie, le moyen utilisé a été de donner des chiffres cumulés, quotidiennement, le meilleur moyen pour susciter l'anxiété.

 

Si, à ce moment-là, une comparaison avait été faite avec les épisodes de grippe entre 2014 et 2020, la panique aurait été évitée parce que le taux d'incidence moyen de ces épisodes était de 4 fois celui du pic de mars 2020. 

 

Mais c'est la théorie du confinement, mesure extravagante, qui a auto-validé en définitive la prétendue dangerosité de l'épidémie:

 

Dans l'esprit de chacun, s'il était possible de mettre en place une telle mesure, c'est forcément que l'épidémie était grave.

 

Or un pays n'a pas confiné, la Suède. Force est de constater que le bilan de l'épidémie y est équivalent à celui de la France, malgré la mauvaise gestion des établissements équivalents aux EHPAD français:

 

En aucun cas nous n'observons un effet du confinement sur la dynamique de la croissance épidémique. Dans les deux cas, confinement ou pas, l'atteinte du maximum donc l'arrêt de la croissance épidémique est semblable.

 

La comparaison des indicateurs principaux (nombre d'habitants, nombre de cas confirmés, nombre de décès, taux d'incidence, mortalité) entre la Suède et le Québec, du 24 février 2020 et le 24 février 2021) le confirme.

 

LA TERREUR (DÈS L'ÉTÉ 2020)

 

Après la période de sidération est venue celle de la terreur. Les instruments en ont été:

 

- L'obligation du port du masque chirurgical, qui protège le patient de son chirurgien mais ne protège pas celui-ci1:

 

Il a été le marqueur visible de la permanence d'un danger invisible.

 

- La théorie de la vague, qui consiste à relancer régulièrement le concept de vagues censées nous submerger

 

Le concept de vague [en lien avec la théorie du confinement, qui a été invalidée par les faits] a été recyclé à l'occasion de la généralisation des tests qui ont généré artificiellement les fameuses vagues.

 

Les inventeurs de ce concept de vague sont le chef des catastrophistes français Antoine Flahaut et les modélisateurs tels que Neil Ferguson.

 

(pour faire encore plus peur d'aucuns ont employé les termes de tsunami ou de montée des eaux)

 

S'il n'y a pas eu de vagues successives de Covid, il y a eu des épidémies successives, comme dans le cas des grippes ou des gastro-entérites: rien à voir donc avec le confinement.

 

- Le dévoiement des tests: ils n'ont pas été utilisés pour confirmer un diagnostic, mais comme marqueur de la circulation du virus, accessibles à tous, malades ou non:

 

Au début de l'épidémie, ce que nous appelions un "cas", c'étaient les personnes hospitalisées pour une forme grave, ou ceux qui correspondaient au tableau clinique du Covid et qui étaient confirmés par la suite par un test PCR (lorsqu'ils ont été disponibles).

[...]

Quand les tests ont été disponibles et utilisés massivement en population générale, alors la notion de "cas" a été exclusivement celle donnée par un test positif indépendamment de la forme clinique de la maladie.

 

Autrement dit, on a mélangé patients hospitalisés avec personnes peu symptomatiques, voire asymptomatiques... qui, elles, représentaient la majorité des tests positifs. Ce nouvel indicateur a permis de perpétuer la terreur...

 

PENDANT CE TEMPS-LÀ

 

Pendant cette période de terreur, qui coïncide avec l'introduction massive des tests RT-PCR:

 

- Comme chaque année et comme à chaque phase épidémique, des hôpitaux ont débordé de patients, mais quelques services seulement ont été saturés contrairement à ce que prétendait le matraquage médiatique.

 

- Ce ne sont pas aux cas Covid qu'il faut imputer cette saturation, comme l' analyse de l'activité hospitalière en 2020 de l'ATIH (Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation) l'a montré.

 

- L'activité hospitalière a été plus faible en 2020 que précédemment (le recul est de plus de 10%):

 

C'est autant de personnes qui n'ont pas été prises en charge et soignées.

 

- La mortalité en 2020 a été surestimée parce qu'il n'a pas été tenu compte de l'évolution de la population, c'est-à-dire de son vieillissement et de sa morbidité générale. En réalité:

 

Le passage de l'épidémie de Covid aura causé en 2020 une augmentation de 3,72% par rapport à l'attendu pour la classe d'âge supérieure à 65 ans mais absolument aucune augmentation (voire une baisse) pour la classe d'âge des moins de 65 ans qui représente plus de 80% de la population.

 

- La vaccination de 90% de la population n'a pas rempli sa fonction:

 

Les "vaccins" Covid ne confèrent pas d'immunité contre l'infection et n'empêchent pas de transmettre la maladie.

[...]

Rendre la "vaccination" obligatoire au motif qu'un virus circule tient [...] de l'irrationnel, de la pensée magique, d'une idéologie sanitaire non éloignée de l'hygiénisme.

 

- Le pass sanitaire, devenu pass vaccinal, est une quasi-obligation [...] de se faire injecter un produit appelé "vaccin" pour bénéficier de droits fondamentaux comme par exemple, celui d'aller et venir sans contrôles. 

 

- Les médias ont, pour la plupart d'entre eux, répercuté la communication officielle sans esprit critique et sont allés plus loin:

 

[Ils] ont détruit systématiquement toute voix différente des messages de [celle-ci], discréditant toute idée divergente, toute interrogation sans pour autant apporter des preuves autres que des affirmations.

 

EN CONCLUSION

 

Il est difficile de mesurer les impacts d'une "mesure". En revanche les dommages sociaux, économiques et autres pour la santé publique sont plus mortels que le "virus". La confusion, la crainte et la sidération, ont permis de faire subir à une immense partie de l'humanité des contraintes inacceptables au seul motif qu'elle était en danger de mort imminente. Cette vision naïve du volontarisme sanitaire s'est soldée par un fiasco gigantesque. Ces mesures ont eu un coût faramineux au regard de la réalité du danger. Un coût économique évident mais aussi un coût social et sanitaire dépassant de très loin la dangerosité du mal lui-même. L'analyse des faits montre le décalage insoutenable entre la réalité du danger et la privation de libertés opérée par les autorités sanitaires sur les populations aux motifs de les protéger.

 

Francis Richard

 

1 - Le masque FFP2, au contraire du masque chirurgical, est bidirectionnel.

 

COVID 19 - Une autre vision de l'épidémie, Laurent Toubiana, 274 pages, L'Artilleur

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 22:30
Au-delà de l'affaire de la chloroquine, du Professeur Didier Raoult

Dans ce livre, le professeur Didier Raoult va Au-delà de l'affaire de la chloroquine. Cette affaire, inédite dans l'histoire, illustre Comment l'industrie pharmaceutique pervertit nos systèmes et met la nôtre en péril.

 

 

LA CHLOROQUINE

 

Pour le professeur Didier Raoult la chloroquine est une vieille connaissance. Né en Afrique, il a inévitablement connu ce médicament dans la prophylaxie et le traitement du paludisme qui y est endémique. 

 

À un congrès de biologie cellulaire, auquel il a assisté quand il était en service clinique de maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Houphouet-Boigny à Marseille, le mécanisme de ce médicament était expliqué:

 

Cette molécule rentre dans les cellules et s'installe dans une vacuole qui contient un liquide acide, qui s'appelle le lysosome. Dans un premier temps le lysosome fusionne avec un phagosome (un petit ballon intracellulaire) et l'acidifie.

 

Dans le traitement de la fièvre Q, il a utilisé avec succès cette molécule pour augmenter l'acidité du lysosome et rendre efficace un antibiotique, la doxycycline, inactivée jusque-là à cause d'une acidité insuffisante.

 

Pour atteindre l'objectif d'1 µg/ml d'hydroxychloroquine dans le sang nécessaire pour tuer les bactéries, il a fallu ajuster la posologie par des milliers de dosages: Nous avons établi qu'elle était de 600 mg par jour.

 

En outre il a mis en place avec succès le traitement par la chloroquine de l'endocardite et de la maladie de Whipple. Cette molécule est aussi le traitement de référence du lupus érythémateux et de la polyarthrite rhumatoïde.

 

La thérapie contre la Covid-19 du professeur est de dix jours à 600 mg par jour: L'accumulation dans la rétine peut rendre aveugle, mais celle-ci ne se produit jamais, dans mon expérience, avant un an de traitement.

 

Cette molécule, administrée à des milliards de personnes à travers le monde depuis soixante-dix ans, serait soudain devenue toxique... Jusqu'à fin 2019, elle était prescrite sans ordonnance dans les pharmacies.

 

 

L'AFFAIRE

 

Didier Raoult et son équipe dévoilent leur stratégie thérapeutique, testée en laboratoire, associant l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, antibiotique actif sur les virus à ARN, qui se sont révélés efficaces et synergiques.  

 

Aussitôt un ouragan se déchaîne contre le professeur de renommée mondiale. Comme par hasard, mais il fait bien les choses, il provient de personnes physiques ou morales qui ont des liens avec l'industrie pharmaceutique...

 

Un tour sur le site de collecte de données Euros For Docs permet, par ex., de retrouver les noms d'un certain nombre de collègues du professeur qui se répandent contre lui en invectives, voire en injures, sur les plateaux télé.

