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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 19:55
La divine surprise du variant Delta

L'apparition du variant dit Delta se traduit [...] en effet par une augmentation des contaminations dans le monde. Parce que ce variant est trois fois plus contagieux que la première souche, il s'engouffre dans tous les espaces non couverts par la vaccination.

[...]

Nous avons pour faire face à cette nouvelle donne un atout-maître, qui change tout par rapport aux vagues précédentes: le vaccin.

 

La dernière épidémie de SARS-CoV-2 s'essoufflait. La vaccination marquait le pas. Heureusement un nouveau variant vint. Celui-ci, surnommé Delta, fut pour un pouvoir déconsidéré une divine surprise.

 

On allait pouvoir remettre en marche la machine à réprimer et à fouler au pied les libertés individuelles, et faire peur pour affirmer un pouvoir chancelant, sauf, bizarrement, dans les sondages...

 

Cela a marché - c'est la seule chose qui est en marche dans ce quinquennat - puisque des millions de gens apeurés se sont précipités sur le site Doctolib pour prendre rendez-vous afin de se faire vacciner.

 

 

LE DOUBLE LANGAGE

 

En rendant le vaccin obligatoire pour les soignants au lieu de le leur recommander, Emmanuel Macron a voulu faire preuve d'une autorité perdue en brandissant le bâton, l'arme des faibles, qui contraignent à défaut de savoir convaincre.

 

En prétendant faire le choix de la confiance et en même temps annoncer des contrôles et des sanctions, et l'extension du pass sanitaire (aux lieux de loisirs et de culture dès le 21 juillet, aux cafés, aux restaurants, aux centres commerciaux, aux hôpitaux, aux maisons de retraites et dans les moyens de transports publics dès début août), celui qui se prend pour Jupiter tonnant a dit tout et son contraire, comme d'habitude, mais cette fois à seulement quelques minutes d'intervalle.

 

(Je ne suis pas anti-vaccin. La preuve en est que, dans quelques jours, je reçois ma deuxième injection. Mais c'est un choix personnel, dicté par le fait que je suis un patient à risques multiples...)

 

 

LA VACCINATION N'EST PAS LA PANACÉE NI LE SEUL REMÈDE

 

Il faut rappeler que la vaccination n'est pas la panacée et qu'il faut se méfier des annonces publicitaires faites par leurs fabricants. Les vaccins à ARN messager sont en effet moins efficaces qu'ils ne le prétendent pour se protéger et protéger les autres. Et cela commence à se savoir.

 

Alors que le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française, curieusement il ne s'applique pas dans ce cas précis. S'agissant de techniques nouvelles, il y a pourtant une grande incertitude sur leurs effets à moyen et à long terme.

 

(Dans mon cas personnel, ces horizons ne sont de toute façon plus ma préoccupation...)

 

 

LES TRAITEMENTS

 

Il faut rappeler qu'il existe des traitements1. Aucun d'entre eux n'est la panacée non plus mais, administrés précocement, ce qui suppose de faire quelque chose des tests, ils ne sont pas moins efficaces que les vaccins actuellement utilisés.

 

(Devant l'Histoire, en les interdisant, Macron a pris une grave responsabilité qu'il devra assumer un jour, d'une manière ou d'une autre.)

 

Si la France de Macron, comme d'autres pays, avait choisi la voie du bon sens qui, en temps d'épidémie, consiste à protéger, à tester, à isoler les seuls malades et à les traiter, il n'y aurait pas eu besoin de confiner tout le monde et de détruire massivement l'économie.

 

Ce n'est donc pas le coronavirus qui a mis à mal la vie des gens, avec des conséquences graves à moyen et à long terme, ce sont les gouvernants des pays riches qui se sont copiés les uns les autres et qui se sont entendus lamentablement pour détruire leurs sociétés.

 

 

LA LEVÉE DES RESTRICTIONS AU ROYAUME-UNI ET EN SUISSE

 

Le variant Delta, s'il semble plus contagieux, est encore moins létal. C'est sans doute pourquoi d'autres pays, comme le Royaume-Uni, à partir du 19 juillet, ou la Suisse, depuis le 26 juin, à rebours de la France, lèvent peu à peu leurs restrictions.

 

Il y a peut-être à cela une autre raison. Leurs dirigeants sont plus à l'écoute de leurs populations que ne l'est le brutal et auto-satisfait président français:

- Boris Johnson n'a pas dû être insensible à la manifestation monstre qui a eu lieu dans les rues de Londres le 26 juin.

- Le Conseil fédéral sait que le dernier référendum facultatif lancé contre la loi Covid a obtenu un nombre record de signatures dans le délai imparti: 187433 ont été récoltées et reçues le 8 juillet (50000 étaient nécessaires).

 

À propos de la Suisse, déjà le 13 juin, le premier référendum contre la loi Covid-19, élaborée en septembre 2020, avait certes été rejeté par 60,21% des voix mais tous les partis s'étaient prononcés pour ce rejet...

 

Cette fois les comités référendaires s'opposent notamment au fait que:

- la loi discrimine les non-vaccinés;

- la loi crée de fait les bases d'un traçage électronique complet, synonyme de surveillance généralisée et permanente;

- le Conseil fédéral ait de nouveaux pleins pouvoirs parce qu'il s'est inspiré depuis plus d'une année des mauvaises décisions émanant de l'étranger.

 

 Francis Richard

 

1 - Dans mon entourage familial proche, deux personnes à risque, dont l'une de 95 ans, ont été soignées à l'azithromycine seule et ont été guéries, sans passer par la case hôpital.

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 09:00
Emmanuel Macron en petit père du peuple de France

Le 2 juin 2021, 21h32, Emmanuel Macron, a publié un tweet impératif avec cette image de la France des terroirs, qu'il faut appeler désormais, c'est selon, la France des territoires ou la France périphérique.

 

À cette France d'en bas, vue de Paris, il ne s'intéresse curieusement que lorsqu'elle arbore des gilets jaunes ou quand des élections sont en vue, les régionales cachant à peine les autres, les présidentielles.

 

Il se prend pour le petit père du peuple de France et le virus couronné aura été une formidable opportunité pour lui de considérer les Français comme ses enfants, peut-être parce qu'il n'en a pas eus lui-même.

 

Ce jacobin incohérent se complaît dans ce rôle. Grâce à la pandémie, il mérite de plus en plus la distinction de Young Global Leader que lui a décernée en 2016 Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos.

 

Depuis, Emmanuel Macron fait partie de l'élite, c'est-à-dire de ces quelques-uns qui se croient amenés à diriger le monde et à dicter ce qu'ils doivent faire à ceux qui n'en sont pas et qu'il convient de mettre au pas.

