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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 22:55
Le Président Macron ne pourra plus décider seul de tout

Pendant cinq ans le Président Emmanuel Macron a décidé seul de tout, avec une majorité de députés dociles. Il a été le Président Absolu de la République pour reprendre l'expression et le titre du dernier livre de Philippe Fabry.

 

Emmanuel Macron est donc le responsable au premier chef de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le pays et qui a été occultée par les épouvantails Zemmour puis Le Pen pendant la campagne des présidentielles.

 

Après cinq ans de surdité, il a prétendu ce soir avoir entendu les Français. Peut-être, mais il n'a toujours pas compris quel désaveu cinglant ils lui ont infligé et la confiance toute relative qu'ils lui ont accordée et dont il se targue.

 

En effet, après tout, il n'a obtenu le vote que de 20% des inscrits au premier tour et de seulement 38,5% au second. Maintenant, à l'Assemblée nationale, il ne dispose plus d'une majorité de députés obéissant à son bon plaisir.

 

Ce soir il a donné le spectacle de celui qui rejettera la responsabilité d'un éventuel chaos aux députés de l'opposition qui pratiqueraient l'obstruction à ses moindres volontés: il observera jusqu'où ils sont prêts à aller... avec lui.

 

Après cette période d'observation, qui durera le temps qu'il faudra, il dissoudra éventuellement l'Assemblée au moment opportun, c'est-à-dire quand ses conseillers en communication lui diront qu'il a des chances de l'emporter.

 

Éternel stagiaire, il faut comprendre que quand il dit: Nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment, il parle en fait de lui-même et que le nous collectif est un pluriel de majesté très personnel.

 

Emmanuel Macron a dit ce soir qu'il y avait des dossiers urgents à traiter, qu'il ne fallait plus augmenter la dette publique, ni les impôts, c'est-à-dire qu'il fallait faire au fond tout le contraire de ce qu'il a fait pendant cinq années.

 

La vision optimiste est de penser qu'Emmanuel Macron sera stoppé dans son élan de marche vers nulle part et qu'il ne pourra plus exercer la totalité de son pouvoir de nuisance. Il devra composer avec le Parlement qu'il méprisait:

 

La responsabilité de la majorité présidentielle est de s'élargir.

 

La vision pessimiste est de penser non pas que le pays sera ingouvernable. Le Parlement débattra, mais il ne votera jamais la diminution conjointe des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques, pourtant seule issue à la crise.

 

Le problème qui se pose n'est donc pas celui de la gouvernabilité. Emmanuel Macron restera quoi qu'il en coûte et quoi qu'il arrive, mais au moins il ne pourra plus décider seul de tout, pendant un temps, ce qui est une bonne chose.

 

Francis Richard

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 22:45
Si on refaisait le match Liverpool- Real de Madrid au Stade de France...

Ce qui s'est passé aux abords du Stade de France, samedi 28 mai 2022, pour la finale de la ligue des champions 1, opposant Liverpool au Real de Madrid, est malheureusement emblématique d'une France complètement à vau-l'eau.

 

Pour fuir leurs responsabilités, le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et la Ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, ont rejeté la faute sur la prétendue détention de 30'000 à 40'000 billets non valables par des supporters anglais.

 

Un peu d'arithmétique permet de dire que c'est du grand n'importe quoi. L'Équipe - elle n'est pas la seule - estime à 70'000 les supporters de Liverpool présents à Paris, dont un peu plus de 20'000 avaient une place au Stade de France 2 et 44'000 se trouvaient dans la fan zone du Cours de Vincennes...

 

Une enquête réellement indépendante devrait confirmer que les coupables du chaos au Stade de Farce 3 sont l'UEFA, en tant qu'organisatrice, le Stade de France, propriété de l'État, la Préfecture de Police, la RATP, propriété de l'État, les jeunes des cités venus jouer les trouble-fête, et non pas les supporters britanniques:

 

 - L'UEFA et le Stade de France, parce qu'ils n'ont pas su filtrer ceux qui arrivaient depuis la ligne D du RER, en ne mettant pas suffisamment en place de couloirs de fouille;

 

- La Préfecture de Police, parce qu'elle a fait lever ce filtrage, laissé passer les arrivants de la ligne D du RER pour mieux les bloquer sur l'esplanade, où elle a utilisé du gaz lacrymogène, notamment contre de paisibles familles de supporters de Liverpool, pourtant détentrices de billets valables;

 

- La RATP, parce que son personnel, fidèle à la tradition de gréviculture française, en arrêtant le travail ce jour-là, sur la ligne B du RER, a conduit les usagers à aller au Stade de France par la ligne D ou la ligne 13 du métro;

 

- Les jeunes 4 - et moins jeunes - venus des quartiers (pas seulement dionysiens) qui en ont profité pour escalader les grilles ou qui, à la fin du match, ont rançonné violemment des supporters britanniques, dont c'était décidément la fête ce soir-là.

 

Aussi l'image que donne ainsi la France n'est-elle pas de nature à la rendre crédible pour organiser en ce lieu, dans de bonnes conditions, des matchs de la Coupe du Monde de Rugby en 2023 ou des épreuves des Jeux Olympiques de 2024.

 

D'une manière plus générale, la France apparaît de moins en moins comme une destination touristique idéale, vu comment les Britanniques ont été les boucs émissaires de l'impéritie de son gouvernement en matière de sécurité. 

 

Évidemment, il est loisible de relativiser, comme l'aurait fait le dénommé Coluche, qui, par dérision, disait:

 

La France, comme elle est, c'est pas plus mal que si c'était pire. 

 

Francis Richard

 

1 - Cette finale aurait dû avoir lieu à Saint-Pétersbourg...

2 - Qui en contient quelque 81'000...

3 - Titre du quotidien anglais The Sun.

4 - Six d'entre eux, tous étrangers, mais aucun Britannique, sont ou seront jugés en comparution immédiate...

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 20:30
Il ne fait pas bon être russe en ce moment, particulièrement en France

La guerre est une spoliation et les sanctions économiques sont une spoliation légale. Elles privent des gens, qui n’y sont pour rien, de leur projet de vie, de leurs libertés, de leur propriété, de leur personnalité. « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » Frédéric Bastiat, La Loi (1850), écrivait Patrick de Casanove, dans Contrepoints le 17 mars 2022.

 

Les Russes et les Ukrainiens, qui ne sont pour rien dans la guerre engagée par Vladimir Poutine en Ukraine et à laquelle l'attitude de Zelensky n'est pas étrangère, sont atteints dans toutes ces dimensions humaines.

 

Il faut écrire les Russes et les Ukrainiens, car, en Occident, les larmes ne sont en effet aujourd'hui versées que sur le sort de ces derniers: les premiers appartiendraient au camp du Mal et les seconds à celui du Bien.