 

Pourquoi tant de haine? Sans doute parce qu'une thérapie, qui évite la réanimation ou la mort, même si elle n'est pas la panacée, contrecarre l'industrie pharmaceutique, qui veut vendre un médicament coûteux ou des vaccins.

 

Ainsi en a-t-il été du Remdesivir qui aura coûté un milliard d'euros à l'Union européenne et qui s'est révélé inutilisable, parce qu'inefficace et même nuisible en raison de ses graves effets secondaires, tels que l'insuffisance rénale.

 

Ainsi, dans l'urgence, des vaccins ont-ils été injectés à la population, pendant une phase expérimentale, l'industrie pharmaceutique déclinant toute responsabilité, en cas d'effets indésirables, en dépit du principe de précaution.

 

 

AU-DELÀ DE L'AFFAIRE

 

L'affaire n'aurait pas pris de telles proportions sans la caisse de résonance des médias, qu'ils se disent scientifiques ou non. Ils se sont discrédités et ont discrédité la science et la médecine par la même occasion, de manière durable:

 

Il existe par ailleurs, malheureusement, un réseau de communication entre les groupes qui ont été les plus actifs contre l'hydroxychloroquine, Citizen4Science, NoFakeMed et madame Bik (qui est l'une des fournisseuses du site de délation PubPeer), ce qui m'a amené à porter plainte contre madame Bik pour harcèlement.

 

L'article paru dans le Lancet le 22 mai 2020 détient la palme de la manipulation de l'information. À la suite de cet article bidon, les essais thérapeutiques français sur l'hydroxychloroquine sont stoppés et les médias la bannissent.

 

Depuis lors, pas un mot sur les nombreuses études qui, dans le monde, contredisent cette doxa au sujet de l'hydroxychloroquine, laquelle, utilisée dans les conditions définies par le professeur Raoult et son équipe, a de bons résultats:

 

Les pays qui utilisent l'hydroxychloroquine se moquent de nous, et parfois assez franchement.

 

Les médias dits scientifiques sont devenus, pour les journaux les plus cités, la cible d'un financement vraiment spectaculaire par l'industrie pharmaceutique. Les autres, pour la plupart, dépendent directement ou indirectement de l'État...

 

Ceux qui font de la médecine par ordinateur donnent des leçons de méthodologie à ceux qui la pratiquent. Or, la méthodologie et la définition des essais ne sont pas une science exacte, pas plus que la plupart des autres sciences.

 

 

CONCLUSION

 

En médecine, deux mondes coexistent: ceux qui s'en tiennent aux nouvelles technologies, et ceux qui croient, comme le disait Canguilhem, que la médecine est un art à composantes multiples, la science étant une de ces composantes, et la compassion, la force de conviction, l'attention aux anomalies, la persévérance dans les soins en sont d'autres, qui ne peuvent pas s'obtenir sur des fichiers anonymes.

 

Francis Richard

 

Au-delà de l'affaire de la chloroquine, Professeur Didier Raoult, 240 pages, Michel Lafon

 

Livre précédent:

 

Carnets de guerre COVID-19 (2021)

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 19:05
Carnets de guerre COVID-19, du Professeur Didier Raoult

Je n'ai ajouté ni retranché aucun mot à ce verbatim, ni à mes interventions hebdomadaires lors des diverses réunions que je relate, ce qui permet de faire le tri entre la manipulation de l'information et ce que j'ai pu dire.

 

Les paroles s'envolent, les écrits restent. Ce document permet, effectivement, de distinguer les dires prêtés au Professeur Didier Raoult de ce qu'il a réellement dit, et raconte l'histoire de la Covid-19 telle qu'elle s'est déroulée en France, où cette sommité dans son domaine a été prise sans fin à partie parce qu'elle dérangeait.

 

Ce document commence par une intervention faite le 14 janvier 2020 et se termine par une autre faite le 17 novembre 2020. Il serait d'ailleurs intéressant qu'il y ait une suite. Mais, déjà, il apporte la meilleure des contradictions à ses détracteurs qui ne cessent sans vergogne de déformer ses propos au lieu d'argumenter.

 

(Dans une émission récente, sur une grande chaîne de télévision d'information, le patron d'émission fait d'abord écouter un extrait d'intervention du professeur, puis reformule ce qu'il vient de dire, mais, comme il a un sérieux préjugé contre lui, il lui fait dire le contraire de ce que le spectateur attentif vient d'entendre...)

 

Ce genre de malhonnêteté intellectuelle, consciente ou non, est mise à mal dans ce livre où le professeur, célèbre malgré lui, apparaît sous un jour qui n'est de loin pas celui que les médias ont donné de lui en 2020 et continuent de donner de lui en 2021 alors qu'il a le savoir, tandis que d'autres n'ont que des opinions.

 

Tout au long du livre, p. ex, le Professeur se refuse à faire des prédictions: il décrit les faits, il livre des chiffres bruts, qui se prêtent mal aux manipulations, il met en perspective ce que l'on sait à l'instant t. De soi-disant experts de plateaux télé prétendent pourtant que toutes ses prévisions se sont avérées fausses...

 

Cela ne l'émeut pas outre mesure:

 

J'ai passé ma vie à être envié, jalousé, faut pas croire que c'est l'élite qui me critique, c'est des gens qui ne sont pas à mon niveau qui me critiquent. (2 juin 2020)

 

La chronologie qui suit montre la progression (avant les autres) de la connaissance de cette nouvelle maladie que l'on a à l'IHU de Marseille qu'il dirige, et de la diffusion de cette connaissance. Son parler est franc, direct, celui d'un chef à la tête d'un excellent avant-poste de la défense du pays contre les épidémies2:

 

- Il y a peut-être un antibiotique qui est l'azithromycine, qui est un macrolide banal, qui marche peut-être dessus et donc il faut le tester. (14 janvier 2020)

 

- Nous, ce que l'on propose, ce qui semble raisonnable dans la situation actuelle, c'est de faire un prélèvement aux gens dès qu'ils arrivent pour regarder s'ils ont ou non le coronavirus de Chine. (31 janvier 2020)

 

- La Covid-19 touche plutôt les sujets âgés, les sujets qui ont d'autres pathologies. (31 janvier 2020)

 

- Jean-Marc Rolain qui fait partie de l'équipe: Les Chinois ont testé un certain nombre de molécules, existantes, de médicaments Ils ont trouvé qu'un médicament très ancien qui s'appelle la chloroquine, qui était utilisée en prévention et en curatif dans le traitement du paludisme, était efficace in vitro. (11 février 2020)

 

- Parfois il y a des médicaments anciens qui soignent des problèmes nouveaux. (11 février 2020)

 

- D'un côté il y a les virus et de l'autre les bactéries qui ne se traiteraient pas avec les mêmes choses, ce n'est pas vrai. (11 février 2020)

 

- C'est une espèce de manie que de dire à chaque fois qu'il apparaît quelque chose: "on va faire un vaccin". (11 février 2020)

 

- On ne met pas les patients contagieux tous cantonnés ensemble avec des patients non contagieux. (25 février 2020)

 

(il confirme le 23 juin 2020 que le confinement n'est pas une décision scientifique, le port du masque non plus: Ce sont des décisions politiques)

 

- Les crises sanitaires sont beaucoup plus dangereuses par la peur qu'elles provoquent et par les surréactions que par la réalité. (25 février 2020)

 

- Une première étude chinoise sur les coronavirus vient de sortir: c'est efficace sur les coronavirus, avec 500mg de chloroquine par jour pendant dix jours, il y a une amélioration spectaculaire et c'est recommandé pour tous les cas cliniquement positifs d'infections à coronavirus chinois. (25 février 2020)

 

- Les quarantaines, ça ne marche pas: Ce que l'on doit faire en maladies infectieuses, c'est diagnostiquer et traiter. (16 mars 2020)

 

- Les maladies contagieuses on doit les détecter, isoler les gens contagieux. Et quand ils ne sont plus contagieux, il faut leur ficher la paix. (17 mars 2020)

 

- Je vois toujours des malades une fois par semaine pour rester en contact avec la réalité et ne pas devenir un médecin de bureau. (8 avril 2020)

 

(les modèles mathématiques, réalisés sans tenir compte des observations des malades, ne peuvent rendre compte d'une telle réalité, qui est nouvelle et complexe)

 

- Vous ne pouvez pas transformer les malades en objet de recherche. (8 avril 2020)

 

(c'est pourquoi, en plein coeur d'une nouvelle épidémie, les essais thérapeutiques ne valent pas les observations faites sur le terrain auprès des malades)

 

- Il y a une vraie évolution de la maladie, qui est d'abord une maladie virale, ensuite qui devient une maladie où il y a à la fois les virus et la réponse immunitaire, et enfin il n'y a plus que la réponse immunitaire. Et puis, ultérieurement, quand les patients sont guéris ou qu'on a l'impression qu'ils sont guéris, là il y a un autre risque qui est celui de fibrose pulmonaire plus tardive, qui fait que les poumons ne marchent plus du tout alors qu'on pensait les patients guéris. (28 avril 2020)

 

- En réanimation, il y a de gros troubles de la coagulation et, chez un collègue, à Paris, ils ont changé leur thérapeutique, ils l'ont adaptée à cette maladie en donnant des anticoagulants le plus tôt possible pour éviter les embolies pulmonaires qui sont cause de mort brutale. (28 avril 2020)