 

Sans qu'il y ait de raisons objectives, tantôt il confine les Français, tantôt il les déconfine. Tantôt il leur dit de ne pas porter le masque, tantôt de le porter. Tantôt il leur dit de rester chez eux, tantôt de prendre l'air.

 

Toujours plus il se mêle de leur vie privée. Il décide de ce qui est essentiel pour eux ou ne l'est pas, de leurs allées et venues, de leur travail à distance ou pas, quand ils doivent rentrer chez eux, à 18h, à 19h ou à 21h.

 

Après avoir fait tout ce qu'il fallait pour détruire le tourisme, en limitant leurs déplacements, en fermant leurs restaurants, en leur interdisant des activités, il voudrait que ce champ de ruines soit leur destination.

 

Comme tous les autocrates, il prend ses décisions selon son bon plaisir, sans souci des conséquences. L'important n'est pas que ses décisions soient justes, mais qu'elles soient prises et que les gens obéissent.

 

Manier la carotte et le bâton semble bien porter ses fruits. Car, après avoir reçu beaucoup de coups de bâton, à la moindre carotte qui leur est tendue, nombre de Français, soulagés, lui sont tout reconnaissants.

 

Ce qui veut dire qu'Emmanuel Macron aura réussi à infantiliser ce certain nombre d'entre eux et qu'il sera parvenu à devenir pour ceux-là le petit père, un père tantôt fouettard et tantôt agitant des hochets.

 

Quand ces Français se rendront compte qu'ils ont été enfumés, que l'argent dépensé à tout-va pour les endormir n'est pas gratuit et que les lendemains ne chanteront pas, ils... tueront le père, comme dirait Freud.

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 18:25
Les élections régionales ne passionnent guère les Français

Les élections régionales, initialement prévues en mars 2021, ont été reportées en juin 2021 en vertu de la Loi n° 2021-191 du 22 février 2021, et auront lieu en principe les 13 et 20 de ce mois-là.

 

Si elles ont bien lieu à ces dates, elles ne passionnent de toute façon pas les Français parce que la régionalisation n'est en réalité qu'une déconcentration administrative de l'État, ne le faisant pas maigrir, bien au contraire.

 

L'État français est jacobin et entend le rester, c'est-à-dire qu'il est et sera bureaucratique, technocratique et centralisé. C'est pourquoi il est le problème et non pas la solution.

 

Bien sûr les 18 régions ont quelques pouvoirs, notamment en matière:

- de développement économique,

- d'aménagement du territoire,

- de transports non urbains,

- de gestion des lycées,

- de formation professionnelle.

 

C'est-à-dire dans des domaines où une entité privée, quand il lui est permis d'agir, fait de toute façon mieux qu'une entité publique, même si les Français dans leur ensemble ont été formatés pour croire le contraire.

 

Les régions ne sont pas de véritables corps intermédiaires jouissant d'une autonomie dans les domaines qui comptent aux yeux des Français selon un sondage Viavoice publié par Libération:

- la sécurité,

- la santé,

- les impôts et taxes,

- le pouvoir d'achat.

 

Car, dans ces domaines, c'est Paris qui décide, c'est Paris qui impose, même si, pour la forme, les préfets de région consultent, avant de répercuter parfois sans ménagement la voix de leur maître.

 

Se pose d'ailleurs la question de savoir si la santé et le pouvoir d'achat sont bien du ressort d'une quelconque autorité publique, tant d'un point de vue moral que de l'efficacité, qui vont immanquablement de pair.

 

Quoi qu'il en soit le but de ceux qui iront voter à ces élections ne sera pas d'élire des conseillers régionaux, qui font partie des quelque 618000 élus du pays, mais de sanctionner Macron et consorts.

 

En effet, d'après le même sondage Viavoice, le Rassemblement National aurait le vent en poupe pour récolter ces votes-sanction, qui ne servent à rien mais font du bien, de manière cependant coûteuse.

 

Si l'État français n'était pas jacobin, il n'assumerait que les tâches qui excédent les possibilités des régions. Les régions résoudraient elles-mêmes les problèmes de leurs ressortissants.

 

Dans ce cas-là les responsables directs d'impéritie et d'imprévoyance auraient un visage et un nom et les ressortissants sauraient leur montrer d'une manière ou d'une autre leur insatisfaction.

 

Ce n'est que dans le cas où une région ne pourrait pas s'acquitter d'une tâche qu'elle demanderait à l'État de l'aider, mais elle ne devrait pas oublier que le pouvoir resterait à l'individu et que son rôle à elle serait de ne pas le laisser seul face à l'État.

 

On peut rêver à cette subsidiarité qui délègue le pouvoir de l'individu du bas vers le haut, c'est-à-dire à une entité consentie et contrôlée par les individus, mais ce n'est pas demain la veille. Alors commençons d'en parler.

 

Francis Richard

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 19:55
Restez chez vous, mais connectés

Un des seuls grands gagnants de la politique sanitaire des États qui ont confiné, confinent et confineront pendant encore longtemps leurs populations s'appelle ZOOM: le mot n'était connu jusqu'alors que des amateurs et des pros de l'image fixe ou mobile.

 

Alors que, pour les hommes de ces États, le confinement est le remède magique, bien que moyenâgeux, pour empêcher le SARS-Cov2 de circuler, ZOOM est devenu celui des réunions de toutes sortes et sans contacts physiques à travers la planète.

 

Ce logiciel permet de réunir à distance jusqu'à mille personnes1. Bien qu'existant depuis bientôt dix ans, il n'a fait une réelle percée qu'il y a un an. L'exemple donné par la Chine de confiner, suivi par les idiots utiles de l'Occident, aura été une aubaine.

 

Depuis, des centaines de millions de personnes chaque jour se réunissent autour de leur écran, qu'elles appartiennent à des entités publiques ou privées. Ce moyen, devenu incontournable, déshumanise, fait perdre le sens de la réalité mais rend productif.

 

Avec les confinements, métro, boulot, dodo est le destin d'une partie des hommes de la planète puisque, présumés malades, toutes les occasions de se rencontrer, hormis dans quelques lieux dits essentiels, définis arbitrairement, leur sont interdites.

 

Avec le télétravail obligatoire, un autre pas a été franchi, puisque, même le métro disparaît de la formule magique de la servitude: les hommes en sont davantage réduits à des machines, qui ne sont connectées entre elles que par la vue et l'ouïe, via un écran.

 

En France, les hommes de l'État ont fait tomber employeurs et employés dans ce piège diabolique. Selon les cas, les premiers, pour remplir leur obligation de télétravail, peuvent l'imposer ou non aux seconds, sans que ceux-ci puissent y trouver à redire.

 

La France ne se caractérise déjà pas par la liberté de contracter puisque les contrats sont soumis à un droit du travail volumineux, générateur de chômage. Mais cette obligation de télétravail est une sorte de clou qui ne peut qu'engendrer la révolte.

