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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 20:25
Les Réprimés II, de Virginie Anselot

Dans le premier volume des Réprimés, Virginie Anselot annonçait son envoi, le 4 mai 2020, d'une protestation à la Cour de Justice de la République sous la forme d'une plainte en justice (qui figurait en annexe du livre) contre les ministres responsables de crimes et délits commis lors de leur gestion de la crise de Covid-19.

 

Dans ce deuxième volume, les Réprimés II, qui, comme le premier, est conçu pour ne pas oublier la répression que l'État exerce en France sur la population, elle indique que sa plainte a été considérée comme irrecevable par cette institution étatique. Cela ne l'a pas surprise parce qu'elle ne se faisait aucune sorte d'illusion particulière:

 

À ma connaissance, la CJR a réceptionné plus de 90 plaintes concernant l'église de la sainte trouille. La mienne fut noyée par la commission farfadet de la cour avec pas moins de 33 autres, sans parler de celles jetées dans les oubliettes.

 

Sa démarche n'a pourtant pas été inutile, puisqu'elle lui a donné l'occasion de se renseigner sur cette institution qui occupe la totalité d'un hôtel particulier rue de Constantine, dans le VIIème arrondissement parisien (800 mètres carrés, loyer annuel de 450.000 € inclus dans un budget de 871.000 €, six personnes).

 

Les plaintes ont en fait été traitées par 8 personnes qui ont mis 2 mois pour prendre une décision à l'arrache et 3 semaines de plus pour l'écrire collectivement et non individuellement. À quoi sert la CJR? À rien, puisqu'elle a été incapable de rendre une décision étayée par des arguments objectifs:

 

Le but de l'opération magistrale de l'état de droit, n'étant pas d'assurer un quelconque droit naturel et légitime à quiconque, il en résulte que tout ce beau monde, politiciens, magistrats, juristes et avocats, gravite autour de l'état qui légifère sans cesse pour sa propre cause. Et donc la leur, indirectement.

 

Sans désemparer, Virginie Anselot a continué l'exercice auprès la justice européenne. Elle a donc adressé le 4 novembre 2020 une requête auprès de la CEDH (Commission européenne des droits de l'homme). Elle ne se faisait pas davantage d'illusion sur cette institution.

 

Elle n'a pas été déçue. Elle a juste été surprise par la rapidité de la réponse. En effet cette institution continentale qui ne vaut guère mieux que l'institution nationale lui a répondu en date du 6 novembre 2020 et le courrier, reproduit dans le livre, a été déposé par le facteur dans sa boîte aux lettres le 13 novembre 2020:

 

Le courrier semble être un courrier type, qui laisse à penser que la CEDH n'a pas pris la peine de lire la requête, ni de s'y pencher sérieusement, ayant déjà prévu qu'elle n'entendrait aucune plainte de ce type.

 

Cette fois, pour ceux qui se feraient encore des illusions sur la justice étatique, la démonstration est faite que les institutions étatiques, françaises ou pas, se fichent totalement de nos droits et du plus fondamental, de notre liberté. Le plus beau est que la missive est signée par le Chef de la section de filtrage...

 

En dépit de ce constat affligeant, elle encourage ses lecteurs à faire de même qu'elle (en annexe le mode d'emploi est indiqué), pour qu'ils montrent à leur tour aux autres comment sont maltraités leur droit et leur vie, et à encourager ces autres à le faire aussi:

 

Cela devrait leur donner envie de ne plus voter et de ne plus croire aux inepties des états.

Cessez de verser le moindre crédit aux états:

- Apprenez à vivre sans les faux services de l'état qui nous trompe, qui nous ruine, qui nous asservit.

- Organisez votre sécession.

 

Francis Richard

 

Les Réprimés II, Virginie Anselot, 116 pages, Amazon

 

Volume précédent:

Les Réprimés, Virginie Anselot, 184 pages, Amazon

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  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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