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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 23:55
Le cap de destruction massive de l'économie, de la société et de la santé des Français est maintenu

Jean Castex est le Monsieur Loyal du cirque gouvernemental, toujours prêt à renforcer les mesures coercitives pour pallier l'imprévoyance et l'impéritie de l'État, dont cet énarque sourcilleux est le représentant emblématique et ténébreux.

 

Lors de la conférence de presse du 7 janvier 2021, il a ainsi annoncé les numéros d'Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé, de Romy Lasserre-Saint-Maurice, Directrice d'un Ehpad à Paris, et d'Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l'Industrie.

 

Au préalable, il a dit que 2021 serait l'année de l'espérance, mais en même temps que la situation n'était toujours pas propice à un retour à la normale et qu'en conséquence, tout ce qui était fermé en raison de la crise sanitaire le resterait. Fouchtra!

 

 

PAS DE RETOUR À LA NORMALE

 

Pour quelles raisons?

 

- L'objectif des cinq mille cas par jour, qui serait le seuil (fixé politiquement) de maîtrise de l'épidémie, est toujours largement dépassé; leur nombre (qui dépend surtout du nombre de tests effectués) serait de quelque quinze mille actuellement.

 

- Il y aurait deux mille six cents malades de la Covid-19 en réanimation, soit la moitié des lits disponibles; or, il faut protéger un système d'hospitalisation qui a été largement sous-estimé par l'État, dont la gestion est calamiteuse par nature.

 

Restent donc fermés, jusqu'à nouvel ordre, les cinémas, les théâtres, les restaurants, les bars, les salles de sports, les stations de ski, bref tout ce qui fait partie de la vie sociale d'un pays civilisé, en dehors, bien sûr, des métro-boulot-dodo, auxquels restent confinés les Français.

 

C'est pourtant dans les transports publics, autorisés, qu'il s'agisse du métro, des avions ou des trains, dans les supermarchés essentiels et dans les familles que les risques de contamination sont les plus grands. Et c'est dans tous les lieux interdits qu'ils sont les plus faibles... et les couvre-feux n'y changent rien...

 

 

NE PAS SE DÉJUGER

 

Persévérer dans l'erreur, qui est humaine, n'est pas seulement diabolique, comme disaient les Anciens, cela permet de ne pas se déjuger... ce qui est impensable pour ceux qui savent mieux que les autres ce qui est bon pour eux et ont la science infuse à défaut de la pratiquer.

 

Le cap de destruction massive de l'économie, de la société et de la santé des Français, qui ne se limite de loin pas au sanitaire, est donc maintenu, quoi qu'il en coûte et quoi qu'il arrive comme l'a si bien dit Emmanuel Macron, le directeur du cirque, lors de ses voeux aux Français du 31 décembre 2020.

 

La stratégie adoptée - tester, alerter, protéger - s'est avérée perdante. Quoi qu'en dise Monsieur Loyal, elle n'est certainement pas l'une des plus performantes d'Europe, qui, dans l'ensemble, d'ailleurs, ne s'est pas distinguée par la pertinence de ses mesures, au contraire de certains pays asiatiques.

 

 

LE VACCIN, VOUS DIS-JE

 

Au pays de Molière, qui faisait dire au frère d'Argan, le Malade imaginaire, que presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies, l'État, pétrifié dans le XVIIe siècle, interdit tous remèdes à la Covid-19, alors qu'ils existent et que la médecine, depuis Hippocrate, a, en principe, pour seul but de soigner.

 

Dans la même pièce, Toinette dit à Argan, qu'il est malade du poumon: le poumon, vous dis-je. De la même façon, Monsieur Loyal place dans le vaccin la principale source d'espoir pour sortir la France de la crise sanitaire: le vaccin, vous dis-je, serine-t-il en quelque sorte.

 

Il n'est pas question de remettre en cause les vaccins pour ce qui concerne les maladies très immunisantes, telles que le tétanos ou la diphtérie. Ils ont fait leurs preuves et font partie de l'arsenal médical dont il serait bête de se priver.

 

 

LÂCHER LA PROIE DES REMÈDES POUR L'OMBRE DES VACCINS

 

S'agissant de la Covid-19, il est légitime de se demander si les vaccins concoctés précipitamment seront efficaces et, surtout, s'ils protégeront contre les variants du virus qui circulent maintenant et sur lesquels ils n'ont pas été testés...

 

Si les vaccins ne semblent pas présenter de risques à court terme, il est bien difficile de l'affirmer à moyen et long termes. D'autre part, est-ce la baguette magique qui arrêtera l'épidémie? Bien difficile de le dire et de le prédire, d'autant que les épidémies s'arrêtent souvent sans que l'on sache pourquoi...

 

Les hommes de l'État français, qui n'appliquent le principe de précaution que quand ça les arrange, ont décidé cependant de lâcher la proie des remèdes pour l'ombre des vaccins... comme aurait dit le fabuliste. 

 

Francis Richard

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 19:00
Les "quoi que" d'Emmanuel Macron

Hier soir, le Président de la République française Emmanuel Macron a présenté ses voeux aux Français.

 

Pour une fois il ne s'est pas agi de confinement, de déconfinement ou de reconfinement, mais de l'évangile selon Macron.

 

 

C'EST LA FAUTE AU VIRUS

 

Nous ne le savions pas mais ce n'est pas Macron qui a interdit les grands rassemblements de fin d'année dans nos villes et villages:

 

Ils sont cette année interdits par l'épidémie: les places de nos communes sont éteintes, nos foyers moins joyeux qu'à l'accoutumée.

 

Que je sache, ce n'est pourtant pas le SARS-CoV-2 qui a instauré le couvre-feu.

 

Le plus grand commun diviseur est même content:

 

Ensemble nous en sortons plus unis, et ayant beaucoup appris.

 

Bien sûr il y a eu de la casse, mais ce n'est pas grave puisqu'aux victimes des décisions qu'il a prises et des sacrifices qu'il a demandés, usant du pluriel de majesté, il dit:

 

Nous serons là.

 

La preuve, il a déjà été là:

 

Notre pays est l'un de ceux qui est le plus intervenu pour protéger et accompagner les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs.

 

Par pays, il faut entendre État.

 

Les jeunes, les travailleurs et les entrepreneurs apprécieront.

 

 

QUOI QU'IL EN COÛTE

 

Il précise et revient à la première personne:

 

Ce "quoi qu'il en coûte", je l'assume car il a permis de préserver des vies et de protéger des emplois.

 

C'est une affirmation sans preuves et qui ne l'engage en rien, parce que, de toute façon, ce n'est pas lui qui paiera l'addition...

 

Il ajoute:

 

Il nous faudra bâtir ensemble les réponses qui permettront de ne pas en faire un fardeau pour les générations futures.

 

C'est l'aveu qu'il a pris ses décisions et qu'il a demandé des sacrifices sans se soucier des conséquences.

 

Macron le socialiste s'en enorgueillit même:

 

Nous avons su convaincre l'Allemagne puis les autres membres de l'Union Européenne de concevoir un plan de relance unique et massif et de décider d'un endettement commun et solidaire pour mieux préparer notre avenir en nous engageant dans la transition écologique et numérique et en créant autant d'emplois que nous le pouvons pour notre jeunesse.

 

C'est ce qu'on appelle une fuite en avant qui se traduit un jour, pour n'importe quelle entreprise, par la faillite.

 

 

QUOI QU'IL ARRIVE

 

Un peu de méthode Coué ne peut faire de mal:

 

Notre nation a traversé cette année avec une telle unité et une telle résilience: rien ne peut lui résister.

