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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 20:00
Prototype de cette élite complètement déconnectée du peuple, Joëlle Kuntz, dans Le Temps de ce jour, écrit un édito proprement scandaleux (ici), où éclate toute l'arrogance de quelqu'un qui se prétend au-dessus des autres et cherche à les culpabiliser. Cette donneuse de leçons écrit notamment :

"La démocratie directe a été conçue comme contre-pouvoir populaire aux pouvoirs délégués des élus et de l'Etat. Il n'a jamais été question d'en faire une poubelle à émotions, où le premier venu, muni d'un peu d'argent, d'un peu de talent ou d'un peu de roublardise peut appeler le peuple à se lâcher" [c'est votre serviteur qui souligne l'expression injurieuse, et scandaleuse].

Les 57,5% des électeurs suisses, qui ont approuvé l'initiative populaire demandant l'interdiction de nouveaux minarets, apprécieront que l'urne démocratique et directe dans laquelle ils ont délibérément et calmement déposé leurs bulletins de vote soit considérée par la plumitive du Temps comme "une poubelle" où ils se seraient "lâchés", et que l'UDC, qui est le premier parti de Suisse, avec près de 30% des suffrages aux dernières élections fédérales, soit considéré par la donzelle comme "le premier venu" [la photo ci-dessus provient du site Dreamstime ici].

La Suisse a un instrument démocratique, que les autres pays du même métal n'ont pas, et que leurs peuples lui envient, la démocratie directe. Le Dictionnaire Historique de la Suisse (ici) précise que l'initiative populaire, qui est ici un des droits populaires, constitue, avec le référendum populaire, le noyau de la démocratie directe helvétique:

"Comme dans le cas du référendum populaire , il s'agit d'abord d'un instrument d'opposition, contre une majorité politique et des autorités dont on se méfie. Mais le référendum tend à maintenir le statu quo, alors que l'initiative vise à introduire un changement, dans la Constitution, sur le plan législatif ou dans un domaine relevant de la compétence d'une autorité élue." [c'est encore votre serviteur qui souligne les mots importants].

Dans mon article d'hier (icij'ai insisté sur le fait que justement l'UDC et ceux qui ont voté pour son initiative, lancée conjointement avec l'UDF, représentant en quelque sorte le pays réel, s'étaient prononcés contre toutes les élites du pays légal, dont ils se méfiaient au point de ressentir qu'elles les trahissaient, c'est-à-dire qu'elles ne défendaient pas leurs valeurs, face à une toujours possible islamisation du pays.

Avant le vote, je n'étais pas sûr que l'interdiction de la construction de nouveaux minarets fût la bonne réponse à cette méfiance à la fois à l'égard des élites suisses, qui se montrent veules dès qu'un obstacle surgit, et des musulmans de Suisse, qui ne condamnent jamais clairement les exactions de leurs coreligionnaires radicaux. Mais je suis sûr maintenant qu'en s'attaquant à ce symbole de domination, qu'apparaît le minaret, les initiants ont touché l'endroit sensible qui permet de démasquer les musulmans véritablement radicaux.

Joëlle Kuntz demande à la fin de son édito aux sages, vraisemblablement aux membres du Conseil fédéral, d'avoir le courage d'utiliser les moyens institutionnels à leur disposition pour "endiguer [les] dérapages" tels que le vote de dimanche dernier. En résumé sous prétexte de protéger la démocratie, elle demande que la parole ne soit plus donnée au peuple sur des sujets de société où il déraperait, c'est-à-dire ne voterait pas comme elle. Autrement dit : quand le peuple vote mal, il faut le faire taire.

Dans ce contexte j'ai été heureusement surpris par le ton de l'édito de ce jour de Nicolas Verdan dans 24 Heures (ici)

"Il n’y a pas de honte à être «contre». Contre l’initiative sur les minarets, ou contre les minarets, à chacun son opinion. C’est même, en Suisse, un droit de pouvoir l’exprimer.


Et pourtant, chez les perdants de dimanche, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Déçus, c’est aussi un droit, fâchés, c’est tout naturel, outrés, on comprend, certains considèrent le résultat des urnes comme une atteinte à la démocratie. Là, ils ont tort. Au nom des «pour», «pour la tolérance», «pour l’ouverture», «pour l’intégration des étrangers», quelques chantres de la démocratie directe vont jusqu’à demander aujourd’hui l’arbitrage étranger. Quitte à soulever les urnes dépouillées pour les reverser sur la table des juges à Strasbourg.


