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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 12:30

Hollande-en-Pepere-la-morale.jpgFrançois Hollande, en à peine un an, est au plus bas jamais atteint dans les sondages par un président de la République française.

 

C'est décidément Monsieur 75% (son pourcentage fétiche), c'est-à-dire au minimum 75% ...de mécontents.

 

Il faut dire que la France est sinon au plus bas - elle peut encore descendre, rassurez-vous -, du moins sur la bonne pente:

 

- chômage en crue

- croissance en berne

- déficit budgétaire pas contenu du tout

- dette publique de plus en plus obèse.

 

Désespéré pour désespéré, François Hollande a jeté hier midi son va-tout. De président normal il a fait sa mue en pépère la morale. Devant tant de haine (accumulée contre lui), il nous la joue incorruptible outragé, façon Robespierre.

 

Cet ignare de Hollande ne savait rien. Il veut maintenant tout savoir et va mettre tous les moyens en oeuvre pour satisfaire sa nouvelle lubie. Au lieu de faire ce qu'il faut pour sortir la France de la nasse, comme que je le montre dans mon article de ce jour sur lesobservateurs.ch.

 

Mais il ne faut pas trop en demander à un ignare, doublé d'un incompétent...

 

Francis Richard

 

La photo qui illustre cet article provient d'ici

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:15

Face-a-l-islam-radical-PIPES-MILLIERE.jpgA quelques mois d'intervalle, Guy Millière a écrit deux livres sur l'islam radical.

 

Le premier, Face à l'islam radical, avec l'islamologue Daniel Pipes. Le second, tout seul, L'islam radical est une arme de destruction massive.

 

Le premier se présente sous la forme de questions-réponses, le second sous celle d'articles sur le sujet, écrits au cours des trois dernières années et regroupés par thèmes.

 

Ces deux livres sont construits de la même manière. Ils définissent tous deux ce qu'est l'islam radical, puis le montrent à l'oeuvre dans les pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, enfin le mettent en perspective pour les années à venir.

 

L'islam radical est distinct de l'islam traditionnel:

 

"C'est, dans ses versions révolutionnaires, et considérée globalement par-delà les clivages, une idéologie moderne qui demande une adhésion stricte à la charia et qui exige son application à des domaines auxquels elle ne s'appliquait pas auparavant. C'est une idéologie totalitaire qui reprend des éléments au fascisme et au communisme. C'est une idéologie anti-occidentale qui emprunte des éléments aux discours totalitaires nés dans le monde occidental."(Face à l'islam radical)

 

L-islam-arme-de-destruction-massive-MILLIERE-copie-1.jpgS'il n'existe pas dans le monde musulman à proprement parler de musulmans modérés, il existe au moins des musulmans anti-islam radical. Mais, malheureusement, ils ne se manifestent pas. Ils ne sont d'ailleurs pas encouragés à le faire. Au contraire, ils ont même peur de le faire, sous la menace de leurs coreligionnaires. C'est pourquoi ils sont très minoritaires et ne sont pas écoutés.

 

En attendant l'islam radical prospère. Guy Millière est de ceux qui n'ont jamais cru au printemps arabe. Il parle même très tôt dans ses articles d'hiver islamique.

 

Parce que dans tous les pays, où les médias ont parlé de printemps, c'est l'hiver qui est apparu, aussi bien en Tunisie qu'en Egypte.

 

En Libye les rebelles islamistes ont succédé à la dictature de Khadafi et des armes ont été disséminées dans le reste de l'Afrique - au Mali notamment - et au Sinaï.

 

La Turquie bascule de plus en plus dans l'islamisme. En Syrie des djihadistes d'une obédience s'opposent à des djihadistes d'une autre obédience. En Iran la république est de plus en plus islamiste après avoir écrasé l'opposition en 2009.

 

Au milieu de tout cela, Israël est menacé et souffre d'un isolement sans précédent. Car peu, dans les médias et chez les politiciens occidentaux, ont conscience que la défense d'Israël est inséparable de la défense des valeurs de la civilisation occidentale:

 

"On doit voir que la haine et la diabolisation d'Israël reposent sur un refus de regarder les problèmes réels du monde musulman, sur un rejet de la civilisation occidentale, sur la propagation des idées du totalitarisme islamique. Combattre l'offensive islamiste implique de combattre cette haine et cette diabolisation, de rétablir les faits, de ne rien céder, de demander au monde musulman de regarder ses problèmes réels sans détourner le regard, et sans attribuer tous ses maux à Israël et, au-delà, aux Etats-Unis et au monde occidental." (L'islam radical est une arme de destruction massive)

 

Car l'islam radical est le problème. Ce n'est en tout cas pas la solution au sous-développement des pays où cette idéologie prédomine. Quand la manne du pétrole se tarira, ces pays s'effondreront, faute d'avoir compris que leur salut se trouve dans des sociétés ouvertes, auxquelles s'oppose ce totalitarisme. Et cet effondrement risque d'entraîner avec lui tous les pays qui n'auront pas pris conscience de l'arme de destruction massive que représente l'islam radical, et qui ne l'auront pas combattu.

 

Certes nos pays d'Europe sont confrontés à la démographie et au vieillissement de leurs populations, aux "flux migratoires complexes qui font fuir ceux qui sont porteurs de capital humain et intellectuel, et arriver des gens sans capital humain et intellectuel", et vont devoir stopper cette hémorragie et cette transfusion.

 

Certes ils vont devoir déréglementer largement, réduire drastiquement leurs dépenses publiques et, dans le même temps, tout aussi drastiquement les impôts et les charges pour retrouver leur dynamisme économique.

 

Mais ils vont surtout devoir traiter "de l'islam et de la vague islamique qui parcourt aujour'hui le monde".

 

Car il ne faut pas sous-estimer l'islam radical ... et lire Guy Millière et Daniel Pipes.

 

Francis Richard

 

Face à l'islam radical, Daniel Pipes - Guy Millière, 82 pages, Editions David Reinharc

L'islam radical est une arme de destruction massive, Guy Millière, 80 pages, Editions David Reinharc

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 12:00

Cahuzac les yeux au cielJérôme Cahuzac est à la une de tous les médias de France et de Navarre. Quelle consécration!

 

Evidemment ce n'est pas très glorieux d'être à la une après avoir été mis en examen hier pour blanchiments.

 

Et pas n'importe quels blanchiments:

 

"Blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d'avantages procurés par une entreprise dont les services et produits sont pris en charge par la Sécurité sociale".

 

Mais c'est tout de même une consécration. Le couronnement d'une carrière de dignitaire socialiste qui fait la chasse aux riches, mais s'en met plein les poches, à la faveur de fraudes fiscale et sociale.

 

Peu me chaut que le sieur Cahuzac ait eu un compte en Suisse - à l'UBS Genève jusqu'en 2000, puis chez Reyl et Cie jusqu'en 2010 -, puis un compte à Singapour chez Reyl et Cie. Quand un pays devient un enfer fiscal, charité bien ordonnée commence par soi-même. Il vaut mieux s'en évader que de se faire plumer.

