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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 06:15

Les résultats des élections européennes en France sont affligeants, surtout ceux obtenus par la liste Europe-Ecologie, qui a dû, compte tenu du score obtenu, recueillir des suffrages de gogos de gauche comme de droite. Ils illustrent ces propos du livre que publie Christian Gerondeau aux éditions du Toucan (ici) :

Le mouvement écologiste est pour une large part constitué de militants d'extrême-gauche ou de sensibilité d'extrême-gauche qui ont pris les thèses écologistes pour déguisement.

On ne présente plus Daniel Cohn-Bendit, l'enragé de mai 68, ni José Bové, l'altermondialiste...

Le livre de Christian Gerondeau, avec des arguments nouveaux, contribue à mettre en cause la pensée unique écologique qui règne aujourd'hui sans partage.

Le ton est donné dès le premier chapitre où l'auteur, chiffres à l'appui, montre que l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre est inéluctable. Il y a en effet quatre sources d'émission : le pétrole, le gaz naturel, le charbon, le bétail. Les émissions continueront d'augmenter tant que les trois premières sources ne seront pas épuisées et que ... nous continuerons à manger de la viande.

D'une part :

Le pétrole, le gaz naturel, le charbon sont trop précieux, et trop indispensables à la sortie de la misère de l'essentiel des hommes, des femmes et des enfants qui peuplent notre globe pour qu'ils ne soient pas exploités en totalité, et il est inutile de nous interroger sur ce que nous pourrions faire nous-mêmes dans le but de "sauver la planète" en réduisant les émissions de gaz qui peuvent lui nuire. Nos efforts ne serviront à rien sur ce plan puisque ce que nous n'utiliserons pas le sera par les autres, et que les émissions prendront place en tout état de cause et resteront inchangées au niveau de la planète.

D'autre part :

Si nous devenions tous végétariens, la contribution de l'agriculture à la production de gaz à effet de serre chuterait (...) brutalement. Mais comme cette hypothèse n'est guère crédible, c'est à un accroissement des émissions atmosphériques correspondantes qu'il faut s'attendre au fur et à mesure du recul de la faim dans le monde et du développement de l'élevage, qui, sauf chez les végétariens, accompagne toujours l'élévation du niveau de vie.

Après quoi l'auteur, dans un deuxième chapitre, montre le vrai visage des activistes du changement climatique, non sans avoir au préalable démontrer, courbes à l'appui, qu'il n'y a pas corrélation entre l'évolution de la température moyenne du globe et l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère et qu'il n'est pas possible de rendre responsable, ni coupable, l'activité humaine des changements climatiques, qui ont par ailleurs toujours existé et n'ont pas attendu que l'activité humaine se développe.

A tout seigneur tout honneur, il commence par le bureau du GIEC, qui n'est pas comme son nom l'indique en français (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) composé d'experts, mais de représentants gouvernementaux, comme son nom l'indique en anglais IPCC (Intergovernemental Panel on Climate Change) :

Les conclusions et recommandations du GIEC ne sont pas le reflet de 2'500 experts indépendants comme on le lit partout, mais émanent d'un noyau de quelques dizaines de représentants de ministères de l'Ecologie des pays membres, choisis en fonction de leurs prises de position antérieures et de leurs orientations, et qui sont tout sauf neutres et indépendants. C'est notamment ce petit groupe qui élabore le seul document lisible par les non-spécialistes, le "résumé à l'intention des décideurs". Chaque paragraphe, chaque ligne, chaque mot y sont longuement discutés, et le résultat contredit souvent les travaux des "2'500 experts" qui n'ont alors pas voix au chapitre.

Les experts parlent d'une élévation du niveau de la mer de 30 cm et d'une élévation de 2 à 3°C de la température moyenne du globe en un siècle. Le bureau en tire des conséquences apocalyptiques et disproportionnées, voire risibles, si elles ne se traduisaient pas par des recommandations ruineuses et démesurément alarmistes.

Les autres activistes sont le climatologue américain James Hansen, Al Gore le charlatan, condamné par la justice anglaise, l'économiste Nicholas Stern, l'Agence internationale de l'énergie et divers groupes de pression, que l'auteur épingle dans ce livre décapant, qui n'est pas recommandable aux âmes conformistes.