 

- Une des choses importantes que l'on a trouvées, c'est que bien que les gens n'aient pas d'essoufflement, dans un certain nombre de cas ils ont des pneumonies, ils ont des taux d'oxygène très bas, ce qu'on appelle l'hypoxie heureuse. Ils peuvent commencer à être essoufflés quelques heures avant d'avoir besoin de réanimation et qu'il soit trop tard. (16 juin 2020)

 

- Ces gens qui ont une hypoxie avec un pourcentage d'oxygène qui au lieu d'être de 98 à 100%, peut-être à 95, à 92, nous on a eu des gens qui n'étaient pas essoufflés qui avaient 90. Donc si vous dites: "Ne venez que quand vous serez essoufflé", et que les gens sont à 90 quand ils viennent, ils vont en réa directement et ils meurent. (24 juin 2020)

 

(d'où la recommandation de contrôler régulièrement son taux d'oxygène avec des oxymètres de pouls)

 

- Les séquences [du génome du coronavirus] permettent d'identifier 7 nouveaux génotypes, dont le plus distant de la souche initiale présente 27 bases différentes. On a l'impression d'une augmentation de la variabilité avec une dégradation du génome. (15 septembre 2020)

 

(il n'y a pas un seul virus, mais un virus et des variants)

 

Didier Raoult aura été écouté, avec retard de trois mois, par les autorités, notamment pour la détection précoce et les saturations en oxygène, mais il n'aura pas obtenu que l'on reconnaisse qu'il avait raison pour ce qui concerne le traitement à l'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine, comme nombre d'études le confirment2.

 

Le plus grand scandale sanitaire du XXIe siècle aura été de faire croire3 qu'un médicament tel que l'hydroxychloroquine, employé depuis 70 ans, sans effet secondaire (hormis rétinien, au bout d'un an) était toxique et qu'il n'était pas efficace alors que, administré précocement, il diminue de moitié la mortalité due au coronavirus:

 

4,8 milliards de personnes vivent dans des pays dans lesquels on recommande ou accepte d'en distribuer à ceux qui le souhaitent.

 

Les pays les plus riches ont refusé que les malades soient traités avec cette molécule: on a été obsédé par l'idée de faire des essais thérapeutiques avant même de connaître la maladie et c'est là que l'on est le plus mort; il y a eu un renversement de la puissance scientifique, technologique et intellectuelle vers l'Extrême-Orient.

 

Dans la postface de cet ouvrage, qui servira de référence aux historiens qui se pencheront sur cet épisode sanitaire, le Professeur Didier Raoult donne une explication convaincante de la mauvaise prise en compte des épidémies successives de coronavirus chinois par les pays les plus riches:

 

Tous les essais, toutes les stratégies se sont détournés de la médecine pour devenir de la politique, pour devenir de la technocratie. C'est le grand échec révélé par cet épisode. Il faut revenir à la médecine, il faut soigner les gens avec les bases de la médecine: faire un diagnostic, leur proposer un traitement, les surveiller, les isoler quand ils sont contagieux.

 

Francis Richard

 

1 - À plusieurs reprises il déplore qu'il n'y en ait pas eu 6 ou 7 autres comme il l'a suggéré depuis longtemps.

 

2 - De plus en plus d'essais dans le monde concluent à l'amélioration de la situation des malades qui ont pris ce traitement de manière précoce, et même tardive, quand le dosage est respecté...

 

3 - L'étude bidon du Lancet du 22 mai 2020 a conduit à son interdiction et depuis, médias et autres experts de plateaux télé ne se remettent pas en cause et entonnent le refrain: ça ne marche pas !

 

Carnets de guerre COVID-19, Professeur Didier Raoult, 480 pages, Michel Lafon

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 22:55
Pour en finir avec la liberté, de Jean-Luc Jeener

Au départ, avec mon éditeur, le projet était d'écrire un livre sur les méfaits du principe de précaution; mais l'actualité de la crise sanitaire de ce printemps 2020 nous a rattrapés. J'ai bien senti alors qu'il y avait une autre urgence, celle d'écrire sur la liberté bafouée.

 

Ainsi commence Pour en finir avec la liberté le livre intentionnellement polémique de Jean-Luc Jeener. Certes il l'est, polémique, mais il est surtout un cri, celui d'un homme de conviction, qui ne comprend pas:

 

Comment un peuple peut-il supporter que tous les jours, en continu, sur les chaînes de télévision, à la radio, dans les journaux, sans quasiment qu'on entende une voix discordante, on vous inflige le nombre de morts, on inocule la peur, on dénonce les inconscients, on interviewe gravement spécialistes1 sur spécialistes, médecins sur médecins...

 

 

UNE PROPAGANDE DIGNE D'UN ÉTAT TOTALITAIRE

 

Il ajoute: C'est ce qu'on appelle de la propagande et c'est digne d'un État totalitaire. Une telle propagande sert à justifier qu'à cause de conjectures, l'on ait sacrifié nos libertés les plus légitimes sur l'autel de la santé:

 

En l'occurrence, l'alliance médecins-médias-politiques a été exemplaire...

 

Confinement ou couvre-feu, le résultat est le même: on a mis tout un pays sous cloche, ce qui est le rêve de tous les dictateurs. Et on l'a fait au nom du bien, ce qui est la quintessence de l'intelligence politique:

 

L'État, sans vergogne, au nom de notre bien-être s'est mêlé de notre vie privée.

 

 

LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION

 

Et l'État a appliqué à la lettre le principe qui figure à l'article 5 de la Constitution, voulu par Jacques Chirac:

 

Le principe de précaution qui est devenu la panacée de nos gouvernements est une atteinte à nos libertés: liberté de créer, liberté d'entreprendre, liberté d'originalité et de différence, liberté de prendre des risques... Avec le coronavirus, on a vu dramatiquement les conséquences d'une telle politique appliquée à tout un pays: parce qu'on a peur de la mort, on arrête tout et on ne fait plus rien.

 

 

POINT DE LIBERTÉ, D'ÉGALITÉ, DE FRATERNITÉ

 

Voici dès lors ce qu'est devenue la devise de la République française:

 

- Liberté: En étant de plus en plus réduites, les libertés finissent par affecter l'idée même de liberté, ce concept qui n'est pas seulement une représentation intellectuelle mais une donnée de nature métaphysique.

 

- Égalité: Sous cloche, on dit: On veut bien être enfermés mais qu'on le soit tous!, ce qui exprime plutôt l'égalitarisme et conduit à dénoncer les déviants, à mettre la loi civile avant la loi morale, et c'est grave.

 

- Fraternité: Le masque c'est le signe visible de l'anti-fraternité, car cela veut dire: méfiez-vous de l'autre, votre frère, c'est lui le danger, lui qui peut apporter la maladie et la mort...

 

 

CONCLUSION

 

Parce qu'on voulait à tout prix combattre la mort, on a déclenché des morts encore plus terrifiantes. Parce qu'on est obsédé par le matériel, on a annihilé le spirituel, parce qu'on a paniqué devant la maladie, on a interdit l'affection, l'amour, la fraternité, parce qu'on a voulu sauver les corps, on a blessé les âmes... C'est impardonnable.

 

Francis Richard

 

1 - Or un spécialiste risque de ne voir le problème que par le petit bout de la lorgnette...

 

Pour en finir avec la liberté, Jean-Luc Jeener, 192 pages, Atlande

 

Livres précédents:

 

Pour en finir avec les intermittents du spectacle (2012)

Pour en finir avec les comédiens (2020)

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 12:10
Décidément, ILS n'ont toujours rien compris!, du Professeur Christian Perronne

Un an après, le moment est venu de comprendre ce qui s'est passé depuis l'émergence de ce virus et de la crise qu'il a contribué à déclencher...

 

La crise a été mal gérée en France, dit le Professeur. Pour avoir dit le premier cette vérité et avoir dit notamment, sur BFM le 15 juin 2020, que 20 à 25000 personnes ne seraient pas mortes de la Covid-19 si elles avaient été traitées, il a été exécuté, comme dans la chanson de Guy Béart.

 

 

EXÉCUTÉ

 

Il a été démis de ses fonctions:

- de président du Conseil scientifique de la Fédération de la maladie de Lyme,

- de vice-président de cette fédération qu'il a lui-même créée.

 

Son titre de chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches lui a été retiré.

 

Le 10 décembre 2020, l'Ordre des médecins a porté plainte contre lui et contre six autres médecins pour propos controversés. Il s'agit en plus de lui interdire d'exercer.

 

 

SON CV

 

Pourtant le Professeur n'est pas n'importe qui. Il a été:

- pendant quinze ans conseil en santé publique au Ministère de la Santé

- expert pour les agences françaises et européennes du médicament et à l'OMS

- président de la commission spécialisée maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique

- professeur de maladies infectieuses et tropicales à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines

- pendant vingt-sept ans chef de service maladies infectieuses de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

 

 

IL N'EST PAS SEUL À DIRE LA VÉRITÉ

 

A-t-il été et est-il le seul à dire que la crise a été et est mal gérée? Que nenni. Aussi bien en France qu'à l'étranger.