 

Mais l'origine des fonds étant douteuse, c'est une tout autre affaire. La justice est saisie. C'est maintenant son problème et, surtout, celui de l'ex-Ministre du Budget. Dans d'autres circonstances, que Jérôme Cahuzac ait menti ne serait pas bien, mais pas trop grave. Car il y a de pieux mensonges, quand la survie est en jeu.

 

Seulement, en France, le mensonge est érigé depuis longtemps en mode de gouvernement, particulièrement depuis le 6 mai 2012. Alors, les mensonges de Jérôme Cahuzac ne font que confirmer la règle, selon laquelle il faut conserver le pouvoir une fois conquis, à tout prix, le mensonge étant le moindre.

 

Pas plus tard qu'au soir du 24 mars dernier le pouvoir, tétanisé par le désaveu populaire, a ainsi minimisé outrageusement le nombre de manifestants contre le mariage gay (le ridicule ne tue plus depuis longtemps), alors que, hormis lors de la manifestation du 24 juin 1984 pour la défense de l'école libre, il n'y a pas eu, depuis la Libération, autant de manifestants dans les rues de Paris que ce jour-là.

 

Le 12 mars 2013 une demande d'entraide judiciaire internationale a été adressée par le Parquet de Paris au Ministère public genevois. Très vite les résultats sont tombés, car, en Suisse, le secret bancaire est levé dès qu'il est question de blanchiment avéré (contrairement aux idées reçues). En dépit de ses précédentes dénégations Jérôme Cahuzac a détenu, et détient encore, un compte bancaire non déclaré à l'étranger, sur lequel il a déposé des fonds douteux.

 

C'est pourquoi le 19 mars 2013, le sieur Cahuzac ayant été pris la main dans le sac, une information judiciaire a été ouverte contre lui. Hier, parce qu'il était vain (et dangereux juridiquement pour lui) désormais de nier, il est passé aux aveux et a été mis en examen.

 

Il semble peu probable que François II et son homme lige, Jean-Marc Ayrault, n'aient pas été au courant des résultats des investigations menées en Suisse. La séparation des pouvoirs en France est un vain mot et il faudrait même plutôt parler de porosité. Dans l'hypothèse où les deux compères n'étaient pas au courant, ils mériteraient d'autant plus le qualificatif de simplets...

 

Le plus choquant dans cette histoire de régime pourissant par la tête, c'est encore la duplicité de Jérôme Cahuzac. Répondant le 13 septembre 2012, au Sénat, à une question au gouvernement d'Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord, lui le fraudeur fiscal patenté justifiait en ces termes le matraquage fiscal dont il était l'ordonnateur:

 

"Au moment où l'on s'apprête à demander un effort vigoureux au pays il n'est évidemment pas acceptable que cet effort soit considéré comme injuste. Il ne le serait pas davantage si d'autres estimaient pouvoir s'affranchir de l'effort que tous presque vont consentir. La lutte contre l'évasion et plus généralement contre la fraude fiscale ou la fraude sociale sont donc des luttes évidemment d'actualité."

 

Cette justification du matraquage fiscal était faite au nom de la morale, bien entendu...

 

Francis Richard

 

La photo qui illustre cet article provient d'ici

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:45

Aides et allocations FRANCEEn France l'Etat nounou s'occupe des Français, de la naissance jusqu'à la mort. Ils sont pour lui de bons et loyaux petits esclaves, à condition d'être pauvres, c'est-à-dire, dans la plupart des cas, de gagner moins de 46 014 € par an (année de référence 2011) pour un couple avec 1 enfant, soit 3 834,50 € par mois...

 

Le Particulier qui, comme son sous-titre l'indique, donne "toute l'infornation juridique et pratique pour agir", publie un supplément en mars 2013, qui est un guide sur les Aides et allocations. Il ne tient évidemment pas compte de l'intervention télévisée du 28 mars dernier de François II, président normal et simplet, qui a annoncé que les allocations familiales seraient bientôt dégressives en fonction du revenu.

 

Dans son édito, la rédactrice en chef, Bénédicte Dubreuil écrit:

 

"On se croit souvent bien renseigné sur les diverses prestations existantes, or il n'en est rien. Un rapport du Comité national d'évaluation du revenu de solidarité active (RSA), paru en décembre 2011, est ainsi arrivé à cette conclusion inattendue: des bénéficiaires potentiels d'aides ignorent qu'ils y ont droit ou abandonnent les démarches face aux lourdeurs de l'administration!"

 

On ne sait pas s'il faut le regretter ou non.

 

Si tous les ayants droit de l'Etat nounou connaissaient leurs "droits", le modèle social français, déjà en faillite implicite, serait précipité plus vite dans la faillite explicite. Ce qui aurait au moins l'avantage d'ouvrir les yeux des Français qui refusent de voir la réalité en face, à commencer par le  1er d'entre eux, Monsieur 75% (75% ne représentant pas la taxation des hauts revenus, mais bientôt le pourcentage des mécontents).

 

A lire ce guide de 122 pages, il y a de quoi être confondu par le nombre des aides et allocations personnelles et la complexité des conditions d'obtention. C'est véritablement kafkaïen que de vouloir en bénéficier. Cela demande à la fois temps et persévérance. C'est quasi un métier.

 

Dans cet article limitons-nous aux enfants et au logement qui dépendent de la branche famille de la sécurité sociale et qui représentent les 70 premières pages du guide du Particulier.

 

Pour élever ses enfants, il n'y a pas moins de 11 aides et allocations:

 

- Prime à la naissance ou à l'adoption: 912,12 € (elle est double si vous adoptez et elle est sous condition de ressources, les fameux 46 014 € annuels pour un couple avec 1 enfant)

- Allocation de base: 182,43 € par mois pendant 3 ans (sous condition de ressources, voir allocation précédente)

- Complément de libre choix du mode de garde pour les enfants de moins de 6 ans (CLCG): montants variables (dégressifs en fonction du revenu et fonction de la garde choisie)

- Complément de libre choix d'activité (CLCA): au maximum 566,01 € par mois (sans condition de ressources, mais fonction de la cessation ou du taux de réduction de l'activité et dépendant de la perception ou non de l'allocation de base)

 

(Ces quatre premières allocations constituent la Paje: Prestation d'accueil du jeune enfant)

 

- Complément optionnel de libre choix d'activité (COLCA): au maximum 809,42 € (si au moins 2 enfants à charge, en cas de cessation d'activité pendant 1 an à l'arrivée d'un nouvel enfant, dépendant de la perception ou non de l'allocation de base)

- Allocations familiales (AF): à partir du 2 enfants de moins de 20 ans (sans condition de ressources jusqu'ici, fonction de l'âge des enfants et de leur nombre)

- Complément familial (CF): à partir de 3 enfants de plus de 3 ans (sous condition de ressources, voir prime à la naissance)

- Allocation de soutien familial (ASF): à partir de 89,34 € par mois et par enfant pour le parent ou la personne qui assume la charge effective et permanente d'1 enfant privé de l'aide de l'un ou de ses deux parents (sans condition de ressources)

- Allocation journalière de présence parentale (AJPP): 42,20 € par jour pour un couple, 50,14 € pour une personne seule pour un enfant gravement malade (sans condition de ressources, mais sous condition de ressources en cas de complément pour frais)

- Allocation de rentrée scolaire (ARS): 876,52 € pour les enfants de 6 à 18 ans (sous condition de ressources, différente de celle de la prime de naissance)

- Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH): 127,68 € par mois et par enfant handicapé de moins de 20 ans (sans condition de ressources, mais compléments possibles)

 

Ce qui est réjouissant pour le chasseur d'allocations, c'est qu'elles ne sont pas toutes cumulables... Pour le savoir il faut se référer à un tableau complexe, à double entrée.