Dans le troisième chapitre l'auteur montre que les trois grandes peurs que sont l'après-pétrole, le manque d'électricité et la grande peur climatique n'ont pas lieu d'être. 

Grâce au progrès technique, les véhicules consommeront de moins en moins et il existe des pistes prometteuses de carburants de substitution.

L'électricité, produite dans un premier temps, pour des raisons de coûts, par des centrales thermiques à charbon, le sera par la suite par des réacteurs nucléaires fonctionnant en "surrégénérateurs" quand les obstacles techniques, qui subsistent encore actuellement, auront été levés.

Quant à la grande peur climatique engendrée par la multiplication de tempêtes, tornades et cyclones, les statistiques montrent que ces phénomènes atmosphériques ne sont pas plus nombreux qu'auparavant, même s'ils peuvent être plus violents, et que les hommes s'y préparent de mieux en mieux, sauf dans des dictatures tropicales et rétrogrades comme celle qui sévit en Birmanie. Plutôt que de vouloir empêcher à coups de milliards ce qui est inéluctable, il vaudrait mieux utiliser ces milliards pour s'adapter aux changements.

Des milliards sont dépensés par les pouvoirs publics français en pure perte pour favoriser les énergies renouvelables. En réalité l'argent dépensé l'est en faveur de certains aux dépens de tous les autres. C'est ce que l'auteur décrit dans le quatrième chapitre relatif à la décroissance verte.

En effet, pour "sauver la planète", les pouvoirs publics français font la fortune de petits malins qui récoltent la manne étatique. Des entrepreneurs, fabriquant des éoliennes et des panneaux solaires, s'enrichissent grâce aux subventions. Les promoteurs qui vendent des éoliennes, ou les clients des panneaux solaires, produisent de l'électricité qu'ils vendent à ERDF à un prix exorbitant pendant de longues années. Qui paie ? Tous ceux qui ne participent pas à ce marché juteux. Autrement dit les contribuables.

Or il faut savoir qu'en France 80% de l'électricité est produit par les centrales nucléaires et 12% par les équipements hydrauliques. La France n'a donc pas vraiment besoin de ces énergies renouvelables, d'autant qu'elle produit la plupart du temps de l'électricité en excédent et que ses principales sources d'énergie électriques n'émettent pas de gaz à effet de serre. La France est un modèle du genre. 

En outre il faut savoir par exemple que ni les éoliennes ni les panneaux solaires ne sont réellement rentables économiquement. Les éoliennes ne fonctionnent que quand il y a du vent, c'est-à-dire seulement  un quart du temps. Le reste du temps il faut compléter avec ... des centrales thermiques qui par leur souplesse peuvent combler les temps morts  et qui émettent du CO2...ce que les pouvoirs publics prétendent vouloir éviter. De plus les éoliennes sont particulièrement laides et défigurent le paysage, la hauteur des plus récentes étant de 150 à 180 mètres !

Le transport ferroviaire, présenté comme le moyen de transport le plus écologique, et le plus économique, reste le plus beau fleuron de l'arnaque écologiste, à laquelle le contribuable participe malgré lui. Quelques chiffres permettent de le situer par rapport aux 240 milliards d'euros que les Français consacrent à leurs déplacements et au transport de marchandises :

Sur cette somme, 213 milliards vont au transport routier, c'est-à-dire aux voitures et aux camions, 17,5 milliards au transport aérien, 9 milliards au transport ferroviaire, 2 milliards aux transports urbains et 0,5 milliards à la voie d'eau (...). 83% des kiomètres parcourus dans notre pays le sont en automobile contre 8% par les chemins de fer. Pour les marchandises, la disproportion est plus grande encore. Les wagons de marchandises parcourent chaque année 2 milliards de kilomètres contre 35 milliards pour les poids lourds et 93 pour les camionnettes, sans parler de plus de 400 milliards pour les voitures.

Alors que les chemins de fer français représentent moins de 5% des besoins de transport terrestre, ils bénéficient d'une manne étatique supérieure à celle dévolue aux universités :

Les dépenses consenties par notre pays en faveur des chemins de fer s'élèvent en effet chaque année à plus de 21 milliards d'euros, alors que les recettes provenant des usagers, c'est-à-dire le chiffre d'affaires de l'activité, n'excèdent pas 9 milliards et demi.

Ce qui n'empêche pas les autorités de parler de bénéfices...