 

C'est là qu'intervient le deuxième quoi que:

 

En 2021, quoi qu'il arrive, nous saurons donc faire face aux crises - sanitaire, économique et sociale.

 

[...]

 

En 2021, quoi qu'il arrive, parce que nous y sommes préparés, nous saurons aussi relever les défis à venir.

 

Il s'y est tellement préparé qu'il ne sait pas encore quelles sont les réponses à apporter à ces crises et à ces défis.

 

 

L'ESPOIR

 

L'espoir le fait vivre. Il le place dans le vaccin, dans la relance et... dans la liberté.

 

Alors que le vaccin n'a pas fait ses preuves, que la relance est le plus sûr moyen socialiste de détruire l'économie et que la liberté est désormais suivie d'un point, comme sur les frontons des mairies de France, Macron garde l'espoir et tente de le faire partager par les Français:

 

Quoi qu'il arrive.

 

Et

 

Quoi qu'il en coûte.

 

Sur le Titanic, l'orchestre joua, dit-on, l'hymne Plus près de toi, mon Dieu, avant de couler...

 

Francis Richard

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 23:55
Macron voulait rendre la vie des Français plus facile...

Dans son programme de candidat à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron disait, entre autres promesses, vouloir rendre la vie des Français plus facile (page 22): eh bien, c'est en marche!

 

Lire aujourd'hui ce point de programme confirme, s'il en était besoin, que les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites et surtout pas ceux qui les font: les hommes de l'État souvent varient, bien fol qui s'y fie.

 

Il était dit notamment dans ce point du programme: Que de temps perdu en démarches administratives, en renouvellements de papiers... Depuis, la vie des Français s'est effectivement beaucoup simplifiée...

 

 

VOS PAPIERS !

 

Sous prétexte de virus, pour ne pas perdre la main, les hommes de l'État ont décidé de continuer à compliquer la vie des Français. Ainsi les attestations ne disparaîtront-elles pas à la date du 15 décembre.

 

À partir de 20h jusqu'à 6h du matin, Jean Castex dixit, il faudra en effet disposer des bons Ausweis pour circuler pendant la Sperrstunde1, faute de quoi, ce sera encore et toujours 135€ qu'il faudra casquer.

 

Le couvre-feu aurait dû débuter à 21h. Ce sera 20h. Se posent alors des questions que ne désapprouverait pas Roland Magdane: Que se passe-t-il entre 20h et 21h? Est-ce que le virus attaque juste après 20h?

 

Quoi qu'il en soit, ça peut rapporter gros. Il n'y a pas de petits bénéfices. Depuis le début du deuxième confinement, à la date du 10 décembre, 2.924.775 contrôles ont été effectués et 285.326 procès-verbaux dressés...

 

Cette fois, juré, craché, ce sera fait avec tact et mesure, mais il n'y aura pas de consigne d'indulgence..., dixit Jean Castex.

 

 

LA CRISE ÉCONOMIQUE N'EST PAS DUE AU VIRUS

 

Dans le point de programme sus-dit, il était écrit, à la même page, que certains [entrepreneurs] passent plus de temps à lutter contre les contraintes administratives qu'à développer leur entreprise.

 

Aujourd'hui c'est encore mieux, les hommes de l'État tuent les entreprises en les contraignant à s'arrêter. Bien sûr, ils les aident avec un argent qu'ils n'ont pas mais qu'ils dépensent sans compter.

 

Or l'argent gratuit n'existe pas. Tôt ou tard, il faudra payer. Ils commencent par la dette, mais ils savent pertinemment que les impôts suivront pour la rembourser et/ou que les épargnants trinqueront.

 

La crise économique est donc due non pas au virus couronné, qui a bon dos, mais aux erreurs de l'État commises au printemps et qui n'ont pas servi de leçons pour endiguer la contamination de l'automne.

 

 

UNE STRATÉGIE PERDANTE

 

Pour en finir avec le confinement, le docteur Macron a fixé un seuil: pas plus de 5.000 cas par jour. Jean Castex, la voix de son maître, a confessé le pourquoi du comment de ce nombre fatidique:

 

C'est le niveau à partir duquel nous pouvons réduire durablement le niveau de pression sur nos services hospitaliers et reprendre le contrôle de l'épidémie en traçant et cassant toutes les chaînes de contamination sans recourir à des mesures de confinement ou de freinage.

 

Comment ce nombre est calculé? Mystère. Ce qui demeure, c'est l'aveu que les services hospitaliers ne sont toujours pas à même de faire face à un nombre de patients qui n'est pourtant pas énorme.

 

La réponse se trouve dans la bouche d'Olivier Véran. La stratégie perdante adoptée est la suivante: Tester, alerter, protéger.

 

 

LA STRATÉGIE GAGNANTE

 

La stratégie gagnante de quelques pays asiatiques et du Pr Didier Raoult est, dans l'ordre:

 

- Protéger: il faut porter le masque quand on est malade ou que la distanciation physique ne peut être respectée (le cas des soignants), se laver régulièrement les mains à l'alcool etc.

 

- Tester: il faut procéder à un dépistage massif

 

- Isoler les malades: il faut le faire pour éviter la contamination des autres

 

- Traiter: il faut soigner les malades et laisser aux médecins la liberté de prescrire et aux patients de choisir le traitement après avoir été informés.

 

Manque cruellement dans la stratégie française le dernier verbe d'action: au lieu de traiter les malades à un stade précoce de la maladie, on attend, jusqu'à ce qu'ils soient en détresse respiratoire, doivent être hospitalisés et viennent finalement occuper les lits de réanimation...

 

 

L'ÉTAT S'IMMISCE DANS TOUS LES MOMENTS DE LA VIE

 

Les hommes de l'État, qui ont choisi, sans que leur soit donné mandat, de privilégier le sanitaire à l'économique, se croient permis, pour leur bien, de s'immiscer dans tous les moments de la vie des Français:

 

- comme vu plus haut, ils leur donnent la permission de 20h (il est loin le temps de la permission de minuit...);

 

- dans la journée, parce qu'ils ont été sages, ils leur permettent de faire ce qu'il leur plaît;

 

- ils fixent le nombre de convives adultes qu'ils peuvent avoir à leur table, six tout au plus, indépendamment de l'espace qu'ils ont chez eux;

 

- ils les privent de musées et de spectacles, que ce soit le cinéma ou le théâtre: ils n'ont qu'à regarder la télé pour bien se faire laver le cerveau par les valets de presse;

 

- ils leur disent comment traiter leurs anciens (les remiser à la cuisine par exemple);

 

- ils ne leur donnent pas encore la permission d'aller au restaurant ou dans un bar, mais ça viendra s'ils sont sages.

 

 

L'HABITUDE

 

Comme ils auront pris goût à soumettre les Français, les hommes de l'État ne sont pas prêts à leur rendre toutes les libertés individuelles qu'ils leur ont confisquées. Il leur suffit de prendre le bon indicateur.

 

Au début de la crise sanitaire, c'était le nombre de morts; puis ce fut le nombre de patients admis en réanimation; enfin ce fut le nombre de cas. Encore que tous les doutes soient permis sur l'exactitude de ces nombres.

 

Ce qu'il faut craindre, c'est que les Français, avec le temps, finissent par s'habituer à ce que les hommes de l'État agitent la carotte et le bâton pour les faire avancer. Étienne La Boétie disait:

 

La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.

 

Francis Richard

 

1- Couvre-feu en allemand.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 23:30
Les Français privés de ski pour les fêtes, en France et, même, à l'étranger

Les hommes de l'État ne savent pas quoi inventer pour punir les Français qui ne sont pas sages, c'est-à-dire ces grands et petits enfants qui ne comprennent pas que ce qu'ils décident, c'est toujours pour leur bien et qu'ils doivent se montrer obéissants et soumis comme des moutons à qui on ne permet que de gémir, ce qui est sans conséquences: Bêle toujours, tu m'intéresses!

