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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 22:55
COVID 19 - Une autre vision de l'épidémie, de Laurent Toubiana

Cet ouvrage a délibérément un statut à part. Ce n'est pas un ouvrage scientifique mais il relate des résultats scientifiques. Ce n'est pas un roman, il est bien ancré dans l'actualité avec des personnages réels. Il n'est pas spécialement autobiographique mais il est très personnel. Il évoque une autre vision d'une épidémie planétaire or, en l'occurrence, il s'agit de ma vision.

 

DÉFINITIONS DE L'OMS

 

Qu'est-ce qu'une épidémie?

 

Une épidémie est une maladie acquise par un nombre relativement élevé de personnes dans une région donnée dans un intervalle de temps relativement court.

 

Qu'est-ce que la santé?

 

La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en absence de maladie ou d'infirmité.

 

L'ÉPIDÉMIOLOGIE

 

L'épidémiologie ne se limite pas à l'étude des maladies infectieuses comme l'actuelle épidémie de Covid, mais elle aborde tous les types de désordres de santé: maladies rares, chroniques, comportementales, environnementales, etc.

Elle couvre de nombreux aspects méthodologiques ainsi que les moyens de traitement de l'information pour en déduire des connaissances sur les déterminants de santé qui eux-mêmes servent de fondement à l'aide à la décision sanitaire ou à la prévention.

[...]

On appelle donc "épidémiologiste", un chercheur dont l'activité se situe dans ce champ et ayant produit des travaux évalués par ses pairs dans ce domaine.

 

Laurent Toubiana est épidémiologiste. Après avoir travaillé à partir de 1992, directement, puis indirectement pour l'INSERM, Institut national de la santé et de la recherche médicale, en 2014, il crée l'IRSAN , Institut de Recherche pour la valorisation des données de santé, qu'il dirige depuis lors.

 

LA LOI DU CATASTROPHISME

 

Dans le cas de l'épidémie de Covid, Laurent Toubiana constate que la durée d'incubation est courte (3 à 8 jours) et qu'il faut  trois mois pour qu'il y ait les premiers morts, c'est-à-dire au moment où elle est en phase exponentielle:

 

Il y avait de très nombreux contaminés et proportionnellement peu de morts donc l'épidémie était peu grave.

 

C'est pourquoi il dit que les mesures prises en France (et ailleurs) ont été disproportionnées, mais qu'elles ont été acceptées en vertu de la loi du catastrophisme:

 

Il est très rare de reprocher à quelqu'un d'avoir prévu les pires situations. Si celles-ci n'adviennent pas, il est même courant de le féliciter de nous en avoir préservés en nous prévenant.

 

A contrario celui qui rassure est inaudible... Laurent Toubiana n'a pas été écouté quand, le 11 mars 2020, il a, par comparaison avec les données de l'épidémie en Chine et des épidémies de même nature, annoncé que l'épidémie de Covid devrait atteindre un pic fin mars et se terminer fin avril. C'est pourtant ce qui s'est produit...

 

LA SIDÉRATION (PRINTEMPS 2020)

 

Pour faire accepter les mesures prises, il fallait sidérer la population. Au lieu d'indiquer, tous les huit jours, l'incidence des malades en ville à l'hôpital pour 100 000 habitants, qui permet de suivre la dynamique de l'épidémie, le moyen utilisé a été de donner des chiffres cumulés, quotidiennement, le meilleur moyen pour susciter l'anxiété.

 

Si, à ce moment-là, une comparaison avait été faite avec les épisodes de grippe entre 2014 et 2020, la panique aurait été évitée parce que le taux d'incidence moyen de ces épisodes était de 4 fois celui du pic de mars 2020. 

 

Mais c'est la théorie du confinement, mesure extravagante, qui a auto-validé en définitive la prétendue dangerosité de l'épidémie:

 

Dans l'esprit de chacun, s'il était possible de mettre en place une telle mesure, c'est forcément que l'épidémie était grave.

 

Or un pays n'a pas confiné, la Suède. Force est de constater que le bilan de l'épidémie y est équivalent à celui de la France, malgré la mauvaise gestion des établissements équivalents aux EHPAD français:

 

En aucun cas nous n'observons un effet du confinement sur la dynamique de la croissance épidémique. Dans les deux cas, confinement ou pas, l'atteinte du maximum donc l'arrêt de la croissance épidémique est semblable.

 

La comparaison des indicateurs principaux (nombre d'habitants, nombre de cas confirmés, nombre de décès, taux d'incidence, mortalité) entre la Suède et le Québec, du 24 février 2020 et le 24 février 2021) le confirme.

 

LA TERREUR (DÈS L'ÉTÉ 2020)

 

Après la période de sidération est venue celle de la terreur. Les instruments en ont été:

 

- L'obligation du port du masque chirurgical, qui protège le patient de son chirurgien mais ne protège pas celui-ci1:

 

Il a été le marqueur visible de la permanence d'un danger invisible.