Le bilan financier des transports urbains est encore moins reluisant :

Au niveau national, les dépenses annuelles en leur faveur - exploitation et investissements . dépassent les 10 milliards d'euros (banlieue SNCF exclue) alors que les recettes perçues directement auprès des usagers ne sont guère supérieures à deux, la différence étant comblée par des prélèvements fiscaux ou parafiscaux tel que le versement transport (VT).

Hormis le CO2 dont il est illusoire de vouloir réduire la teneur dans l'atmosphère avant l'épuisement des réserves d'énergies fossiles, toutes les émissions de polluants locaux par les véhicules routiers, grâce à l'irruption de l'électronique,

ont été divisées depuis vingt ans par des facteurs variant de 10 à 1'000 ou plus selon les produits. Contrairement à une opinion presque unanime les relevés d'organismes tels que AIRPARIF montrent que l'air que nous respirons dans nos grandes villes est en conséquence plus pur qu'il ne l'a jamais été depuis le XIXe siècle, et les façades de nos monuments restent claires lorsqu'elles sont ravalées.

Christian Gerondeau en conclut :

Le recours aux transports ferrés et publics n'a au total aucun impact particulièrement favorable à l'environnement, qu'il soit local ou planétaire, alors que c'est devenu là l'argument omniprésent mis en avant pour justifier un accroissement sans limite des dépenses en leur faveur.

A la fin de ce chapitre consacré à la décroissance verte, Christian Gerondeau livre les coûts, établis par Rémy Prud'homme, du Grenelle de l'environnement : 20,5 milliards d'euros par an, se traduisant par une perte de pouvoir d'achat de 44 milliards...

Christian Gerondeau, par ce livre écologiquement incorrect, qui fourmille d'arguments chiffrés - dont je n'ai livré qu'une petite part pour mettre l'internaute en appétit -, lutte contre la désinformation qui règne en maîtresse aujourd'hui et qui ne peut que conduire à des gaspillages insensés. Il compare le mythe planétaire du CO2 à celui qui a conduit à la condamnation de Galilée.

La grosse différence est que Galilée avait raison mais était incapable d'en apporter la preuve (voir mon article sur La vérité sur l'affaire Galilée, d'Aimé Richardt ) et manquait d'arguments convaincants pour sa théorie, alors qu'aujourd'hui c'est tout le contraire contre la religion écologiste. Il faudra bien qu'un jour les yeux se dessillent devant la vérité qu'on leur cache.

Francis Richard 
 

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 19:45

Le Heartland Institute ( ici ) a organisé les 8, 9 et 10 mars 2009 à New York une deuxième Conférence internationale sur le Changement climatique. Bien entendu la grande presse s'est bien gardée de parler de cette Conférence pour la mauvaise raison qu'elle n'est pas climatologiquement correcte.

 

Elle ne bénéficie pas de subventions gouvernementales, ni d'un soutien conséquent de la part des entreprises privées, qui, courageuses mais pas téméraires, préfèrent ne pas encourir les foudres des media dominants. Aussi le soutien de ces dernières  ne représente-t-il que 16% des ressources de l'Institut ( ici ), ressources cependant en progression exponentielle. 

Avec peu de moyens, en comparaison de ceux du GIEC - qui a réussi à imposer son credo-catastrophe dans la plupart des media - cette Conférence a réuni cette année 700 participants, c'est-à-dire près du double de participants par rapport à la première cuvée de l'an dernier à la même époque. C'est dire que malgré le black-out quasi total des media sur ses travaux, le scepticisme climatique ne s'essoufle pas, loin s'en faut. Il pourrait même prendre une grande ampleur quand la politique d'Obama en la matière aura produit tous ses effets néfastes.

Au passage je souligne, à l'intention des Dissidents de Genève ( ici ) (1), s'ils ne le savent pas, que le Heartland  Institute mène le même combat qu'eux pour la liberté de fumer et contre les prétendus ravages de la fumée passive (ici ), ravages qui justifient de faire accepter par le bon peuple - ou de lui imposer - des mesures de plus en plus liberticides, ravages dont le Pr Molimard, tabacologue éminent, a tout simplement démontré l'inexistence (voir mon article Le Pr Molimard dit tout ce que vous devriez savoir sur le tabagisme ).