 

Bien sûr, dans un État nounou, il y a toujours des chouchous: ceux qui ont le droit sanitaire de manifester en rangs serrés ou d'emprunter des métros bondés pour se rendre au boulot avant de rentrer faire dodo par les mêmes métros tout aussi bondés. À ceux-là donc, il n'y a rien à dire, ni à redire, pourvu qu'ils aient sur eux toutes les attestations auto-délivrées et justificatifs requis.

 

 

BRIMER, RÉPRIMER, VERBALISER

 

Mais il y a tous les autres, ceux qu'il faut brimer, réprimer et verbaliser au prix unique de base de 135 €, entre autres: 

 

- Ceux qui n'acceptent pas que les produits qu'ils considèrent comme essentiels ne soient pas les mêmes que ceux déterminés par les hommes de l'État;

 

- Ceux qui n'admettent pas que les masques hier facultatifs soient devenus par miracle obligatoires en tous temps et en tous lieux;

 

- Ceux qui n'ont pas bien rempli leurs attestations auto-délivrées ou qui n'ont pas avec eux tous les justificatifs requis.

 

Les hommes de l'État ont toujours raison, même quand ils ont tort. Comme tous les petits chefs, ils ne se trompent jamais et ne supportent pas la contestation ou la rébellion. Leurs contradictions? C'est ce qui fait leur charme. Et puis le ridicule ne tue pas, ça se saurait. Sinon, il y a belle lurette qu'ils ne nuiraient plus aux autres et leur feraient des vacances qu'ils auraient bien méritées.

 

 

LA LECTURE N'EST PAS "ESSENTIELLE"

 

Par exemple, face au virus couronné, la lecture n'est pas essentielle aux yeux de ces je-sais-tout-et-mieux, d'autant que ça pourrait donner des idées d'insoumission à leurs esclaves, jusque-là volontaires en grand nombre, comme les sondages semblent le confirmer. C'est pourquoi ils ont fermé les librairies même si on peut dire sans se tromper que dans ces lieux c'est sans danger... parole de marathon man.

 

Comme les hommes d'État veulent tout contrôler, tout gérer avec incompétence, et ne sauraient donc penser à tout, ils n'ont pas vu qu'il y avait une faille, de taille, Amazon, sur laquelle les reproches ont plu, alors qu'elle n'en pouvait mais. Ces prétentieux et arrogants ne savent toujours pas et ne sauront jamais qu'il y a ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Ce qu'on ne voit pas est pourtant essentiel...

 

 

LES DUETTISTES MACRON ET CASTEX

 

Dernièrement, les hommes de l'État se sont penchés dangereusement sur le cas des stations de ski et les Français ont eu droit à un numéro de duettistes où l'improvisation le disputait à l'incompétence, mais c'est normal de la part de deux énarques qui se distinguent comme de juste par leur amateurisme et leur impéritie:

 

- Le 24 novembre 2020, Emmanuel Macron dit qu'il sera impossible d'ouvrir les stations de sports d'hiver avant les fêtes de fin d'année.

 

- Le 26 novembre 2020, Jean Castex enchaîne en disant que les stations de ski pourront rouvrir durant les fêtes de fin d'année, mais que les remontées mécaniques seront fermées:

 

Il sera loisible à chacun [...] de se rendre dans ces stations pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes...

 

- Le 1er décembre 2020, Emmanuel Macron voit la faille:

 

S'il y a des pays de l'Union européenne et hors UE qui maintiennent leurs stations de ski ouvertes, nous aurons en effet des mesures de contrôle, pour d'abord dissuader nos concitoyens d'aller dans des zones où on considère qu'il y a des risques d'infection et pour ne créer - si je puis dire - de déséquilibre avec des stations en France, en Italie ou en Allemagne qu'on serait amené à fermer quand d'autres ouvriraient. Oui, nous aurons des mesures restrictives et dissuasives...

 

- Le 2 décembre 2020, Jean Castex précise ce que Macron entend par mesures restrictives et dissuasives (en réalité liberticides) :

 

L'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer à l'étranger. On va instaurer une quarantaine avec les préfets limitrophes. Il y aura des contrôles aléatoires à la frontière. Vous serez placés en quarantaine de sept jours et vous subirez des tests.

 

 

LES DISTORSIONS DE CONCURRENCE

 

L'autre idée est que c'est une question d'équité à l'égard des stations françaises qu'il prétend défendre après les avoir empêchées de travailler. Comme tout énarque, il a appris à l'école que quand la concurrence ne peut être pure et parfaite, l'État intervient pour pallier les distorsions qu'il a créées: il a ainsi obligé les grandes surfaces à ne pas concurrencer les commerces fermés par ses bons soins...

 

La calamité du premier confinement n'ayant pas servi de leçon aux hommes de l'État français, ils ont décidé de procéder à un deuxième confinement tout aussi calamiteux. Sur l'autel du virus couronné, plutôt que de suivre l'exemple de pays d'Asie qui ont surmonté la crise sanitaire avec succès, ils ont sacrifié tout le monde ou presque, comme l'ont fait tous les hommes d'État du continent européen ou presque.

 

 

FAIRE SURGIR L'ARGENT DU NÉANT

 

Pour réparer les dégâts qu'ils ont commis, les hommes de l'État n'ont qu'un mot à la bouche, l'argent, pour indemniser les pertes de recettes et créer des aides spécifiques aux salariés qu'ils ont précarisés. Comment? L'État est providence, donc tout-puissant. Il est ainsi capable de faire surgir l'argent du néant, à quelques petites choses près que sont les recours à l'emprunt, aux impôts ou à la dévaluation.

 

En attendant de payer l'addition, il faut se souvenir de ce que disait Ludwig von Mises de ce tour de magie:

 

Un gouvernement est la seule organisation capable de prendre une matière première importante comme le papier, d’y mettre un peu d’encre dessus, et de rendre le tout totalement sans valeur.

 

Francis Richard

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 20:00
Hommage à Michel de Montaigne de Poncins

Six mois plus tard, presque jour pour jour, j'apprends incidemment sur la Toile, et avec tristesse, le décès de mon ami Michel de Montaigne de Poncins. Dieu l'a en effet rappelé à Lui à la fin du premier confinement de la France, le 7 mai 2020.

 

La cérémonie religieuse a été célébrée dans l'intimité familiale le 12 mai 2020, jour du déconfinement, en l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption à Paris. Même si j'avais été invité, la frontière entre la Suisse et la France était encore fermée...

 

Michel de Poncins était catholique et libéral, ce qui n'est pas du tout incompatible, contrairement à ce que d'aucuns pensent, jusques et y compris au sommet de l'Église où on n'aime décidément pas que soit laissée la liberté aux enfants de Dieu.

 

Que ce soit dans ses articles ou dans ses livres, Michel de Poncins a toujours vivement défendu la propriété privée et le capital qu'il voulait populaire, capital sans l'accumulation duquel, de fait, il n'y a pas de prospérité possible pour les hommes.

 

Il s'est attaqué à ce qu'il appelle les Hifis, c'est-à-dire aux Hauts fonctionnaires, qui ont fait main basse sur la France et commodément carrière dans la politique. Il a défendu tous les autres qui subissent leur tyrannie croissante, assise sur la rapine légale.

 

Le chômage était pour lui le fils du socialisme, qui, quelle que soit la forme qu'il revêt et quel que soit le prétexte invoqué pour le justifier, est annonciateur de collectivisme, comme nous pouvons le constater, avec tous ses effets de ruine.