 

Les Ukrainiens qui fuient la guerre sont accueillis en Occident avec compassion et il n'y a rien à y redire. Mais les Russes seuls sont tenus responsables des décisions que prennent malgré eux les dirigeants de leur pays.

 

En l'occurrence on tient les Russes responsables de ce qu'ils sont et non pas de ce qu'ils font, alors qu'il n'existe pas de responsabilité sans enchaînement entre les actes commis et les conséquences qui en découlent.

 

Le mot russe suffit d'ailleurs pour susciter l'opprobre général dans les médias serves et chez les bien-pensants et pour pousser d'aucuns à des actes répréhensibles, qui sont à la fois punitifs et jusqu'à présent impunis:

 

- Le 28 février 2022, la Cathédrale orthodoxe russe a été découverte taguée;

 

- Dans la nuit du 6 au 7 mars 2022, le Centre culturel russe à Paris a été attaqué au cocktail Molotov (invention russe qui, par exception, ne soulève pas de réprobation).

 

Dans le domaine des arts et lettres, des patronymes russes sont devenus tabous:

 

- Dès les derniers jours de février 2022, les concerts du chef d'orchestre russe Valery Gergiev (l'un des plus sollicités au monde) ont été annulés à New-York, Paris et Milan, parce qu'il n'a pas fait son autocritique;

 

- Le 11 mars 2022, était connue la nouvelle de l'annulation d'un séminaire consacré à l'écrivain russe Dostoïevski, qui devait se tenir à l'université Biccoca de Milan;

 

- Le 19 mars 2022, des enseignants ont pétitionné pour que soit débaptisé en Vendée un collège Soljenitsyne (le grand dissident russe opposé au communisme), mais il n'est pas question de débaptiser dans la banlieue parisienne les nombreuses artères Lénine et Staline, pourtant russes.

 

N'échappent pas à l'ostracisme antirusse l'exclusion d'athlètes russes de rencontres sportives ou la fermeture de la chaîne russe RT France par la présidente non élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

 

Les sanctions économiques contre la Russie, qui sont de véritables actes de guerre sans déclaration, sont sans efficacité, sinon contre les populations des pays qui les appliquent, et s'étendent aux simples ressortissants russes.

 

Sous prétexte de nationalité russe, ils sont des dizaines à avoir vu leurs virements bloqués ou leur ouverture de compte refusée par des banques telles que la Société Générale ou BNP Paribas (Le Figaro du 31 mars 2022).

 

Toutes ces mesures vexatoires relèvent d'une mauvaise stratégie. Car, comme le disait l'académicien franco-russe Andreï Makine dans un entretien accordé à Alexandre Devecchio dans Le Figaro du 11 mars 2022:

 

C'est le meilleur moyen, pour les Européens, de nourrir le nationalisme russe, d'obtenir le résultat inverse de celui escompté. Il faudrait au contraire s'ouvrir à la Russie, notamment par le biais des Russes qui vivent en Europe et qui sont de manière évidente proeuropéens. Comme le disait justement Dostoïevski: "chaque pierre dans cette Europe nous est chère".

 

Francis Richard 

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 23:45
En 2021 l'État français a dépensé un milliard d'euros en conseils privés

À l'initiative du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), le Sénat a investigué pendant 4 mois sur l'influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques, en utilisant les moyens de contrôle renforcés des commissions d'enquête parlementaires1.

 

Le résultat de ces investigations, ce sont les deux forts volumes du Rapport d'information n°578 remis au Président du Sénat le 16 mars 2022. Le tome 1 de 361 pages constituant le rapport proprement dit, le tome 2 de 417 pages étant le recueil des auditions qui ont permis de l'établir.

 

UN PHÉNOMÈNE TENTACULAIRE

 

Les travaux de la commission d'enquête révèlent un phénomène tentaculaire. Les cabinets de conseil interviennent au coeur des politiques publiques, ce qui soulève deux principales questions: notre vision de l'État et de sa souveraineté face à des cabinets privés, d'une part, et la bonne utilisation des deniers publics, d'autre part.

 

Autrement dit le Président Arnaud Bazin, Sénateur Les Républicains, et Éliane Assassi, la Rapporteure (sic), Sénatrice CRCE, de ladite commission d'enquête se soucient surtout que des cabinets privés s'immiscent dans les affaires publiques et que les deniers publics soient mal utilisés.

 

UN MILLIARD DE DÉPENSES DE CONSEIL EN 2021

 

En 2021, les dépenses de conseil de l'État au sens large ont dépassé le milliard d'euros, dont 893,9 millions pour les ministères et 171,9 millions pour un échantillon de 44 opérateurs.

Il s'agit d'une estimation minimale car les dépenses des opérateurs sont plus élevées: [...] l'échantillon ne représente que 10% du total des opérateurs.

 

C'est un milliard d'euros qui s'ajoute aux plusieurs centaines de milliards d'euros de dépenses de l'État au sens large pour la même année, lesquels milliards ne semblent pas émouvoir outre mesure les membres de la commission sénatoriale...

 

Ce qui les interpelle, si le recours à des cabinets privés n'est pas chose nouvelle, c'est l'évolution desdites dépenses de conseil entre 2018 et 2021, c'est-à-dire pendant la présidence d'Emmanuel Macron: Les dépenses de conseil des ministères ont plus que doublé, avec une forte accélération en 2021 (+45%).

 

Ce qui ne correspond heureusement pas à l'évolution sur la même période de la totalité des dépenses publiques, qui sont de toute façon phénoménales (60,7% du PIB en 2021).

 

LE RÉFLEXE DU RECOURS À DES CONSULTANTS

 

La commission attribue cette évolution au réflexe que serait devenu ce recours à des consultants, même lorsque l'État dispose déjà de compétences en interne. Mais l'État dispose-t-il vraiment de compétences en interne? Telle est la question...

 

Il faut croire que non puisque les consultants sont intervenus sur la plupart des grandes réformes du quinquennat et qu'ils sont également appelés à la rescousse lorsque le Gouvernement est mis en difficulté sur un sujet.

 

Externaliser n'est-il pas l'aveu qu'en dépit de la pléthore de fonctionnaires - cinq millions et demi - l'État échoue à trouver en son sein les compétences lui permettant de conduire les affaires publiques? Encore faut-il cependant que les cabinets choisis soient compétents.

 

DES RÉSULTATS "INÉGAUX"

 

On peut en douter, vu les piètres résultats obtenus. Par exemple, la gestion de la crise dite sanitaire de la Covid-19, où trois cabinets, McKinsey (37,9%), Citwell (20,50%) et Accenture (16,10%), ont concentré 3/4 des dépenses de conseil n'a-t-elle pas été un fiasco économique et social?