 

En matière de logement il y a 3 aides et allocations:

 

- Aide personnalisée au logement (APL): pour alléger le loyer ou les échéances de remboursement (dépendante de la famille, des ressources et de la localisation du logement)

- Allocation de logement familiale (ALF): pour ceux qui n'ont pas "droit à" l'APL (sous condition de ressources, mais pour tout type de logement)

- Allocation de logement sociale: pour ceux qui n'ont pas "droit à" l'APL, ni à l'ALF (sous condition de ressources et pour la seule résidence principale)


Ces 14 aides et allocations qui relèvent de la branche famille de la sécurité sociale française montrent que celle-ci n'a rien à voir avec un système d'assurances, mais tout à voir avec un système bureaucratique de redistribution...

 

En 2011 il y avait 11,4 millions d'allocataires de la branche famille et 38,8 milliards d'euros de prestations leur ont été versés, soit près de 2% du PIB...

 

Le Paje représente 37%  de ce gâteau, les AF 48%, le logement 12% et les enfants handicapés 2%.

 

Le solde de cette branche de la sécurité sociale, qui corrrespond à 17% des dépenses du régime général, est négatif, comme les autres: - 0,3 milliards en 2008, - 1,9 en 2009, - 2,7 en 2010 et -2,6 en 2011.

 

Les recettes proviennent à 65,3% des cotisations (les salariés seront heureux d'apprendre, s'ils ne le savent pas, que 5,4% de leur salaire brut sont soustraits de leur salaire complet (salaire brut + charges dites employeur) à cette fin), à 17,8% de la CSG (qui représente aussi 35,6% des recettes de la branche maladie) et  à 14,9% d'impôts et taxes (sic).

 

Autant dire que les chiffres des différentes branches de la sécurité sociale française sont manipulables indéfiniment, mais que le résultat est globalement négatif: -17,4 milliards d'euros en 2011...

 

Cet aperçu de la caisse unique de sécurité sociale française via sa branche famille montre que ce système est compliqué, qu'il est égalisateur par le bas, qu'il consacre la solidarité forcée (c'est-à-dire le vol), qu'il est inefficace et qu'il est ruineux.

 

Avis aux amateurs et partisans en Suisse de la caisse unique...

 

Francis Richard

 

NB

 

Bien que paraissant un 1er avril, cet article est on ne peut plus sérieux...

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:25

Nicos-Anastasiades.jpgChypre est au bord du gouffre.

 

Les médias parlent surtout de son secteur bancaire et peu de la dette publique et des déficits budgétaires de ce petit pays de 800'000 habitants.

 

Pourtant, banques irresponsables et Etat ultra dépensier, même combat.

 

Il y aurait 68 milliards d'euros de dépôts bancaires à Chypre, soit environ quatre fois le PIB du pays, qui est de l'ordre de 17 milliards d'euros. Ce qui en soi n'est pas condamnable comme le laissent entendre les médias à l'unisson.

 

Seulement, cette manne a été prêtée pour partie à la Grèce - mauvais et irresponsable choix - et à des entreprises et des particuliers guère solvables - autre mauvais et irresponsable choix.

 

Rien qu'avec l'effacement d'une partie de la dette grecque décidée par l'Union européenne, par la Banque centrale européenne et par le FMI, les banques chypriotes ont essuyé une perte de 4,5 milliards d'euros. Pour qu'elles ne tombent pas en faillite, il faudrait les recapitaliser à hauteur de 10 milliards d'euros...

 

L'Etat chypriote n'est guère en meilleur état, sans jeu de mots, puisque la dette publique s'élève à 71,6% du PIB, soit à 12 milliards d'euros, et que le déficit budgétaire est de plus de 5% du PIB, soit de 0,9 milliard d'euros, soit encore de 10% des dépenses publiques, qui s'élèvent à 9 milliards d'euros (plus de la moitié du PIB). Des chiffres similaires à ceux de la France...

 

Les besoins immédiats de l'Etat chypriote, pour faire face à sa dette publique, seraient de 5 milliards d'euros et, pour faire face aux dépenses budgétaires urgentes, de 2 milliards d'euros...

 

Au total banques et Etat, comme on l'a vu, ont un besoin pressant de 17 milliards d'euros, soit le montant du PIB de Chypre ...

 

Alors, le gouvernement chypriote a accepté de se soumettre au diktat de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. Cet accord sous la contrainte est particulièrement innovateur. Car, c'est bien connu, seuls les malfaiteurs savent se montrer inventifs en matière de vol...

 

Cette fois, pas question de toucher aux privilégiés de l'Etat (qui perçoivent des salaires deux fois plus élevés que dans le privé), ni, d'une manière générale, de réduire les dépenses publiques de ce petit Etat hypertrophié, qui, comme la grenouille de la fable, s'est voulu plus gros qu'un boeuf.

 

Cette fois l'impôt sur les sociétés devrait passer de 10 à 12,5% sur les bénéfices.

 

Mais, cette fois, surtout - c'est là la grande innovation -, les dépôts bancaires inférieurs à 100'000 euros seraient taxés au taux de 6.75% et ceux supérieurs à 100'000 euros au taux de 9,9%. En contrepartie les Union européenne, Banque centrale européenne et FMI, prêteraient généreusement les 10 milliards d'euros complémentaires à Chypre...

 

L'accord devrait, ou ne devrait pas, être ratifié demain par le parlement chypriote, qui pourrait bien réduire le premier taux et augmenter le second... pour mieux faire avaler la pilule aux victimes les plus modestes. Ce qui, alors, devrait susciter une plus grande colère de la part des déposants russes, en grand nombre et détenteurs de gros dépôts...

 

En tout cas, ce hold-up manifeste, opéré sur des dépôts bancaires - ce qui constitue une atteinte inédite aux droits de propriété (les déposants sont tout de même les créanciers des banques) -, pourrait bien inspirer les dirigeants français, qui n'en sont pas à un matraquage fiscal près, ni à un vol caractérisé près.

 

En effet les numéraires et dépôts bancaires représentaient en France 4'131 miliards d'euros en 2010, 1'159 milliards étant détenus par les ménages et seulement 103 milliards par les administrations publiques.