 

Dans Thatcher à l'Élysée - Le jour où elle est devenue présidente, il fait le rêve improbable de son élection régulière et décrit par le menu les conséquences bénéfiques qui en résulteraient, mais ce n'était qu'un rêve puisque Chirac vint...

 

Dans La luxure était sur la ville et la ville était bleue, la Terre, en 2052, est devenue une immense Ville bleue où la matérielle est assurée, mais où règnent les Saigneurs sur les Zenbas, méprisés par les politichiens dont ils sont le gagne-pain:

 

La démocratie était devenue ce qu'elle avait toujours été sans se l'avouer vraiment: un décor vide pour masquer un totalitarisme mou.

 

Dans 2089 ou le temps de la grâce, il tourne en dérision l'adjectif durable employé à tort et à travers et relativise les modes intellectuelles d'aujourd'hui telles que l'épuisement des ressources qui n'a pas eu lieu, comme l'annonçaient les Cassandre:

 

Les éléments dont la planète est pourvue sont sans limites. Elles ne deviennent des ressources que grâce à l'ingéniosité humaine et celle-ci aussi est sans limite. En 2080 on avait compris que pour libérer cette force la liberté était le meilleur levier.

 

En 2089, les hommes ne se nourrissent pas seulement de pain. Ils sont également affamés de Vérité. En redécouvrant les Tables de la Loi et le commandement Tu ne voleras pas, ils comprennent pourquoi le capitalisme est pleinement justifié:

 

Le capitalisme n'était pas justifié parce qu'il réussissait mais il était justifié parce qu'il était moral.

 

Si nous ne devions retenir qu'une phrase de Michel de Poncins, ce serait celle où il énonce le principe des calamités, qui illustre si bien ce que nous vivons tous les jours dans nos pays et notamment avec la gestion publique de l'actuelle épidémie:

 

Une calamité d'origine publique conduit toujours à une autre calamité publique pour soi-disant corriger la première.

 

Francis Richard

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 18:50
Les entreprises licencieront: quelle surprise !

La santé n'a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu'il en coûte.

 

C'est ce que déclare le Président de la République, Emmanuel Macron, dans un discours solennel le 12 mars 2020. Ce Quoi qu'il en coûte restera dans les mémoires, parce qu'aujourd'hui est venu le moment de payer l'addition.

 

 

LA DÉCROISSANCE

 

En décidant le confinement, mesure moyenâgeuse, les hommes de l'État, et le Président de la République à leur tête, étaient donc bien conscients qu'ils allaient provoquer une crise économique et sociale sans précédent.

 

L'arrêt de l'activité ne peut jamais être sans conséquences. Si les prévisions sont toujours sujettes à caution, les résultats, fussent-ils estimés, sont moins contestables. À cet égard, le PIB peut être un indicateur, certes imparfait.

 

Que dit l'INSEE dans sa note de conjoncture du 8 septembre 2020? Il estime le recul du PIB à 5,9% au premier trimestre et à 13,8% au deuxième trimestre, soit un recul de 19% par rapport au quatrième trimestre de 2019.

 

 

LA DIMINUTION DE L'EMPLOI

 

Au cours du premier semestre, le nombre d'emplois salariés a, selon l'INSEE, diminué de 715 000. L'organisme étatique concède que cela aurait pu être pire si le dispositif d'activité partielle n'avait pas été mis en place, masquant la réalité.

 

Si, dans un premier temps, il est possible que ce dispositif, ait permis de différer la diminution de l'emploi provoquée par le confinement, il ne l'évitera pas indéfiniment et, pour survivre, aides salariales ou pas, les entreprises licencieront.

 

Elles commencent déjà à licencier, parce que les aides salariales sont une chose, le carnet de commandes des clients en est une autre et que ce qui a été perdu reste perdu: quand l'activité s'arrête, d'autres coûts continuent de peser.

 

 

LES ENTREPRISES N'ONT PAS BESOIN D'AIDES

 

Pour fonctionner, les entreprises n'ont pas besoin d'aides, via un dispositif d'activité partielle ou un plan de relance (qui se fait toujours en privilégiant les uns au détriment des autres); elles doivent être libres et non pas empêchées d'agir.

 

Après avoir réduit les entreprises à quia avec le confinement, les hommes de l'État prétendent maintenant savoir mieux qu'elles ce qu'il faut faire: à coup d'une centaine de milliards ils vont les aider à être écologiques, compétitives et solidaires.

 

Il aurait mieux valu ne pas confiner, comme d'autres pays en ont donné l'exemple, et, depuis longtemps, réduire à rien ou peu de choses les dépenses publiques et les impôts et taxes. Mais ce serait reconnaître leur inutilité et leur nuisance.

 

 

LE MOT DE LA FIN

 

Les hommes politiques ne connaissent rien au monde des entreprises. Ils ignorent qu'elles naissent, vivent et meurent. Ils voudraient même que tous leurs sites soient immortels grâce à leurs aides généreuses, avec l'argent des autres, bien entendu.

 

L'un d'entre eux, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a tenu verbatim sur RTL, le jeudi 17 septembre 2020, au sujet du fabricant de pneumatiques de Béthune qui fermera son usine en 2021, ce propos révélateur:

 

Bridgestone a bénéficié un peu du chômage partiel, l'entreprise n'a sollicité aucune autre aide de l'État [quelle horreur!], ce qui prouve qu'elle n'avait pas de projet alternatif pour ce site. 

 

Francis Richard

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 22:15
Disparition furtive des espèces en France ?

Non, il ne s'agit pas de la disparition furtive des espèces animales, mais des espèces qui permettent de faire des paiements.

 

Dans un rapport sur L'accès du public aux espèces - Actualisation de l'état des lieux à fin 2019, daté de juillet de cette année, la Banque de France constate:

 

A la fin 2019, la France métropolitaine compte 50 316 distributeurs de billets en activité, contre 52 451 un an auparavant, soit une baisse de 4,1%.

 

En principe, il n'y a pas de quoi s'alarmer, ne serait-ce que parce que ce n'est pas un phénomène propre à la France.

 

D'ailleurs la Banque de France se veut rassurante:

 

Cette actualisation confirme le maintien d'une très bonne accessibilité aux espèces sur le territoire, par le biais du réseau d'automates et des points de distribution d'espèces privatifs (relais commerçants et assimilés, ouverts aux clients d'un seul réseau).

 

En effet, si le nombre de distributeurs de billets a diminué, le maillage du territoire resterait globalement inchangé:

 

Près de 99% de la population métropolitaine réside soit dans une commune équipée d'au moins un automate, soit dans une commune située à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée la plus proche.

 

Certes, mais les banques françaises encouragent de plus en plus leurs clients à prendre leur carte (bancaire et payante) et à effectuer leurs paiements avec ou sans contact, surtout depuis la crise sanitaire de la Covid-19.

 

Ce n'est cependant pas le vandalisme dont sont l'objet les distributeurs de billets qui motivent les banques pour en diminuer le nombre:

 

Selon les déclarations des groupes bancaires, [seuls] 79 DAB ont été complètement détruits ou arrachés et 243 très fortement dégradés.

 

C'est bien la diminution des retraits d'espèces qui permet aux banques persuasives de réduire progressivement le nombre de leurs distributeurs de billets, ce qui ne peut que réjouir l'État.

 

Car l'État, en France tout particulièrement, n'aime pas les paiements en espèces pour la simple raison qu'ils échappent à son contrôle, alors que, comme le rappelle Banque Info:

 

L’administration fiscale a un droit général de communication dans la comptabilité des banques.