 

Pour ne parler que de la France, il cite entre autres:

- la Coordination Santé Libre,

- le collectif Réinfo Covid,

- le collectif Soignants pour une politique juste et proportionnée.

 

Ces différents collectifs représentent ensemble plusieurs dizaines de milliers de médecins, de soignants, de chercheurs et de citoyens. Rien que ça.

 

 

LA VÉRITÉ SUR LES VACCINS

 

Les vaccins à ARN messager tels que ceux de Pfizer ou de Moderna ne sont pas des vaccins mais de la thérapie génique : on vous injecte des acides (nucléiques) qui provoqueront la fabrication d'éléments du virus par vos propres cellules.

 

Or il n'est pas sûr que celui de Pfizer empêche la contamination, la réinfection ou la contagion: on ne sait pas précisément à quoi il sert. Quant à celui de Moderna, selon le propre aveu du labo, c'est un operating system...

 

Le principe d'un vaccin est le suivant: on vous injecte le virus désactivé et ça vous soigne.  Seulement si l'on prend le cas d'AstraZeneca, sa mise au point a été laborieuse, mais comme la France en a commandé 28 millions de doses, on ne va pas gâcher! 

 

Le point commun de ces labos est qu'ils ont tous été condamnés par le passé à de fortes amendes pour, par exemple, promotion illégale ou pratiques abusives, et que les contrats actuels passés avec eux leur assurent l'impunité en cas de problèmes...

 

 

LA VÉRITÉ SUR LES TRAITEMENTS

 

En France, l'État a choisi les vaccins pour soigner, alors qu'il y a incertitude sur leurs effets. En revanche il interdit de parler des traitements qui marchent contre la Covid-19.

 

Le Professeur Perronne revient sur l'hydroxychloroquine (Plaquenil) qui fait partie de ces traitements qui marchent et dont de nombreuses études confirment maintenant qu'elle est efficace quand elle est administrée à un stade précoce.

 

Seulement le gouvernement s'est basé sur l'étude bidon parue dans le Lancet pour l'interdire: Le ministre de la santé est-il revenu sur sa décision d'interdiction de l'hydroxychloroquine? Jamais. A-t-il seulement reconnu s'être précipité sur des études ayant fait scandale? Non plus. Il a persisté et signé.

 

Le Professeur revient également sur l'azithromycine, qui, associée à l'hydroxychloroquine, donne d'excellents résultats sur les personnes âgées. Utilisée seule depuis l'interdiction de cette dernière, elle est prescrite en masse, avec succès.

 

De nombreux médecins, dont le Professeur, ont demandé à pouvoir prescrire l'Ivermectine, qui, selon de multiples études, guérit de la Covid. En vain: Il se trouve juste que la boîte d'Ivermectine coûte 8,57 euros; celle de Plaquenil, 4,17 euros et celle d'azithromycine, 9,44 euros. Le Remdesivir en revanche, c'est 1970 euros le traitement. Et justement...

 

Le Professeur parle de traitements dont on ne nous a jamais parlé: l'Artemisia et la Nigelle; et de choses qu'on ne nous a jamais dites, à savoir qu'il vaut mieux prévenir que guérir et donc que pour faire face à un virus il faut renforcer les défenses immunitaires. C'est possible avec la vitamine D, la vitamine C, le zinc et le magnésium.

 

 

LA VÉRITÉ SUR LES TESTS, LES CONTAMINATIONS, LES CONFINEMENTS...

 

Pour avoir les résultats des tests PCR on fait ce qu'on appelle des cycles: En temps normal, pour trouver la présence d'un virus chez un patient on fait entre 35 et 40 cycles. Mais, pour le coronavirus, on en réalise entre 40 et 45. Ce qui permet de trouver du coronavirus quelque part...

 

Les personnes testées positives ne sont pas forcément contagieuses, comme le montre une étude de l'université de Harvard selon laquelle 90% d'entre elles ne seraient quasiment pas porteuses du virus.

 

L'OMS a dit deux fois [...] (en avril 2020 et dernièrement) ne pas préconiser le confinement comme mesure principale de lutte contre l'épidémie. Pourtant le gouvernement français continue, alors que les confinements répétés mènent les économies à la mort, ou en tout cas en réanimation.

 

 

LA VÉRITÉ SUR LE SYSTÈME DE SANTÉ

 

Qui décide en matière de santé publique? Ce sont, au sommet, le Président de la République, le Premier ministre, le Ministre de la Santé.

 

Qui les conseillent? Douze administrations et services:

- la Direction générale de la santé, DGS

- la Direction générale de l'offre de soins, DGOS

- la Direction générale la cohésion sociale, DGCS

- la Direction de la sécurité sociale, DSS

- la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, CNAMTS

- les Agences régionales de santé (au nombre de 18), ARS

- l'agence Santé publique France

- l'Agence nationale de sécurité du médicament, ANSM

- la Haute autorité de santé publique

- le Haut conseil de la santé publique, HCSP

- l'Académie nationale de médecine

- le Comité consultatif national d'éthique

 

Comme si cela ne suffisait pas, Emmanuel Macron en a créé dix autres:

- le Conseil scientifique

- le Comité analyse, recherche et expertise, CARE

- le Comité vaccin Covid-19

- le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale

- le Comité de contrôle et de liaison Covid-19, CCL-COVID

- le Comité vaccinal des citoyens (35 tirés au sort)

- la Task Force vaccins

- le Conseil de défense

- la Cellule interministérielle de gestion de la crise Covid

- le Comité technique des vaccinations de la Haute autorité de santé

 

Enfin il y a une conseillère mandatée pour gérer la communication de crise.

 

Tout ça, et la paperasse qui va avec (et sans doute à cause de ça), pour ne rien comprendre à la crise...

 

 

ILS ONT COMPRIS

 

Le Professeur, dans son introduction, écrit: Taïwan comptabilise 9 morts du coronavirus mi-février 2021. La Nouvelle-Zélande, 25 à la même date. En Islande, à la même période, 29 morts. En Finlande, 710; et en Norvège, 592.

 

Y a-t-il des similitudes entre ces pays très différents les uns des autres? La réponse est oui. Ils ont comme similitudes:

- de n'avoir jamais confiné leur pays en leur entier

- d'avoir testé en masse,

- d'avoir très vite isolé les patients infectés,

- d'avoir beaucoup communiqué,

- de ne pas avoir installé de climat angoissant, et d'avoir fait appel à la responsabilité de chacun,

- d'être tous dirigés par des femmes...

 

 

ILS N'ONT TOUJOURS RIEN COMPRIS

 

Le Professeur rappelle tous les ratages du gouvernement, les mensonges sur l'hôpital et le nombre de lits de réa, sur les masques, sur les tests, sur les contaminations, sur les confinements, sur les chiffres des morts, sur les modélisations.

 

Les résultats sont là: calamiteux. Pourquoi? Parce qu'on gouverne par la peur, avec les chiffres, les mots, les images. Et ce sont les libertés qui reculent devant l'extension des pouvoirs.

 

On dicte aux gens comment ils doivent vivre, ce qu'ils doivent acheter et où, comment ils doivent se distraire, comment ils doivent faire l'amour (au Canada), ce qui est essentiel pour eux et ce qui ne l'est pas.

 

On les infantilise, on les punit quand ils ne sont pas sages, on les félicite quand ils le sont, on les culpabilise et on les empêche de se révolter, on crée des tyrans et on réveille des petits chefs. Tout cela a un nom que le Professeur ne prononce pas mais qu'il faut bien appeler totalitarisme mou.

 

On ne délibère plus au Parlement, on fait taire les opposants politiques, on disqualifie les voix divergentes, on les censure, on les punit. Tout cela a un nom que le Professeur ne prononce pas non plus mais qu'il faut bien appeler dictature.

 

Alors l'avenir est sombre, que ce soit sur les plans médical, psychologique, social, économique et, même, écologique. Alors, en voyant ce désastre présent et annoncé, le Professeur a un rire nerveux, le rire de celui qui ironise pour ne pas se mettre en colère.

 

 

RETROUVER LA LIBERTÉ

 

Dans son introduction, ce qui pourrait servir de conclusion, il fait l'éloge de la liberté qui aurait permis et permettrait d'élaborer une politique sanitaire digne de ce nom:

 

Il est urgent de retrouver ce qui est censé être l'une de nos spécificités: la liberté de débattre, la liberté d'expression, la liberté de ne pas se faire insulter parce qu'on est favorable - ou opposé - à tel ou tel traitement. Bref, la liberté que la France a si longtemps porté en étendard dans le monde. 

 

Francis Richard

 

Décidément, ILS n'ont toujours rien compris, Professeur Christian Perronne, 288 pages, Albin Michel

 

Livre précédent:

 

Y a-t-il une erreur qu'ILS n'ont pas commise? (2020)

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 23:55
De la démocratie en Pandémie, de Barbara Stiegler

Dans ce tract, qui fait quelques dizaines de pages, Barbara Stiegler commence par dire avec Richard Horton, le directeur de The Lancet, que la Covid-19 n'est pas une pandémie mais une syndémie, un néologisme qui signifie:

 

Une maladie causée par les inégalités sociales et par la crise écologique entendue au sens large.

