L'Institut Constant de Rebecque ici publie aujourd'hui un nouveau rapport ici de Richard Ebeling, professeur d'économie à l'Université de
Northwood ici [d'où provient sa photo] [voir mon article "De la liberté" de John Stuart Mill commenté par
Richard M. Ebeling ].
Cette fois l'auteur analyse l'Etat providence, rebaptisé en Suisse Etat social. Ce changement de vocable ne change bien évidemment rien à l'affaire.
Dans sa newsletter de présentation de ce rapport l'Institut Constant rappelle que :
" En 2011, la Suisse fera face à une nouvelle hausse du financement de l'État social. La TVA va augmenter pour l'assurance invalidité, les prélèvements salariaux doivent être relevés pour l'assurance chômage et le congé maternité (étatisé il y a cinq ans et déficitaire dès la première année). Il faut également s'attendre à une énième hausse des primes d'assurance maladie, qui ont crû quatre fois plus vite que le coût de la vie durant la dernière décennie."
Richard Ebeling rappelle lui-même dans ce rapport que :
"En Suisse la dette publique aux trois niveaux de l’État peut paraître raisonnable en comparaison internationale, mais elle a tout de même plus que doublé de 106 milliards de francs en 1990 à 219 milliards cette année. Ces montants n’incluent pas encore l’endettement implicite des assurances sociales, dû notamment aux mauvaises incitations et à l’absence de réformes face à l’évolution démographique."
C'est dire que le titre du rapport, Les dangers et l'immoralité de l'Etat providence, vise tout autant la Suisse que les autres pays.
L'Etat providence est une variante du paternalisme :
"Le paternalisme se caractérise principalement par un manque de confiance en l'individu. Il nie à l’être humain sa capacité à vivre une existence responsable et libre.[...] Les politiciens paternalistes qui proposent d'élargir l'Etat providence se considèrent implicitement comme supérieurs à leurs concitoyens. Avec une arrogance tout de même incroyable, ils prétendent mieux connaître ce qui est bon pour nous que nous-mêmes."
Cette connaissance infuse justifierait l'emploi de la coercition pour prendre aux uns, les plus riches, pour donner aux autres. Richard Ebeling dans le rapport vous explique très bien ce qui vous arriverait si vous vous opposiez individuellement au "subventionnement des systèmes sociaux"...
La redistribution s'apparente à un véritable pillage politique grâce au processus de la "concentration des bénéfices et de la diffusion des coûts" que des prix Nobel tels que Jacques Buchanan ont mis en évidence :
"Supposons à titre purement illustratif que, dans un pays de trente millions de contribuables, le gouvernement prenne un franc à chaque citoyen puis redistribue les trente millions ainsi obtenus à un groupe de trente mille individus. Chaque contribuable aura vu sa taxation augmentée d’un franc alors que chacun des trente mille bénéficiaires gagnera mille francs supplémentaires "
Les trente mille ont donc intérêt à se constituer en groupe de pression pour obtenir leurs mille francs et aucun des trente millions ne se battra pour économiser un franc. C'est un des dangers auquel conduit la démocratie moderne à l'origine de l'Etat providence.
La redistribution serait morale parce qu'elle permettrait la justice sociale. C'est évidemment un mirage :
"Il n’existe aucune façon objective de mesurer le « vrai mérite », la « vraie valeur » ou un « vrai besoin » : ces dimensions relèvent de l’appréciation personnelle. Il n’existe par conséquent pas de moyen impartial qui permette à l’État d’attribuer une part du revenu national à chaque membre de la société qui soit «socialement juste» et méritée"
La charité privée est de loin préférable à la redistribution étatique :
"Personne ne dépense l’argent d’autrui avec autant de discernement que le sien et seule une aide ciblée et non centralisée peut identifier les cas de détresse. Les receveurs d’aide, à leur tour, doivent s’efforcer de redevenir autonomes. Autrement, leur aide diminue car ils sont en concurrence entre eux et parce que les donateurs peuvent avoir d’autres utilisations pour leur argent."
En élargissant toujours plus son domaine d'intervention l'Etat doit trouver des financements. Il s'endette, creuse des déficits. Ce faisant il obère l'avenir et utilise pour une consommation immédiate des ressources qui auraient été utiles pour des investissements privés.
Richard Ebeling met en garde contre cette " nouvelle route de la servitude", allusion non voilée au célèbre livre de Friedrich Hayek :
"L’État providence incarne l’immoralité des forces politiques qui prétendent avoir l’autorité légitime de bafouer nos droits individuels et naturels que sont le droit à la vie, à la liberté et à la propriété légitimement acquise. L’État providence interventionniste crée un nouveau système féodal dans lequel les politiques et les élites proches du pouvoir agissent en seigneurs qui gouvernent les vies des serfs modernes, nous autres, dont on attend qu’ils travaillent durement sous une réglementation étouffante et des impôts de plus en plus confiscatoires."
Tous ceux qui sont épris de liberté auront donc à cœur de combattre sans relâche cette néfaste idéologie paternaliste et liront in extenso le rapport du professeur Ebeling sur le sujet.
Francis Richard

Le Crédit Suisse, cette semaine, a publié en ligne une étude sur la Structure de l'économie suisse de 1998 à
2020 
Demain matin, Eric Woerth [sa photo provient d'

Il y a neuf jours j'écrivais [voir mon article
L'Union européenne et le FMI devraient accorder des prêts à hauteur de 110 milliards d'euros à la Grèce, pour lui éviter la faillite, dont 45
milliards accordés en 2010 et le solde les années suivantes. Du moins est-ce ce dont auraient convenu les ministres des finances de l'Union européenne aujourd'hui.
L'Institut Constant de Rebecque
L'affaire UBS est à bien des égards exemplaire.
Parmi les libéraux les avis divergent sur le bienfondé de la « /http%3A%2F%2F10.141.0.1%2Fimg.over-blog.comm%2F300x255%2F2%2F01%2F70%2F59%2FKadhafi%2FMax-Goldi.jpg)
Dans un récent article, à propos de la situation catastrophique de la Grèce, Vincent Bénard est revenu sur la flat tax
Le secret bancaire de la Suisse a été mis à mort sous prétexte qu'il favorisait l'évasion fiscale de tous les pays du monde : c'est la
version officielle qui arrange tout le monde. La Suisse est le bouc émissaire idéal. Il suffit d'écouter ce qui se dit sur elle et qui relève pourtant de préjugés éculés. 
L'OCDE, dont la Suisse est membre, publie tous les dix-huit mois une étude économique sur elle
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