 

Cette même année 2010, la charge de la dette publique représentait 48 milliards d'euros et le déficit budgétaire le double, soit 96 milliards.

 

Ne serait-ce pas une bonne idée que de taxer l'épargne liquide des ménages et des entreprises français au modique taux de 5%, ce qui représenterait quelque 200 milliards d'euros de recettes? De quoi rendre le budget excédentaire, de quoi assurer la charge de la dette et même rembourser une partie de celle-ci...

 

Seulement bien mal acquis ne profite jamais. Et la fuite des capitaux de cet enfer fiscal, qu'est déjà devenue la France normale de François Hollande, n'en serait que plus ample et plus justifiée moralement. Ce dernier mauvais coup socialiste pourrait bien être le coup de grâce du régime ... Mais, succombera-t-il à cette tentation suicidaire?

 

Francis Richard

 

La photo du président chypriote Nicos Anastasiades qui illustre cet article provient d'ici.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:30

Hollande voeux 31.12.12Dans un article publié ce jour sur lesobservateurs.ch, je reviens sur le fameux taux d'imposition à 75% des revenus d'activité de plus de 1 million d'euros par an, promesse électorale qui ne figurait pas dans les 60 engagements du candidat socialiste à la présidentielle de 2012.

 

Dans cet article vous saurez:

 

- où, comment et pourquoi le candidat normal Hollande a fait cette promesse symbolique d'échappé d'asile favorisant l'exil fiscal;

 

- pourquoi Le Conseil constitutionnel a censuré cette mesure figurant à l'article 12 de la Loi de finances pour 2013 et pourquoi il ne s'opposera probablement pas à une nouvelle mouture;

 

- que les 75% en question sont le résultat d'une véritable usine à gaz fiscale: le cumul de 5 taux d'imposition est nécessaire pour aboutir à ce taux confiscatoire.

 

Bref vous verrez que François II a commis une erreur - qui lui a tout de même permis de gagner des voix à gauche quand il était candidat -, mais qu'au lieu d'y renoncer il persévère, ce qui est diabolique, mais pas étonnant dans cet enfer fiscal qu'est devenue la France, que tout le monde fuit: les riches, les diplômés etc.

 

Francis Richard

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:45

Gerard-DEPARDIEU.jpgGérard Depardieu a écrit, dans le JDD, du 15 décembre 2012, une lettre ouverte au Premier ministre de Monsieur François Hollande.

 

Je ne lis que ce jour cette lettre phénoménale.

 

Ce dernier y explique pourquoi il lui rend son passeport et sa sécurité sociale, dont il ne s’est jamais servi:

"Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés."

Pour ceux qui n'auraient pas compris il précise :

"Je pars, après avoir payé, en 2012, 85% d’impôt sur mes revenus […]. J’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en quarante-cinq ans, je fais travailler 80 personnes dans des entreprises qui ont été créées pour eux et qui sont gérées par eux."

L’immense acteur français – dans toutes les acceptions du terme – commence sa lettre ouverte par cette apostrophe digne du Louis Jouvet de Drôle de drame:

"Minable, vous avez dit "minable", comme c’est minable!

Qu’avait donc dit le Premier ministre de Monsieur François Hollande ?

Parlant de la décision de Gérard Depardieu de s’exiler en Belgique, il avait dit :

"Je trouve cela assez minable (...). Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez."

Dans ces circonstances, quatre petites remarques sympathiques s’imposent :

1)      Le Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, trouve normal qu’un contribuable paye 85% d’impôt sur ses revenus: pour lui, ce n’est pas confiscatoire, c’est tout simplement normal.

2)      Le Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, qui n’aime pas les riches, trouve normal de qualifier de minable le comportement de celui qui se rebiffe: Gérard Depardieu aurait dû dire merci et se laisser tondre bien gentiment.

3)      Le Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, qui n’aime pas les riches, trouve normal de sanctionner le succès, la création, le talent, la différence: autant de choses qu’il ne semble pas connaître, comme son maître.

4)      Le Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, qui n’aime pas les riches, trouve normal que ceux qui créent des emplois crachent toujours plus au bassinet: le prix à payer pour voler de la clientèle électorale.  

Aujourd’hui le Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, sait que le ridicule ne tue pas et donc qu’il ne risque rien en prétendant qu’il n’a pas traité Gérard Depardieu de minable, mais seulement son comportement…

A sa décharge, il est vrai, par exemple, qu’il y a une grande différence entre un comportement con et le comportement d’un con…

Le plus beau, c’est que Gérard Depardieu ne dit à aucun moment que ce terme s’applique à sa personne. Il écrit :

"Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot "minable"."

Le mot minable est de toute façon un mot sans conséquence dans la bouche du Premier ministre de Monsieur François Hollande, président normal, qui n'aime pas les riches.

Gérard Depardieu s’interroge: qui est ce Premier ministre de Monsieur François Hollande pour le traiter ainsi ? Comme il veut rester poli, il ne répond pas à cette question…

Bien que la tentation me soit très grande de répondre à cette question, je suivrai ce sage exemple…

Francis Richard

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:00
Jean-Marc-Ayrault.jpgJean-Marc Ayrault a tout faux.

Aujourd'hui, en clôture de la Conférence nationale contre la pauvreté, le premier ministre français a répondu à une question sur les exilés fiscaux, parmi lesquels il faut désormais compter le bienheureux Gérard Depardieu, qui a choisi la Belgique voisine:

"On ne fera pas reculer la pauvreté si ceux qui ont le plus, et parfois beaucoup, n'acceptent pas un peu de solidarité et un peu de générosité. Heureusement, ils sont peu nombreux à vouloir s'exiler pour tout simplement s'exonérer de la solidarité avec les autres Français".

 

Jean- Marc, ce héraut du président normal, cette voix de son maître, a tout faux:

 

- parce que la pauvreté ne recule pas avec la distribution des richesses de ceux qui les créent: l'augmentation du RSA ne la fera pas reculer mais l'augmentera

- parce que la pauvreté ne recule que lorsque, justement, des richesses sont créées

- parce que les richesses sont créées par ceux que le président François Hollande n'aime pas, c'est-à-dire les riches

- parce que l'on n'attrappe pas les mouches avec du vinaigre, autrement dit parce que les riches veulent bien créer des richesses à condition de ne pas s'en voir confisquer la plus grande part

- parce que la solidarité et la générosité n'existent tout simplement pas sans le consentement de ceux qui donnent

- parce que l'impôt, a fortiori confiscatoire, comme le nom l'indique, n'est pas consenti non plus par ceux sur lequel il pèse.

 

Jean-Marc, ce héros, cet enseignant éphémère, ce politicien durable et besogneux, a toutefois en partie raison quand il dit:


"Si on veut résoudre les problèmes de la pauvreté et les inégalités sociales, il faut faire des choix politiques. Et faire des choix politiques, c'est faire aussi le choix d'une politique fiscale".

 

Mais il a tout faux quand, pour lui, le choix d'une politique fiscale, pour faire reculer la pauvreté, consiste  à demander un effort "aux plus riches" et "aux très grandes entreprises", tout en "ménageant les classes moyennes, les classes populaires et les PME".