 

Après cette déclaration liminaire, on peut s'attendre au pire avec ce texte, fruit d'une longue conversation entre cette professeure de philosophie politique et des collègues, chercheurs, enseignants, étudiants, soignants, citoyens, proches et amis.

 

Ce document revisite les neuf derniers mois de l'année 2020. L'auteure y cherche à comprendre l'origine de ce qu'on a appelé la pandémie et parcourt les trois étapes de la politique sanitaire menée en France pendant tout ce temps.

 

 

DES CAUSES ENVIRONNEMENTALES

 

Pour elle, l'épidémie ne serait pas un simple aléa naturel . Elle aurait des causes environnementales... Le péché originel des gouvernants serait de l'avoir dissimulé... La suite permet de bien comprendre tout ce qu'elle veut dire par là.

 

Avec Horton, elle dit que la réponse à cette syndémie ne se trouve en réalité ni dans le laisser-faire meurtrier ni dans les stratégies radicales d'enfermement: une myriade de mesures d'une tout autre nature auraient pu s'imposer.

 

Ce qu'elle voit, c'est d'une part un développement économique aberrant et d'autre part un sous-développement de presque tous les systèmes sanitaires où un arsenal biotechnologique coûteux aurait été privilégié à leur détriment:

 

Empêcher les stocks et réguler les flux...

 

 

ET L'ÉTAT OBÈSE ?

 

Ce qu'elle ne voit pas et ne dit pas, c'est que la France est en tête en Europe pour les dépenses de santé, notamment publiques (80% du total en 2019), et qu'elle dispose pourtant de bien moins de lits d'hôpitaux que les autres grands pays.

 

L'État obèse ne serait-il pas le problème? Mais elle ne (se) pose pas la question en ces termes. Pourtant la France est championne toutes catégories des prélèvements obligatoires et c'est la raison de son faible développement économique.

 

Or, quand le développement économique d'un pays est faible, la pauvreté s'accroît de même que les inégalités, ne serait-ce que parce l'État se présente comme le redistributeur des richesses en spoliant les uns au bénéfice de ses clients...

 

 

LE CONTINENT MENTAL

 

S'il n'y a pas de pandémie, au sens d'un mal qui frapperait tout le monde partout et n'importe quand, elle l'emploie, avec une majuscule, pour désigner le continent mental qui, parti de Chine communiste, s'impose désormais en Occident.

 

Ce continent mental a sa novlangue: confinement, reconfinement, déconfinement, traçage, application, cas contacts, clusters, quarantaine, attestation de déplacement dérogatoire, distanciation sociale, relâchement, gestes barrière etc.

 

Les gouvernants - qu'elle qualifie de néolibéraux alors qu'ils sont de purs étatistes - savent mieux que les gouvernés, ces inaptes, ce qui est bon ou mauvais pour eux, ce qui est l'essentiel ou l'inessentiel, et culpabilisent ces indisciplinés.

 

 

LE NUDGING VERSUS LA DÉMOCRATIE...

 

Ce qu'elle reproche aux gouvernants, c'est de recourir au nudging, c'est-à-dire à la manipulation du savoir pour fabriquer le consentement, à la modification des comportements par la modulation des environnements via leur novlangue.

 

Les gouvernants ont profité d'effets d'aubaine pour porter atteinte aux libertés publiques (pas seulement, mais aussi à nombre de libertés individuelles) dans les domaines qu'elle connaît, ceux de la santé, de l'éducation et de la recherche.

 

Alors elle enjoint tous ces acteurs à s'unir, avec quelques autres, pour constituer des réseaux de résistance capables de réinventer la mobilisation, la grève et le sabotage, en même temps que le forum, l'amphithéâtre et l'agora...

 

Francis Richard

 

De la démocratie en Pandémie, Barbara Stiegler, 64 pages, Gallimard

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 23:55
Emmanuel Macron en donneur de leçons sur la vaccination en Afrique

Alors que sa politique sanitaire s'est révélée particulièrement calamiteuse depuis un an, le président socialiste Emmanuel Macron donne sans vergogne des leçons à des homologues africains sur la vaccination.

 

Il ne faudra pas oublier que le président socialiste a considéré qu'il revenait à l'État de lutter contre l'épidémie. Or les hommes de l'État, qu'ils soient fonctionnaires ou politiciens, sont tout sauf des entrepreneurs.

 

 

L'ÉTAT CRÉE DES PÉNURIES

 

Aussi ne savent-ils faire qu'une chose en voulant tout diriger dans un domaine, c'est d'y créer des pénuries: ce furent celle des masques, puis celle des lits de réanimation, enfin celle des tests; maintenant c'est celle des vaccins.

 

Cette politique, centralisée au niveau du pays, avec pour conséquence ces pénuries, n'a pas fait réfléchir le président socialiste: il est de ceux qui ont chargé l'UE d'être la centrale d'achats des vaccins et de négocier leurs prix.

 

Or tout le monde sait que, quand on achète quoi que ce soit à prix sacrifié, on n'en a que pour son argent, c'est-à-dire que, même si la qualité du produit reste la même, le service laisse alors à désirer. Car tout a un coût.

 

 

LES RÉALITÉS DU TERRAIN

 

La notion de coût est quelque chose que le président quoi qu'il en coûte (l'expression est révélatrice) a du mal à se représenter. À sa décharge ce ne sont pas choses que l'on apprend à l'ENA, où l'on est loin des réalités du terrain. 

 

Le terrain est abstrait pour lui. Aussi ne s'est-il pas montré plus perspicace que la plupart de ses homologues occidentaux en choisissant la destruction massive de l'économie, de la société et de la santé1 en confinant peu ou prou.

 

Alors que dans d'autres pays, au moins, un traitement précoce des patients était laissé à l'initiative des médecins, en France, l'État Macron supprimait la liberté de prescrire: en connaîtra-t-on jamais l'invisible coût humain?

 

 

HORS DES VACCINS POINT DE SALUT

 

Le choix du président est, depuis le début, de lâcher la proie des remèdes pour l'ombre des vaccins. Persévérant dans l'erreur, il croit que, si tout le globe n'est pas vacciné, le virus continuera de tourner et de faire des variants.

 

Le 17 février 2021, il s'est entretenu avec ses homologues d'Égypte, du Sénégal, d'Afrique du Sud, de la République démocratique du Congo et des Comores. Il a jugé inexplicable et intolérable l'inégalité d'accès de leurs pays aux vaccins.

 

Mais l'accès aux vaccins - dont l'efficacité reste hélas sujette à caution - est une chose, arriver à vacciner en est une autre. Les grands pays de l'UE, France y compris, ont réussi à ce jour à vacciner entre 3 et 4% de leur population...

 

Si on veut à tout prix être vacciné, tous comptes faits, il vaut mieux, en Europe, ne pas être ressortissant de l'UE. En Suisse, 6,3% ont été vaccinés et au Royaume-Uni, 23,37%, du moins selon les chiffres de The Coronavirus App.

 

 

LA MORTALITÉ COVID PLUS FAIBLE EN AFRIQUE QU'EN FRANCE

 

Pour ce qui est de l'Afrique, il y a peu de données de vaccination, mais, si l'on va sur le site de l'OMS, on remarque que le nombre de morts pour 1000 habitants, à ce jour, y est beaucoup plus faible que celui de la France qui est de 1,2529.

 

Prenons les pays représentés lors de la visioconférence du 17 février 2021:

- Égypte: 0,0976

- Sénégal: 0,0480

- République d'Afrique du Sud: 0,8217

- République démocratique du Congo: 0,0066

- Comores: 0,1596

 

Bon sang, mais c'est bien sûr!, comme dirait le commissaire Antoine Bourrel dans la série télévisée Les cinq dernières minutes, un des pays les plus touchés au monde par le paludisme est la République démocratique du Congo2...

 

Et vous savez quoi? En Afrique, l'hydroxychloroquine est, depuis des décennies, un remède courant contre le paludisme endémique, justement... Comme diraient cette fois Les Inconnus, mais, cela ne nous regarde pas!

 

Francis Richard

 

1 - La santé - c'est évident, mais pas pour les hommes de l'État - ne se résume pas aux mesures sanitaires...

2 - Autre pays très touché par le paludisme, le Nigeria a un nombre de morts Covid pour mille habitants de 0,0084...

 

Annexe

Pays Population en
millions
Morts COVID
(OMS 18.02.2021)
Morts par
millier d'habitants
France 66 82 692 1,2529
Égypte 104 10 150 0,0976
Sénégal 16 769 0,0480
République démocratique
du Congo
105 694 0,0066
République d'Afrique
du Sud
59 48 478 0,8217
Comores 0,846 135 0,1596
Nigeria 214 1 787 0,0084
       
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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 20:25
Les Réprimés II, de Virginie Anselot

Dans le premier volume des Réprimés, Virginie Anselot annonçait son envoi, le 4 mai 2020, d'une protestation à la Cour de Justice de la République sous la forme d'une plainte en justice (qui figurait en annexe du livre) contre les ministres responsables de crimes et délits commis lors de leur gestion de la crise de Covid-19.