 

Olivia Leray, dans sa chronique du 18 mars sur France TV Info, ne pouvait pas rater l'occasion de suggérer à ceux qui n'en peuvent plus de ces réunions ZOOM, l'emploi sur leur ordinateur du logiciel Zoom Escaper, voire du logiciel Zoom Deleter.

 

Avec Zoom Escaper, il s'agit de simuler différents problèmes audios, plus ou moins réalistes, huit au total, pour saborder vous-mêmes vos réunions; avec Zoom Deleter, de vérifier l'ordinateur en permanence et de supprimer ZOOM s'il est installé.

 

C'est toujours le même refrain: les incapables de créer des richesses, donc des emplois, croient savoir mieux que ceux qui le font comment ils doivent s'organiser, et leur imposent leurs vues hors-sol, dont ils ne subiront pas les funestes conséquences. 

 

Francis Richard

 

1 - Cent dans la version gratuite, pendant quarante minutes.

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 19:30
À quoi les députés français servent-ils encore? À enregistrer

Le 20 janvier 2021, à l'Assemblée nationale, avait lieu l'examen par les députés de la demande de prorogation par le gouvernement de l'état d'urgence sanitaire.

 

L'état d'urgence sanitaire a été voté une première fois pour la période du 24 mars 2020 au 10 juillet 2020. Il a été renouvelé à partir du 17 octobre 2020 et prorogé une première fois, le 14 novembre 2020, jusqu'au 16 février 2021.

 

 

L'ÉTAT D'URGENCE SANITAIRE

 

L'état d'urgence sanitaire est une mesure exceptionnelle que peut prendre le conseil des ministres en cas de catastrophe sanitaire, due, par exemple, à une épidémie, qui mettrait en péril la santé de la population.

 

Encore faut-il qu'il y ait sans conteste catastrophe sanitaire... Pour cela, le gouvernement s'est révélé maître dans l'art de transformer une épidémie, qu'il ne fallait certes pas sous-estimer, en catastrophe sanitaire.

 

En effet, le gouvernement a délibérément, pour masquer son impéritie et son imprévoyance, tenu sur cette épidémie des propos alarmistes et a, pour ce faire, utilisé, au fil du temps, les indicateurs qui semblaient les justifier.

 

 

L'INTERDICTION DE PRESCRIRE ET DE TRAITER

 

La stratégie qu'il a adoptée était une stratégie perdante puisqu'il a formellement interdit aux médecins de prescrire des remèdes, c'est-à-dire de traiter les malades, et, compte tenu de la calamité qui en est résulté, a pris les mesures calamiteuses que l'on sait.

 

Cet état d'urgence sanitaire lui a permis en toute légalité de porter atteinte à des libertés individuelles fondamentales (celle de se déplacer, d'entreprendre ou de se réunir) et de réquisitionner des biens et services portant là atteinte aux droits de propriété.

 

Les mesures prises lors d'un état d'urgence sanitaire doivent en principe être proportionnées aux risques encourus. Or ce n'a pas été le cas puisque les catastrophes économiques et sociales qui se profilent seront certainement plus sévères que le mal qu'il fallait combattre.

 

 

LES CRISES D'AUTORITÉ D'OLIVIER VÉRAN

 

Lors des débats de la première séance du 20 janvier 2021, dans l'après-midi, le ministre des Solidarités et de la Santé, le socialiste Olivier Véran s'est une nouvelle fois distingué par le mépris dans lequel il tient les députés qui osent le contredire ou demander des comptes.

 

Le 3 novembre 2020, le ministre, faisant une crise d'autorité, avait demandé aux députés qui le chahutaient et qui ne voulaient pas l'entendre de sortir de l'hémicycle... Cette fois, il a dit à ses contradicteurs que la place d'un député est dans l'hémicycle et pas ailleurs...

 

Très naturellement, puisque les membres du Conseil scientifique, quelque éminents qu'ils soient, ont été nommés et n'ont pas été élus, des députés ont eu l'outrecuidance de vouloir les contrôler et avoir accès à leurs discussions.

 

 

DISCUSSIONS TROP TECHNIQUES POUR LES DÉPUTÉS

 

Ces discussions sont d'une grande importance puisqu'en découlent des avis sur lesquels se base le gouvernement pour prendre ses décisions calamiteuses. Mais, pour le ministre socialiste, ces discussions sont trop techniques pour les députés.

 

Le ministre socialiste expose que sa dernière saisine du Conseil scientifique portait sur la question suivante:

 

Disposez-vous d'éléments quant aux probabilités d'efficacité des vaccins par ARN messager sur des variants engageant des mutations de la protéine S du coronavirus, notamment sur le VOC 20201/01?

 

Le député Julien Aubert a eu beau jeu de lui dire qu'on peut supposer que [des députés] pourraient - en particulier ceux d'entre eux qui sont médecins - parfaitement siéger au Conseil scientifique. Cela permettrait de savoir si les membres de cette instance sont toujours unanimes, surtout sur des sujets qui touchent aux libertés publiques et fondamentales

 

 

LES DÉPUTÉS NE SERVENT QU'À ENREGISTRER

 

Mais l'opacité est la règle pour cette instance ad hoc, qui a été créée par la seule volonté du Président de la République. Julien Aubert a pourtant rappelé que sa composition n'a fait l'objet d'aucun débat, que ses décisions ne font l'objet d'aucune publicité et qu'elle échappe donc aux règles de la CADA, la Commission d'accès aux documents administratifs.

 

À ce moment-là, à quoi servent donc les députés? À enregistrer, comme dans une république bananière. Lors de la deuxième séance du 20 janvier 2021, l'Assemblée nationale a d'ailleurs prorogé l'état d'urgence jusqu'au 1er juin 2021 par 113 voix contre 43. Il n'y avait en effet que 160 votants sur un total de 577 députés...

 

Où se terraient les autres députés, notamment ceux de la République en marche vers l'autoritarisme technocratique? Peut-être se confinaient-ils déjà, par avance... En tout cas, ils n'étaient même pas dans l'hémicycle où Olivier Véran voudrait qu'ils se cantonnent et enregistrent sans discuter ce qui leur est demandé d'entériner.

 

Francis Richard

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 23:55
Le cap de destruction massive de l'économie, de la société et de la santé des Français est maintenu

Jean Castex est le Monsieur Loyal du cirque gouvernemental, toujours prêt à renforcer les mesures coercitives pour pallier l'imprévoyance et l'impéritie de l'État, dont cet énarque sourcilleux est le représentant emblématique et ténébreux.

 

Lors de la conférence de presse du 7 janvier 2021, il a ainsi annoncé les numéros d'Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé, de Romy Lasserre-Saint-Maurice, Directrice d'un Ehpad à Paris, et d'Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l'Industrie.