Le droit de communication permet aux inspecteurs du fisc de consulter dans la banque tous les comptes (relevés de comptes, bordereaux de remise de chèques ou d’effets, copies de chèques) d’un contribuable et des membres de sa famille sur une durée de six ans. Ils peuvent en prendre photocopie.

 

Les prétextes invoqués pour cette inquisition, qui s'opère sans que ledit contribuable soit obligatoirement averti, sont la lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent ou le grand banditisme. En réalité, c'est une atteinte impure et simple à la sphère privée.

 

Pour réduire les paiements en espèces, l'État les a d'ailleurs réglementés par le passé. Exemples:

- le paiement en espèces d'un particulier à un professionnel ou entre professionnels n'est autorisé que jusqu'à 1 000 €;

- le paiement d'un salaire ne peut être effectué en espèces que jusqu'à 1 500 €;

- pour un paiement en espèces entre particuliers, un écrit est nécessaire au-delà de 1 500 €.

 

Mais, évidemment, c'est beaucoup mieux si, de lui-même, le particulier ou le professionnel renonce aux espèces. Ainsi, même s'il n'a rien à se reprocher, l'administration fiscale, avec son droit de communication, pourra-t-elle lui demander de se justifier, quel que soit le montant en question, et de se souvenir de toutes les dépenses qu'il a faites ou des sommes qu'il a reçues pendant six ans.

 

Francis Richard

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 22:40
Le nouveau chemin d'Emmanuel Macron n'a pas convaincu les Français

Lors de son entretien télévisé avec Léa Salamé et Gilles Bouleau, le 14 juillet 2020, le président Emmanuel Macron a employé un grand nombre de fois le mot chemin.

 

Ainsi, s'il a changé de Premier ministre, est-ce pour que soit tracé un nouveau chemin pour la France, avec la capacité de choisir sa vie. Ce que démentent ses propos.

 

En effet, à coup de centaines de milliards d'euros, l'État est intervenu, intervient, interviendra dans la vie des gens sous forme de nouvelles dépenses publiques.

 

En réécoutant cet entretien, force est de constater qu'à aucun moment, il n'est indiqué comment toute cette manne étatique sera financée, sinon, sans doute, par la dette.

 

La dette publique est un mot magique pour masquer ce que veut dire le quoi qu'il en coûte présidentiel: on voit bien qu'elle augmentera, on ne voit pas qui paiera.

 

Il n'est pas sûr que les Français réalisent que ça veut dire que sera prolongée la crise économique, conséquence d'une crise sanitaire mal gérée, quoi qu'en dise le président. 

 

En tout cas, le 16 juillet 2020, pour Le Figaro, France info et Dentsu-Consulting, Odoxa a publié un sondage d'où il ressort que cet entretien n'a pas convaincu 54% de Français.

 

Trois éléments expliqueraient cette défiance des Français à l'égard de leur président auto-satisfait qui se targue d'une transparence quotidienne pendant l'épidémie de Covid-19: 

- 62% des Français ne l'ont pas trouvé rassurant;

- 63% pensent qu'il n'a pas dit la vérité;

- 57% ne croient pas à son changement de méthode, c'est-à-dire à son nouveau chemin.

 

Une majorité de Français sent peut-être confusément que toutes ses belles promesses dispendieuses n'engagent pas le responsable au premier chef de l'arrêt de l'économie.

 

Une majorité de Français sait qu'il leur a souvent menti, et plus particulièrement pendant la crise de la Covid-19, et qu'il n'y a donc pas de raison que, maintenant, il leur dise la vérité.

 

Une majorité de Français se rend compte que le changement de Premier ministre est cousu de fil blanc et que rien ne changera vraiment ou, même, que les choses peuvent empirer.

 

Il ne leur reste plus qu'un pas à faire pour comprendre que l'État est le problème et non pas la solution, qu'ils doivent compter sur eux-mêmes et non pas sur la providence étatique.

 

Francis Richard 

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 22:30
Masques en stock

Les hommes de l'État ont montré leur imprévoyance et leur impéritie lors de la crise sanitaire que la France vient de traverser confinée. Ces prétentieux restent convaincus qu'ils sont les mieux à même de savoir ce qu'il faudra faire à l'avenir.

 

L'exemple des masques est à cet égard emblématique. En 2013, ces omniscients de l'État décident qu'il n'est pas nécessaire de renouveler le stock étatique constitué pour faire face aux précédentes épidémies (grippe H1N1, SRAS ou Ebola).

 

Quand la Covid-19 commence à se répandre en France, le 19 février 2020, ils envoient même en Chine, par solidarité, nombre de masques détenus en stock à destination des structures hospitalières de Wuhan et de la province de Hubei.

 

Leur thèse sera que les masques ne servent à rien si on n'est pas malade et que les Français sont tellement bêtes qu'ils ne sauront pas les mettre correctement, dixit, le 20 mars 2020, une experte en la matière, la porte-parole du gouvernement.

 

Il faut donc réserver les masques aux seuls soignants, dixit, le 17 mars 2020, Olivier Véran, qui a succédé à Agnès Buzyn le 16 février 2020. Sauf que lesdits soignants n'en verront pas la couleur au plus fort de l'épidémie de Covid-19.

 

Maintenant, dans une dépêche de l'AFP, le même Olivier Véran déclare qu'il faut décentraliser les stocks de masques et que les entreprises doivent détenir désormais dix semaines de stocks, pour faire face à un éventuel rebond de l'épidémie:

 

On a vu que, quand on a un seul stock centralisé dans un grand entrepôt, on peut en perdre le fil – ça n’arrivera plus –, ça n’est pas les meilleures conditions de stockage possibles et la logistique pour les répartir sur le territoire prend trop de temps. Donc être capable de décentraliser, de déconcentrer les stockages de matériel de protection au sein des territoires, au sein des entreprises, des hôpitaux, des cabinets médicaux, c’est important.  

 

Début avril, l'État avait retenu une commande et réquisitionné une autre que la présidente d'une région avait passées pour des Ehpad, des personnels d'aide à domicile de personnes âgées et des structures d'accueil de personnes handicapées...

 

L'État, qui a donc mal géré son stock de masques, veut donner une leçon de gestion aux entreprises avec cette consigne de dix semaines de stocks, alors qu'elles se débrouillent très bien sans lui quand il s'agit de gérer leurs (autres) stocks...

 

L'État, représenté par Olivier Véran, se propose même de les accompagner dans le financement de ces stocks: seules elles n'en seraient évidemment pas capables... En fait tous ces gens ne savent pas comment fonctionnent les entreprises.

 

Il faut dire que ces hors-sol, tous autant qu'ils sont, n'ont jamais travaillé en entreprises, sinon ils comprendraient que tout ce qu'elles demandent c'est de pouvoir s'organiser comme elles veulent, dans l'intérêt bien compris de leurs acteurs.

 

Une décentralisation ne peut réussir que si les décisions sont prises au plus proche de leurs conséquences. Les règles imposées d'en haut et de loin sont arbitraires et se traduisent toujours par un déni de réalité et un manque de réactivité.

 

Francis Richard

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 18:15
Décentralisation: le fait du Prince Emmanuel Macron?

Dans son Adresse aux Français du 14 juin 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a fait une légère entorse au centralisme démocratique de la France jacobine en déclarant pour faire plaisir aux territoires

 

Tout ne peut pas être décidé si souvent à Paris.

 

En même temps, il a dit vouloir en premier lieu reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire et en second lieu unir autour de la République afin d'assurer l'indépendance de la France pour vivre mieux.

