Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:00
L'unanimité contre Radovan Karadzic ne me fait pas bonne impression, et le tribunal institué par le Conseil de sécurité de l'ONU, le TPIY, qui va vraisemblablement le juger, non plus. Le fait que son arrestation ait été considérée par Bruxelles comme un préalable au processus d'intégration de la Serbie à l'Union européenne encore moins.

Radovan Karadzic, sous l'influence du TPIY, est présenté de manière unanime comme l'un des plus grands criminels de guerre de la fin du XXème siècle, coupable de génocide, en particulier à Srebrenica, et de crimes contre l'humanité. Le diable en personne. Ce qu'il est probablement, mais pas sûrement. En tout cas c'est tout de même dire que Radovan Karadzic est jugé et condamné par avance et qu'il ne reste plus qu'à déterminer la peine. 

Pour bien le montrer, je prends un exemple, entre mille, tiré de l'Associated Press du 22 juillet 2008 et cité par le site serbe Orlovi.com ( ici ) : "La présidence serbe a annoncé lundi l’arrestation de Radovan Karadzic, chef politique des Serbes de Bosnie et artisan avec Slobodan Milosevic du "nettoyage ethnique" qui a fait 260.000 morts et 1,8 million de déplacés durant la guerre de Bosnie de 1992-95.".Quelle précision dans l'imprécision ! Je suis impressionné par l'exercice comptable journalistique...

Dans Le Tempsici ) du 23 juillet 2008 on peut lire un autre exemple : "La Suisse a salué l'arrestation de Radovan Karadzic, se félicitant de "l'action résolue des autorités de poursuite pénale serbes". Il s'agit d'"une victoire du droit et du principe selon lequel les crimes de guerre ne sauraient rester impunis", ont indiqué les services de Micheline Calmy-Rey". Drôle de victoire du droit qui se passe d'audiences pour condamner ! La "neutralité active" de la ministre helvétique des affaires étrangères consiste-t-elle à prendre parti, à caractériser des crimes par avance, et à hurler avec les loups ?   

Je regrette de dire que dans ces conditions je ne vois pas l'intérêt qu'il y a à extrader et traduire Radovan Karadzic devant le TPIY. En effet, de deux choses l'une : ou un tribunal est nécessaire pour établir la vérité, ou la vérité est établie par avance, et dans ce cas-là il n'y a pas besoin de tribunal. Si l'on admet qu'un tribunal est nécessaire pour établir la vérité, alors, tant que l'accusé n'est pas jugé, s'appellerait-il Karadzic ou Tartempion que ce serait la même chose, il est présumé innocent. Il est triste de devoir rappeler une telle évidence.

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, TPIY, que tout le monde reconnaît comme légitime, a été créé au bénéfice d'une entorse à la Charte des Nations Unies. Il aurait dû être créé à la suite d'un vote de l'Assemblée générale de l'ONU, or il l'a été par une décision du Conseil de sécurité de cette organisation. Ne pas respecter ses propres règles n'est jamais de bon augure, surtout quand on prétend incarner le droit... La suite a prouvé que le TPIY ne traitait pas de la même manière les Serbes d'un côté, et les Croates, ou les Bosniaques, de l'autre...

Enfin il est scandaleux que l'Union européenne, une fois de plus, dicte sa loi à un gouvernement d'un pays tiers. Cette ingérence n'est rien de moins que du chantage. Je me demande d'ailleurs ce qui est le plus scandaleux : ce comportement de l'UE ou l'absence de réaction des média devant ce comportement. Je croyais naïvement que le chantage était une activité criminelle, qu'il soit le fait d'une personne ou d'un groupe de personnes, d'un Etat ou d'un groupe d'Etats. Je croyais naïvement également qu'il ne fallait jamais céder au chantage...

Toutes ces considérations me conduisent à penser que les autorités serbes n'ont certes pas eu tort d'arrêter Radovan Karadjic, ne serait-ce que pour lui donner l'occasion de se défendre contre les accusations portées contre lui, et pour tenter d'établir la vérité, mais qu'elles auront tort de le transférer à La Haye devant un tribunal douteux de par sa naissance et de par ses prestations. Enfin ce n'est pas en cédant aux chantages de l'UE qu'elles ont le plus de chance de défendre au mieux les intérêts de leur pays.      
  