 

On retiendra, par exemple, du rapport sénatorial que c'est McKinsey qui s'est occupé de la campagne vaccinale, et qu'il a, par exemple, facturé 957'674,20 euros (sic) pour préparer la réforme (avortée) des retraites et 496'800 euros pour la préparation  d'un colloque à l'UNESCO, finalement annulé...

 

CONFLITS D'INTÉRÊTS

 

Dans ses conclusions, la commission a évidemment raison d'exiger que les cabinets de conseil, les consultants et sous-traitants, fassent des déclarations d'intérêts. Si cela avait été le cas, on aurait peut-être évité que le cabinet McKinsey joue un rôle prépondérant auprès de l'administration Macron...

 

En effet, n'est-il pas fortuit qu'un des directeurs associés en France de McKinsey s'appelle Victor Fabius et qu'il soit le fils de Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, lequel, comme on sait, a mis beaucoup de bâtons dans les roues de la République en marche?

 

À propos d'intérêts, le rapport n°578, page 219, révèle que le cabinet McKinsey défend bien les siens:

 

[Il] est bien assujetti à l'impôt sur les sociétés en France mais ses versements s'établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans, alors que son chiffre d'affaires sur le territoire national atteint 329 millions d'euros en 2020, dont environ 5% dans le secteur public, et qu'il y emploie 600 salariés.

 

UNE COMPÉTENCE DE MCKINSEY: L'OPTIMISATION FISCALE

 

N'est-ce pas là un autre aveu? En France, la fiscalité - il faut bien financer les dépenses toujours plus grandes de l'État obèse: le quoi qu'il en coûte macronien est à ce sujet emblématique - est tellement confiscatoire qu'elle conduit les entreprises qui veulent survivre, à optimiser au maximum.

 

L'optimisation fiscale est au moins une des compétences qu'il faut reconnaître à McKinsey. Évidemment ça la fiche mal pour l'État qui, jusque-là, se gardait bien de mots dire, tout en lui accordant sa manne...

 

Francis Richard

 

1 - Toutes les citations sont extraites de la synthèse du rapport n°578, sauf indication contraire.

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 23:00
Il n'y a pas que la Covid dans la vie

Depuis deux ans le monde occidental vit en fonction de la Covid-19. Que ce soit par incompétence ou par volonté délibérée, ses dirigeants ont fait perdre une par une aux populations les libertés individuelles qui lui ont pourtant permis d'arriver à un niveau de développement inédit depuis le début de l'humanité.

 

La France ne se distingue pas des autres pays. Aujourd'hui la propriété de soi et la propriété des biens honnêtement acquis sont remises en cause par la perte de ces libertés de circuler, de travailler, de se réunir et de s'exprimer, tout cela sous un fallacieux prétexte sanitaire qui est en réalité politique.

 

Il n'est pas question de nier l'importance des épidémies successives dues aux différents variants, mais force est de constater, comme le soulignait Stephen Davies dans le livre collectif Les défis de l'après-Covid, publié par l'Institut Libéral, que pour les infections virales, l'infectiosité et la gravité sont inversement proportionnelles.

 

Les deux courbes des cas et des décès dus au Sars-Cov2 en France sur toute la période jusqu'à ce jour le montre très clairement sans qu'il soit besoin de faire de commentaires:

 

Il n'y a pas que la Covid dans la vie
Il n'y a pas que la Covid dans la vie

Il ne faut donc ni minimiser ni exagérer la pandémie. Or exagérer, c'est ce que font les dirigeants pour justifier des mesures de plus en plus restrictives des libertés. Comme ils ont lâché la proie des remèdes pour l'ombre des vaccins (voir mon article du 18 février 2021), ils n'ont de cesse d'obliger les populations à se faire vacciner.

 

Pour leur faire accepter cette thérapie expérimentale qui n'a pas tenu ses promesses (Tous vaccinés, tous protégés), ils ont imposé le pass sanitaire et imposeront, bientôt, le pass vaccinal, qui sont des mesures politiques et non pas sanitaires puisque ces prétendus vaccins1 n'empêchent ni d'être contaminé ni de contaminer, s'ils protègent partiellement.

 

La dernière trouvaille des dirigeants est de culpabiliser les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner en propageant une fausse nouvelle. Les non-vaccinés occuperaient indûment des lits de soins critiques dans les hôpitaux. C'est du moins ce que prétend la DREES, Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, du Ministère de la santé.

 

Pour y parvenir, cet organisme opère une règle de trois à partir du nombre théorique de 86% de vaccinés chez les plus de 20 ans. Alors que, au cours des trois derniers mois, sur 100 lits en soins critiques, 15 patients sont identifiés Covid-19, que 3 ne sont pas venus pour cette affection, mais que 6 vaccinés et 6 non-vaccinés sont venus pour cela, il y aurait neuf fois plus d'entrées en soins critiques parmi les personnes non-vaccinées... 

 

Dans un article paru dans le numéro 587 de Mars 2021, de la revue Population & Sociétés de l'INED, Institut national d'études démographiques, se trouve une figure sur les nombres de décès hebdomadaires attendus et observés d'août 2014 à février 2021, qui relativise l'épidémie de Covid-19 en France et montre qu'auparavant la vie continuait en dépit de grippes meurtrières:
 

Il n'y a pas que la Covid dans la vie

Il n'y a pas que la Covid dans la vie. Il y a d'autres virus à combattre et à continuer de combattre, et notamment le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine. L'OMS lançait d'ailleurs une campagne le 1er décembre dernier et rappelait que, dans le monde, 37,7 millions de personnes vivaient avec, qu'en 2020, 680'000 en étaient mortes et 1'500'000 en avaient été infectées.

 

Aux États-Unis, la recherche continue tandis qu'en Europe occidentale, elle semble sommeiller. C'est ainsi que la BBC annonçait que la Food and Drug Administration des États-Unis a approuvé lundi 20 décembre une injection [de Cabotégravir, CAB-LA] destinée à prévenir l'infection par le virus responsable du sida, la première de ce type au monde.

 

Puissent ceux qui ne se rendent pas compte que l'État, qui veut s'occuper de la vie des Français dans ses moindres détails (santé, éducation, recherche, etc.), ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard et comprendre qu'il est le problème et non pas la solution à tous leurs maux et que, en se passant de lui, c'est-à-dire en étant libres, ils pourraient bien mieux vivre.

 

Francis Richard

 

1- Nul ne connaît leurs effets à moyen et long terme.