Quelle que soit l’amertume ou le sentiment d’injustice éprouvés au lendemain du vote, aucune valeur supérieure du «bien» n’autorise quiconque à remettre en question la vox populi. En âme et conscience, de nombreux Suisses ont voté. Et personne n’a le droit, ici ou ailleurs, de prétendre qu’ils se sont trompés." [c'est votre serviteur qui persiste à souligner].

Cette attitude anti-démocratique des perdants apporte de l'eau au moulin de l'UDC qui, dans un communiqué publié hier, disait (ici) sous la signature de son secrétaire général, Martin Baltisser :

"Au lieu d'accepter tout simplement la décision du peuple, on brandit la menace du droit international public. On ose affirmer que le dernier mot n'appartient pas au peuple, mais au Tribunal fédéral, voire à la Cour européenne de justice. Avancer de pareils arguments, c'est manifester une conception lamentable de la démocratie et mépriser ouvertement les droits populaires".

Aussi bien les déclarations de la Haut-Commissaire de l'ONU (ici), où siègent surtout des dictatures, que celles de pays respectueux des droits de l'homme et de la liberté religieuse tels que la Turquie, l'Iran (ici) ou la Jordanie, ne devraient pas intimider les sages du Conseil fédéral, qui devraient défendre la démocratie modèle de ce pays. Mais vu leurs reculades de l'année écoulée, cela semble beaucoup leur demander.

Avant-hier Philippe Barraud sur Commentaires.com écrivait (
ici):

"Nous avons la chance, mais peut-être plus pour très longtemps, de bénéficier de droits populaires très étendus. On aurait tort de croire qu'ils sont là pour l'éternité. Plus les Suisses votent contre la classe politico-médiatique, plus les manoeuvres pour les faire taire vont se multiplier".

Il faut espérer que Philippe Barraud se trompe et que Joëlle Kuntz n'ait pas raison.  


Francis Richard

Nous en sommes au

500e jour de privation de liberté pour Max Göldi et Rachid Hamdani, les deux otages suisses en Libye

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commentaires

seb 13/12/2009 01:52


J'ai un peu discuter avec un ami qui connait le droit constitutionnel. Voilà ce qu'il m'a dit :

1.Avant de pouvoir saisir les juges européens, il faut que les plaignants usent de tous les recours nationaux. La seule "réponse" possible des juges ne pourra être que "nous sommes incompétents".
En effet, il n'appartient pas aux juges de réviser la Constitution. Seul le Souverain et ses représentants sont en droit de le faire...Et lesdits représentants n'ont pas le droit de poser des
limites à la souveraineté de celui qu'il représente.

2. Pour saisir le Conseil Fédéral, il faudrait que l'on puisse contester l'expression souveraine. Or...Si celle ci est contestable, pour des motifs politiques - vote pas politiquement correct -
alors l'élection, qui est aussi un procédé démocratique, et souverain, pourra être remise en cause. Adieu immunité parlementaire ! Pas sur que les élus suivent...

3. Les minarets ne remettent pas en cause la liberté religieuse...Au sens où la liberté religieuse consiste à ne pas empêcher quelqu'un de vivre spirituellement. A ce titre, même l'absence d'un
"lieu de culte" ne remettrait pas en cause la possibilité de vivre sa foi. Tant qu'on interdit pas, par ex, à un chrétien de mettre un crucifix, voire de mettre chez lui une mini église, idem pour
le musulman, le bouddhiste, et autre...Pas de problème.

Invoquer la primauté du droit international poserait aussi un sacré problème. Parce que sur le plan international...L'Alsace Lorraine appartienne à l'Allemagne ! Si la France a été à la table des
négociations en 1944, elle a signé l'armistice en 1940. Et l'Alsace et la Lorraine sont dès lors restées allemandes sur le plan international ! Je vois déjà le sympathique "effet boule de neige".
Surtout si des Allemands saisissent la dite cour pour discrimination en République Tchèque, et font annuler, à ce titre, les décrets BENES...Ceux là même qui ont soulevé les dernières réticences
d'un certain Klaus...Qui pourrait bien, de ce fait, invalider sa signature !

J'imagine déjà la scène :
-la CEDH estime discriminant le fait d'interdire les minarets
-la CEDH estime non discriminant des décrets BENES qui imposent une ethnisation du territoire tchèque !

Comment se décrédibiliser en deux secondes !

2.


Francis Richard 13/12/2009 06:59


Remarques très intéressantes, auxquelles j'en ajouterai une autre.