 

Dans ce deuxième volume, les Réprimés II, qui, comme le premier, est conçu pour ne pas oublier la répression que l'État exerce en France sur la population, elle indique que sa plainte a été considérée comme irrecevable par cette institution étatique. Cela ne l'a pas surprise parce qu'elle ne se faisait aucune sorte d'illusion particulière:

 

À ma connaissance, la CJR a réceptionné plus de 90 plaintes concernant l'église de la sainte trouille. La mienne fut noyée par la commission farfadet de la cour avec pas moins de 33 autres, sans parler de celles jetées dans les oubliettes.

 

Sa démarche n'a pourtant pas été inutile, puisqu'elle lui a donné l'occasion de se renseigner sur cette institution qui occupe la totalité d'un hôtel particulier rue de Constantine, dans le VIIème arrondissement parisien (800 mètres carrés, loyer annuel de 450.000 € inclus dans un budget de 871.000 €, six personnes).

 

Les plaintes ont en fait été traitées par 8 personnes qui ont mis 2 mois pour prendre une décision à l'arrache et 3 semaines de plus pour l'écrire collectivement et non individuellement. À quoi sert la CJR? À rien, puisqu'elle a été incapable de rendre une décision étayée par des arguments objectifs:

 

Le but de l'opération magistrale de l'état de droit, n'étant pas d'assurer un quelconque droit naturel et légitime à quiconque, il en résulte que tout ce beau monde, politiciens, magistrats, juristes et avocats, gravite autour de l'état qui légifère sans cesse pour sa propre cause. Et donc la leur, indirectement.

 

Sans désemparer, Virginie Anselot a continué l'exercice auprès la justice européenne. Elle a donc adressé le 4 novembre 2020 une requête auprès de la CEDH (Commission européenne des droits de l'homme). Elle ne se faisait pas davantage d'illusion sur cette institution.

 

Elle n'a pas été déçue. Elle a juste été surprise par la rapidité de la réponse. En effet cette institution continentale qui ne vaut guère mieux que l'institution nationale lui a répondu en date du 6 novembre 2020 et le courrier, reproduit dans le livre, a été déposé par le facteur dans sa boîte aux lettres le 13 novembre 2020:

 

Le courrier semble être un courrier type, qui laisse à penser que la CEDH n'a pas pris la peine de lire la requête, ni de s'y pencher sérieusement, ayant déjà prévu qu'elle n'entendrait aucune plainte de ce type.

 

Cette fois, pour ceux qui se feraient encore des illusions sur la justice étatique, la démonstration est faite que les institutions étatiques, françaises ou pas, se fichent totalement de nos droits et du plus fondamental, de notre liberté. Le plus beau est que la missive est signée par le Chef de la section de filtrage...

 

En dépit de ce constat affligeant, elle encourage ses lecteurs à faire de même qu'elle (en annexe le mode d'emploi est indiqué), pour qu'ils montrent à leur tour aux autres comment sont maltraités leur droit et leur vie, et à encourager ces autres à le faire aussi:

 

Cela devrait leur donner envie de ne plus voter et de ne plus croire aux inepties des états.

Cessez de verser le moindre crédit aux états:

- Apprenez à vivre sans les faux services de l'état qui nous trompe, qui nous ruine, qui nous asservit.

- Organisez votre sécession.

 

Francis Richard

 

Les Réprimés II, Virginie Anselot, 116 pages, Amazon

 

Volume précédent:

Les Réprimés, Virginie Anselot, 184 pages, Amazon

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 23:55
Covid, confinement et liberté, une conférence de Patrick de Casanove

Ce soir, entre 18h30 et 19h30, Patrick de Casanove a fait une conférence sur le thème: Covid, confinement et liberté. Cette conférence était organisée par le Cercle Frédéric Bastiat dont il est le président.

 

(C'était une conférence virtuelle puisque, désormais, la société française est tellement malade qu'il lui faut éviter toute convivialité qui pourrait la guérir...)

 

Patrick de Casanove est aujourd'hui médecin en Ehpad, l'acronyme, typiquement technocratique, pour établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes...

 

Avant d'en venir au vif du sujet, il rappelle que Frédéric Bastiat fonde sa pensée libérale sur les droits naturels. Dans La loi, il en dénombre trois à partir desquels tout le reste découle: Personnalité, Propriété, Liberté.

 

Ce sont des droits naturels parce qu'ils sont inhérents à la nature de l'homme. Bastiat précise que ces trois choses sont antérieures et supérieures à toute législation humaine. Aussi l'État ne peut-il avoir d'autre rôle que de les protéger.

 

 

COVID

 

Au sujet de la Covid-19, qui est le nom donné à la maladie, il faut distinguer trois choses:

- l'infection qui est causée par le virus SARS-CoV-2;

- l'épidémie qui est l'apparition et la propagation de cette maladie due à cette infection;

- la crise sanitaire qui est liée au traitement politique de l'épidémie.

 

Tout le monde peut être touché par la Covid-19, mais c'est une maladie qui est peu mortelle (environ 0,05%), peu létale (environ 0,5%)1. Ce sont les personnes atteintes de comorbidité qui, dans la quasi totalité des cas, décèdent, à l'âge moyen de 84 ans, parmi lesquelles il y a davantage d'hommes que de femmes: en conséquence la Covid-19 ampute peu l'espérance de vie.

 

Au lieu que de laisser la liberté aux médecins de prescrire et de prendre en charge précocement les malades, l'État la leur a confisquée. Or l'exemple de Macron montre qu'il est possible d'être contaminé indépendamment des gestes barrière et du confinement qui sont les seuls remèdes proposés et imposés par l'État.

 

(on a appris à cette occasion que les repas limités à six convives ne sont bons que pour les vilains sujets: faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais...)

 

 

CONFINEMENT

 

Le 16 mars 2020, Macron a déclaré la guerre au virus couronné, mais, au lieu de demander aux Français de le combattre, il leur a dit: planquez-vous, restez chez vous. Ses mots d'ordre se traduisaient par:

- confiner tout le monde sans séparer les personnes saines des personnes malades;

- instiller la peur avec ce vocabulaire guerrier, tout en interdisant de prendre les armes pour se défendre;

- vivre dans un monde stérile, désinfecté, bref inhumain.

 

Macron avait parlé. Il n'était pas question de discuter la pertinence du confinement. Pourquoi? Parce qu'il n'y avait pas d'autre choix, disait-il, ce qui était faux. Car si les médecins, qui sont les couteaux suisses de la médecine, avaient été libres de traiter les malades, de les prendre en charge précocement, la surcharge des hôpitaux et des lits de réanimation aurait pu en grande partie être évitée.

 

Par ailleurs, il est difficile de dénombrer les décès dus au confinement, de même que les dégâts psychologiques chez tous ceux - la liste est longue - qui ont dû cesser leur activité ou l'exercer dans de mauvaises conditions. Car le confinement n'apporte même pas la sécurité.

 

Le confinement n'est pas un traitement médical, mais un traitement politique, pour pallier notamment les insuffisances d'un système de santé incapable d'encaisser le choc après que l'État, centralisé à l'extrême, l'a fragilisé et a supprimé nombre de lits d'hôpitaux.

 

Le confinement est une contrainte de plus de l'État. En privant de plus en plus les Français de libertés, l'État instaure un système totalitaire. Or, quand les libertés ne sont pas respectées, il y a davantage de dégâts...

 

 

LIBERTÉ

 

Au lieu de confiner, il aurait fallu:

- préserver l'activité économique;

- laisser aux médecins leur liberté de prendre en charge et de soigner à un stade précoce (contrairement à ce qui se dit: on sait le faire; c'est une connaissance d'expérience);

- rendre chacun responsable de se rendre au travail, d'aller au restaurant, de se distraire, etc. en prenant des précautions: quand on explique clairement aux gens ce qu'ils doivent faire (c'est le rôle des médecins), on n'a pas besoin d'amendes pour qu'ils le fassent.

 

La crise sanitaire n'aurait pas dû se produire. Ce n'était pas à l'État de s'occuper de l'épidémie, car il n'a fait que:

- gouverner par la peur;

- infantiliser les gens;

- détruire les libertés, ce qui rend et rendra les gens incapables de faire face à toute nouvelle épidémie.

 

Les libéraux ne cherchent pas à prendre le pouvoir, mais à le rendre aux gens, ce qui n'intéresse évidemment pas les hommes de l'État...

 

Francis Richard

 

1 - C'est pourquoi le vaccin, en l'occurrence, est un leurre...

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 23:55
Et si Didier Raoult avait raison ?, de Guy Courtois

Guy Courtois est consultant en stratégie. Il a mené cette enquête comme l'aurait fait un directeur de projet à la tête d'une équipe de 40 personnes, dont 9 ont souhaité conserver l'anonymat pour des raisons évidentes d'appartenance au milieu médical.

 

Ce livre présente la situation de la pandémie à la date du 1er juillet 2020 (la première édition date du 16 juillet 2020). Il s'agit de comprendre pourquoi ce que Guy Courtois appelle la méthode Raoult n'a pas été appliquée et quelles en sont les conséquences. 

 

Pour l'auteur il était inimaginable à ce moment-là de penser qu'un deuxième confinement aurait lieu quatre mois plus tard, que le professeur Didier Raoult serait traduit devant le Conseil de l'Ordre des Médecins et que l'État français persévérerait dans l'erreur.