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 21:20
Après la votation du 28 novembre 2021 sur la modification de la Loi COVID-19 du 19 mars 2021

Les médias (qui ont auparavant procédé à un bourrage de crânes remarquable) et les partis suisses dans leur ensemble se sont réjouis du résultat du 3ème objet des votations du 28 novembre 2021 relatif à la modification de la Loi COVID-19 du 19 mars 2021.

 

Le 13 juin 2021, avec une participation de 59,66%, le peuple suisse avait déjà approuvé les bases légales des ordonnances figurant dans cette Loi COVID-19 en date du 25.09.2020, par 60,2% des voix contre 39,8%.

 

Cette fois la participation a été plus forte, 65,72%, de même que l'approbation, 62,01% contre 37,99%. Faut-il s'en réjouir? Non. Pourquoi? Parce que c'est une victoire de l'étatisme et une défaite de la liberté.

 

Seule l'UDC, hélas, s'est prononcée pour le rejet de cette modification qui donne les pleins pouvoirs au Conseil fédéral. Or, aux élections fédérales de 2019, ce parti ne représentait que 25,6% des voix...

 

Force est donc de constater que la minorité conséquente qui a voté NON dimanche dernier dépasse largement les voix de ce parti. Cela n'est guère étonnant parce qu'il n'est pas à l'origine de ce référendum ni du précédent.

 

C'est en effet une association, Les Amis de la Constitution, qui a lancé la récolte des signatures pour un référendum contre la Loi Covid 19, puis contre sa modification, le leitmotiv de cette association étant le suivant:

 

La liberté est la condition indispensable au bonheur de l'être humain.

 

Comme en France, ceux qui, en Suisse, osent contester pacifiquement le bien fondé des mesures prises par l'État pour lutter contre la pandémie sont caricaturés: ce sont des complotistes, des antivax, etc. Et, quand il y a des excès, rares, ils sont instrumentalisés contre eux.

 

Or, pas davantage que le gouvernement français, le Conseil fédéral ne s'est montré compétent pour juguler les différentes épidémies de Sars-CoV2. Cela ne devrait d'ailleurs pas être son rôle, l'État étant toujours moins efficient que les individus quand ils sont responsabilisés.

 

Au lieu de maîtriser la situation, l'État l'a empirée en s'attaquant aux libertés individuelles qu'il devrait défendre. Car ce n'est pas le virus couronné qui a endommagé l'économie comme le Conseil fédéral le prétend, ce sont les mesures liberticides qu'il a prises.

 

Certes, freiné par le Parlement et par les réactions possibles de la population, le Conseil fédéral n'est pas allé aussi loin que la France dans la dilapidation des fonds publics, mais il faudra tôt ou tard en payer l'addition.

 

Contrairement à ce que d'aucuns continuent de répéter comme des mantras, les vaccins ne sont pas le seul moyen d'en finir avec ces épidémies (il convient d'employer le pluriel parce qu'à chaque variant correspond une épidémie avec une contagiosité et une virulence propres).

 

À la faveur d'une étude bidon publiée par le Lancet, on a discrédité un remède qui, de nombreuses études le prouvent maintenant, n'est certes pas la panacée mais réduit considérablement les risques de détresse respiratoire et de mortalité.

 

Pour ce qui concerne les vaccins, leur protection de soi, celle des autres, notamment dans la durée, et leur innocuité (voir les effets indésirables sur la base de données d'Eudravigilance) ont été largement surestimées.

 

Quant au Passe Sanitaire, appelé Certificat Covid en Suisse, il ne s'agit de rien de moins que d'un traçage de la population, qui est un des moyens utilisés largement en Chine pour la contrôler. Il donne à ceux qui s'en servent une fausse sécurité pour eux-mêmes et pour les autres, et oblige à se vacciner ceux qui veulent continuer à exercer leurs activités, même si le bénéfice-risque est négatif pour eux.

 

Ceux qui savent, et qui ne sont guère invités sur les plateaux télé, ont dit depuis le début qu'il fallait protéger, tester, isoler les seuls malades, les soigner (et, pour cela, laisser les médecins libres de prescrire) et non pas attendre qu'il faille les hospitaliser, voire les réanimer.

 

Aussi, ceux qui se sont opposés les 13 juin et 28 novembre aux pleins pouvoirs donnés au Conseil fédéral, ne doivent-ils pas désespérer. Ils sont deux sur cinq à avoir résisté. Or, dans l'Histoire, les résistants, quelle que soit l'oppression exercée, sont toujours beaucoup plus minoritaires qu'ils ne l'ont été.

 

Quant aux majoritaires, quels que soient les motifs qui les ont fait accepter de restreindre les libertés, les leurs et celles des autres, puissent-ils ne pas regretter un jour de s'être soumis et jurer, alors, quand ils en subiront de plein fouet les conséquences, qu'on ne les y prendra plus...

 

Francis Richard

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 18:00
Mais que fait Marlène Schiappa en dehors de tweeter?

Cette semaine Marlène Schiappa a encore tweeté plusieurs fois par jour, comme elle le fait inlassablement depuis 2008. Elle en est ainsi maintenant à quelque 48,6 k tweets à son compteur.

 

Cette Mère, Romancière, Ministre déléguée, Féministe, Conseillère régionale, s'en est pris ce 20 octobre 2021, à Eric Zemmour, dans un tweet dont le style, bien à elle, est à nul autre pareil:

 

Viser des journalistes avec une arme en leur disant « reculez ! » n’est pas drôle. C’est horrifiant. Surtout après avoir dit sérieusement vouloir « réduire le pouvoir des médias. » Dans une démocratie, la liberté de la presse n’est pas une blague et ne doit jamais être menacée.

 

L'avantage d'un tweet est d'en dire toujours trop et jamais assez. Celui-ci n'a pas manqué de rater sa cible en mettant les rieurs du côté du polémiste qui a osé viser symboliquement des journalistes.

 

Ce faisant, elle a fait une publicité démesurée à celui-ci qui n'en demandait pas tant. Car, prendre la défense du pouvoir médiatique, alors qu'il est complètement discrédité, est contre-productif.

 

 

LES IDÉES QUI MÈNENT LE MONDE

 

Ce sont les idées qui mènent le monde, disait Ernest Renan. Il ne parlait pas du quotidien ainsi titré. De nos jours, il pourrait s'interroger sur le fait que l'État le subventionne pour les véhiculer...

 

Le 16 octobre 2021, à Béziers, Eric Zemmour a fait un discours dans lequel il s'est engagé à faire reculer les idées de gauche partout où elle a réussi à les imposer et notamment dans les médias.

 

Cela n'a pas dû plaire à ces derniers qu'il s'en prenne à eux, plus particulièrement à ceux du service public qui refusent le pluralisme et infligent leur pensée unique aux contribuables qui les nourrissent.