 

 

Le fait du Prince

 

Il ne faut pas rêver. Il ne s'agit donc pas, pour le moment, ni dans son esprit ni dans ses dires, de véritablement décentraliser les prises de décisions:

 

Face à l'épidémie, les citoyens, les entreprises, les syndicats, les associations, les collectivités locales, les agents de l'État dans les territoires ont su faire preuve d'ingéniosité, d'efficacité, de solidarité.

 

Il s'agit plutôt, sans dire comment, de récompenser d'aucuns d'avoir pallier quelque peu l'impéritie et l'imprévoyance de l'État-providence:

 

Faisons-leur davantage confiance. Libérons la créativité et l'énergie du terrain.

 

En bon Prince, il veut accorder à ces individualités et à ces collectivités quelques libertés et responsabilités:

 

C'est pourquoi je veux ouvrir pour notre pays une page nouvelle donnant des libertés et des responsabilités inédites à ceux qui agissent au plus près de nos vies, libertés et responsabilités pour nos hôpitaux, nos universités, nos entrepreneurs, nos maires et beaucoup d'autres acteurs essentiels.

 

Bref, ce seront au moins des miettes, ce qui ne mange pas de pain.

 

 

Conformité au principe de subsidiarité européen

 

La décentralisation des décisions telle que la comprend Emmanuel Macron est conforme au principe de subsidiarité inscrit dans le Traité sur l'Union européenne et à celui de la Doctrine sociale de l'Église. Car il s'agit d'une subsidiarité verticale descendante, voire condescendante. 

 

Dans sa fiche technique consacrée au Principe de subsidiarité, le Parlement européen donne cette définition:

 

La signification et la finalité générales du principe de subsidiarité résident dans l'octroi d'un certain degré d'indépendance à une autorité subordonnée vis-à-vis d'une autorité de niveau supérieur, notamment d'une autorité locale envers le pouvoir central. Il y va donc du partage des compétences entre les divers échelons du pouvoir, principe qui constitue le fondement institutionnel des États à structure fédérale.

 

 

Le fédéralisme suisse

 

En Suisse, le principe de subsidiarité, même s'il est malheureusement moins respecté de nos jours qu'en 1848 (en raison de transferts de compétences indus), est celui d'une subsidiarité ascendante, consentie de bas en haut.

 

C'est pourquoi le terme juste pour définir ce principe est celui de fédéralisme suisse. Le site www.ch.ch/, qui est une offre de la Confédération, des cantons et des communes, ne parle donc pas de la même chose que l'Union européenne.

 

Après avoir dit que les différentes compétences sont réparties entre Confédération, cantons et communes conformément au principe de subsidiarité, le site précise ce qu'il faut entendre par là:

 

La Confédération n'assume que les tâches qui excèdent les possibilités des cantons ou qui nécessitent une réglementation uniforme par la Confédération. Selon ce principe [c'est moi qui souligne], la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même. Si un canton n'est pas en mesure de s'acquitter de la tâche qui lui a été confiée, l'entité supérieure, c'est-à-dire la Confédération, devrait l'aider.

 

 

Une telle décentralisation est-elle probable en France ?

 

Le doute est permis qu'une telle décentralisation des compétences soit possible en France. Cela correspond à un changement des mentalités qui est à l'opposé de ce que pense Emmanuel Macron lui-même.

 

En effet Emmanuel Macron se réjouit encore au début de son Adresse aux Français de tout ce qui a été fait, pendant la crise sanitaire, grâce à la force de notre État et de notre modèle social qui, pourtant, s'est traduit, se traduit et se traduira par un accroissement phénoménal de la dette publique.

 

Là encore c'est l'État-providence qui, par sa voix d'en-haut, décide, quoi qu'il en coûte, de ce qui est bon pour les Français d'en-bas et de ce que seront les reconstructions économique, écologique, sociale et solidaire, bénéficiant de la manne étatique.

 

De plus, Emmanuel Macron disait, il y a un peu plus d'un an, véritable déni de réalité, que le modèle suisse n'était pas un exemple à suivre. Il faut dire qu'il est difficile d'admettre pour un énarque, formaté par et pour l'État, qu'il faut ramener le pouvoir de base à l'individu.

 

Soyons toutefois optimistes. Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et, après tout, fût-il uniquement mental, c'est le premier pas qui coûte...

 

Francis Richard

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 22:30
Sire, Jean Raspail n'est plus...

Sire, Jean Raspail n'est plus.

 

Aujourd'hui il a rendu son âme à Dieu dans l'hôpital parisien Henry Dunant, le fondateur de la Croix-Rouge, aux couleurs inverses du drapeau suisse.

 

C'est un grand écrivain français qui disparaît. C'est ce que je veux retenir de lui, n'en déplaise aux folliculaires qui ne pensent qu'à s'en prendre à l'homme, post mortem.

 

En 2015, la maison d'édition Robert Laffont a publié dans sa collection Bouquins un recueil de six volumes de son oeuvre romanesque, dont un inédit, La Miséricorde, qui est volontairement inachevé.

 

Dans sa préface à cette édition, Sylvain Tesson écrit:

 

Raspail s'est étourdi de voyages avant d'écrire son premier roman. Il a regardé les nuages transhumer au-dessus des forêts, les steppes australes, les chenaux et les océans blêmes.

 

C'est l'explorateur, tel que je l'ai connu, d'abord en allant à ses conférences de Connaissance du Monde, à la Salle Pleyel à Paris, puis en lisant ses récits qui m'ont invité au voyage.

 

Sylvain Tesson ajoute, ce qui vaut aussi bien pour ses récits d'aventures que pour ses romans, qui, les uns comme les autres, m'ont durablement impressionné:

 

Devant l'effroyable désagrégation de toute chose sous la roue de l'Histoire, Jean Raspail, au contraire, a inventé un comportement autrement plus original que la nostalgie: il a choisi de veiller sur les ruines.

 

M'a également impressionné son engagement comme président du Comité national pour la Commémoration de la mort de Louis XVI, guillotiné place de la Révolution (l'actuelle place de la Concorde) le 21 janvier 1793, date qui marque un tournant des Lumières vers les Ténèbres.

 

Aussi, ayant lu son roman Sire qui obtint en 1992 le Grand Prix du roman de la Ville de Paris et le Prix Alfred de Vigny, m'en suis-je inspiré pour composer un poème éponyme, que je lui ai dédié.

 

Ce poème est imprégné de son style qui, comme le dit Sylvain Tesson, n'est pas l'art d'enfiler de belles phrases en chapelet, mais la capacité à architecturer un univers propre, un climat, et à les déployer, jusqu'à l'obsession, de livre en livre.

 

Jean Raspail, à qui je l'ai fait parvenir à l'époque, m'a dit un jour avoir inséré ce poème dans son propre exemplaire de Sire. En le reproduisant ci-après, c'est ma modeste façon de lui rendre hommage.

 

Francis Richard

 

Sire


Vos enfants orphelins sont frappés d'hébétude.
Ils sont désemparés, en profond désarroi,
Depuis que par révolte ils se trouvent sans roi.
De ne penser qu'à eux ils ont pris l'habitude,


Ce qui mène tout droit aux pires servitudes.
Ils sont bien peu nombreux ceux qui, à votre endroit,
Éprouvent l'affection, toute mêlée d'effroi,
Que devrait vous valoir votre noble attitude.


Ils vous imaginent montant à l'échafaud,
Sans que nul ne puisse vous surprendre en défaut
De céder à la peur ou d'apparaître indigne


Du tragique destin, qui vous tint embrassé,
Et, pour notre malheur, fut un jour tout tracé,
Comme un sillon sanglant, sur notre sol insigne.