Le 3 décembre 2009, Adrien de Riedmatten reprenait la plume, une fois, sur le site du BAF, auquel j'ai collaboré pendant près de trois ans, et qui s'est arrêté le 31 décembre 2007.

Historien, devenu juriste depuis, ADR a intitulé son article : CEDH: Dernier recours contre la démocratie ?
http://www.bafweb.com/2009/12/03/cedh-dernier-recours-contre-la-democratie/

Dans cet article il écrit, je cite :

Nous "nous contenterons de présenter ces fameux articles de la CEDH que l’élite mondiale, et quelques collabos locaux, nous
jettent si volontiers à la figure comme Brennus son épée dans la balance des vaincus, tels qu’ils ont été ratifiés, en 1974, par la Confédération helvétique:

Tout d’abord, ô surprise et ô joie, l’article même censé défendre la liberté religieuse est ouvertement discriminatoire envers l’islam, qui se trouve être la seule
des grandes religions internationales à punir l’apostasie ou la perte de foi; on vous le met tel quel :



“Article 9 CEDH - Liberté de pensée, de conscience et de religion


1 Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou
de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction  individuellement  ou collectivement, en public ou en privé, par le
culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites“.



Une discrimination ad personam qui attend encore la condamnation de M. Auer et ses cortèges de minaretophiles outragés ayant “mal à leur
Suisse“.


A noter qu’il s’agit ici seulement de la déclaration européenne des droits de l’homme, les pays musulmans ont signé quant à eux une autre déclaration, la déclaration
islamique universelle des droits de l’homme qui dit pour sa part :



“Article 12
– Droit à la liberté de croyance, de pensée et de parole


a) Toute personne a le droit d’exprimer ses pensées et ses convictions dans la mesure où elle reste dans les limites prescrites par la
Loi. Par contre, personne n’a le droit de faire courir des mensonges ni de diffuser des nouvelles susceptibles
d’outrager la décence publique, ni de se livrer à la calomnie ou à la diffamation ni de nuire
à la réputation d’autres personnes“.



L’on a vu ce que des lois promulguées en Algérie ou en Arabie saoudite pouvaient produire en matière de persécution des religions autres que
l’islam, transformant l’assistance à la messe ou au culte réformé en compétitions de sports extrêmes, et comme si cela  ne suffisait pas, un simple soupçon de diffamation envers les dogmes
de la religion d’Etat permet de  fonder une accusation de trouble à l’ordre public. Poser la notion de ‘mensonge’ dans un texte légal, c’est poser celle de la définition d’une vérité… une
vérité islamique par la force des choses.


La lettre b du même article vient d’ailleurs rassurer quiconque aurait eu le moindre doute à ce sujet:



“b) La recherche de la connaissance et la quête de la vérité sont non seulement un droit mais un
devoir pour tout musulman“.



L’alinéa 2 de l’article 9 de la CEDH n’est en fait pas si éloigné de la lettre a) de l’article 12 que nous venons de lire qui dit ceci:



“2 La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la
loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la
morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui“.



Deux différences toutefois, ici, et ô combien fondamentales: quand l’article 9 alinéa 2 de la CEDH contraint les manifestations religieuses au respect de la loi,
l’article 12 de la déclaration islamique applique la même contrainte, non pas à la liberté de manifester mais bien à celle de s’exprimer, et donc de croire. Autre différence, la CEDH réduit le
spectre restrictif de la loi aux “mesures nécessaires dans une société démocratique”, passage qui fonde une responsabilité pour ladite démocratie de déterminer, par le processus qui la
caractérise, et qui reste complètement étranger à la déclaration islamique, les mesures propres à assurer l’ordre public et la protection des libertés de chacun, ce qui est précisément, à la
lettre et dans l’esprit, ce qu’a “commis” le peuple suisse, à son habitude respectueux du règlement dans le moindre détail et poussant même le vice jusqu’à chanter l’ “amour des
lois” dans les refrains de ses hymnes et
cantiques."



seb 03/12/2009 08:44


En France, l'express, puis le figaro, ont commis une "erreur". Ils ont fait un sondage sur le sujet : 80% sont avec les Suisses ! Pas pour l'establishement.

Résultat ? L'UMP, toujours prête
à l'opportunisme le plus crasse, se dit maintenant "inquiète" par les minarets. Sans proposer, cependant, un référendum. Il suffit d'écouter Kouchner pour voir le mépris de ces gens. Pour lui,
c'est limite un vote fasciste !