 

Car, en réalité, pourquoi en est-on arrivé à demander un effort aux plus riches et aux plus grandes entreprises?

 

- parce qu'en France, l'Etat, toutes administrations confondues, est hypertrophié

- parce qu'en France, l'Etat continue à vivre sur un grand pied, ce qui n'est jamais justifiable, encore moins en temps de crise

- parce qu'en France, aucun politicien n'a le courage de réduire les dépenses publiques de manière significative pour libérer l'économie et lui permettre de créer toujours plus de richesses.

 

Seule, pourtant, une réduction des dépenses publiques conséquente est susceptible de faire reculer la pauvreté (voir mon article La réduction des dépenses publiques en France est ridicule ).

 

Seule une baisse des impôts pour tous est susceptible de relancer les forces vives du pays. Car, si trop d'impôt tue l'impôt, le contraire est vrai: moins d'impôt peut rapporter gros, comme le président Ronald Reagan l'a expérimenté en écoutant Arthur Laffer.

 

Pour cela il faut que les hommes politiques français, et les Français d'une manière générale, comprennent que les richesses ne se décrètent pas et qu'il faut des hommes motivés, et non pas démotivés, pour les créer au bénéfice de tous.

 

Pour cela il faut que les hommes politiques français, et les Français d'une manière générale, comprennent que les inégalités n'ont aucune importance si tout le monde s'enrichit et que l'égalité ne sert à rien si tout le monde s'appauvrit.

 

Faute, pour les hommes politiques français et pour les Français d'une manière générale, de comprendre ces choses toutes simples, les dépenses publiques continueront d'augmenter et les impôts itou. La France deviendra de plus en plus un enfer fiscal. Et de plus en plus nombreux seront ceux qui, comme Gérard Depardieu, choisiront l'exil pour y échapper.

 

Francis Richard

 

Cet article est reproduit sur lesobservateurs.ch

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 23:30

Jerome-Cahuzac.jpgEn France le gouvernement socialiste a décidé pour 2013 de réduire les dépenses publiques de 10 milliards d'euros et d'augmenter les recettes publiques de 20 milliards. Et de faire (quand?) un même effort de réduction des dépenses publiques, foi de Cahuzac, pour financer pour moitié son plan de compétitivité.

 

Pour se faire une idée de ce qu'un effort de réduction des dépenses publiques de 10 milliards d'euros représente, je me suis mis en quête des seuls chiffres disponibles sur une année entière, ceux de 2011.

 

En 2011, la dette publique s'élevait à 1'717 milliards d'euros (86% du PIB), les recettes publiques à 1'012 milliards d'euros (50,7% du PIB) et les dépenses publiques à 1'115 milliards d'euros (55,9% du PIB). Le déficit public s'établissait par conséquent à 103 milliards d'euros (5,2% du PIB).

 

Entre parenthèses le nombre de fonctionnaires en France était de 5,3 millions en 2008, sans compter les salariés des entreprises publiques, ce qui portait le nombre des emplois publics à 7 millions (d'après un rapport de la Cour des comptes de décembre 2009) sur 26 millions d'emplois, soit 27% des emplois totaux. C'est dire si la France est un pays ultra-libéral...

 

En admettant que tous les chiffres de 2011 ci-dessus sont figés (ce qui ne peut pas être le cas: la situation a empiré) et qu'augmenter les impôts ne revient pas à baisser les recettes publiques (alors qu'en réalité trop d'impôt tue l'impôt et qu'inversement moins d'impôt le ressuscite), force est de constater que ces mesures d'austérité ne servent à rien et qu'une telle réduction des dépenses publiques est ridicule au regard de l'ampleur du problème.

 

En effet cette réduction des dépenses publiques ne représente que 0,9% de celles-ci. Cela ne permet qu'une chose: maintenir au chaud une clientèle électorale de privilégiés qui n'a pas conscience de l'être ou fait mine de ne pas le savoir. Cela ne permet en tout cas pas de stabiliser la dette, encore moins de la réduire et de relancer l'économie en libérant les énergies.

 

Pour bien comprendre ce qui se passe, prenons, par analogie, l'exemple d'un ménage qui gagne par mois 3'000 euros, nets d'impôts et de charges sociales, ce qui correspond à 36'000 euros par an. Ce ménage dépense 39'664 euros par an. Chaque année il dépense donc plus qu'il ne gagne, exactement 3'664 euros par an. Or il est endetté et ses dettes s'élèvent à 71'000 euros. Cela ne peut évidemment pas continuer ainsi.

 

L'exemple venant de haut, ce ménage décide de faire comme le gouvernement français, c'est-à-dire de réduire son train de vie de 0,9%. Ce qui correspond à 357 euros par an... Admettons qu'il escompte une augmentation de ses revenus de 714 euros. Cela suffira-t-il réellement à le sortir d'affaire ? Non. Car sa dette va tout de même augmenter de 2'593 euros par an et sa banque va prendre peur. Ce ménage doit donc impérativement équilibrer ses comptes pour ne pas se faire saisir ses biens par un huissier.

 

Comment équilibrer ses comptes ? En réduisant drastiquement son train de vie. Comme il n'est pas sûr du tout d'être augmenté de 714 euros - les temps sont durs -, la prudence doit le conduire à réduire son train de vie des 3'664 euros qu'il dépense en trop. Seulement cela représente 10,2% de ses revenus actuels, autrement dit plus de 11 fois ce qu'il s'apprêtait à faire en suivant l'exemple du gouvernement socialiste français...

 

En fait pour être plus à l'aise, pour réduire plus vite sa dette qui correspond à près de deux ans de revenus nets, ce ménage doit se serrer davantage la ceinture. Sa réduction des dépenses doit se situer au-delà même des 10,2 %. Au lieu de prendre exemple sur la France, il doit par conséquent s'inspirer de ce qu'ont fait le Canada ou la Nouvelle Zélande...

 

Francis Richard

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 22:15

Obama-vainqueur.jpgAu lendemain de l’élection présidentielle américaine je remarque que tout autour de moi, tout le monde il est content de la réélection de Barack Obama, et que je suis un peu seul dans mon genre à ne pas applaudir, même si Mitt Romney ne m’a jamais fait vibrer.


Un sondage de la BBC, publié le 22 octobre dernier ici, effectué par GlobeScan/PIPA entre le 3 juillet et le 3 septembre derniers, m’avait prévenu de ma situation solitaire. Dont je me console en pensant à Hugo (Victor).


Il ressortait en effet de ce sondage qu’une moyenne de 50% des sondés de 21 pays, au nombre total de 21'797, voteraient Obama s’ils le pouvaient et qu’une moyenne de 9% de ces mêmes sondés, seulement, voteraient Romney.

 

Toujours selon ce sondage britannique, la France normale, en pleine décrépitude, dont je suis originaire, aurait plébiscité Obama en lui accordant 72% des suffrages... Ce qui démontre à l’envi que ceux qui se ressemblent dans les désastres finissent par s’assembler dans le déclin.