 

Au préalable, il a dit que 2021 serait l'année de l'espérance, mais en même temps que la situation n'était toujours pas propice à un retour à la normale et qu'en conséquence, tout ce qui était fermé en raison de la crise sanitaire le resterait. Fouchtra!

 

 

PAS DE RETOUR À LA NORMALE

 

Pour quelles raisons?

 

- L'objectif des cinq mille cas par jour, qui serait le seuil (fixé politiquement) de maîtrise de l'épidémie, est toujours largement dépassé; leur nombre (qui dépend surtout du nombre de tests effectués) serait de quelque quinze mille actuellement.

 

- Il y aurait deux mille six cents malades de la Covid-19 en réanimation, soit la moitié des lits disponibles; or, il faut protéger un système d'hospitalisation qui a été largement sous-estimé par l'État, dont la gestion est calamiteuse par nature.

 

Restent donc fermés, jusqu'à nouvel ordre, les cinémas, les théâtres, les restaurants, les bars, les salles de sports, les stations de ski, bref tout ce qui fait partie de la vie sociale d'un pays civilisé, en dehors, bien sûr, des métro-boulot-dodo, auxquels restent confinés les Français.

 

C'est pourtant dans les transports publics, autorisés, qu'il s'agisse du métro, des avions ou des trains, dans les supermarchés essentiels et dans les familles que les risques de contamination sont les plus grands. Et c'est dans tous les lieux interdits qu'ils sont les plus faibles... et les couvre-feux n'y changent rien...

 

 

NE PAS SE DÉJUGER

 

Persévérer dans l'erreur, qui est humaine, n'est pas seulement diabolique, comme disaient les Anciens, cela permet de ne pas se déjuger... ce qui est impensable pour ceux qui savent mieux que les autres ce qui est bon pour eux et ont la science infuse à défaut de la pratiquer.

 

Le cap de destruction massive de l'économie, de la société et de la santé des Français, qui ne se limite de loin pas au sanitaire, est donc maintenu, quoi qu'il en coûte et quoi qu'il arrive comme l'a si bien dit Emmanuel Macron, le directeur du cirque, lors de ses voeux aux Français du 31 décembre 2020.

 

La stratégie adoptée - tester, alerter, protéger - s'est avérée perdante. Quoi qu'en dise Monsieur Loyal, elle n'est certainement pas l'une des plus performantes d'Europe, qui, dans l'ensemble, d'ailleurs, ne s'est pas distinguée par la pertinence de ses mesures, au contraire de certains pays asiatiques.

 

 

LE VACCIN, VOUS DIS-JE

 

Au pays de Molière, qui faisait dire au frère d'Argan, le Malade imaginaire, que presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies, l'État, pétrifié dans le XVIIe siècle, interdit tous remèdes à la Covid-19, alors qu'ils existent et que la médecine, depuis Hippocrate, a, en principe, pour seul but de soigner.

 

Dans la même pièce, Toinette dit à Argan, qu'il est malade du poumon: le poumon, vous dis-je. De la même façon, Monsieur Loyal place dans le vaccin la principale source d'espoir pour sortir la France de la crise sanitaire: le vaccin, vous dis-je, serine-t-il en quelque sorte.

 

Il n'est pas question de remettre en cause les vaccins pour ce qui concerne les maladies très immunisantes, telles que le tétanos ou la diphtérie. Ils ont fait leurs preuves et font partie de l'arsenal médical dont il serait bête de se priver.

 

 

LÂCHER LA PROIE DES REMÈDES POUR L'OMBRE DES VACCINS

 

S'agissant de la Covid-19, il est légitime de se demander si les vaccins concoctés précipitamment seront efficaces et, surtout, s'ils protégeront contre les variants du virus qui circulent maintenant et sur lesquels ils n'ont pas été testés...

 

Si les vaccins ne semblent pas présenter de risques à court terme, il est bien difficile de l'affirmer à moyen et long termes. D'autre part, est-ce la baguette magique qui arrêtera l'épidémie? Bien difficile de le dire et de le prédire, d'autant que les épidémies s'arrêtent souvent sans que l'on sache pourquoi...

 

Les hommes de l'État français, qui n'appliquent le principe de précaution que quand ça les arrange, ont décidé cependant de lâcher la proie des remèdes pour l'ombre des vaccins... comme aurait dit le fabuliste. 

 

Francis Richard

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 19:00
Les "quoi que" d'Emmanuel Macron

Hier soir, le Président de la République française Emmanuel Macron a présenté ses voeux aux Français.

 

Pour une fois il ne s'est pas agi de confinement, de déconfinement ou de reconfinement, mais de l'évangile selon Macron.

 

 

C'EST LA FAUTE AU VIRUS

 

Nous ne le savions pas mais ce n'est pas Macron qui a interdit les grands rassemblements de fin d'année dans nos villes et villages:

 

Ils sont cette année interdits par l'épidémie: les places de nos communes sont éteintes, nos foyers moins joyeux qu'à l'accoutumée.

 

Que je sache, ce n'est pourtant pas le SARS-CoV-2 qui a instauré le couvre-feu.

 

Le plus grand commun diviseur est même content:

 

Ensemble nous en sortons plus unis, et ayant beaucoup appris.

 

Bien sûr il y a eu de la casse, mais ce n'est pas grave puisqu'aux victimes des décisions qu'il a prises et des sacrifices qu'il a demandés, usant du pluriel de majesté, il dit:

 

Nous serons là.

 

La preuve, il a déjà été là:

 

Notre pays est l'un de ceux qui est le plus intervenu pour protéger et accompagner les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs.

 

Par pays, il faut entendre État.

 

Les jeunes, les travailleurs et les entrepreneurs apprécieront.

 

 

QUOI QU'IL EN COÛTE

 

Il précise et revient à la première personne:

 

Ce "quoi qu'il en coûte", je l'assume car il a permis de préserver des vies et de protéger des emplois.

 

C'est une affirmation sans preuves et qui ne l'engage en rien, parce que, de toute façon, ce n'est pas lui qui paiera l'addition...

 

Il ajoute:

 

Il nous faudra bâtir ensemble les réponses qui permettront de ne pas en faire un fardeau pour les générations futures.

 

C'est l'aveu qu'il a pris ses décisions et qu'il a demandé des sacrifices sans se soucier des conséquences.

 

Macron le socialiste s'en enorgueillit même:

 

Nous avons su convaincre l'Allemagne puis les autres membres de l'Union Européenne de concevoir un plan de relance unique et massif et de décider d'un endettement commun et solidaire pour mieux préparer notre avenir en nous engageant dans la transition écologique et numérique et en créant autant d'emplois que nous le pouvons pour notre jeunesse.

 

C'est ce qu'on appelle une fuite en avant qui se traduit un jour, pour n'importe quelle entreprise, par la faillite.