Sur le site serbe Orlovi.com, un article intitulé L'arrestation de Karadzic n'aidera pas la Serbie à adhérer à l'UE ( ici ) montre bien que de toute façon les Serbes ont du souci à se faire s'ils veulent vraiment intégrer l'UE, ce qui n'est peut-être pas pour eux souhaitable...

Francis Richard

Partager cet article

Repost0
7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 11:30

Il y a un peu plus de deux ans maintenant, le 25 juin 2006, un soldat israélien était enlevé par des Palestiniens à la faveur de l'attaque d'un poste militaire situé à la frontière sud d'Israël. Au cours de cette attaque, préméditée de longue date, deux soldats de Tsahal étaient tués et trois blessés, dont le soldat enlevé.

Cet otage détenu à Gaza s'appelle Gilad Shalit (photo ci-contre). Au  moment de son enlèvement il n'avait pas encore 20 ans.Vous avez entendu parler de lui à l'époque parce que son enlèvement a provoqué une forte réaction de la part d'Israël. Gilad Shalit n'ayant pas été relâché par ses ravisseurs, Israël a alors déclenché sur Gaza une opération militaire baptisée "Pluie d'été".

Gilad Shalit ne bénéficie pas des mêmes soutiens médiatiques et internationaux qu'Ingrid Betancourt. Pourtant son sort n'est pas sans similitude. Si Ingrid Betancourt est franco-colombienne, il est franco-israélien. Si elle a été enlevée par les terroristes des FARCS, il a été enlevé par des terroristes proches du Hamas. Il est devenu comme elle une monnaie d'échange. Le dernier signe qu'il est encore en vie remonte à plus d'un an. Il se passait des mois, voire des années, avant qu'on n'ait des nouvelles d'elle. Il est bien parti pour rester prisonnier, comme elle l'a été, pendant des années encore si les média ne bougent pas.

La grande différence toutefois entre Ingrid et Gilad est que Gilad est soldat - encore qu'Ingrid Betancourt se présente comme soldat de son pays, la Colombie - qu'il est juif, qui plus est israélien, ce qui, aujourd'hui, avec la renaissance de l'antisémistisme, sous couvert d'antisionisme, est rédhibitoire pour avoir la faveur des média. Alors ces derniers ne s'intéressent à lui qu'au moment de l'anniversaire de son enlèvement et s'empressent de passer à autre chose.

Une fois n'est pas coutume, je suis en accord avec la LICRA (ici). Dans un communiqué "la LICRA se félicite de la libération d’Ingrid Betancourt pour laquelle elle s’était mobilisée. La LICRA salue le courage et la détermination des dirigeants colombiens qui ont su résister aux pressions qui les incitaient à négocier avec des terroristes doublés de trafiquants de drogue." Je n'ai pas dit autre chose (voir mon article Ingrid Betancourt n'est pas ingrate ).

Le communiqué poursuit : " Le Président Sarkozy ayant évoqué ce fameux 2 juillet le cas du jeune Gilad Shalit enlevé lui aussi par une organisation terroriste, la LICRA espère que cette évocation verra, comme pour Ingrid Betancourt, la mobilisation des politiques de tous bords, et de ceux qui ont œuvré pour qu’Ingrid Betancourt ne soit pas oubliée. La LICRA souhaite que Gilad Shalit lui aussi ne soit pas oublié."

Un de mes fils a exactement l'âge de Gilad, à quelques mois près. Je ne peux donc que penser aux affres dans lesquelles se trouvent ses malheureux parents qui se battent comme ils peuvent pour obtenir sa libération. C'est une raison de plus pour que je m'associe de tout coeur au souhait de la LICRA et que je joigne à la sienne ma modeste voix.

Francis Richard

Partager cet article

Repost0
4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 11:30
Ingrid Betancourt n'est pas ingrate. En effet elle remercie Dieu en premier lieu (photo ci-contre) de l'avoir maintenue en vie. Elle remercie ensuite le président Uribe et l'armée colombienne de l'avoir délivrée et elle est fière de son pays. Elle remercie enfin tous ceux qui l'ont soutenue pendant sa captivité.