L'actuel président de l'Union Européenne, le président tchèque Vaclav Klaus, a honoré la Conférence de sa présence. Le dimanche 8 mars au soir il a prononcé un discours dont voici des extraits significatifs ( ici ) :

A propos des environnementalistes : 

"Their true plans and ambitions: to stop economic development, and return mankind centuries back."

"Leurs vrais plans et ambitions : stopper le développement économique, et faire retourner l'humanité des siècles en arrière"

A propos des alarmistes du réchauffement climatique : 

They "are interested neither in temperature, carbon dioxide, competing scientific hypotheses and their testing, nor in freedom or markets. They are interested in their businesses and their profits--made with the help of politicians."

"Ils ne sont intéressés ni par la température, le CO2, les hypothèses scientifiques concurrentes et leur expérience, ni par la liberté ou les marchés. Ils sont intéressés par leurs affaires et leurs profits -- réalisés avec l'aide des politiciens."

Il a conclu sous les ovations :

"It is evident that the environmentalists don't want to change the climate. They want to change our behavior ... to control and manipulate us."

"Il est évident que les environnementalistes ne veulent pas changer le climat. Ils veulent changer notre comportement... pour nous contrôler et nous manipuler."

Ces fortes paroles prennent un relief tout particulier dans sa bouche, lui qui est rentré au pays au moment du Printemps de Prague (1968) et a subi le joug soviétique jusqu'à la Révolution de Velours (1989).

Francis Richard

(1) Selon la presse ( ici ) la Société des Cafetiers, restaurateurs et hôteliers et les Dissidents de Genève ont obtenu 12'000 signatures - 7'000 signatures suffisaient - pour que le peuple se prononce à l'automne sur un assouplissement - calqué sur la loi fédérale - des mesures anti-tabac dans la République de Genève, votées en janvier par le Grand Conseil.

L'internaute intéressé pourra lire ( ici ) le discours inaugural de la Conférence prononcé par Joseph Blast, le président  du Heartland Institute.


PS du 16 mars 2009

C'est finalement 14458 signatures qui ont été recueillies pour le référendum "Halte aux interdits" par la Société des Cafetiers, restaurateurs et hôteliers et les Dissidents de Genève ! Toutes mes félicitations à ces valeureux défenseurs des libertés ( ici )  !

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 21:15

La réponse est NON.

Tous les gouvernements de la planète, qui financent cette monstruosité onusienne technocratique qu'est le GIEC, ont mis tous leurs oeufs dans le même panier. Ils s'apprêtent à lutter à grands frais - c'est-à-dire à nos frais - contre les émissions de CO2 d'origine humaine, qui seraient la cause du problématique réchauffement climatique, dont on nous rebat les oreilles depuis trop longtemps.

 

Alors que gouverner c'est prévoir, ces gouvernements de la planète n'envisagent pas d'autre scénario que celui-là. Comme le disait Serge Galam dans son livre Les scientifiques ont perdu le Nord , ils prennent ainsi une lourde responsabilité devant l'humanité. Certains de leurs soutiens n'hésitent pas, paradoxalement, à qualifier ceux qui refusent le dogme du réchauffement anthropogénique de criminels contre l'humanité. Sans rire. Il faut dire que ce n'est pas l'humour qui étouffe ces sectaires d'un nouveau genre ...

 

Le grand climatologue français, Marcel Leroux, en son temps, a montré que le CO2 ne pouvait être la cause d'un hypothétique réchauffement climatique. Il ne pouvait éventuellement qu'en être un effet (voir mon article Mort du climatologue dissident Marcel Leroux ). De plus, un autre scientifique, suisse cette fois, Jacques Lévy, faisait remarquer que la part humaine dans les émissions de CO2 était minime (voir mon article La note discordante de Jacques Lévy sur le réchauffement  ) et ne pouvait donc pas être l'éventuelle explication.

 

Sans tomber dans le travers des affidés du réchauffement, qui font flèche de tout bois pour justifier leur croyance, le refroidissement que nous connaissons en ce moment pourrait bien être le signe annonciateur du scénario envisagé par des scientifiques qui n'ont pas la faveur des média et qui, eux, se basent sur l'observation. Pourtant les média, toujours à l'affût de catastrophes, qui assurent leur gagne-pain, pourraient en faire leurs choux gras, très gras. Mais ce serait reconnaître qu'ils se sont une nouvelle fois mis le doigt dans l'oeil. Par cupidité ...