 

 

QUOI QU'IL ARRIVE

 

Un peu de méthode Coué ne peut faire de mal:

 

Notre nation a traversé cette année avec une telle unité et une telle résilience: rien ne peut lui résister.

 

C'est là qu'intervient le deuxième quoi que:

 

En 2021, quoi qu'il arrive, nous saurons donc faire face aux crises - sanitaire, économique et sociale.

 

[...]

 

En 2021, quoi qu'il arrive, parce que nous y sommes préparés, nous saurons aussi relever les défis à venir.

 

Il s'y est tellement préparé qu'il ne sait pas encore quelles sont les réponses à apporter à ces crises et à ces défis.

 

 

L'ESPOIR

 

L'espoir le fait vivre. Il le place dans le vaccin, dans la relance et... dans la liberté.

 

Alors que le vaccin n'a pas fait ses preuves, que la relance est le plus sûr moyen socialiste de détruire l'économie et que la liberté est désormais suivie d'un point, comme sur les frontons des mairies de France, Macron garde l'espoir et tente de le faire partager par les Français:

 

Quoi qu'il arrive.

 

Et

 

Quoi qu'il en coûte.

 

Sur le Titanic, l'orchestre joua, dit-on, l'hymne Plus près de toi, mon Dieu, avant de couler...

 

Francis Richard

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 23:55
Macron voulait rendre la vie des Français plus facile...

Dans son programme de candidat à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron disait, entre autres promesses, vouloir rendre la vie des Français plus facile (page 22): eh bien, c'est en marche!

 

Lire aujourd'hui ce point de programme confirme, s'il en était besoin, que les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites et surtout pas ceux qui les font: les hommes de l'État souvent varient, bien fol qui s'y fie.

 

Il était dit notamment dans ce point du programme: Que de temps perdu en démarches administratives, en renouvellements de papiers... Depuis, la vie des Français s'est effectivement beaucoup simplifiée...

 

 

VOS PAPIERS !

 

Sous prétexte de virus, pour ne pas perdre la main, les hommes de l'État ont décidé de continuer à compliquer la vie des Français. Ainsi les attestations ne disparaîtront-elles pas à la date du 15 décembre.

 

À partir de 20h jusqu'à 6h du matin, Jean Castex dixit, il faudra en effet disposer des bons Ausweis pour circuler pendant la Sperrstunde1, faute de quoi, ce sera encore et toujours 135€ qu'il faudra casquer.

 

Le couvre-feu aurait dû débuter à 21h. Ce sera 20h. Se posent alors des questions que ne désapprouverait pas Roland Magdane: Que se passe-t-il entre 20h et 21h? Est-ce que le virus attaque juste après 20h?

 

Quoi qu'il en soit, ça peut rapporter gros. Il n'y a pas de petits bénéfices. Depuis le début du deuxième confinement, à la date du 10 décembre, 2.924.775 contrôles ont été effectués et 285.326 procès-verbaux dressés...

 

Cette fois, juré, craché, ce sera fait avec tact et mesure, mais il n'y aura pas de consigne d'indulgence..., dixit Jean Castex.

 

 

LA CRISE ÉCONOMIQUE N'EST PAS DUE AU VIRUS

 

Dans le point de programme sus-dit, il était écrit, à la même page, que certains [entrepreneurs] passent plus de temps à lutter contre les contraintes administratives qu'à développer leur entreprise.

 

Aujourd'hui c'est encore mieux, les hommes de l'État tuent les entreprises en les contraignant à s'arrêter. Bien sûr, ils les aident avec un argent qu'ils n'ont pas mais qu'ils dépensent sans compter.

 

Or l'argent gratuit n'existe pas. Tôt ou tard, il faudra payer. Ils commencent par la dette, mais ils savent pertinemment que les impôts suivront pour la rembourser et/ou que les épargnants trinqueront.

 

La crise économique est donc due non pas au virus couronné, qui a bon dos, mais aux erreurs de l'État commises au printemps et qui n'ont pas servi de leçons pour endiguer la contamination de l'automne.

 

 

UNE STRATÉGIE PERDANTE

 

Pour en finir avec le confinement, le docteur Macron a fixé un seuil: pas plus de 5.000 cas par jour. Jean Castex, la voix de son maître, a confessé le pourquoi du comment de ce nombre fatidique:

 

C'est le niveau à partir duquel nous pouvons réduire durablement le niveau de pression sur nos services hospitaliers et reprendre le contrôle de l'épidémie en traçant et cassant toutes les chaînes de contamination sans recourir à des mesures de confinement ou de freinage.

 

Comment ce nombre est calculé? Mystère. Ce qui demeure, c'est l'aveu que les services hospitaliers ne sont toujours pas à même de faire face à un nombre de patients qui n'est pourtant pas énorme.

 

La réponse se trouve dans la bouche d'Olivier Véran. La stratégie perdante adoptée est la suivante: Tester, alerter, protéger.

 

 

LA STRATÉGIE GAGNANTE

 

La stratégie gagnante de quelques pays asiatiques et du Pr Didier Raoult est, dans l'ordre:

 

- Protéger: il faut porter le masque quand on est malade ou que la distanciation physique ne peut être respectée (le cas des soignants), se laver régulièrement les mains à l'alcool etc.

 

- Tester: il faut procéder à un dépistage massif

 

- Isoler les malades: il faut le faire pour éviter la contamination des autres

 

- Traiter: il faut soigner les malades et laisser aux médecins la liberté de prescrire et aux patients de choisir le traitement après avoir été informés.

 

Manque cruellement dans la stratégie française le dernier verbe d'action: au lieu de traiter les malades à un stade précoce de la maladie, on attend, jusqu'à ce qu'ils soient en détresse respiratoire, doivent être hospitalisés et viennent finalement occuper les lits de réanimation...

 

 

L'ÉTAT S'IMMISCE DANS TOUS LES MOMENTS DE LA VIE

 

Les hommes de l'État, qui ont choisi, sans que leur soit donné mandat, de privilégier le sanitaire à l'économique, se croient permis, pour leur bien, de s'immiscer dans tous les moments de la vie des Français:

 

- comme vu plus haut, ils leur donnent la permission de 20h (il est loin le temps de la permission de minuit...);

 

- dans la journée, parce qu'ils ont été sages, ils leur permettent de faire ce qu'il leur plaît;

 

- ils fixent le nombre de convives adultes qu'ils peuvent avoir à leur table, six tout au plus, indépendamment de l'espace qu'ils ont chez eux;

 

- ils les privent de musées et de spectacles, que ce soit le cinéma ou le théâtre: ils n'ont qu'à regarder la télé pour bien se faire laver le cerveau par les valets de presse;

 

- ils leur disent comment traiter leurs anciens (les remiser à la cuisine par exemple);

 

- ils ne leur donnent pas encore la permission d'aller au restaurant ou dans un bar, mais ça viendra s'ils sont sages.