 

 

LA MÉTHODE RAOULT

 

La méthode Raoult ne vient pas directement de Didier Raoult. L'équipe a décidé de la nommer ainsi après analyse des différentes préconisations et interviews qu'il a accordées. Il ne faut donc pas la confondre avec le protocole de traitement Raoult basé sur une bithérapie.

 

Cette méthode, employée par nombre d'infectiologues dans le monde, repose sur quatre éléments:

 

- Protéger: il faut porter le masque quand on est malade ou que la distanciation physique ne peut être respectée (le cas des soignants), se laver régulièrement les mains à l'alcool etc.

 

(par principe de précaution l'auteur est favorable au port du masque généralisé...)

 

- Tester: il faut procéder à un dépistage massif

 

- Isoler les malades: il faut le faire pour éviter la contamination des autres

 

- Traiter: il faut soigner les malades et laisser aux médecins la liberté de prescrire et aux patients de choisir le traitement après avoir été informés.

 

Cette méthode claire, nette et précise, est la stratégie qu'il aurait certainement fallu adopter pour que l'épidémie ne se répande pas dans la plupart des pays dits avancés, qui n'en sont pas sortis à ce jour avec de lourdes conséquences passées, présentes et à venir.

 

 

LE PROTOCOLE DE TRAITEMENT RAOULT

 

Le protocole de traitement Raoult repose sur une combinaison d'un antibiotique (qui peut avoir des propriétés antivirales), l'azithromycine, et d'un dérivé de la chloroquine (qui a des propriétés antivirales), l'hydroxychloroquine, en début de phase infectieuse.

 

La dose de cette dernière dans le protocole est de 600mg par jour, avec administration de potassium (le virus couronné en fait baisser le taux) et réalisation d'électrocardiogrammes. Ce médicament utilisé depuis 1934 pour lutter contre la malaria n'est pas dangereux.

 

Ce protocole à bas prix, dont la balance bénéfices/risques est positive, s'est révélé efficace à Marseille et ailleurs. Des études l'ont désavoué,  mais elles étaient biaisées (elles ne correspondaient pas au protocole) ou étaient falsifiées comme celle du Lancet publiée le 23 mai 2020.

 

 

POURQUOI LA MÉTHODE RAOULT N'A-T-ELLE PAS ÉTÉ APPLIQUÉE ?

 

Si elle avait été appliquée, cette méthode aurait évité à la France d'être confinée une première fois et, maintenant, une deuxième. Mais elle ne l'a pas été en France comme dans d'autres pays pour sept raisons que Guy Courtois et son équipe ont identifiées:

 

- La personnalité de Didier Raoult, bien qu'il soit une sommité dans son domaine de compétence

 

- L'impréparation des États: pas de masques, pas de tests etc.

 

- Le lobbying des laboratoires pharmaceutiques (notamment de Gilead avec son Remdesivir, coûteux et aux effets secondaires nocifs) auprès de l'OMS, des autorités sanitaires, des médecins, des influenceurs, c'est-à-dire tous ceux qui, ayant de tels conflits d'intérêts, se sont opposés au protocole Raoult et ne voient de salut que dans d'hypothétiques vaccins... 

 

- Les faiblesses de l'OMS qui, pendant la crise, a changé plusieurs fois d'avis sur l'hydroxychloroquine

 

- La politisation du débat avec les soutiens de Donald Trump et de Jair Bolsonaro, qui ont servi de repoussoirs

 

- La polémique sans fin des essais et des études

 

- La faiblesse des médias qui n'ont pas joué leur rôle de contre-pouvoirs.

 

 

LES CONSÉQUENCES

 

La peur devant cette maladie inconnue s'est emparée des populations du monde entier, alimentée par les discours graves des dirigeants politiques et par le traitement médiatique de la pandémie. Les théories complotistes et les fausses nouvelles en ont été favorisées.

 

Le confinement des populations dans un grand nombre de pays a été présenté comme indispensable et comme le seul choix possible, plutôt que de ne rien faire comme la Suède, qui a eu une mortalité plus élevée que la France mais moins que l'Italie ou l'Espagne.

 

(aujourd'hui il n'y a pas, comme dans d'autres pays européens de redémarrage de la mortalité en Suède...)

 

L'économie mondiale s'est effondrée. Les pays les plus touchés sont ceux où le confinement a été le plus sévère. Si des pays comme la France ont amorti l'impact par des mesures sociales, l'auteur est bien en peine d'expliquer comment elles seront financées.

 

(l'auteur parle du retour de l'État, mais il ne voit pas que l'État est le problème et non pas la solution: plus l'État veut réguler l'économie, plus il crée de pénuries...)

 

Ce sont les pays tels que Hong Kong, Singapour ou la Corée du Sud qui n'ont pas confiné mais ont appliqué la méthode Raoult qui ont la mortalité la plus faible à la date du 16 juillet 2020, de même que des pays africains où l'hydroxychloroquine est un médicament connu.

 

 

QUELS CHANGEMENTS ET SOLUTIONS POUR L'AVENIR ?

 

La plupart des changements et solutions suggérés correspondent à une vision du monde collectiviste. Exemples: réduction des inégalités ou du temps de travail, croissance et plan de relance verts, restauration de l'hôpital public, réforme de l'OMS, Europe de la santé.

 

Ce livre fait des voeux en contradiction avec le retour de l'État: impliquer la médecine libérale, décentraliser en donnant plus de pouvoir aux IHU ou aux ARS, favoriser les initiatives de terrain, bref tout ce qu'un État, jacobin ou pas, est par essence incapable de faire.

 

Par contre, faire connaître, à tous les niveaux de décisions, la méthode Raoult, qui est rationnelle, est souhaitable non seulement parce qu'elle est efficace, mais parce qu'elle fait appel à la responsabilité individuelle sans laquelle elle ne peut pas fonctionner.

 

De même est efficace et responsable l'approche clinicienne : elle se fonde sur l'expérience du terrain, la proximité avec les patients, l'auscultation précise et la découverte progressive de ce que peut être une maladie nouvelle. Cette approche s'oppose à celle des chercheurs méthodologistes.

 

Francis Richard

 

Et si Didier Raoult avait raison ?, Guy Courtois, 784 pages, Investigation Éditions

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 22:55
Covid: Anatomie d'une crise sanitaire, de Jean-Dominique Michel

Un anthropologue médical [...] n'est [...] pas un chercheur en sciences fondamentales ni un médecin, mais quelqu'un dont le métier est d'analyser la recherche et la pratique médicale pour en percevoir bien sûr la validité, mais aussi l'idéologie, les présupposés, les systèmes de croyances explicite et implicite.

 

C'est en tant qu'anthropologue médical que Jean-Dominique Michel, qui tient un blog hébergé par la Tribune de Genève (Anthropo-logiques), publie Covid: Une anatomie de la crise sanitaire.

 

La crise sanitaire a été d'autant plus grande dans des pays comme la France, ou la Suisse (à un moindre degré), que les autorités se sont contentées de confiner plutôt que de dépister et de traiter.

 

 

DÉPISTER

 

Au moment où son livre est disponible en version numérique, le 21 mai 2020, alors que le dépistage n'a pas encore commencé à large échelle dans l'un et l'autre pays, ses propos sont prémonitoires:

 

C'est un classique en épidémiologie: si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins, mais toujours plus qu'en réalité. Si vous pratiquez des tests à large échelle, vous aurez beaucoup de cas, alors que si vous dépistez peu, leur nombre sera faible.

 

 

TRAITER

 

Quand Jean-Dominique Michel apprend les résultats obtenus avec leur protocole par le professeur Didier Raoult et ses huit cents collaborateurs, il écrit sur son blog que c'est une bonne nouvelle:

 

Au lieu de l'accueillir avec joie, les autorités et les scientifiques rivalisent de critiques. Ils concentrent leurs attaques sur le fait qu'on ne peut tirer de conclusions sur la base d'essais cliniques. [...] Une réplication par d'autres équipes est requise, sans même parler d'une étude randomisée en double aveugle, le top of the tops des méthodes de recherche.

 

 

CONFINER

 

En attendant les répliques, il faut confiner, quoi qu'il en coûte, sans se soucier des conséquences économiques et sociales. Or, il s'avère dès avril, d'après de premières études, que le confinement a un coût humain très élevé:

 

Ce confinement vendu comme un pis-aller en l'absence de ce qui était nécessaire (tests de dépistage, suivi des chaînes de contamination, masques) aura, si l'on en croit ces premières études, été lui aussi toxique !

 

 

DRAMATISER

 

Les autorités et les scientifiques, incompétents face à la crise sanitaire, dramatisent donc pour justifier le confinement. Sinon, il y aura de nombreux morts, disent-ils, pour preuve les modélisations:

 

Ces modèles reposent [...] sur une amplification à l'extrême des variables possibles selon le scénario du pire. Si le pire par définition n'est pas impossible, il est improbable, en proportion du degré d'exagération des hypothèses.