 

Comment réduire le pouvoir des médias, sous-entendu de service public? En supprimant la redevance audiovisuelle, une idée qui, mieux vaut tard que jamais, fait son chemin. La preuve? Cette couverture:

Mais que fait Marlène Schiappa en dehors de tweeter?

LA MINISTRE DÉLÉGUÉE

 

Depuis le 6 juillet 2020, Marlène Schiappa est devenue Ministre déléguée chargée de la citoyenneté. Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle disait ce qu'il fallait entendre par le terme de citoyenneté:

 

Je pilote tout ce qui touche à la citoyenneté au sens des politiques d'intégration, de cohésion ; je défends les valeurs de la République, notamment la laïcité, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. Celui-ci m'a demandé de prendre en charge l'engagement des forces de l'ordre dans la protection des femmes face aux violences. Et en tant que ministre déléguée, je le seconde Place Beauvau.

 

Près de deux mois plus tard, le 31 août 2020, elle précisait les contours (sic) de ses missions sur le site du Ministère de l'Intérieur:

 

Le ministère de la Citoyenneté agit autour de deux axes majeurs :

  • Faire vivre les valeurs de la République
  • Incarner la République qui protège

Le premier axe " Faire vivre les valeurs de la République " s'articule autour de 4 points forts :

  • Laïcité et citoyenneté
  • Fraternité
  • Intégration républicaine
  • Cohésion nationale

Le deuxième axe " Incarner la République qui protège ", est motivé selon 4 points principaux :

  • Asile
  • Prévention de la radicalisation
  • Lutte contre les dérives sectaires et le séparatisme
  • Protection des femmes victimes de violences

 

 

LE BILAN

 

On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Mathieu 7, 16-20

 

Dans son entretien au JDD évoqué plus haut, la Ministre déléguée disait qu'elle se contenterait de mettre les lois et décisions du Gouvernement en application, par exemple en matière d'asile et d'immigration.

 

Le bilan de cette mise en application est mirifique. Les Interstats Conjoncture N° 73 - Octobre 2021, qui analysent les crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à fin septembre 2021, le montrent.

 

Depuis le début du quinquennat, en France:

- le nombre des coups et blessures est passé de 18000 à 28000;

- celui des violences sexuelles, de 3000 à 7000.

 

Ce ne sont que les chiffres officiels, bien inférieurs à ceux que relevait l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), avant qu'il ne soit opportunément dissous par Edouard Philippe en 2020...

 

En France, il ne faut pas parler d'insécurité et de ses liens avec l'immigration extra-européenne; il faut parler de sentiment d'insécurité des citoyens et taire le sentiment d'impunité des délinquants et criminels.

 

À côté de cela, la plaisanterie d'Eric Zemmour, que d'aucuns considèrent comme douteuse, mais qui est conforme au personnage, disant ce que beaucoup pensent tout bas, est d'une rare et symbolique bénignité.

 

Eric Zemmour aurait dû se rappeler, tel Pierre Desproges, qu'on peut rire de tout, mais pas forcément avec tout le monde, en l'occurrence pas avec des Marlène Schiappa, qui se prennent au sérieux sans qu'il y ait de quoi.

 

Francis Richard

 

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 19:15
Edouard Philippe veut sa part du gâteau

Edouard Philippe a lancé son parti politique le 9 octobre 2021. Il s'appelle Horizons avec pour devise: Pour faire bien, il faut voir loin. Ce qui est une nouvelle mouture du fameux Gouverner, c'est prévoir.

 

Horizons n'est pas un parti d'opposition à Emmanuel Macron. Il a été créé pour assurer sa réélection en récupérant des voix sur sa droite. Cela tombe bien puisque celle-ci est en cours de dépeçage.

 

En même temps, il s'agit pour l'ancien premier ministre de rejouer un rôle dans la vie politique du pays, qui l'a un peu oublié depuis sa démission le 3 juillet 2020 où il a choisi d'être à nouveau maire du Havre.

 

Edouard Philippe est le parangon du politicien qui prétend être soucieux avant tout de l'intérêt général mais qui sert avant tout ses intérêts particuliers, qui se trouvent tantôt à gauche, tantôt à droite.

 

Ayant fait Sciences Po et l'ENA, il a milité au PS puis à l'UMP; il a démissionné alors qu'il jouissait d'une bonne cote de popularité dans les sondages; il sent d'où vient le vent, comme les girouettes.

 

Horizons n'est pas un parti d'opposition à Emmanuel Macron mais son Manifeste prend le contre-pied de ce que les gouvernements, y compris ceux de Philippe, ont fait jusque-là sous son quinquennat:

 

- Il défend l'unité et la cohésion de la France, alors que les Français n'ont jamais été autant divisés, ce qui est d'ailleurs excellent pour régner.

 

- Il défend la liberté comme valeur cardinale de la République, alors qu'il n'y a jamais eu autant de mesures liberticides.

 

- Il défend l'ordre dans les comptes, alors qu'ils sont au rouge de plus en plus, et l'ordre dans la rue, alors qu'il y a de plus en plus de zones de non-droit.

 

- Il défend un humanisme républicain, alors que l'éducation, l'objectif prioritaire de l'effort national, est un échec patent.

 

- Il défend l'organisation décentralisée de la République, alors que tout se décide à Paris et à l'Élysée.

 

- Il combat l'illusion de l'argent public magique, alors que le macronien quoi qu'il en coûte en est l'insigne illustration.  

 

Etc.

 

Pour apparaître mesuré et pour rassurer, il combat les extrémistes de tous bords, les démagogues, les populistes et ceux qui s'opposent aux réformes, et il joue du violon pour aguicher l'électeur:

 

Nous travaillerons avec toutes celles et ceux qui consacrent leurs forces et leurs idées à imaginer un nouvel horizon pour la France.

 

Edouard Philippe le situe loin, idéalement en 2050, pour ne pas se tromper, mais, auparavant, il y a deux horizons qu'il ne perd pas de vue, celui de 2022 qui devrait être son marche-pied pour celui de 2027.

 

Tout ira bien, à moins que l'électeur ne comprenne que, décidément, les promesses n'engagent pas ceux qui les font, mais ceux à qui elles sont faites, et que, comme d'hab, il sera le dindon de la farce.

 

Francis Richard

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 21:40
Infographie du Midi Libre du 29 septembre 2021

Infographie du Midi Libre du 29 septembre 2021

Le sondage IFOP, commandité par Régions de France et la Fondation Jean-Jaurès et publié le 29 septembre 2021, montre qu'une majorité de 74% des Français interrogés font plus confiance aux régions qu'à l'État, sous-entendu central. Ces Français ne sont décidément plus trop jacobins, s'ils l'ont jamais été, mais, bien formatés, ils restent néanmoins étatistes.