 

 

L'HABITUDE

 

Comme ils auront pris goût à soumettre les Français, les hommes de l'État ne sont pas prêts à leur rendre toutes les libertés individuelles qu'ils leur ont confisquées. Il leur suffit de prendre le bon indicateur.

 

Au début de la crise sanitaire, c'était le nombre de morts; puis ce fut le nombre de patients admis en réanimation; enfin ce fut le nombre de cas. Encore que tous les doutes soient permis sur l'exactitude de ces nombres.

 

Ce qu'il faut craindre, c'est que les Français, avec le temps, finissent par s'habituer à ce que les hommes de l'État agitent la carotte et le bâton pour les faire avancer. Étienne La Boétie disait:

 

La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.

 

Francis Richard

 

1- Couvre-feu en allemand.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 23:30
Les Français privés de ski pour les fêtes, en France et, même, à l'étranger

Les hommes de l'État ne savent pas quoi inventer pour punir les Français qui ne sont pas sages, c'est-à-dire ces grands et petits enfants qui ne comprennent pas que ce qu'ils décident, c'est toujours pour leur bien et qu'ils doivent se montrer obéissants et soumis comme des moutons à qui on ne permet que de gémir, ce qui est sans conséquences: Bêle toujours, tu m'intéresses!

 

Bien sûr, dans un État nounou, il y a toujours des chouchous: ceux qui ont le droit sanitaire de manifester en rangs serrés ou d'emprunter des métros bondés pour se rendre au boulot avant de rentrer faire dodo par les mêmes métros tout aussi bondés. À ceux-là donc, il n'y a rien à dire, ni à redire, pourvu qu'ils aient sur eux toutes les attestations auto-délivrées et justificatifs requis.

 

 

BRIMER, RÉPRIMER, VERBALISER

 

Mais il y a tous les autres, ceux qu'il faut brimer, réprimer et verbaliser au prix unique de base de 135 €, entre autres: 

 

- Ceux qui n'acceptent pas que les produits qu'ils considèrent comme essentiels ne soient pas les mêmes que ceux déterminés par les hommes de l'État;

 

- Ceux qui n'admettent pas que les masques hier facultatifs soient devenus par miracle obligatoires en tous temps et en tous lieux;

 

- Ceux qui n'ont pas bien rempli leurs attestations auto-délivrées ou qui n'ont pas avec eux tous les justificatifs requis.

 

Les hommes de l'État ont toujours raison, même quand ils ont tort. Comme tous les petits chefs, ils ne se trompent jamais et ne supportent pas la contestation ou la rébellion. Leurs contradictions? C'est ce qui fait leur charme. Et puis le ridicule ne tue pas, ça se saurait. Sinon, il y a belle lurette qu'ils ne nuiraient plus aux autres et leur feraient des vacances qu'ils auraient bien méritées.

 

 

LA LECTURE N'EST PAS "ESSENTIELLE"

 

Par exemple, face au virus couronné, la lecture n'est pas essentielle aux yeux de ces je-sais-tout-et-mieux, d'autant que ça pourrait donner des idées d'insoumission à leurs esclaves, jusque-là volontaires en grand nombre, comme les sondages semblent le confirmer. C'est pourquoi ils ont fermé les librairies même si on peut dire sans se tromper que dans ces lieux c'est sans danger... parole de marathon man.

 

Comme les hommes d'État veulent tout contrôler, tout gérer avec incompétence, et ne sauraient donc penser à tout, ils n'ont pas vu qu'il y avait une faille, de taille, Amazon, sur laquelle les reproches ont plu, alors qu'elle n'en pouvait mais. Ces prétentieux et arrogants ne savent toujours pas et ne sauront jamais qu'il y a ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Ce qu'on ne voit pas est pourtant essentiel...

 

 

LES DUETTISTES MACRON ET CASTEX

 

Dernièrement, les hommes de l'État se sont penchés dangereusement sur le cas des stations de ski et les Français ont eu droit à un numéro de duettistes où l'improvisation le disputait à l'incompétence, mais c'est normal de la part de deux énarques qui se distinguent comme de juste par leur amateurisme et leur impéritie:

 

- Le 24 novembre 2020, Emmanuel Macron dit qu'il sera impossible d'ouvrir les stations de sports d'hiver avant les fêtes de fin d'année.

 

- Le 26 novembre 2020, Jean Castex enchaîne en disant que les stations de ski pourront rouvrir durant les fêtes de fin d'année, mais que les remontées mécaniques seront fermées:

 

Il sera loisible à chacun [...] de se rendre dans ces stations pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes...

 

- Le 1er décembre 2020, Emmanuel Macron voit la faille:

 

S'il y a des pays de l'Union européenne et hors UE qui maintiennent leurs stations de ski ouvertes, nous aurons en effet des mesures de contrôle, pour d'abord dissuader nos concitoyens d'aller dans des zones où on considère qu'il y a des risques d'infection et pour ne créer - si je puis dire - de déséquilibre avec des stations en France, en Italie ou en Allemagne qu'on serait amené à fermer quand d'autres ouvriraient. Oui, nous aurons des mesures restrictives et dissuasives...

 

- Le 2 décembre 2020, Jean Castex précise ce que Macron entend par mesures restrictives et dissuasives (en réalité liberticides) :

 

L'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer à l'étranger. On va instaurer une quarantaine avec les préfets limitrophes. Il y aura des contrôles aléatoires à la frontière. Vous serez placés en quarantaine de sept jours et vous subirez des tests.

 

 

LES DISTORSIONS DE CONCURRENCE

 

L'autre idée est que c'est une question d'équité à l'égard des stations françaises qu'il prétend défendre après les avoir empêchées de travailler. Comme tout énarque, il a appris à l'école que quand la concurrence ne peut être pure et parfaite, l'État intervient pour pallier les distorsions qu'il a créées: il a ainsi obligé les grandes surfaces à ne pas concurrencer les commerces fermés par ses bons soins...

 

La calamité du premier confinement n'ayant pas servi de leçon aux hommes de l'État français, ils ont décidé de procéder à un deuxième confinement tout aussi calamiteux. Sur l'autel du virus couronné, plutôt que de suivre l'exemple de pays d'Asie qui ont surmonté la crise sanitaire avec succès, ils ont sacrifié tout le monde ou presque, comme l'ont fait tous les hommes d'État du continent européen ou presque.

 

 

FAIRE SURGIR L'ARGENT DU NÉANT

 

Pour réparer les dégâts qu'ils ont commis, les hommes de l'État n'ont qu'un mot à la bouche, l'argent, pour indemniser les pertes de recettes et créer des aides spécifiques aux salariés qu'ils ont précarisés. Comment? L'État est providence, donc tout-puissant. Il est ainsi capable de faire surgir l'argent du néant, à quelques petites choses près que sont les recours à l'emprunt, aux impôts ou à la dévaluation.