 

En effet le scénario envisagé par ces scientifiques serait celui d'un refroidissement climatique, beaucoup plus alarmant en réalité que le réchauffement annoncé à cors et à cris. Pour ma part j'espère que les scientifiques en question se trompent. Seulement, à la différence des pseudo-scientifiques du GIEC, ils ne se basent pas sur des modèles informatiques incapables de rendre compte de la complexité des paramètres climatiques. Ce qui ne laisse pas de m'inquiéter.

Le site Pensée Unique ici ) - dont la devise est : "En matière de Sciences le scepticisme est un devoir" - consacre depuis des mois un dossier sur le thème "Préparons nous au refroidissement"( ici ), qu'il met à jour régulièrement. Trois sortes d'études conduisent à la probabilité d'un refroidissement :  l' "analyse statistique sur l'évolution de la température de la planète sur de longues périodes précédant l'époque actuelle", "l'évolution des températures océaniques" et "le déclin éruptif des cycles solaires". L'ennui est que toutes ces études convergent vers des résultats diamétralement opposés à ceux du GIEC.

L'analyse statistique montre qu'il n'y a pas corrélation entre le taux de CO2 et l'évolution de la température de la planète, ce dont nous nous doutions. Effectuée par des savants américains aussi bien que par des savants russes, l'analyse statistique  fait apparaître des cycles de température de la planète d'une périodicité de 60 à 70 ans. En prolongeant les courbes de ces cycles nous serions à la veille d'un refroidissement...

L'évolution des températures océaniques va elle aussi dans le sens d'un refroidissement. D'une part l'oscillation pacifique multidécennale a rejoint la Niña : ce qui serait le signe d'un refroidissement de la planète pour les 20 ou 30 prochaines années. D'autre part l'oscillation atlantique multidécennale, prise en compte récemment par les ordinateurs du GIEC, qui a du coup revu ses projections à la baisse, devrait se traduire par une stabilisation de la température, voire un refroidissement pendant au moins une dizaine d'années dans la partie du globe, où elle se manifeste, ce quelle que soit l'évolution du taux de CO2 !

Quant au déclin éruptif des cycles solaires, il devrait se traduire par un refroidissement sans doute intense sur toute la planète. En effet les cycles solaires ont une périodicité de 11 ans. L'observation des cycles solaires de 1700 jusqu'à 2008 montre que les cycles solaires où l'activité éruptive est faible correspondent à des périodes de baisse de température. De même, plus longue est l'attente de la montée en puissance du cycle suivant, plus faible est l'intensité de ce dernier : l'actuel cycle solaire - le cycle 23 - s'éternise et l'activité éruptive est nulle depuis plus d'une année...

Sur le site Pensée Unique, l'internaute intéressé pourra avoir des détails sur ces différentes approches. Il se rendra compte que les vrais scientifiques ne sont pas pétris de certitudes et que, prudemment, ils parlent de probabilités. Encore une fois j'espère sincèrement qu'ils se trompent quand ils envisagent un refroidissement climatique, auquel malheureusement nos gouvernants ne nous préparent pas, parce qu'ils croient dur comme fer que le GIEC est infaillible.
Ou peut-être cela les arrangent-ils...


Francis Richard


PS

Il existe même des sites qui pensent que le refroidissement est déjà arrivé tel IceAgeTV  (
ici ), qui se présente comme la télé de tous les frissons :



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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 10:45

A l'origine de ce livre publié aux éditions Plon le mois dernier, il y a une tribune libre publiée dans Le Monde du 6 février 2007 sous la signature de l'auteur que le site Changement Climatique  avait reproduite le 10 février suivant ( ici ). Serge Galam, physicien, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre de Recherche en Espitémologie Appliquée (CREA) à l'Ecole Polytechnique, a eu la mauvaise idée, dans cet article, de faire part de ses réflexions sur le réchauffement climatique aux lecteurs du journal officiel de la bienpensance française.

Serge Galam était tout heureux que ce journal publie son texte, au lendemain d'une réunion mémorable du GIEC, qui "avait rendu un verdict sans appel sur la culpabilité de l'homme dans le réchauffement climatique, qualifié de "crime contre la nature"". Le naïf, qui avait intitulé son article "Pas de certitude scientifique sur le climat" ne s'attendait pas à une telle levée de boucliers. Il a dû méchamment déchanter. Des centaines de lecteurs ont écrit au journal : "Ils exigeaient, écrit Serge Galam, avec une rare véhémence la condamnation immédiate d'un imposteur qui ne méritait ni de publier dans Le Monde, ni de travailler au CNRS, ni à Polytechnique". L'auteur devenait "gaulois" et, par Toutatis, le ciel lui tombait sur la tête !