 

À leur décharge, ils ne peuvent comparer l'État aux régions qu'à l'aune des quelques pouvoirs concédés à ces dernières en matière de développement économique, d'aménagement du territoire, de transports non urbains, de gestion des lycées, de formation professionnelle, que, dans l'ensemble, ils connaissent assez bien et dont ils semblent plutôt satisfaits.

 

Ce sont déjà autant de pouvoirs qui permettent aux régions d'intervenir et de s'immiscer dans leur vie quotidienne. Elles ne font en effet que se substituer partiellement à l'État dans des domaines où, si on leur laissait entière liberté, ils prendraient leur destin en mains et, parce que ce serait moral, seraient plus efficaces que n'importe quelle structure étatique.

 

Dans le contexte de la prétendue crise sanitaire, où le pouvoir  politique s'est arrogé indûment le pouvoir médical, il n'est toutefois pas surprenant que 57% aient plus confiance dans les régions pour assurer un accès aux soins équitable sur le territoire. Ils ont pu constater à quel point des mesures nationales uniformes avaient été néfastes localement.

 

Ces Français interrogés comprennent que les décisions bureaucratiques et technocratiques prises par l'État central, parce qu'il est éloigné d'eux, ne tiennent pas compte des réalités du terrain. Ils aimeraient donc que les régions, parce qu'au moins elles sont plus proches d'eux, aient davantage de pouvoirs que ceux qui leur sont actuellement concédés.

 

Mais, curieusement, il ne semble pas qu'on leur ait demandé quels autres pouvoirs ils souhaitaient voir attribuer aux régions. Ainsi, du sondage IFOP, il ne ressort pas de question posée sur la sécurité ni sur les impôts et taxes, alors que les Français devraient pourtant, bien légitimement, avoir leur mot à dire sur ces sujets qui les touchent directement.

 

Dans ce sondage, 45% des Français déclarent que, parmi toutes les collectivités du mille-feuilles territorial, ils s'identifient avant tout à leur commune, 34% à leur pays, 11% à leur région, 10% à leur département. C'est à la fois réconfortant et rassurant, parce qu'après tout les régions et les départements ne sont que des constructions sans réels fondements.

 

Les Français attendent toujours beaucoup de l'État, que ce soit sous la forme de l'État central ou des régions. Le quoi qu'il en coûte présidentiel, qui est une manière de les acheter, donc de les asservir, n'est pas de nature à les en guérir. D'aucuns croient même qu'ils n'auront jamais à en assumer le coût. Ils déchanteront d'une manière ou d'une autre, tôt ou tard.

 

S'il leur prenait l'envie de vouloir contrôler l'État, à tous les échelons, cela ne leur serait possible que par un renversement de la pyramide des pouvoirs. Car seul l'individu doit détenir le pouvoir s'il veut être libre et il ne doit le déléguer que du bas vers le haut, avec la possibilité de le reprendre quand il n'est pas satisfait. C'est la subsidiarité ascendante.

 

La Suisse, où est instaurée, imparfaitement, cette subsidiarité, est l'un des pays où les libertés individuelles sont les mieux garanties. En multipliant les lois nationales, en bafouant le droit, la Confédération a récemment eu tendance à les piétiner. S'il n'existait pas de contre-pouvoirs en Suisse, un totalitarisme mou adviendrait très vite, avec ses effets de ruine.

 

Alors, quelle que soit la forme que revêt l'État, pour ce qui est de la France, qu'il s'agisse de la commune, du département, de la région ou de l'État central, pour ce qui est de la Suisse, qu'il s'agisse de la commune, du canton ou de la Confédération, il est impératif d'avoir présent à l'esprit ce que disait Frédéric Bastiat dans ses Harmonies économiques:

 

Il ne faut attendre de l'État que deux choses : liberté, sécurité, et bien voir que l'on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième.

 

Francis Richard

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 16:15
Une des quatre manifestations contre le passe sanitaire et pour la liberté  du 31 juillet 2021 à Paris

Une des quatre manifestations contre le passe sanitaire et pour la liberté du 31 juillet 2021 à Paris

Selon le Larousse, une dictature, c'est un:

 

Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire; durée pendant laquelle s'exerce le pouvoir d'un dictateur.

 

Ainsi, le régime politique français, ce n'est pas une dictature, comme dirait René Magritte.

 

En effet, en France, contrairement aux apparences de ce quinquennat, Emmanuel Macron et son Conseil de défense sanitaire n'exercent pas le pouvoir sans contrôle, de façon autoritaire.

 

 

LE CONTRÔLE DU PARLEMENT

 

Il y a le contrôle du Parlement, qui, certes, vote comme un seul homme, ou presque, pour complaire au Prince:

 

La loi sur le pass sanitaire a bien été votée aussi bien à l'Assemblée nationale (le 25 juillet 2021, 216 députés seulement sur 577 se sont exprimés, et 156 ont voté pour) qu'au Sénat (le 25 juillet 2021, 324 sénateurs sur 348 se sont exprimés, et 195 ont voté pour) avec seulement quelques retouches cosmétiques.

 

Quant au projet de loi de sortie de crise sanitaire, enregistré le 25 juillet 2021 à l'Assemblée nationale comme au Sénat, il permet jusqu'au 15 novembre 2021 de prendre des décrets pour la gérer...

 

 

LE CONTRÔLE DES JURIDICTIONS DE L'ÉTAT

 

Il y a le contrôle du Conseil d'État (dont les membres sont nommés par l'État), qui, certes, n'est jamais très critique à l'égard du Prince, comme il l'a montré une nouvelle fois le 26 juillet 2021.

 

Il y a le contrôle du Conseil constitutionnel (dont les membres sont nommés par les présidents de la République, de l'Assemblée nationale et du Sénat), qui, certes, n'est jamais très soucieux de défendre les libertés individuelles et de déplaire au Prince, comme (sauf miracle) il devrait le confirmer le 5 août 2021 (le fils, Victor Fabius, de son président, Laurent Fabius, est directeur associé chez McKinsey, qui conseille Macron pour sa stratégie vaccinale...).