Elle est bien consciente qu'elle n'aurait jamais été libérée à la faveur de négociations. Compte tenu du retentissement international donné à sa détention, elle était devenue une monnaie d'échange inépuisable aux mains des criminels marxistes qui l'avaient kidnappée, et qui la traitaient comme aucun être vivant ne devrait être traité par des hommes dignes de ce nom.

Elle savait bien qu'elle ne pouvait être rendue à la liberté qu'à la faveur d'un coup de main militaire. Ce dont ses proches et ceux qui la soutenaient étaient parfaitement inconscients. Que n'a-t-on entendu dire sur le compte du président Uribe qui mettait sa vie en danger en combattant militairement ces malfrats ? Au contraire de ses détracteurs, il était aux commandes, et pleinement conscient du lourd poids des responsabilités qui pesaient sur ses épaules.

Le président Uribe a donc eu un sacré courage de donner l'ordre à  cette opération on ne peut plus risquée. Mais elle est bien dans la ligne de cet homme élu en 2002 parce que la voie des négociations avait échoué avec les FARC et qu'il s'était engagé à la réduire par la force, et réélu en 2006 parce qu'il avait mieux réussi dans cette lutte contre la guerilla que ses prédécesseurs.

Cette guerilla des FARC ne vit que d'extorsions de fonds, baptisées pudiquement impôt révolutionnaire, d'enlèvements contre rançon, et de trafics de drogues. Il s'agit donc de mafieux déguisés en révolutionnaires. Il semble incroyable que l'on puisse imaginer de traiter avec des gens pareils qui ne respectent pas la vie humaine et qui ne sont pas sans rappeler les criminels de l'ETA qui sévissent au Pays Basque espagnol.

Cela dit, l'histoire nous dira peut-être un jour si les négociations engagées parallèlement n'ont pas servi de diversion à cette opération réussie. Dans ce cas-là elles n'auront pas été inutiles. Il n'en demeure pas moins qu'il était naïf de penser qu'elles permettraient la délivrance d'Ingrid Betancourt et de ses compagnons politiques d'infortune.

A ce propos il reste des otages dans la jungle colombienne aux mains des FARC. Il y aurait plusieurs centaines de personnes détenues pour des raisons purement économiques et une trentaine pour des raisons politiques. Les média, des hommes politiques, des personnes qui ont soutenu Ingrid Betancourt, s'inquiètent de leur sort après l'évasion spectaculaire d'avant-hier. 

Tous ces bons apôtres ont raison de le faire. Mais il ne faut pas qu'ils oublient de dire que le sort des otages est entre les mains de ceux qui les ont privés de liberté, c'est-à-dire aux mains des FARC, et que les méfaits des criminels ne doivent jamais être imputés à ceux qui les combattent et défendent les libertés des autres.

Francis Richard

Partager cet article

Repost0
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:17

Les Coptes sont les premiers habitants de l’Egypte. Le mot copte vient d’ailleurs du mot grec aigyptos qui signifie égyptien. Il est le résultat de transformations sémantiques successives.

Quand, au VIIème siècle, les Arabes ont conquis et colonisé l’Egypte, les Coptes étaient tous chrétiens, mais, à la faveur de méthodes très persuasives, la plupart d’entre eux ont été convertis à la religion de leurs conquérants, c’est-à-dire à l’Islam.

La langue copte a pour origine les hiéroglyphes égyptiens. Sous l’occupation grecque l’alphabet grec a été adopté par les Coptes, moyennant quelques ajouts pour tenir compte de certaines prononciations propres à cette langue. Cette adaptation n’est pas sans rappeler celle de la langue vietnamienne quand des religieux catholiques à la fin du XIXème siècle l’ont transcrite dans l’alphabet latin. La langue copte, enseignée dans certaines universités, n’est plus guère utilisée que dans la liturgie de l’église orthodoxe d’Egypte.