 

********

 

Par le vaste monde, violentée la nature,
Par tous ses ennemis, le pays infesté,
Le profane acclamé, le sacré détesté,
Les âmes affamées, privées de nourriture,


Elle est en deux siècles consommée la rupture.
La décadence est là, c'est un fait attesté,
Et le sacrifice de votre Majesté
Ne fut que le prélude à la grande imposture.


Voyez dans quel état sont hélas vos sujets.
Plutôt que des pousses on dirait des rejets.
Priez donc le Seigneur d'avoir miséricorde


Pour les Français d'en-bas subissant la discorde,
Qui gardent au fond d'eux un coeur fleurdelisé
Et souffrent sans un mot d'être autant méprisés.

 

********

 

Ils ne commettent pas que des péchés véniels
Ceux qui, pour la Raison, nous font battre la fête
Elle tourne toujours à des dîners de têtes,
A des festins de morts accommodés de fiel.


Ô fils de Saint Louis, qui montâtes au Ciel,
Intercédez pour nous, pour notre reconquête.
Que s'éloigne le temps des cinglantes défaites.
Que vienne la victoire avec son goût de miel.


Qu'il soit mis une fin à nos incertitudes.
Que s'achève l'ère de la décrépitude.
En combattant ainsi pour le Trône et l'Autel,


Pour qu'à notre Patrie soit donnée renaissance,
Nous renouons avec la véritable essence,
Qui par descendance nous rend comme immortels.

 

Composé à Chatou, le 10 janvier 1993, Fête de la Sainte Famille

 

Livres de Jean Raspail chroniqués sur ce blog:

 

Le Camp des Saints, Robert Laffont (2011)

Les veuves de Santiago, Via Romana (2011)

La miséricorde, Robert Laffont - Bouquins (2015), Équateurs (2019)

Terres saintes et profanes Via Romana (2017)

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 17:00
Une taxe "Jean Valjean" serait un oxymore pour Victor Hugo

Tout commence par une tribune de Vincent Lindon publiée sur Mediapart le 6 mai 2020.

 

L'acteur précise d'emblée: Spécialiste en rien, intéressé par tout, il m'a paru pourtant utile de contribuer en faisant entendre une voix simplement citoyenne.

 

Cet aveu d'incompétence ne peut que rendre enclin à l'indulgence pour les propos liberticides qu'il tient par la suite.

 

 

Pourquoi la seule solution du confinement ?

 

Il se pose la question suivante dans cette tribune: comment ce pays si riche, la France, sixième économie du monde, a-t-il pu désosser ses hôpitaux jusqu'à devoir, pour éviter l'engorgement des services de réanimation, se résigner à se voir acculer à cette seule solution, utile certes, mais moyenâgeuse, le confinement?

 

C'est une bonne question, encore qu'il faille nuancer pour ce qui concerne l'expression sixième économie du monde.

 

En effet, si l'on accepte le classement établi en 2018, par le Fonds monétaire international, la France se situe au dixième rang mondial pour son PIB et au vingt-troisième pour son PIB par habitant.

 

Le fait est que la France n'a cessé de régresser économiquement parlant après des décennies d'État-providence.

 

Avant de donner la réponse à sa question, Vincent Lindon la commente en ces termes:

 

Nous qui, au début des années 2000 encore, pouvions nous enorgueillir d'avoir le meilleur système de santé du monde.

 

Il ne se demande pas pourquoi, dans ce cas-là, aucun pays au monde n'a cherché à imiter ce mirifique modèle. La réponse est dans la question.

 

Vincent Lindon, avec sa voix simplement citoyenne, connaît cependant la réponse à la question de savoir comment ce pays si riche a pu en arriver là:

 

La folle idée [s'est imposée] que la santé devait être rentable, puisque tout désormais devait être marchandise, jusqu'à la vie des hommes.

 

 

Une réponse catéchétique

 

C'est une réponse catéchétique. Car, en réalité, la réponse est tout autre. Peut-être ne l'a-t-il pas même soupçonnée parce que les avis autorisés qu'il a consultés ne la lui ont pas soufflée.

 

Au lieu d'affirmer que la France est la sixième économie du monde, ce qui est inexact, il aurait dû noter qu'en France  la part des dépenses publiques en matière de dépenses de santé est la plus élevée au monde (80%).

 

Et la réponse lui serait venue tout de suite pour expliquer qu'il ait fallu confiner comme au Moyen-Âge, faute de masques, de tests et d'appareils respiratoires:

 

La France en est arrivée là parce que son système de santé, en grande partie étatique est mal géré et que l'État décide de tout en matière de santé, veut tout contrôler, joue même volontiers au médecin en prescrivant, à la place des praticiens, les bons traitements aux patients, et en proscrivant ceux qu'il considère comme mauvais.

 

Cette mauvaise gestion de la crise sanitaire n'est donc pas due comme il le croit à un ultralibéralisme fantasmé (la France occupe la première place pour les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires en pourcentages du PIB) mais à un socialisme réel qui a pris le masque de l'État-providence.

 

Cette impéritie et cette imprévoyance de l'État français, qui lui sont consubstantielles, aura, et a déjà, pour conséquence une crise économique bien plus sévère que n'aura été la crise sanitaire.

 

 

Que faire?

 

Là encore cette voix simplement citoyenne a la réponse:

 

L'État ne pouvant pas tout [sic], il me paraît impératif d'innover. Comment? En demandant aux plus grosses fortunes une solidarité envers les plus démunis. Cette idée juste et légitime, pourrait prendre la forme d'une contribution exceptionnelle, baptisée "Jean Valjean", conçue comme une forme d'assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d'euros, sans acrobaties [sic], à travers une taxe progressive de 1% à 5%, avec une franchise pour les 10 premiers millions d'euros.

 

Vincent Lindon oublie de dire que l'État n'est rien sans les 360 taxes, qu'Agnès Verdier-Molinié avait listées en 2015, et sans les taxes supplémentaires qu'il a inventées depuis.

 

A une époque, quand on voulait enterrer un problème, on créait une commission, un Comité Théodule comme disait le général de Gaulle. Aujourd'hui pour pérenniser l'État, le faire croître et embellir, on crée une taxe. 

 

 

Rien de nouveau

 

Aussi, quand Vincent Lindon dit que l'État ne peut pas tout, veut-il certainement dire que sans une énième taxe , il n'aurait toujours pas assez de prélèvements à opérer pour exercer davantage son pouvoir de nuisance.

 

De fait, cet impôt ne serait pas nouveau. Ce ne serait qu'une nouvelle mouture de l'Impôt de solidarité sur la fortune, cette vieille taxe qui n'a été qu'abrogée partiellement et qui n'incitait pas, voire dissuadait, de créer des richesses en France:

 

Ce sont dans les vieilles taxes qu'on fait le meilleur rendement fiscal, grâce à la progressivité chère à Karl Marx.

 

 

Un oxymore

 

Peut-être que Vincent Lindon est plus apte à apprendre un texte qu'à le comprendre, parce que Jean Valjean n'est pas du tout le personnage qu'il croit.

 

Le voleur Jean Valjean a commencé à se rédimer après qu'il a rencontré Mgr Bienvenu, l'évêque de Digne. Repenti, comme la pécheresse de l'évangile, il est devenu Monsieur Madeleine, un industriel bâtissant honnêtement une vraie fortune.

 

Si, quand Jean Valjean sort de chez lui les poches pleines, il rentre les poches vides, c'est qu'il a donné aux pauvres, non pas sous la contrainte d'une taxe, mais délibérément. C'est pourquoi une telle taxe serait un oxymore pour Victor Hugo, attaché à la liberté, qui implique la propriété.