 

(C'est la même technique de dramatisation qui est maintenant utilisée pour imposer le port du masque en tous lieux et circonstances, alors que la mortalité et les hospitalisations sont au plus bas, mais que les conséquences économiques et sociales vont devenir plus visibles)

 

 

L'EBM

 

L'idéologie dominante en matière de recherche médicale est l'EBM, evidence-based medecine, la médecine fondée sur des faits, des preuves tangibles, respectant certaines méthodologies de recherche:

 

L'EBM a été développée pour les maladies complexes, chroniques, pour l'essentiel non infectieuses. Ses méthodologies visent donc à objectiver certains traitements ou interventions thérapeutiques à large échelle dans des situations où il est difficile d'en prouver l'efficacité - ce qui justifie le recours à des statistiques souvent pointues.

 

 

LES ESSAIS CLINIQUES

 

Dans le cas des maladies transmissibles, l'EBM peut venir en soutien et assurément apporter des informations pertinentes, mais non se substituer à la complexité de la clinique. L'épistémologie de recherche, fondée sur une démarche empirique, y est beaucoup plus simple:

 

Soit un remède est efficace, soit il ne l'est pas. S'il l'est ne serait-ce que sur trois puis trente premiers malades, alors il le sera (avec sans doute quelques exceptions statistiquement infimes) également sur les trois mille suivants.

 

 

LA MÉDECINE EST UNE PRAXIS

 

Jean-Dominique Michel rappelle qu'un être humain ne se résume pas à une simple liste de variables biologiques - et c'est pourtant la seule chose que certains médecins savent envisager aujourd'hui.

 

Il ajoute: Qu'une variable biologique puisse donner une information utile sur une situation clinique, bien sûr, mais la médecine, fondamentalement, est avant tout une praxis, soit à la fois un art et une science.

 

Il précise plus loin: La médecine n'est pas là pour faire de la théorie, ou de savantes gesticulations, elle est là pour appliquer les meilleurs traitements disponibles et obtenir des résultats, qu'on sache les expliquer ou pas.

 

 

L'HYDROXYCHLOROQUINE

 

Au sujet de l'hydroxychloroquine, il trouve indéfendable que les autorités et les scientifiques aient risqué de laisser mourir des malades pour ne pas prescrire une substance parce que l'on n'était pas "absolument" certain de son efficacité.

 

Quant aux puristes, qui ne jurent que par l'essai randomisé en double aveugle, ils auraient sans doute voulu qu'on mette de côté des patients sans les soigner pour évaluer les dommages éventuels et disposer de meilleures données...

 

 

LA CORRUPTION SYSTÉMIQUE

 

En matière médicale, selon l'auteur, il y a une corruption systémique qui se caractérise par le fait que nul en particulier n'est pourri: le système l'est dans son ensemble, qui contraint chaque acteur à s'y résoudre, mais sans avoir à y participer activement.

 

N'est-ce pas tout simplement parce que les systèmes de santé sont étatiques, ce qui favorise les petits arrangements entre pouvoirs publics, industrie pharmaceutique et tous ceux qui reçoivent des bénéfices de celle-ci ?

 

 

LE "SERVICE MARKETING" DES PHARMAS

 

Il n'est pas étonnant dans ces conditions qu'il soit difficile pour nombre de médecins d'accorder leur confiance aux études financées par les pharmas, auxquels appartiennent d'ailleurs les grandes revues "scientifiques" qui en constituent en quelque sorte le service marketing.

 

Aussi, même quand une revue, que je sache, ne leur appartient pas, telle que The Lancet, cela ne veut pas dire qu'elle est fiable. Surtout depuis l'étude-bidon que celle-ci a publiée contre l'hydroxychloroquine, le 22 mai 2020, soit le lendemain de la parution de la version numérique du livre de Jean-Dominique Michel...

 

Francis Richard

 

Covid: Anatomie d'une crise sanitaire, Jean-Dominique Michel, 224 pages, humenSciences

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 22:55
Les Réprimés, de Virginie Anselot

C'est dans la continuité que en fRance nous n'avons pas de pétrole et maintenant pas de masque de protection, mais des conseillers scientistes zétatistes créationnistes fabuleux qui nous zont fourgué ce folklore spectaculaire, pour le plus grand bonheur insoutenable de ses zélecteurs confinés pendant la rafle du Corona.

 

Dans son journal pendant la répression, qui rappelle Mon journal pendant l'occupation de Jean Galtier-Boissière, Virginie Anselot donne le ton avec ce passage écrit le 16 mars 2020. Tout le long du confinement, c'est-à-dire de l'enfermement des Français chez eux et malgré eux jusqu'au 4 mai 2020, elle relève toutes les atteintes aux libertés individuelles commises par les tas.

 

Car l'État s'est révélé une fois de plus le problème et non pas la solution. Au fil des jours, pendant cet épisode viral, comme s'il n'y avait jamais eu d'épidémie auparavant, les hommes politiques, par leurs décisions incohérentes et leurs discours contradictoires, par la dilapidation de ce qu'ils ont ponctionné, ont empêché les soignants de détecter et traiter et tué plus que n'a fait le virus.

 

Aussi ce journal est-il le cri de colère que poussent Les Réprimés. Très tôt, comme l'écrit Virginie Anselot le 19 mars 2020, les soignants et les gens savent ce qu'ils ont à faire pour leur santé comme l'ont fait avant eux leurs semblables en Corée du Sud, à Taïwan ou à Singapour. Mais, en France, l'État leur envoie les flics, demain l'armée, pour contrôler leur ausweiss et les verbaliser.

 

Le 24 mars 2020, elle écrit à propos de la chloroquine (qu'une professeure, préférée des plateaux TV et des merdias, considère comme dangereuse, alors qu'elle est utilisée depuis plusieurs décennies avec succès):

 

En fait, ce n'est pas le sujet de savoir si oui ou non le traitement du Pr Raoult doit être pris ou non.

Le sujet, c'est que le gouvernement décide de tout et de n'importe quoi pour tout le monde et l'impose par la force.

Tandis que le professeur Raoult propose un traitement qu'il n'impose à personne.

 

A la date du 4 avril, l'organigramme fonctionnel du système français de santé est représenté. A le parcourir, il n'est pas étonnant qu'il ne puisse pas fonctionner. Mais, bien sûr, il est interdit de penser, de dire, et même de constater qu'à l'évidence ce système n'est pas le meilleur du monde et, le 6 avril, que le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux...

 

Virginie Anselot parle de rafle Covid-19 et de répression routinière. Ce n'est malheureusement pas exagéré. Le 15 avril, par exemple, elle note que 650 drones ont été commandés par l'État pour 4 millions d'euros, ce qui indique sa priorité de réprimer tous azimuts. Et, le 22 avril, elle note le nombre faramineux d'amendes qui ont été dressées, un million, en un mois de temps seulement:

 

Chaque jour ces verbalisations scandaleuses allongent la liste des victimes, comme cette infirmière du Jura revenant sans attestation d'une nuit blanche à l'hôpital, ou cette grand-mère guettant sous les fenêtres de son mari en EHPAD.

 

Le même 22 avril, c'est l'intrusion illégale de trois policiers dans une église où six personnes assistent à une messe; et la tentative d'assassinat d'Amazon par un syndicat avec la complicité du tribunal de Nanterre; le 26 avril, c'est la traque par les gendarmes, de randonneurs dans le Lubéron; le 27 avril, c'est 132€ d'amende pour celui qui lave sa voiture dans une station-service etc.

 

Virginie Anselot écrit: Qui ne dit mot consent. Je ne consens pas. le 22 avril 2020, elle crée le groupe Les Réprimés sur Facebook et, le 4 mai 2020, elle envoie une protestation à la Cour de Justice de la République sous la forme d'une plainte en justice (qui figure en annexe du livre) contre les ministres responsables de crimes et délits commis lors de leur gestion de la crise de Covid-19.

 

Dans sa préface, qui s'adresse aux falsificateurs au service de la répression: l'Église de la Trouille et son bras séculierPaul-Éric Blanrue souligne, que ce qu'on voit, c'est le confinement; ce qu'on ne voit pas, ce sont ses effets collatéraux, désastreux du point de vue économique et même du point de vue sanitaire puisque, par exemple, les services de cancérologie ont été interrompus...

 

Le confinement aurait sauvé des vies, prétend-on, ajoute le préfacier. Il s'inscrit en faux. D'aucuns avaient annoncé que sans confinement de masse, le coronavirus ferait entre 300.000 et 500.000 morts en France. Les mêmes prétendent que leurs prévisions ont été validées parce que le nombre réel de morts se trouve en dessous, après confinement, ce qui est un vieux truc de charlatan:

 

Il s'agit du même principe que celui de l'expert-faussaire annonçant une crise économique. Si elle a lieu, il sera qualifié de divin prophète; si elle n'a pas lieu, il prétendra que c'est grâce aux mesures prises par les hommes politiques ayant suivi ses judicieux conseils.

 

A la fin de son livre, Virginie Anselot cite ce passage de Lao Tseu, extrait de son Tao te king, en introduction à une pure fiction visionnaire:

 

Plus il y aura d'interdits, plus le peuple sera pauvre... Plus il y aura de lois et de règlements, plus il y aura de voleurs et de brigands... Voilà pourquoi le Sage dit: je ne prends aucune initiative et le peuple se transformera de lui-même... Je ne m'engage dans aucune activité et le peuple prospérera de lui-même...

 

Francis Richard

 

Les Réprimés, Virginie Anselot, 184 pages, Amazon (avec la participation de Stéphane Geyres)

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Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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