Selon la tradition la christianisation de l’Egypte remonterait à Saint Marc et le passage de la Sainte Famille y aurait laisser des traces. Aujourd’hui le vocable copte, du moins en français, ne désigne plus d’ailleurs que ce qui se rapporte à l’église orthodoxe d’Egypte, à son chef, le patriarche d’Alexandrie, et à ses adeptes. Dans un pays musulman à 85%,  les Coptes représentent une forte minorité de 15%.

Depuis plusieurs années, les Coptes sont l’objet d’agressions de la part du reste de la population sous l’influence de l’Islam radical des Frères Musumans. Ces agressions ne suscitent que des entrefilets dans la grande presse européenne, la plupart du temps dans la rubrique étrangère des faits divers. Elles n’émeuvent pas les grandes consciences. Dans les dernières années cette indifférence a autorisé les agresseurs à s’enhardir toujours davantage.

Le 31 mai dernier le monastère copte d’Aboufana a été attaqué, à l’arme automatique, par une soixantaine d’individus qui ont blessé plusieurs moines, détruit des cellules, incendié des bâtiments, dont l’église, sans que la police ne lève le petit doigt. Les attaquants ont de plus enlevé trois moines qu’ils ont torturés.

Cette profanation est le crime le plus marquant d’une série d’agressions qui se sont produites entre le 26 mai et le 6 juin, puis le 20 juin. Ainsi lors de l’attaque d’une bijouterie au Caire quatre personnes ont-elles trouvé la mort. Ainsi lors de la collision d’une camionnette lancée contre un bus transportant des Coptes, douze d’entre eux sont-ils morts et neuf d’entre eux ont-ils été gravement blessés.

Tout dernièrement, le 20 juin, à la suite d’une méprise, des centaines habitants d’al-Nazia, à une centaine de kilomètres de la capitale, ont attaqué, et pillé, dans la soirée, des maisons et des commerces appartenant à des Coptes. Ils croyaient que les membres de la famille d’une Copte l’avaient séquestrée avec son enfant à la suite de sa conversion à l’Islam. Elle avait seulement, et justement, rendu visite à des membres de sa famille au Caire, dont elle est revenue au bout de trois jours.

Après tous ces méfaits, les associations coptes de France (ici) ont lancé « un appel à se rassembler afin de sensibiliser l’opinion publique française et internationale sur ces agissements incompatibles avec les droits de l’homme et le respect des droits des minorités ».

Une manifestation a donc eu lieu dimanche 22 juin après-midi à Paris. En avez-vous entendu parler ? Certainement pas. J’ai parcouru depuis deux jours toutes les dépêches et tous les grands journaux français et de Suisse romande. Pas une ligne.

Seul à ma connaissance, Yves Daoudal, le 23 juin, en a fait un compte-rendu sur son blog (ici), dont j’extrais ce passage : « Il y avait plus d’un millier de coptes, hier, à la manifestation parisienne organisée pour réclamer la fin des persécutions et l’égalité des droits. A ma connaissance (NDFR : à la mienne non plus), personne n’en a parlé ».

Yves Daoudal ajoute :  « Les coptes n’intéressent personne. Les chrétiens en pays d’islam sont des gêneurs. Ils sont les témoins, les preuves vivantes que l’islam n’est pas une religion de paix ni une doctrine de tolérance (NDFR : ces propos n'engagent que Daoudal). Alors on ne veut pas les voir. Ils n’existent pas ».

Ils existent pourtant. Mais qui se souvient d’eux ?

Francis Richard

Partager cet article

Repost0
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 19:41

Le président français Nicolas Sakorzy a fait adopter le traité de Lisbonne en France par la voie parlementaire. Avec cynisme il a reconnu  qu’il ne voulait surtout pas que la France donne à nouveau le mauvais exemple d’un refus par la voie référendaire comme elle l’a fait il y a trois ans. Il a même évoqué la possibilité d’un non britannique si le Royaume-Uni était alors tenté, à l’instar de la France, de décider l’adoption du traité par voie référendaire. Ce qui aurait été désastreux puisque l’unanimité est encore requise cette fois-ci pour l’adoption des institutions européennes.