Les lecteurs de l'article du Monde retrouveront dans le livre, que je vous recommande vivement, les thèmes de l'article, mais développés. Je ne sais si l'auteur apprécierait vraiment la façon que j'ai de voir son livre, qui est écrit de manière limpide et pédagogue. En effet je le résumerais bien volontiers - en paraphrasant le Christ - en disant que, selon l'auteur, il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à la science ce qui est à la science. Car ce qui choque Serge Galam, c'est que les scientifiques sont sortis des limites de leur domaine et qu'ils ne sont plus scientifiques dans leur démarche. Il ne faut décidément pas confondre la science avec les scientifiques qui sont des hommes comme les autres. Ce que je m'évertue de répéter, soit dit en passant, à propos de l'Eglise et de ses membres.

En matière de science "l'unanimité" n'est pas une "preuve scientifique". Comme le dit fort justement Serge Galam : "Si on insiste tant sur le consensus très large de "la preuve scientifique" de la culpabilité humaine, c'est tout simplement que la "preuve" n'existe pas. Elle ne repose que sur l'intime conviction de milliers de scientifiques". Ce qui n'est pas du tout scientifique. A l'issue de la même réunion du GIEC de 2007, un éditorialiste avait publié un article intitulé : "Tout le monde peut-il se tromper ?". Serge Galam lui répond que "malheureusement, la réponse est "oui, tout le monde peut se tromper"". Il y a d'ailleurs des précédents célèbres, et dans les deux sens : unanimité contre la rotation de la terre, découverte par Galilée, ou contre la relativité, découverte par Einstein, unanimité pour la vernalisation, prétendument découverte par Lyssenko.

Serge Galam précise : "L'homme a été déclaré coupable simplement parce que pour l'heure on n'a pas trouvé d'autre coupable et aussi parce que les apparences sont contre lui". Mais, du coup, les scientifiques se ferment des voies de recherche qui pourraient s'avérer bénéfiques pour l'humanité. Le réchauffement climatique observé sur une courte période pourrait ne pas durer. Il pourrait avoir une origine naturelle. L'auteur montre quel est l'enjeu véritable : "Se tromper en sélectionnant la cause humaine et en cassant notre développement nous sera fatal en tant qu'espèce. Alors que se tromper en privilégiant la cause naturelle nous permettra dans tous les cas d'élaborer des protocoles applicables, même contre ce qui serait notre faute".

A propos de la science, Serge Galam rappelle ses limites : "La science permet une compréhension parcellaire, partielle et approximative du monde, mais elle ne permet pas de construire le monde". Il rappelle aussi que "les lois de la nature et leur imbrication sont indépendantes de l'existence de l'homme, c'est-à-dire de sa morale et de ses motivations. Ce qui n'est pas le cas évidemment des applications que nous faisons de nos découvertes et des priorités de recherche que nous nous donnons".

Quand s'était produit le tsunami en décembre 2004, j'avais rappelé dans une chronique du 4 janvier 2005 sur Radio Silence (ici ), chronique aujourd'hui inaccessible à l'auditeur internaute, ce que pensait Joseph de Maistre (dans Les soirées de Saint Pétersbourg) des catastrophes naturelles : elles obéissent aux lois naturelles, elles ne peuvent être des châtiments de Dieu. Les empêcher relèverait seul du miracle. Quant aux utilisations des découvertes, il est évident, par exemple, que le meilleur et le pire se côtoient sur Internet.

Serge Galam met en garde contre l'utilisation de la science à des fins politiques. Inévitablement elle conduit à distinguer les "bons", ceux qui acceptent les conclusions "consensuelles", et les "méchants", ceux qui les considèrent avec scepticisme; elle aboutit à donner des moyens aux scientifiques conformistes et à les refuser aux scientifiques dissidents, qu'il convient d'écarter. C'est "la méthode typique de partis totalitaires qui pour afficher une unanimité de façade, s'évertuent à faire taire toute dissidence".