 

On sait que ce qui est exceptionnel en France devient souvent habituel. Il en a été ainsi pour la vignette automobile pendant plus de cinquante ans. Mais Vincent Lindon, cette voix simplement citoyenne, est généreux avec l'argent des autres:

 

A période exceptionnelle, contribution exceptionnelle. Même si j'applaudirais évidemment tout amendement visant à pérenniser cet effort de réduction des inégalités. Après tout, une fois peut devenir coutume.

 

 

Faire payer les riches

 

Combien rapporterait cette taxe, qui n'est qu'une façon comme une autre de faire payer les riches, autrement dit de satisfaire l'envie qui sommeille insidieusement chez bien des êtres humains?

 

D'après les économistes [sic] que j'ai pris soin de consulter, cette contribution devrait représenter environ 36 à 37 milliards d'euros, qui seront distribués aux quelque 21,4 millions de foyers trop pauvres pour être assujettis à l'impôt sur le revenu.

 

Les économistes, qu'il a pris soin de consulter, confondant fortunes et liquidités, ne se soucient évidemment pas des conséquences qu'un tel prélèvement confiscatoire, aurait sur l'économie. Peu leur chaut.

 

Pour s'en faire une idée, il suffit de rappeler que l'Impôt de solidarité sur la fortune a confisqué 4,3 milliards d'euros en 2017 et l'Impôt sur la fortune immobilière 1 milliard d'euros en 2018.

 

 

L'extension du domaine de l'enfer fiscal

 

Vincent Lindon ne cache pas que tous les moyens sont bons, même légaux, pour obtenir l'effort qu'il demande aux plus riches:

 

Même si je ne doute pas un instant que les plus riches de nos concitoyens se réjouiront de l'occasion offerte de montrer leur patriotisme et leur générosité, il me paraît prudent que les législateurs mettent en place des sanctions suffisamment dissuasives pour décourager les improbables mauvaises volontés. Je pense ici, surtout, à nos compatriotes domiciliés fiscalement à l'étranger, évidemment conviés à manifester leur solidarité.

 

En quelque sorte, Vincent Lindon veut l'extension du domaine de l'enfer fiscal...

 

 

La voix des députés collectivistes purs et durs

 

Jusqu'au 25 mai 2020, sa tribune n'a qu'un écho médiatique. Mais, ce jour-là, vingt-cinq députés communistes, insoumis, socialistes et apparentés, Libertés et Territoires,  reprennent à leur compte cette innovation de la voix simplement citoyenne et enregistrent une proposition de résolution à l'Assemblée nationale.

 

Cette proposition de résolution reprend les termes mêmes de la tribune, et est donc cosignée par  Sébastien Jumel, Clémentine Autain, Alain Bruneel, Pierre Dharréville, Jeanine Dubié, Jean-Paul Dufrègne, Frédérique Dumas, Caroline Fiat, Christian Hutin, Régis Juanico, Manuéla Kéclard-Mondésir, Bastien Lachaud, Jean-Paul Lecoq, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Nilor, Danièle Obono, Stéphane Peu, Dominique Potier, Loïc Prud'homme, Muriel Ressiguier, Jean-Hugues Ratenon, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hubert Wulfranc.

 

Dans cette proposition, il est dit notamment:

 

Les nouveaux jours heureux doivent débuter par une réduction drastique des inégalités. La France ne doit pas voir réapparaître « Les Misérables ».

 

Si, par extraordinaire, une telle proposition était adoptée, les inégalités seraient peut-être réduites, mais la misère certainement pas, bien au contraire:

 

Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent, dit un proverbe chinois.

 

Francis Richard

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 17:15
L'État-providence ne produit que des formulaires, des taxes et des amendes

Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Qui ne connaît cette réplique de Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs de Georges Lautner?

 

De même on peut dire: Les étatistes providentiels ça ose tous les formulaires, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

 

Une autre réplique de Lino précède celle sur les cons: Il y en a qui gaspillent, il y en a d'autres qui collectent.

 

De même on peut dire: Il y a des étatistes providentiels qui gaspillent, il y en a d'autres qui collectent ... des taxes et des amendes.

 

L'exemple de la France, championne toutes catégories des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques, est éloquent.

 

 

Les attestations de déplacement dérogatoire

 

Au début de la période de con-finement, les habitants de ce beau pays, s'ils voulaient faire un pas hors de chez eux devait s'auto-délivrer une attestation.

 

Comme ça ne suffisait peut-être pas à la collecte d'amendes ou à la brimade des habitants, une deuxième version restreignait encore leur liberté de circuler: une heure, un kilomètre pour ceux qui avaient osé remplir la case activité sportive.

 

Les amendes ont alors pu con-tinuer à pleuvoir et le résultat officiel est là: 1,1 million de procès-verbaux (sur 20,7 millions de con-trôles) ont été dressés pendant la période du con-finement, une sacrée collecte et une sacrée mise au pas des Français.

 

Et je ne parle pas des attestations de déplacement dérogatoire international, beaucoup plus restrictives.

 

 

Des attestations chassent les autres

 

Vous avez aimé les deux premières attestations de déplacement dérogatoire pondues pour le con-finement, vous aimerez celles pondues pour décon-finer.

 

Maintenant il s'agit de ne pas se déplacer sans une autre attestation si vous voulez aller au-delà d'un rayon de 100 km à vol d'oiseau autour de votre domicile. Il paraît que c'est facile à calculer, mais, même si vous êtes à l'intérieur du cercle, vous avez intérêt à vous munir d'un justificatif de domicile. 

 

Pour les attestations pendant le con-finement, il était déjà nécessaire d'avoir chez soi un ordi et une imprimante ou avec soi un smartphone, maintenant c'est encore plus vrai, car il faut utiliser un lien tel que celui-ci: https://carte-sortie-confinement.fr/index.p pour connaître votre rayon...

 

Si vous devez prendre les transports publics en région parisienne, vous devez avoir aux heures de pointe une attestation de votre employeur, même si vous êtes votre propre employeur...

 

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué...

 

 

La France atteinte de cerfaïte aiguë

 

Si vous n'êtes pas Français, vous n'avez pas le bonheur de connaître ce qui se cache derrière l'acronyme Cerfa: Centre d’enregistrement et de révision des formulaires administratifs. C'est ce centre qui pond tous les formulaires administratifs français, et ils sont très nombreux.

 

Il y a ainsi:

- 704 formulaires et services en ligne pour les particuliers (c.f. le lien https://www.service-public.fr/particuliers/);

- 269 pour les entreprises (c.f. le lien https://www.service-public.fr/professionnels/);

- et 45 pour les associations (c.f. le lien https://www.service-public.fr/associations/).

 

Ce centre a, entre autres, pour mission les simplifications administratives...

 

 

Quoi qu'il en coûte?

 

Toute cette bureaucratie a un coût et de passer des versions papier aux versions numériques n'y change rien.

 

Mais qu'importe, puisque finalement l'État paiera... Sauf que l'État n'existerait pas s'il n'y avait pas de contribuables, qui, en principe, sont censés consentir aux impôts et taxes, pour colmater cette gabegie parmi tant d'autres.

 

Que fait l'État quand il n'a plus un sou? Il n'a que trois remèdes à disposition pour son impécuniosité:

- emprunter;

- augmenter les impôts et taxes;

- faire de la fausse monnaie.

 

Or la crise du Covid-19, qui a démontré l'inertie de l'État-providence, due à l'impéritie et à l'imprévoyance inévitables de ceux qui le dirigent, va se traduire par une crise économique bien plus sévère que cette crise sanitaire: elle provoquera encore plus de ruines et de misères.

 

Les trois remèdes, même conjugués, ne suffiront pas: l'État-providence est foutu...

 

Francis Richard

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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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