Partout en Europe, les citoyens interrogés (par sondage) ont répondu qu'ils étaient contre les minarets, et peu d'accord pour la présence de mosquées sur leur territoire.

Concernant le droit international : ils
ne peuvent rien faire. C'est du bluff. En effet, les minarets ne constituent pas, en tant que tel, un symbole de la foi musulmane (Mahomet, par ex, était contre)

Invoquer une quelconque discrimination ou intolérance n'a donc pas de sens.

Je ne sais pas si c'est le cas en Suisse, mais en France, on ne peut pas peindre sa maison comme on le souhaite. Il faut que celle ci s'harmonise avec le paysage, et les autres maisons.

Si l'on peut imposer une telle chose à un particulier, en ce qui concerne sa propriété, on ne voit pas pourquoi il serait scandaleux, discriminant, intolérant, d'exiger semblable chose pour les
lieux religieux. Dès lors qu'on n'interdit pas aux gens de vivre leur foi, et qu'on leur permet de la vivre via un édifice religieux, construit à leur frais, on ne peut invoquer le droit
international.

D'autant que les Suisses ont parfaitement le droit de remettre en cause des traités qui les engagent. La France l'a bien fait, et à de nombreuses reprises ! Le plus célèbre moment de la fin des
engagements internationaux de la France, étant bien sur celui de la Révolution française.

En un seul jour, les princes allemands et l'église catholique ont perdu leur "terre" en France ! Loi du 4 août 1789 oblige !

Si la Suisse est mise en procès pour discrimination, par l'ONU, je crois qu'on va s'amuser. Car nombre des membres de l'ONU...Sont en contradiction avec la liberté de cultes !


Francis Richard 03/12/2009 12:36


Ici il n'y a pas davantage de liberté de construire, d'où, dans certaines régions, une pénurie de logements.

Ces difficultés à construire sont même un argument employé par des opposants à l'initiative. pour eux l'arsenal juridique était suffisant, mais à Wangen cela n'a pas suffi. Ils ne
voyaient pas que le problème n'était pas un simple problème immobilier...


Claude 02/12/2009 16:04


Tout d'abord je vous félicite d'oser aller à contre-courant du déluge de bien-pensance culpabilisante qui déferle sur le vilain peuple suisse. Il y a en effet de quoi se sentir vexé pour dire le
moins quand on se fait traiter de "frileux, de replié sur soi, d'émotif" et que sais-je encore.
Le politiquement correct a atteint une telle envergure qu'il nous mène tout droit à un système totalitaire. Il est interdit de penser autrement que la norme, donnée par les media et par les
politiques.
On nous demande de tolérer les minarets au nom de la liberté religieuse, dans le même on condamne les crucifix présents dans les écoles italiennes (et dans certaines écoles valaisannes) au nom de
cette même liberté religieuse. Comprenne qui pourra!
Je ne veux pas allonger ce mail mais il y aurait beaucoup à dire et je suis assez persuadée que les Suisses ont exprimé tout haut ce que beaucoup d'Européens pensent tout bas et nous disent entre
quat's yeux.
Bien à vous


Francis Richard 02/12/2009 17:40


Merci beaucoup pour votre message qui me touche vraiment.

Ce sont des messages tels que le vôtre qui m'encouragent à résister et à ne pas baisser les bras quand il s'agit de défendre les libertés.

Pour tenir bon, je pense aussi souvent à l'exemple que m'a donné mon grand-père maternel, héros de la résistance belge, auquel je ressemble de plus en plus selon mes proches. Ce qui est pour moi un
très grand compliment.

Bien à vous.  


MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS 02/12/2009 08:28


Il est évident que la Suisse est "INVITEE" à copier la dictature française. Laquelle a déjà fait taire le Peuple français depuis longtemps, au point que vous pouvez lire mon APPEL en conclusion au
diagnostique du "COUP d'ETAT PERMANENT" sur LEPILORI de Décembre. APPEL au REFERENDUM, justement pour changer de régime, vu que celui-ci nous trahit ouvertement ! J'attends les 100.000
signatures...


Francis Richard 02/12/2009 09:11


C'est pourquoi je m'inquiète des menaces que font peser certaines élites suisses sur la démocratie directe qui est un des fondements des libertés individuelles helvétiques.

Leur seule réponse est de faire descendre dans la rue, comme cela s'est fait hier à Lausanne et à Genève. Piètre réponse des "idiots utiles"...

Il est vraisemblable que le peuple français, s'il était consulté, voterait comme le peuple suisse.


Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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