 

La Suisse ne figure pas dans le panel de pays de ce sondage, mais je ne me fais guère d’illusions sur la prédilection des citoyens helvétiques pour Obama, encouragés dans cette chimère par tous les médias depuis des mois, sans souffrir de contradiction.


Cela dit, je me réjouis de deux choses.

 

La première est que les Américains, qui sont les premiers intéressés par ce qui se passe chez eux se sont montrés beaucoup moins obamaniaques que tous les sondés du vaste monde, séduits par le charisme indéniable de ce marchand de rêves, qui risquent de se transformer en cauchemars.

 

Les Américains n’ont donné la préférence à Obama sur Romney que par 50,4% des voix contre 48,1%, et ils ont été beaucoup moins nombreux qu’il y a quatre ans à se rendre aux urnes, sans doute parce que la présidence d'Obama les a réellement enthousiasmés. A l'époque Obama avait recueilli 69,3 millions des suffrages et il n'en recueille aujourd'hui que 60,4 (selon les derniers chiffres connus à 22:00).


La deuxième est que la capacité de nuisance d’Obama, cet anticapitaliste foncier déguisé en gentil social-démocrate, qui s'appuie sans vergogne sur un crony capitalism, ne pourra pas s’exercer autant que pendant les deux premières années de son mandat, par le simple fait, qui est têtu, que la majorité à la Chambre des représentants lui échappe encore, comme lors des élections de mi-mandat.

 

Seulement, comme les Républicains n’ont pas conquis pour autant la majorité au Sénat - les Démocrates n'y ont heureusement pas 60% des sièges -, ils ne pourront pas défaire les véritables chevaux de Troie destinés à détruire l’Amérique des pères fondateurs que sont les lois liberticides suivantes, épinglées par Guy Millière dans son livre Le désastre Obama:

 

- l’EPA (Environmental Protection Agency), qui a « promulgué des milliers de règles, déployé des milliers de contrôleurs »;

- la FCC (Federal Communication Commission), qui a placé « internet sous contrôle »;

- la « loi de stimulation de l’économie », qui s’est traduite par des investissements improductifs et des subventions à des entreprises écologiquement correctes;

- la « loi de protection des patients et des soins à des prix abordables », qui se traduira dès 2014 par le passage sous contrôle gouvernemental de 16% de l’économie du pays;

- la « loi de réforme de Wall Street et de protection du consommateur », qui met sous tutelle tout le secteur financier.

Ces lois continueront donc de favoriser le déclin des Etats-Unis, qui ne seront plus, pendant au moins quatre ans, qu’une locomotive poussive de l’économie mondiale. Et de cela il n’y a pas de quoi se réjouir. N’en déplaise aux sondés de tous pays, qu'ils s'unissent ou non dans l'impuissance.

Francis Richard

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 06:30

Réveillez-vous BarverezIl y a quelques semaines, le livre de Nicolas Baverez a bénéficié de la promotion du Figaro Magazine et du Figaro, qui en ont publié de larges extraits, tout au bonheur de vanter un opus qui s'opposerait au déclin de la France.

 

Les constats que fait l'auteur sont indéniables. Il montre en effet que la France est en train de sombrer, qu'elle suit de près le chemin tracé par les pays mis sous tutelle de l'Union européenne, de la BCE et du FMI, et que ses dirigeants et sa population n'ont rien compris à la mondialisation.

 

Mais les remèdes qu'il préconise ne sont pas tous convaincants, loin de là. Sur le plan intérieur certains le sont. Sur le plan extérieur et monétaire, ils sont pour le moins sujets à caution.

 

Le déclin de la France a commencé il y a trois décennies. Au cours de cette période l'appareil de production s'est effondré, l'Etat s'est surendetté, un chômage permanent s'est installé.

 

Pendant cette même période, priorité a été donnée à la distribution de droits et d'allocations universels non financés; la production et l'investissement ont été sacrifiés à la consommation et à la redistribution.

 

Pourquoi? Parce que le modèle économique et social reposait, et repose toujours, sur un déni des réalités:

 

"Il existe bien une schizophrénie nationale qu'il faut dissiper et qui prétend avoir les performances économiques de l'Allemagne avec un secteur public russe, un Etat-providence scandinave, une fiscalité italienne, un marché du travail grec."

 

Les options prises par le nouveau gouvernement socialiste français ne sont pas faites pour y remédier. En effet il va maintenir la loi des 35 heures, il a décidé le retour de la retraite à 60 ans, il refuse d'assumer la rigueur, il recourt de manière privilégiée aux hausses d'impôts sur les entreprises.

 

Les coûts du travail en France, n'en déplaise aux dirigeants socialistes français, et en dépit de leurs dénégations, ne sont plus compétitifs. Et leur réduction passe par "l'augmentation de sa durée et par la baisse des charges, seule alternative à la diminution des salaires et donc du pouvoir d'achat."

 

En réalité, si elle veut s'en sortir:

 

"La France doit faire le choix du capitalisme, car l'entreprise est la clé de la croissance, de l'emploi et de l'innovation, et donc de la puissance de l'Etat et de la souveraineté de la nation."

 

L'auteur dans la deuxième partie de sa phrase montre le bout de son nez social-démocrate...

 

Il est plus convaincant quand il écrit avec justesse:

 

"2 - 1 ne font pas 3 comme le postule la réduction du temps de travail; 2 + 2 ne peuvent faire 5 par le miracle du crédit; l'âge de la retraite ne peut baisser à mesure que l'espérance de vie croît; le capitalisme n'est pas viable avec une fiscalité qui pratique l'euthanasie du capital."

 

De même l'est-il quand il écrit:

 

"La mondialisation a permis le décollage des pays du sud et une baisse sans précédent de la pauvreté dans le monde. [...] Ni enfer, ni paradis elle est un fait historique qui doit être analysé au lieu d'être rejeté par principe."

 

Ou encore quand il écrit:

 

"[L'innovation] est le principal vecteur de la croissance mondiale, à travers l'économie de la connaissance, les technologies de l'information, la transition vers un mode de développement durable, l'adaptation au vieillissement démographique qui affecte également les pays émergents, à commencer par la Chine."

 

Il est d'autant plus surprenant qu'il écrive que "le temps de la dérégulation est clos", comme si les régulations nationales et internationales n'avaient pas cessé de perturber les signaux que donnent les marchés, favorisant les bulles et la crise.

 

Dans le même esprit, selon Nicolas Baverez, "l'Etat reste la clé de la sortie de crise dans la mesure où il détermine des équilibres de long terme fondamentaux dans l'ouverture des nations, dans les rapports entre les générations, dans la balance entre l'épargne et la consommation, entre le risque et la protection."

 

Ce n'est plus seulement le nez du social-démocrate qui pointe mais son corps tout entier...