 

En attendant de payer l'addition, il faut se souvenir de ce que disait Ludwig von Mises de ce tour de magie:

 

Un gouvernement est la seule organisation capable de prendre une matière première importante comme le papier, d’y mettre un peu d’encre dessus, et de rendre le tout totalement sans valeur.

 

Francis Richard

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 20:00
Hommage à Michel de Montaigne de Poncins

Six mois plus tard, presque jour pour jour, j'apprends incidemment sur la Toile, et avec tristesse, le décès de mon ami Michel de Montaigne de Poncins. Dieu l'a en effet rappelé à Lui à la fin du premier confinement de la France, le 7 mai 2020.

 

La cérémonie religieuse a été célébrée dans l'intimité familiale le 12 mai 2020, jour du déconfinement, en l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption à Paris. Même si j'avais été invité, la frontière entre la Suisse et la France était encore fermée...

 

Michel de Poncins était catholique et libéral, ce qui n'est pas du tout incompatible, contrairement à ce que d'aucuns pensent, jusques et y compris au sommet de l'Église où on n'aime décidément pas que soit laissée la liberté aux enfants de Dieu.

 

Que ce soit dans ses articles ou dans ses livres, Michel de Poncins a toujours vivement défendu la propriété privée et le capital qu'il voulait populaire, capital sans l'accumulation duquel, de fait, il n'y a pas de prospérité possible pour les hommes.

 

Il s'est attaqué à ce qu'il appelle les Hifis, c'est-à-dire aux Hauts fonctionnaires, qui ont fait main basse sur la France et commodément carrière dans la politique. Il a défendu tous les autres qui subissent leur tyrannie croissante, assise sur la rapine légale.

 

Le chômage était pour lui le fils du socialisme, qui, quelle que soit la forme qu'il revêt et quel que soit le prétexte invoqué pour le justifier, est annonciateur de collectivisme, comme nous pouvons le constater, avec tous ses effets de ruine.

 

Dans Thatcher à l'Élysée - Le jour où elle est devenue présidente, il fait le rêve improbable de son élection régulière et décrit par le menu les conséquences bénéfiques qui en résulteraient, mais ce n'était qu'un rêve puisque Chirac vint...

 

Dans La luxure était sur la ville et la ville était bleue, la Terre, en 2052, est devenue une immense Ville bleue où la matérielle est assurée, mais où règnent les Saigneurs sur les Zenbas, méprisés par les politichiens dont ils sont le gagne-pain:

 

La démocratie était devenue ce qu'elle avait toujours été sans se l'avouer vraiment: un décor vide pour masquer un totalitarisme mou.

 

Dans 2089 ou le temps de la grâce, il tourne en dérision l'adjectif durable employé à tort et à travers et relativise les modes intellectuelles d'aujourd'hui telles que l'épuisement des ressources qui n'a pas eu lieu, comme l'annonçaient les Cassandre:

 

Les éléments dont la planète est pourvue sont sans limites. Elles ne deviennent des ressources que grâce à l'ingéniosité humaine et celle-ci aussi est sans limite. En 2080 on avait compris que pour libérer cette force la liberté était le meilleur levier.

 

En 2089, les hommes ne se nourrissent pas seulement de pain. Ils sont également affamés de Vérité. En redécouvrant les Tables de la Loi et le commandement Tu ne voleras pas, ils comprennent pourquoi le capitalisme est pleinement justifié:

 

Le capitalisme n'était pas justifié parce qu'il réussissait mais il était justifié parce qu'il était moral.

 

Si nous ne devions retenir qu'une phrase de Michel de Poncins, ce serait celle où il énonce le principe des calamités, qui illustre si bien ce que nous vivons tous les jours dans nos pays et notamment avec la gestion publique de l'actuelle épidémie:

 

Une calamité d'origine publique conduit toujours à une autre calamité publique pour soi-disant corriger la première.

 

Francis Richard

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 18:50
Les entreprises licencieront: quelle surprise !

La santé n'a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu'il en coûte.

 

C'est ce que déclare le Président de la République, Emmanuel Macron, dans un discours solennel le 12 mars 2020. Ce Quoi qu'il en coûte restera dans les mémoires, parce qu'aujourd'hui est venu le moment de payer l'addition.

 

 

LA DÉCROISSANCE

 

En décidant le confinement, mesure moyenâgeuse, les hommes de l'État, et le Président de la République à leur tête, étaient donc bien conscients qu'ils allaient provoquer une crise économique et sociale sans précédent.

 

L'arrêt de l'activité ne peut jamais être sans conséquences. Si les prévisions sont toujours sujettes à caution, les résultats, fussent-ils estimés, sont moins contestables. À cet égard, le PIB peut être un indicateur, certes imparfait.

 

Que dit l'INSEE dans sa note de conjoncture du 8 septembre 2020? Il estime le recul du PIB à 5,9% au premier trimestre et à 13,8% au deuxième trimestre, soit un recul de 19% par rapport au quatrième trimestre de 2019.

 

 

LA DIMINUTION DE L'EMPLOI

 

Au cours du premier semestre, le nombre d'emplois salariés a, selon l'INSEE, diminué de 715 000. L'organisme étatique concède que cela aurait pu être pire si le dispositif d'activité partielle n'avait pas été mis en place, masquant la réalité.

 

Si, dans un premier temps, il est possible que ce dispositif, ait permis de différer la diminution de l'emploi provoquée par le confinement, il ne l'évitera pas indéfiniment et, pour survivre, aides salariales ou pas, les entreprises licencieront.

 

Elles commencent déjà à licencier, parce que les aides salariales sont une chose, le carnet de commandes des clients en est une autre et que ce qui a été perdu reste perdu: quand l'activité s'arrête, d'autres coûts continuent de peser.

 

 

LES ENTREPRISES N'ONT PAS BESOIN D'AIDES

 

Pour fonctionner, les entreprises n'ont pas besoin d'aides, via un dispositif d'activité partielle ou un plan de relance (qui se fait toujours en privilégiant les uns au détriment des autres); elles doivent être libres et non pas empêchées d'agir.

 

Après avoir réduit les entreprises à quia avec le confinement, les hommes de l'État prétendent maintenant savoir mieux qu'elles ce qu'il faut faire: à coup d'une centaine de milliards ils vont les aider à être écologiques, compétitives et solidaires.

 

Il aurait mieux valu ne pas confiner, comme d'autres pays en ont donné l'exemple, et, depuis longtemps, réduire à rien ou peu de choses les dépenses publiques et les impôts et taxes. Mais ce serait reconnaître leur inutilité et leur nuisance.