 

 

LE CONTRÔLE DES MÉDIAS MAINSTREAM

 

Il y a le contrôle des médias mainstream, qui, certes, sont serviables à merci depuis l'avènement du Prince, qui se prend pour le petit père du peuple:

 

. Ils minimisent ce qui pourrait déplaire au Prince (par exemple, les effets indésirables des thérapies géniques, pourtant recensés en partie par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) et qui ne sont pas anodins) ou le nombre de manifestants opposés aux dispositions liberticides de l'État (ce qui ne trompe que ceux qui les croient naïvement et qui ne s'informent pas autrement);

 

- Ils affirment, comme un mantra, et sans démonstration que le vaccin est la seule solution pour sortir de la crise sanitaire, et balaient d'un revers de main la solution des traitements, en dépit du nombre toujours plus grand d'études qui montrent leur efficacité et mettent à mal leur interdiction ou leur dénigrement;

 

- Ils tiennent des propos alarmistes, pour faire peur et assujettir les gens: pour eux et le pouvoir qu'ils servent le variant Delta aura été une divine surprise;

 

. Ils amplifient ce qui pourrait nuire aux opposants à Macron (par exemple, les incidents qui se sont produits lors des manifestations pour la liberté des trois derniers samedis);

 

. Ils soulignent que pouvoir manifester dans la rue est la preuve que, non, le macronisme, ce n'est pas une dictature, en vertu du sophisme:

 

En démocratie, on peut manifester; une démocratie n'est pas une dictature (sauf qu'une majorité peut être despotique, comme l'a montré Tocqueville); donc, en dictature, on ne peut pas manifester. C.Q.F.D.

 

 

APRÈS LA CAROTTE, LE BÂTON

 

Enfin Emmanuel Macron et son Conseil de défense sanitaire n'exercent pas le pouvoir de façon autoritaire. Certes, ils préfèrent convaincre que réprimer, mais, quand il le faut, ils savent s'attaquer aux porte-monnaies, interdire et employer le bâton après la carotte:

 

Soyez rassurés, braves gens, Macron et son Conseil de défense, ce n'est pas une dictature. Comme jadis le disait le slogan de Canada Dry, certes cela a la couleur de la dictature, mais ce n'est pas une dictature...

 

Francis Richard

 

Fait à Lausanne, le 1er août 2021, jour de la Fête nationale de la Suisse, qui s'est dotée de véritables contre-pouvoirs.

 

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 19:55
La divine surprise du variant Delta

L'apparition du variant dit Delta se traduit [...] en effet par une augmentation des contaminations dans le monde. Parce que ce variant est trois fois plus contagieux que la première souche, il s'engouffre dans tous les espaces non couverts par la vaccination.

[...]

Nous avons pour faire face à cette nouvelle donne un atout-maître, qui change tout par rapport aux vagues précédentes: le vaccin.

 

La dernière épidémie de SARS-CoV-2 s'essoufflait. La vaccination marquait le pas. Heureusement un nouveau variant vint. Celui-ci, surnommé Delta, fut pour un pouvoir déconsidéré une divine surprise.

 

On allait pouvoir remettre en marche la machine à réprimer et à fouler au pied les libertés individuelles, et faire peur pour affirmer un pouvoir chancelant, sauf, bizarrement, dans les sondages...

 

Cela a marché - c'est la seule chose qui est en marche dans ce quinquennat - puisque des millions de gens apeurés se sont précipités sur le site Doctolib pour prendre rendez-vous afin de se faire vacciner.

 

 

LE DOUBLE LANGAGE

 

En rendant le vaccin obligatoire pour les soignants au lieu de le leur recommander, Emmanuel Macron a voulu faire preuve d'une autorité perdue en brandissant le bâton, l'arme des faibles, qui contraignent à défaut de savoir convaincre.

 

En prétendant faire le choix de la confiance et en même temps annoncer des contrôles et des sanctions, et l'extension du pass sanitaire (aux lieux de loisirs et de culture dès le 21 juillet, aux cafés, aux restaurants, aux centres commerciaux, aux hôpitaux, aux maisons de retraites et dans les moyens de transports publics dès début août), celui qui se prend pour Jupiter tonnant a dit tout et son contraire, comme d'habitude, mais cette fois à seulement quelques minutes d'intervalle.

 

(Je ne suis pas anti-vaccin. La preuve en est que, dans quelques jours, je reçois ma deuxième injection. Mais c'est un choix personnel, dicté par le fait que je suis un patient à risques multiples...)

 

 

LA VACCINATION N'EST PAS LA PANACÉE NI LE SEUL REMÈDE

 

Il faut rappeler que la vaccination n'est pas la panacée et qu'il faut se méfier des annonces publicitaires faites par leurs fabricants. Les vaccins à ARN messager sont en effet moins efficaces qu'ils ne le prétendent pour se protéger et protéger les autres. Et cela commence à se savoir.

 

Alors que le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française, curieusement il ne s'applique pas dans ce cas précis. S'agissant de techniques nouvelles, il y a pourtant une grande incertitude sur leurs effets à moyen et à long terme.

 

(Dans mon cas personnel, ces horizons ne sont de toute façon plus ma préoccupation...)

 

 

LES TRAITEMENTS

 

Il faut rappeler qu'il existe des traitements1. Aucun d'entre eux n'est la panacée non plus mais, administrés précocement, ce qui suppose de faire quelque chose des tests, ils ne sont pas moins efficaces que les vaccins actuellement utilisés.

 

(Devant l'Histoire, en les interdisant, Macron a pris une grave responsabilité qu'il devra assumer un jour, d'une manière ou d'une autre.)

 

Si la France de Macron, comme d'autres pays, avait choisi la voie du bon sens qui, en temps d'épidémie, consiste à protéger, à tester, à isoler les seuls malades et à les traiter, il n'y aurait pas eu besoin de confiner tout le monde et de détruire massivement l'économie.

 

Ce n'est donc pas le coronavirus qui a mis à mal la vie des gens, avec des conséquences graves à moyen et à long terme, ce sont les gouvernants des pays riches qui se sont copiés les uns les autres et qui se sont entendus lamentablement pour détruire leurs sociétés.

 

 

LA LEVÉE DES RESTRICTIONS AU ROYAUME-UNI ET EN SUISSE

 

Le variant Delta, s'il semble plus contagieux, est encore moins létal. C'est sans doute pourquoi d'autres pays, comme le Royaume-Uni, à partir du 19 juillet, ou la Suisse, depuis le 26 juin, à rebours de la France, lèvent peu à peu leurs restrictions.

 

Il y a peut-être à cela une autre raison. Leurs dirigeants sont plus à l'écoute de leurs populations que ne l'est le brutal et auto-satisfait président français:

- Boris Johnson n'a pas dû être insensible à la manifestation monstre qui a eu lieu dans les rues de Londres le 26 juin.

- Le Conseil fédéral sait que le dernier référendum facultatif lancé contre la loi Covid a obtenu un nombre record de signatures dans le délai imparti: 187433 ont été récoltées et reçues le 8 juillet (50000 étaient nécessaires).

 

À propos de la Suisse, déjà le 13 juin, le premier référendum contre la loi Covid-19, élaborée en septembre 2020, avait certes été rejeté par 60,21% des voix mais tous les partis s'étaient prononcés pour ce rejet...