 

Cette curieuse  conception de la démocratie devrait faire réfléchir en Suisse. Quand les peuples européens sont susceptibles de mal voter il ne faut surtout pas leur donner la parole. Les peuples ne sont pas souverains en Europe. Ils ne sont bons qu’à obéir à ceux qu’ils ont élus et qui, une fois élus, en font à leur guise. Rivarol disait que quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir… La Suisse, qui est probablement le pays le plus démocratique au monde, a donc bien fait de refuser de s’intégrer à cette Europe-là, qui se construit sans le consentement des peuples qui la composent, et qui n’aime pas la démocratie directe, bien trop dangereuse, parce qu’elle peut conduire au désaveu.

 

En votant à 53,4% contre le traité de Lisbonne, les Irlandais se sont fait les porte-parole des peuples européens à qui leurs dirigeants ont refusé de donner la parole. Tous les sondages effectués ces derniers mois à travers l’Europe montrent qu’entre 60 et 75% des citoyens des pays européens auraient souhaité s’exprimer par référendum sur ce traité et que le résultat aurait été aussi décevant pour les eurocrates que peut l’être aujourd’hui le résultat irlandais. Ce traité, comme la précédente Constitution européenne avortée, ne donne aux citoyens qu’un moyen de se faire entendre. Ils peuvent tout au plus prendre l’initiative populaire de demander, à l’occasion, à la Commission européenne qu’elle veuille bien dans sa grande bonté « présenter de nouvelles propositions » quand celles prises ne sont pas de leur goût.

 

Seuls à pouvoir s’exprimer dans les urnes, les Irlandais ont en fait dit oui aux libertés. Ils n’ont pas comme les Français refusé l’Europe de Lisbonne pour de mauvaises raisons, parce qu’elle serait par trop libérale. Car c’est un fait que, depuis le début, la construction européenne s’est faite sous le signe du dirigisme. Pendant une courte durée elle a certes penché en faveur du libre-échange, mais très vite les eurocrates non-élus y ont mis bon ordre et l’ont orientée vers une centralisation politique de plus en plus contraignante, oublieuse du principe de subsidiarité, prôné partout mais, dans les faits, appliqué à l’envers.

 

Le mouvement Libertas, qui est l’origine du succès du non en Irlande, donnait huit bonnes raisons de voter non à Lisbonne. Ces huit bonnes raisons tournent toutes autour des libertés et de la représentation de l’Irlande au sein de l’Union européenne. Ainsi Libertas s’indigne-t-il :

 

-         qu’avec Lisbonne le président du Conseil et le haut représentant pour les affaires étrangères de l’Europe soient nommés par le Conseil européen à la majorité qualifiée

-         que le poids électoral au sein du Conseil soit proportionnel à la population du pays (ce qui réduira encore l’influence de l’Irlande)

-         que le nombre des commissaires européens soit réduit de telle sorte que l’Irlande pourra ne pas être représentée pendant cinq ans d’affilée

-         que les décisions puissent être prises à la majorité qualifiée au lieu de l’unanimité dans plus de 60 domaines tels que l’immigration, le sport, la culture etc.

-         que la compétence exclusive soit donnée à Bruxelles pour le commerce international et les investissements directs étrangers

-         que la loi européenne devienne supérieure à la loi irlandaise

-         enfin que le traité puisse être modifié sans qu’un référendum puisse désormais être organisé.  

 

De l’abécédaire du site de l'ALEPS et de Génération libérale (ici), à l’article Europe, j'emprunte cette conclusion de bon sens: « L’harmonisation européenne se fera plus facilement par le bas, avec une communauté de vie et d’intérêt des Européens, que par le haut, par entente entre les Etats européens. L’Europe économique marchande a plus d’avenir que l’Europe politique à économie dirigée. Culture et économie sont sans doute des liens plus puissants que les arrangements constitutionnels et politiques »

 

Evidemment les idéologues eurocrates ne vont pas désarmer aussi facilement. Ils continueront donc obstinément à vouloir poursuivre le processus de ratification, qui n’a plus aucun sens. Cela s’appelle un déni de réalité.

 

Francis Richard

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
  • Contact

Profil

  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.

Références

Recherche

Pages

Liens