 

Cela se confirme par les demi-mesures qu'il préconise pour ramener les comptes publics à l'équilibre. Selon lui, l'effort d'économie nécessaire "doit être mené à hauteur d'un quart par des hausses d'impôts centrés sur les ménages et de trois quarts par des baisses de dépenses", alors que, pour bien faire, il devrait se traduire par des réductions de dépenses publiques telles qu'elles permettraient même des baisses d'impôts.

 

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant qu'il soit favorable à la monnaie unique et à une plus grande intégration européenne; qu'il voit dans la désintégration de l'euro (ce "cheval de Troie des partisans d'un Etat central européen" comme le dit Philipp Bagus, auteur de La tragedia del euro) ce "qui plongerait l'Europe et le monde dans une grande dépression"; qu'il ait beaucoup de peine à devoir renoncer dans l'immédiat à l'instauration d'un gouvernement mondial, autre nom du mondialisme...

 

Nous savons bien en Suisse comment finissent les rêves d'empire et ce qu'il advient des libertés individuelles quand nous sommes oublieux de la subsidiarité...

 

Francis Richard  

 

 

Réveillez-vous !, Nicolas Baverez, 204 pages, Fayard

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 06:00

Le désastre Obama MillièreA deux semaines de l'élection présidentielle américaine, tandis que tous les médias occidentaux présentent le président sortant, Barack Obama, comme une sorte d'homme politique de gauche ordinaire, voire normal, comme dirait François Hollande, Guy Millière montre qu'il n'en est rien.

 

C'est tellement incroyable ce que dit Guy Millière que les lecteurs européens diront qu'il exagère, qu'il défend un point de vue extrême. En effet il dit que Barack Obama est le premier président dans l'histoire des Etats-Unis à appartenir à la gauche extrême.

 

Ce qu'affirme Guy Millière n'est pas gratuit. C'est, hélas, fortement étayé, argumenté, documenté. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.

 

Parmi les fréquentations d'Obama avant son accession à la Maison Blanche, qui était alors un agitateur social, il y a des truands, tels que Tony Rezko, des terroristes, tels que Bill Ayers et Bernadine Dohrn, des islamistes, tels que Khalid al Mansour, des agitateurs palestiniens, tels que Rashid et Mona Khalidi, un pasteur antisémite, Jeremiah Wright.

 

Quelles sont les organisations dans lesquelles, ou pour lesquelles, il a oeuvré et qui le soutiennent aujourd'hui? Les syndicats, l'ACORN (Association of Community Organizers for Reform Now), devenue COI (Community Organization International), après avoir été dissoute en 2010 pour pratiques frauduleuses, le Black Caucus, des mouvements encore plus radicaux.

 

Quels sont les privilégiés jouissant de protections qui lui renvoient l'ascenseur? Jeffrey Immelt, président de General Electric, bénéficiaire de contrats juteux et soutien financier de sa campagne, de grandes entreprises financières, des laboratoires pharmaceutiques, des assureurs, divers gérants de hedge funds, et, par intérêt bien compris (voir FCC plus bas), les patrons de Facebook et LinkedIn, Mark Zuckerberg et Reid Hoffman etc.

 

De 2008 à 2009, en un an, les dépenses publiques ont augmenté de 40%. En trois ans et demi de présidence la dette publique a augmenté davantage que pendant les quarante-trois présidences précédentes réunies. Le déficit budgétaire, depuis février 2009, a été multiplié par quatre en rythme annuel. Grâce à des manipulations statistiques, le taux de chômage a stagné et se situe à 8-9%. C'est, malgré tout, ce qu'on voit.

 

Ce qu'on ne voit pas, ce sont toutes les mesures prises pendant les deux premières années, qui ont mis en place le crony capitalism, "le capitalisme des accointances et des interdépendances", destiné à placer sous contrôle toute l'économie et à la remodeler:

- l'EPA (Environmental Protection Agency) a "promulgué des milliers de règles, déployé des milliers de contrôleurs";

- la FCC (Federal Communication Commission) a placé "internet sous contrôle";

- la NASA (National Aeronautics and Space Administration) a recentré ses activités sur les mesures du réchauffement global;

- l'administration Obama a fait voter une "loi de stimulation de l'économie" qui s'est traduite par des investissements improductifs et des subventions à des entreprises écologiquement correctes;

- l'administration Obama a fait voter une "loi de protection des patients et des soins à des prix abordables" qui va se traduire par le passage sous contrôle gouvernemental de 16% de l'économie du pays;

- l'administration Obama a fait voter une "loi de réforme de Wall Street et de protection du consommateur" qui met sous tutelle tout le secteur financier.

 

La révolte a alors grondé contre Barack Obama et lui a fait perdre les élections de mi-mandat. Cette révolte est née des atteintes à la liberté d'entreprendre, au droit de propriété, au droit et à la liberté. Elle s'est réclamée de la Constitution, du Bill of rights et des pères fondateurs. C'est le mouvement des tea-parties, décrié ici, déformé ici, dont j'ai parlé ici.

 

Guy Millière défend l'ordre planétaire sous la férule des Etats-Unis, garants des libertés et de la démocratie, ce qui correspond à leur statut de superpuissance et qui nécessite un budget de défense conséquent. Or Barack Obama mène une politique étrangère, sans contrepouvoirs, qui va à l'encontre de cet objectif. Pendant son mandat il a favorisé partout dans le monde, directement ou indirectement l'islam radical.

 

En résumé, Barack Obama détruit le capitalisme américain et la défense américaine, dont le budget devra être réduit en raison des autres dépenses publiques astronomiques qu'il a engagées.

 

Dans sa campagne électorale, Barack Obama attaque son adversaire Mitt Romney en le qualifiant de défenseur des riches (il a ses riches, mais ce sont des riches privilégiés, qu'il protège et qui le lui rendent bien); attaque les Républicains en les accusant de bloquer des réformes nécessaires, ce qui expliquerait le présent désastre économique, dont il ne serait évidemment pas responsable, et d'être partisans de guerres stupides auxquelles il veut mettre fin, sans souci des conséquences.

 

Soutiennent Obama les minorités assistées, les pauvres "enfermés dans une culture de pauvreté", les cronies milliardaires, les professeurs, les instituteurs, les journalistes (tous les grands médias: New York Times, Washington Post, ABC, CBS, CNBC, CNN), les agitateurs, les syndicalistes, l'extrême-gauche. S'opposent à lui les tea-parties, les conservateurs, les entrepreneurs, les commerçants, la classe moyenne, quelques médias (National Review, Weekly Standard, New York Post, Washington Post, Fox News).

 

En résumé, deux conceptions de l'Amérique s'opposent. L'une destructrice, anti-capitaliste, contraire à l'esprit des pères fondateurs, au droit, à la liberté. L'autre fidèle à la vocation des Etats-Unis.

 

Si Obama l'emporte, il est à craindre que son entreprise de destruction soit irréversible et qu'elle soit préjudiciable non seulement aux Etats-Unis mais au reste du monde. Car, autant la chute de l'Europe peut se faire paisiblement, encore que les exemples grec et espagnol disent le contraire, autant la chute des Etats-Unis pourrait être catastrophique pour la paix du monde.