 

Cette fois les comités référendaires s'opposent notamment au fait que:

- la loi discrimine les non-vaccinés;

- la loi crée de fait les bases d'un traçage électronique complet, synonyme de surveillance généralisée et permanente;

- le Conseil fédéral ait de nouveaux pleins pouvoirs parce qu'il s'est inspiré depuis plus d'une année des mauvaises décisions émanant de l'étranger.

 

 Francis Richard

 

1 - Dans mon entourage familial proche, deux personnes à risque, dont l'une de 95 ans, ont été soignées à l'azithromycine seule et ont été guéries, sans passer par la case hôpital.

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 09:00
Emmanuel Macron en petit père du peuple de France

Le 2 juin 2021, 21h32, Emmanuel Macron, a publié un tweet impératif avec cette image de la France des terroirs, qu'il faut appeler désormais, c'est selon, la France des territoires ou la France périphérique.

 

À cette France d'en bas, vue de Paris, il ne s'intéresse curieusement que lorsqu'elle arbore des gilets jaunes ou quand des élections sont en vue, les régionales cachant à peine les autres, les présidentielles.

 

Il se prend pour le petit père du peuple de France et le virus couronné aura été une formidable opportunité pour lui de considérer les Français comme ses enfants, peut-être parce qu'il n'en a pas eus lui-même.

 

Ce jacobin incohérent se complaît dans ce rôle. Grâce à la pandémie, il mérite de plus en plus la distinction de Young Global Leader que lui a décernée en 2016 Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos.

 

Depuis, Emmanuel Macron fait partie de l'élite, c'est-à-dire de ces quelques-uns qui se croient amenés à diriger le monde et à dicter ce qu'ils doivent faire à ceux qui n'en sont pas et qu'il convient de mettre au pas.

 

Sans qu'il y ait de raisons objectives, tantôt il confine les Français, tantôt il les déconfine. Tantôt il leur dit de ne pas porter le masque, tantôt de le porter. Tantôt il leur dit de rester chez eux, tantôt de prendre l'air.

 

Toujours plus il se mêle de leur vie privée. Il décide de ce qui est essentiel pour eux ou ne l'est pas, de leurs allées et venues, de leur travail à distance ou pas, quand ils doivent rentrer chez eux, à 18h, à 19h ou à 21h.

 

Après avoir fait tout ce qu'il fallait pour détruire le tourisme, en limitant leurs déplacements, en fermant leurs restaurants, en leur interdisant des activités, il voudrait que ce champ de ruines soit leur destination.

 

Comme tous les autocrates, il prend ses décisions selon son bon plaisir, sans souci des conséquences. L'important n'est pas que ses décisions soient justes, mais qu'elles soient prises et que les gens obéissent.

 

Manier la carotte et le bâton semble bien porter ses fruits. Car, après avoir reçu beaucoup de coups de bâton, à la moindre carotte qui leur est tendue, nombre de Français, soulagés, lui sont tout reconnaissants.

 

Ce qui veut dire qu'Emmanuel Macron aura réussi à infantiliser ce certain nombre d'entre eux et qu'il sera parvenu à devenir pour ceux-là le petit père, un père tantôt fouettard et tantôt agitant des hochets.

 

Quand ces Français se rendront compte qu'ils ont été enfumés, que l'argent dépensé à tout-va pour les endormir n'est pas gratuit et que les lendemains ne chanteront pas, ils... tueront le père, comme dirait Freud.

 

Francis Richard

 

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 18:25
Les élections régionales ne passionnent guère les Français

Les élections régionales, initialement prévues en mars 2021, ont été reportées en juin 2021 en vertu de la Loi n° 2021-191 du 22 février 2021, et auront lieu en principe les 13 et 20 de ce mois-là.

 

Si elles ont bien lieu à ces dates, elles ne passionnent de toute façon pas les Français parce que la régionalisation n'est en réalité qu'une déconcentration administrative de l'État, ne le faisant pas maigrir, bien au contraire.

 

L'État français est jacobin et entend le rester, c'est-à-dire qu'il est et sera bureaucratique, technocratique et centralisé. C'est pourquoi il est le problème et non pas la solution.

 

Bien sûr les 18 régions ont quelques pouvoirs, notamment en matière:

- de développement économique,

- d'aménagement du territoire,

- de transports non urbains,

- de gestion des lycées,

- de formation professionnelle.

 

C'est-à-dire dans des domaines où une entité privée, quand il lui est permis d'agir, fait de toute façon mieux qu'une entité publique, même si les Français dans leur ensemble ont été formatés pour croire le contraire.

 

Les régions ne sont pas de véritables corps intermédiaires jouissant d'une autonomie dans les domaines qui comptent aux yeux des Français selon un sondage Viavoice publié par Libération:

- la sécurité,

- la santé,

- les impôts et taxes,

- le pouvoir d'achat.

 

Car, dans ces domaines, c'est Paris qui décide, c'est Paris qui impose, même si, pour la forme, les préfets de région consultent, avant de répercuter parfois sans ménagement la voix de leur maître.

 

Se pose d'ailleurs la question de savoir si la santé et le pouvoir d'achat sont bien du ressort d'une quelconque autorité publique, tant d'un point de vue moral que de l'efficacité, qui vont immanquablement de pair.

 

Quoi qu'il en soit le but de ceux qui iront voter à ces élections ne sera pas d'élire des conseillers régionaux, qui font partie des quelque 618000 élus du pays, mais de sanctionner Macron et consorts.

 

En effet, d'après le même sondage Viavoice, le Rassemblement National aurait le vent en poupe pour récolter ces votes-sanction, qui ne servent à rien mais font du bien, de manière cependant coûteuse.

 

Si l'État français n'était pas jacobin, il n'assumerait que les tâches qui excédent les possibilités des régions. Les régions résoudraient elles-mêmes les problèmes de leurs ressortissants.

 

Dans ce cas-là les responsables directs d'impéritie et d'imprévoyance auraient un visage et un nom et les ressortissants sauraient leur montrer d'une manière ou d'une autre leur insatisfaction.

 

Ce n'est que dans le cas où une région ne pourrait pas s'acquitter d'une tâche qu'elle demanderait à l'État de l'aider, mais elle ne devrait pas oublier que le pouvoir resterait à l'individu et que son rôle à elle serait de ne pas le laisser seul face à l'État.

 

On peut rêver à cette subsidiarité qui délègue le pouvoir de l'individu du bas vers le haut, c'est-à-dire à une entité consentie et contrôlée par les individus, mais ce n'est pas demain la veille. Alors commençons d'en parler.

 

Francis Richard

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Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.

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