 

 

LE MOT DE LA FIN

 

Les hommes politiques ne connaissent rien au monde des entreprises. Ils ignorent qu'elles naissent, vivent et meurent. Ils voudraient même que tous leurs sites soient immortels grâce à leurs aides généreuses, avec l'argent des autres, bien entendu.

 

L'un d'entre eux, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a tenu verbatim sur RTL, le jeudi 17 septembre 2020, au sujet du fabricant de pneumatiques de Béthune qui fermera son usine en 2021, ce propos révélateur:

 

Bridgestone a bénéficié un peu du chômage partiel, l'entreprise n'a sollicité aucune autre aide de l'État [quelle horreur!], ce qui prouve qu'elle n'avait pas de projet alternatif pour ce site. 

 

Francis Richard

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 22:15
Disparition furtive des espèces en France ?

Non, il ne s'agit pas de la disparition furtive des espèces animales, mais des espèces qui permettent de faire des paiements.

 

Dans un rapport sur L'accès du public aux espèces - Actualisation de l'état des lieux à fin 2019, daté de juillet de cette année, la Banque de France constate:

 

A la fin 2019, la France métropolitaine compte 50 316 distributeurs de billets en activité, contre 52 451 un an auparavant, soit une baisse de 4,1%.

 

En principe, il n'y a pas de quoi s'alarmer, ne serait-ce que parce que ce n'est pas un phénomène propre à la France.

 

D'ailleurs la Banque de France se veut rassurante:

 

Cette actualisation confirme le maintien d'une très bonne accessibilité aux espèces sur le territoire, par le biais du réseau d'automates et des points de distribution d'espèces privatifs (relais commerçants et assimilés, ouverts aux clients d'un seul réseau).

 

En effet, si le nombre de distributeurs de billets a diminué, le maillage du territoire resterait globalement inchangé:

 

Près de 99% de la population métropolitaine réside soit dans une commune équipée d'au moins un automate, soit dans une commune située à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée la plus proche.

 

Certes, mais les banques françaises encouragent de plus en plus leurs clients à prendre leur carte (bancaire et payante) et à effectuer leurs paiements avec ou sans contact, surtout depuis la crise sanitaire de la Covid-19.

 

Ce n'est cependant pas le vandalisme dont sont l'objet les distributeurs de billets qui motivent les banques pour en diminuer le nombre:

 

Selon les déclarations des groupes bancaires, [seuls] 79 DAB ont été complètement détruits ou arrachés et 243 très fortement dégradés.

 

C'est bien la diminution des retraits d'espèces qui permet aux banques persuasives de réduire progressivement le nombre de leurs distributeurs de billets, ce qui ne peut que réjouir l'État.

 

Car l'État, en France tout particulièrement, n'aime pas les paiements en espèces pour la simple raison qu'ils échappent à son contrôle, alors que, comme le rappelle Banque Info:

 

L’administration fiscale a un droit général de communication dans la comptabilité des banques.


Le droit de communication permet aux inspecteurs du fisc de consulter dans la banque tous les comptes (relevés de comptes, bordereaux de remise de chèques ou d’effets, copies de chèques) d’un contribuable et des membres de sa famille sur une durée de six ans. Ils peuvent en prendre photocopie.

 

Les prétextes invoqués pour cette inquisition, qui s'opère sans que ledit contribuable soit obligatoirement averti, sont la lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent ou le grand banditisme. En réalité, c'est une atteinte impure et simple à la sphère privée.

 

Pour réduire les paiements en espèces, l'État les a d'ailleurs réglementés par le passé. Exemples:

- le paiement en espèces d'un particulier à un professionnel ou entre professionnels n'est autorisé que jusqu'à 1 000 €;

- le paiement d'un salaire ne peut être effectué en espèces que jusqu'à 1 500 €;

- pour un paiement en espèces entre particuliers, un écrit est nécessaire au-delà de 1 500 €.

 

Mais, évidemment, c'est beaucoup mieux si, de lui-même, le particulier ou le professionnel renonce aux espèces. Ainsi, même s'il n'a rien à se reprocher, l'administration fiscale, avec son droit de communication, pourra-t-elle lui demander de se justifier, quel que soit le montant en question, et de se souvenir de toutes les dépenses qu'il a faites ou des sommes qu'il a reçues pendant six ans.

 

Francis Richard

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 22:40
Le nouveau chemin d'Emmanuel Macron n'a pas convaincu les Français

Lors de son entretien télévisé avec Léa Salamé et Gilles Bouleau, le 14 juillet 2020, le président Emmanuel Macron a employé un grand nombre de fois le mot chemin.

 

Ainsi, s'il a changé de Premier ministre, est-ce pour que soit tracé un nouveau chemin pour la France, avec la capacité de choisir sa vie. Ce que démentent ses propos.

 

En effet, à coup de centaines de milliards d'euros, l'État est intervenu, intervient, interviendra dans la vie des gens sous forme de nouvelles dépenses publiques.

 

En réécoutant cet entretien, force est de constater qu'à aucun moment, il n'est indiqué comment toute cette manne étatique sera financée, sinon, sans doute, par la dette.

 

La dette publique est un mot magique pour masquer ce que veut dire le quoi qu'il en coûte présidentiel: on voit bien qu'elle augmentera, on ne voit pas qui paiera.

 

Il n'est pas sûr que les Français réalisent que ça veut dire que sera prolongée la crise économique, conséquence d'une crise sanitaire mal gérée, quoi qu'en dise le président. 

 

En tout cas, le 16 juillet 2020, pour Le Figaro, France info et Dentsu-Consulting, Odoxa a publié un sondage d'où il ressort que cet entretien n'a pas convaincu 54% de Français.

 

Trois éléments expliqueraient cette défiance des Français à l'égard de leur président auto-satisfait qui se targue d'une transparence quotidienne pendant l'épidémie de Covid-19: 

- 62% des Français ne l'ont pas trouvé rassurant;

- 63% pensent qu'il n'a pas dit la vérité;

- 57% ne croient pas à son changement de méthode, c'est-à-dire à son nouveau chemin.

 

Une majorité de Français sent peut-être confusément que toutes ses belles promesses dispendieuses n'engagent pas le responsable au premier chef de l'arrêt de l'économie.

 

Une majorité de Français sait qu'il leur a souvent menti, et plus particulièrement pendant la crise de la Covid-19, et qu'il n'y a donc pas de raison que, maintenant, il leur dise la vérité.

 

Une majorité de Français se rend compte que le changement de Premier ministre est cousu de fil blanc et que rien ne changera vraiment ou, même, que les choses peuvent empirer.

 

Il ne leur reste plus qu'un pas à faire pour comprendre que l'État est le problème et non pas la solution, qu'ils doivent compter sur eux-mêmes et non pas sur la providence étatique.

 

Francis Richard 

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Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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