 

Francis Richard

 

Le désastre Obama, Guy Millière, 216 pages, Tatamis

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 05:00

Vers un monde bipolaire La Rivière 001Franck de La Rivière a dirigé une entreprise de négoce et a parcouru le monde. Dans son dernier livre il nous livre ses réflexions sur son évolution future.

 

Il est Français et n'est pas tendre avec son pays. Après avoir été la première puissance européenne, la France a été saignée par deux fois: par les guerres de la Révolution et de l'Empire, qui se sont traduites par un million de morts auxquels il faut ajouter un demi-million de Vendéens exterminés, et par la Grande Guerre au cours de laquelle un million trois cent mille soldats ont été tués. En 1945 la France avec son empire représentait 7% des 2 milliards d'habitants de la planète. Aujourd'hui sa population n'en représente plus que 0,9%...Autant dire qu'elle n'est plus une grande nation.

 

De plus la France souffre du "Trop d'Etat":

 

"Ce système génère beaucoup trop de fonctionnaires qui génèrent beaucoup trop de papiers inutiles, multipliables à l'infini avec tous les systèmes informatiques qu'ils mettent en place.

Le "Trop d'Etat" empêche les travailleurs de travailler et freine forcément leur productivité...

Il s'ingénie à compliquer tout ce qu'il faudrait simplifier.

Il multiplie les privilèges, la corruption, les assistances tous azimuths, des gaspillages exponentielles."

 

Et ce "Trop d'Etat" est le fruit du socialisme qui "correspond à une vision statique et non dynamique de l'économie". Pour lutter contre les inégalités le socialisme prélève aux uns pour redistribuer aux autres, moins que ce qu'il a prélevé. Dans des cas limites il collecte des impôts qui coûtent davantage qu'ils ne rapportent:

 

"La dynamique rétrograde du socialisme est:

- "en faire le moins possible"

- "en donner le moins possible"

- "en recevoir le plus possible""

 

Ce n'est pas propre à la France, mais à tous les pays de l'Union européenne, à l'exception de l'Allemagne.

 

Face à l'Europe la Chine a opéré un grand virage, en 1978, avec la venue au pouvoir de Deng Xiao Ping, qui s'est inspiré des leçons données par Singapour, puis par Hong-Kong, pour opérer une véritable contre-révolution.

 

A Hong Kong, John Copperthwaite, disciple d'Adam Smith, "dix ans durant, a initié une politique de "positive non intervention"", qui s'est traduite par un pouvoir d'achat per capita supérieur à celui du Japon et de l'Allemagne:

 

"Le poids de l'Etat qui assure cette politique de "positive non intervention" ne pèse aujourd'hui que:

- 10,5% du PNB global de Hong Kong contre

- 20% pour Singapour

- 30% pour le Japon, les USA et l'Allemagne

- 50% (ou plus) pour la France!"

 

Pas folle, la Chine a préservé Hong Kong  telle qu'elle lui a été remise en juillet 1997:

 

"95% des lois britanniques et/ou européennes demeurent en vigueur."

 

L'homme choisi par la Chine comme Gouverneur de Hong Kong, Tung Chee Hwa, est un admirateur de "Deng Xiao Ping, Madame Thatcher et Lee Kwan Yew [le fondateur de la République de Singapour], soit les 3 praticiens d'un libéralisme économique moderne".

 

Et la Chine? Le secret des Chinois est d'avoir importé, transformé, exporté:

 

"La Chine est le deuxième exportateur derrière les Etats-Unis [...].

En cinq ans la Chine a pu produire:

- 20 000 km d'autoroutes,

- 200 000 km de routes d'excellent standing.

Depuis vingt ans, la Chine a construit plus de 150 villes de plus d'un million d'habitants."

 

L'avenir de la Chine? Elle comptait 400 millions d'habitants il y a 50 ans. Elle en compte 1,3 milliard aujourd'hui et sa population augmente chaque année de 30 millions. La moitié de sa population assure l'activité industrielle et commerciale et vit dans les zones côtières. L'autre moitié vit à l'intérieur plus ou moins en autarcie. C'est là que la première pourra délocaliser et développer son marché.

 

Le développement des échanges avec les pays voisins, Malaisie, Indonésie, Philippines, Vietnam, Cambodge, Birmanie ou Thaïlande est assuré par un accord, l'ACTA, qui est essentiellement économique:

 

"Sans aucune interférence des

- Démon-crassies

- Juristo-crassies

- Bureau-crassies,

- Média-crassies,

dans lesquelles l'UE s'enlise..."


Et les Etats-Unis? Ils ont trois avantages: ils sont la première puissance militaire du monde, mais cela leur coûte cher (un trillion d'USD par an, soit 7% de leur PNB, contre 60 milliards d'USD pour la Chine, soit 2% de son PNB) et ils devront réduire leurs dépenses militaires; ils ont une grande rapidité de réaction; ils dominent encore le monde financier avec leurs USD, mais pour combien de temps?

 

Alors que les Etats-Unis et la Chine ont une langue officielle commune, l'Europe n'en dispose pas, ce qui est un grand handicap. De plus:

 

"Le poids de l'UE pourrait être aussi économique car c'est un grand marché mais elle a pris l'habitude de s'endetter et de ne jamais payer ses dettes... Elle demande aux pauvres de subventionner les riches."

 

Franck de La Rivière explique la réussite de la Chine par le virage opéré par Deng Xiao Ping, par la légèreté de l'administration chinoise, par l'épargne, par la formation de 2 millions d'ingénieurs par an (qui ont 21-22 ans), par le fait que les Chinois commencent à travailler jeunes et beaucoup plus que 35 heures... et qu'ils prennent leur retraite tôt, ce qui leur permet de s'occuper de leurs petits-enfants.

 

Le monde a donc deux pôles, les Etats-Unis et la Chine, qui s'opposeraient également par la mentalité. Les Occidentaux seraient individualistes et les Orientaux relationnistes. Encore que, selon Eshün Hamaguchi, Président de Matsuchita, interviewé par The Nikkei Weekly le 26 septembre 1992:

 

"Aucun individu ne peut vivre sans rapports personnels et collectifs. C'est pourquoi le relationnisme est plus naturel et inné chez les êtres humains que l'individualisme."

 

Francis Richard

 

Vers un monde bipolaire?, Franck de La Rivière, 112 pages, L'Age d'Homme

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Présentation

  • : Le blog de Francis Richard
  • : Ce blog se veut catholique, national et libéral. Catholique, il ne s'attaque pas aux autres religions, mais défend la mienne. National, il défend les singularités bienfaisantes de mon pays d'origine, la France, et celles de mon pays d'adoption, la Suisse, et celles des autres pays. Libéral, il souligne qu'il n'est pas possible d'être un homme (ou une femme) digne de ce nom en dehors de l'exercice de libertés.
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  • De formation scientifique (EPFL), économique et financière (Paris IX Dauphine), j'ai travaillé dans l'industrie, le conseil aux entreprises et les ressources humaines, et m'intéresse aux arts et lettres.
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