Plus grave encore, et plus large : "La vision écologique doit (...) dans sa phase de lutte active contre le réchauffement pour se montrer efficace, faire le tri entre le bon et le mauvais homme. Le premier sera naturellement celui qui, ayant reconnu sa faute, se sera repenti et, après avoir fait voeu d'allégeance à la nouvelle parole, mènera une vie propre. Quant aux malheureux qui continueront à se fourvoyer dans la luxure du CO2, ils seront châtiés, non pas pour sauver leurs âmes, mais pour purifier l'oxygène des autres, les bons citoyens du monde". Sans jouer les Cassandre cela promet guerres et totalitarisme.   

Il est enfin une réflexion de Serge Galam que je fais mienne depuis longtemps : "Nous n'avons pas encore intégré dans nos schémas cognitifs l'existence d'une complexité contradictoire et hautement non linéaire du monde global, tant naturel qu'humain". C'est ainsi que je me méfie comme de la peste des généralisations hâtives et des simplifications abusives. Dieu m'en préserve !

Francis Richard

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 18:45

Avez-vous entendu parler de Marcel Leroux ? Il y a peu de chances. Savez-vous qu'il est mort il y a tout juste une semaine, le 12 août, à Marseille ? Il y a encore moins de chances que vous le sachiez. Pourquoi ? Parce qu'il était un véritable climatologue, parce qu'il ne s'en laissait pas conter et parce qu'il ne fallait surtout pas lui donner la parole dans les media. Sa mort est pour eux une bénédiction. Elle leur permet, croient-ils, de l'ensevelir dans un  silence absolu et définitif. 

Pourquoi donc ce silence à son propos, davantage encore maintenant qu'il est mort que quand il était vivant ? Parce qu'il n'était pas climatologiquement correct. En effet il s'opposait, arguments scientifiques à l'appui, aux fantasmagories du GIEC et de son fabuleux réchauffement climatique, menace brandie par tous ceux qui veulent asservir l'humanité et la priver de libertés, au nom d'une culpabilité parfaitement et opportunément inventée, à la faveur d'une peur parfaitement et médiatiquement organisée.

Marcel Leroux n'était pas n'importe qui et c'est bien ce qui gênait les pseudo-scientifiques du GIEC stipendiés par leurs gouvernements, les vrais scientifiques l'ayant quitté les uns après les autres. Il était professeur émérite de climatologie de l'Université Jean Moulin (Lyon III), directeur du LCRE (Laboratoire de climatologie, risques et environnement) du CNRS, membre de l'American Meteorological Society et de la Société Météorologique de France. Une petite pointure...comme vous pouvez le constater, qui a écrit notamment (voir photo) ce pavé qu'est Global Warming - Myth or reality ?

En scientifique digne de ce nom il s'en tenait aux observations du réel et non pas à des projections purement virtuelles produites par des ordinateurs, nourris humainement de paramètres limités et insuffisants pour rendre compte de la réalité. Ces observations lui permettaient de contredire les articles du credo climatique actuel dont tous les gouvernements de la planète, à quelques exceptions près, se sont fait les chantres, car il leur permet d'imposer leur volonté et d'asseoir leur pouvoir sur les dindons de cette farce coûteuse.

Ainsi pour Marcel Leroux (j'emploie le présent à dessein) il n'y a pas de réchauffement global - la température du globe augmente à certains endroits du globe et diminue à d'autres -; le CO2 est une conséquence de l'augmentation de température et non pas l'inverse (l'activité humaine n'est responsable que d'une infime partie : voir mon article La note discordante de Jacques Lévy sur le réchauffement  ); de plus la concentration de CO2 est favorable à la végétation; l'effet de serre est dû essentiellement à la vapeur d'eau; la glace se renforce en Antarctique etc.

Marcel Leroux disait qu'il n'y avait pas d'autre choix pour l'humanité que de s'adapter quand le climat change, ce qui n'a jamais cessé de se produire. Les pseudo-scientifiques du GIEC et leurs émules proposent eux de taxer ou d'inciter, de manier la carotte ou le bâton, pour atteindre des buts qu'ils se sont fixés arbitrairement. Il y a quelque chose d'inquiétant et d'affligeant à la fois à voir l'orgueil de ceux qui prétendent tout savoir et en tirer argument pour diriger et contraindre les autres.