 

- La théorie de la vague, qui consiste à relancer régulièrement le concept de vagues censées nous submerger

 

Le concept de vague [en lien avec la théorie du confinement, qui a été invalidée par les faits] a été recyclé à l'occasion de la généralisation des tests qui ont généré artificiellement les fameuses vagues.

 

Les inventeurs de ce concept de vague sont le chef des catastrophistes français Antoine Flahaut et les modélisateurs tels que Neil Ferguson.

 

(pour faire encore plus peur d'aucuns ont employé les termes de tsunami ou de montée des eaux)

 

S'il n'y a pas eu de vagues successives de Covid, il y a eu des épidémies successives, comme dans le cas des grippes ou des gastro-entérites: rien à voir donc avec le confinement.

 

- Le dévoiement des tests: ils n'ont pas été utilisés pour confirmer un diagnostic, mais comme marqueur de la circulation du virus, accessibles à tous, malades ou non:

 

Au début de l'épidémie, ce que nous appelions un "cas", c'étaient les personnes hospitalisées pour une forme grave, ou ceux qui correspondaient au tableau clinique du Covid et qui étaient confirmés par la suite par un test PCR (lorsqu'ils ont été disponibles).

[...]

Quand les tests ont été disponibles et utilisés massivement en population générale, alors la notion de "cas" a été exclusivement celle donnée par un test positif indépendamment de la forme clinique de la maladie.

 

Autrement dit, on a mélangé patients hospitalisés avec personnes peu symptomatiques, voire asymptomatiques... qui, elles, représentaient la majorité des tests positifs. Ce nouvel indicateur a permis de perpétuer la terreur...

 

PENDANT CE TEMPS-LÀ

 

Pendant cette période de terreur, qui coïncide avec l'introduction massive des tests RT-PCR:

 

- Comme chaque année et comme à chaque phase épidémique, des hôpitaux ont débordé de patients, mais quelques services seulement ont été saturés contrairement à ce que prétendait le matraquage médiatique.

 

- Ce ne sont pas aux cas Covid qu'il faut imputer cette saturation, comme l' analyse de l'activité hospitalière en 2020 de l'ATIH (Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation) l'a montré.

 

- L'activité hospitalière a été plus faible en 2020 que précédemment (le recul est de plus de 10%):

 

C'est autant de personnes qui n'ont pas été prises en charge et soignées.

 

- La mortalité en 2020 a été surestimée parce qu'il n'a pas été tenu compte de l'évolution de la population, c'est-à-dire de son vieillissement et de sa morbidité générale. En réalité:

 

Le passage de l'épidémie de Covid aura causé en 2020 une augmentation de 3,72% par rapport à l'attendu pour la classe d'âge supérieure à 65 ans mais absolument aucune augmentation (voire une baisse) pour la classe d'âge des moins de 65 ans qui représente plus de 80% de la population.

 

- La vaccination de 90% de la population n'a pas rempli sa fonction:

 

Les "vaccins" Covid ne confèrent pas d'immunité contre l'infection et n'empêchent pas de transmettre la maladie.

[...]

Rendre la "vaccination" obligatoire au motif qu'un virus circule tient [...] de l'irrationnel, de la pensée magique, d'une idéologie sanitaire non éloignée de l'hygiénisme.

 

- Le pass sanitaire, devenu pass vaccinal, est une quasi-obligation [...] de se faire injecter un produit appelé "vaccin" pour bénéficier de droits fondamentaux comme par exemple, celui d'aller et venir sans contrôles. 

 

- Les médias ont, pour la plupart d'entre eux, répercuté la communication officielle sans esprit critique et sont allés plus loin:

 

[Ils] ont détruit systématiquement toute voix différente des messages de [celle-ci], discréditant toute idée divergente, toute interrogation sans pour autant apporter des preuves autres que des affirmations.

 

EN CONCLUSION

 

Il est difficile de mesurer les impacts d'une "mesure". En revanche les dommages sociaux, économiques et autres pour la santé publique sont plus mortels que le "virus". La confusion, la crainte et la sidération, ont permis de faire subir à une immense partie de l'humanité des contraintes inacceptables au seul motif qu'elle était en danger de mort imminente. Cette vision naïve du volontarisme sanitaire s'est soldée par un fiasco gigantesque. Ces mesures ont eu un coût faramineux au regard de la réalité du danger. Un coût économique évident mais aussi un coût social et sanitaire dépassant de très loin la dangerosité du mal lui-même. L'analyse des faits montre le décalage insoutenable entre la réalité du danger et la privation de libertés opérée par les autorités sanitaires sur les populations aux motifs de les protéger.

 

Francis Richard

 

1 - Le masque FFP2, au contraire du masque chirurgical, est bidirectionnel.

 

COVID 19 - Une autre vision de l'épidémie, Laurent Toubiana, 274 pages, L'Artilleur

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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