Les travaux de Marcel Leroux ne seront pas ensevelis. Il y a de plus en plus de scientifiques qui se rebellent contre le totalitarisme climatique. Comme celle de tous les dissidents leur voix, étouffée dans un premier temps, finira par être entendue dans un second. Le 5 mars 2007 l'exposé de Marcel Leroux à l'Académie des Sciences ( ici ) avait ébranlé plus d'un académicien, englué jusqu'alors dans des préjugés. Quoiqu'on fasse la vérité sort finalement un jour de son puits et c'est elle qui rend libre comme le rappelle Saint Jean l'évangéliste.

Francis Richard

PS

Sur Dailymotion la vidéo de Marcel Leroux est disponible. Elle est pour tous publics...

     

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 23:00
Dans la dernière édition de Migros Magazine (ici ), qui est décidément un hebdomadaire dont la lecture est à recommander, Jacques Lévy, professeur à l'EPFL( ici ), dit, lors d'un entretien, avec beaucoup de bon sens, un certain nombre de vérités qu'il n'est pas habituel d'entendre dans les média.

D'emblée il ose dire qu'il n'est pas compétent et qu'il n'est que géographe. Ce qui nous change de ceux qui savent tout et veulent l'imposer aux autres. Il remarque seulement à propos du changement climatique : "Beaucoup de chercheurs s'accordent à dire qu'il y a réchauffement, mais son ampleur et ses causes restent discutées".

Alors que les média nous serinent à longueur de temps que les scientifiques sont unanimes sur le réchauffement et que l'homme en est responsable, Jacques Lévy nous rappelle que la vérité est plus nuancée. Quand il dit beaucoup, cela ne signifie pas tous. Quand il dit que les causes sont discutées, cela signifie qu'il y a des incertitudes.

Sur la responsabilité de l'homme dans les émissions de gaz à effet de serre, il relativise cette responsabilité : "Concernant les gaz à effet de serre, seuls 15% sont dus à l'activité humaine, le reste provenant d'éléments naturels, à commencer par l'eau qui représente plus de 50% de la production".

Aussitôt il ajoute quelque chose qui me paraît essentiel, et que les prétendus experts du GIEC camouflent, parce que leur existence et leurs moyens d'existence seraient en jeu s'ils l'admettaient : "Ce n'est pas parce que les températures et les émanations de CO2 ont augmenté en même temps que l'explication va de soi".

En effet ce que vous entendez au téléjournal ou que vous lisez dans la presse, c'est le raisonnement suivant : "L'activité de l'homme produit du CO2; le CO2 provoque le réchauffement de la planète; il faut donc arrêter de produire du CO2; il faut signer le protocole de Kyoto et respecter les contraintes qu'il impose".

Jacques Lévy a le toupet de mettre ce sophisme en doute : "La corrélation observée (entre le réchauffement et le CO2) peut aussi amener à inverser la cause et l'effet". L'histoire des sciences est pleine de ces égarements.

Jacques Lévy mentionne ce que vous n'avez sans doute pas lu beaucoup, voire jamais, dans vos média préférés : "Une théorie alternative avance en effet que l'augmentation des gaz à effet de serre serait non pas l'origine mais la conséquence du réchauffement, ce qu'on observe d'ailleurs actuellement dans la zone arctique".

En fait il faut lire tout l'entretien que Jacques Lévy a accordé au magazine de la Migros. Vous verrez qu'il s'attaque à bien d'autres idées reçues que l'on nous présente comme des certitudes. Ainsi le trafic aérien par exemple ne représente-t-il que 3% des gaz à effet de serre dus à l'activité humaine ou le recyclage du papier, que l'on nous vante comme la panacée contre la déforestation, est-il très polluant.

Ce qui me paraît le plus significatif dans les propos de Jacques Lévy, c'est qu'il ne tombe pas dans le catastrophisme consensuel qui est de mise de nos jours. Pour lui le réchauffement, si tant est qu'il soit avéré, n'est pas synonyme de catastrophe. De même, pour ce qui concerne l'énergie, "l'attitude prudente est, selon (lui), d'augmenter l'efficacité énergétique et non de limiter la consommation".

Les propos de Jacques Lévy sont roboratifs. Ils nous changent de la morosité commune destinée à nous asservir. Il convenait de le souligner et de s'en réjouir.

Francis Richard     
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  • Francis Richard
  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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