Le M2, métro de Lausanne, a
été inauguré cet après-midi. En grandes pompes. C'est-à-dire en présence du Conseiller fédéral en charge des Transports, Moritz Leuenberger, du Syndic de la ville, l'ineffable Daniel Brélaz, du
Municipal en charge des travaux, Olivier Français. J'en passe et, sans doute, des meilleurs.
Je vous en parle non pas pour le débiner - il est indispensable à l'amélioration de la mobilité dans cette bonne ville de Lausanne, bien trop souvent encombrée par le trafic automobile
-, mais pour en vanter les prouesses techniques et pour souligner que c'est le premier métro automatique réalisé en Suisse. Ce qui s'arrose. Et qui a d'ailleurs été arrosé place de la
Riponne, lors d'une fête qui aurait comblé Michel de Poncins, auteur d'un mémorable livre intitulé Parlottes et Fêtes.
Pour ceux qui connaissent Lausanne tant soit peu il n'est pas nécessaire de rappeler qu'il y a 338 mètres de dénivelé
entre les deux terminus de la ligne, Ouchy et Croisettes, autrement dit Epalinges. Pour les autres
voilà qui est dit. Ce qui se traduit par une pente moyenne de 5,7% sur les 5,9 km de parcours, avec des pointes de l'ordre de 12% sur les tronçons les plus raides.
Il y a trois passages à l'air libre, qui représentent en tout et pour tout 600 mètres, en dessous de la gare, sur le pont Bessières, et entre le CHUV et la Sallaz, cela dit pour ceux
qui connaissent les lieux. Il s'agit donc d'un vrai métro, souterrain comme un métro digne de ce nom. A l'origine le parcours, repris par le M2, ne reliait qu'Ouchy à la gare CFF (Chemins de
fer fédéraux) de Lausanne, ce qui représentait une distance de 1,5 km seulement.
Comme la pente entre Ouchy et la gare CFF était encore plus raide qu'elle ne
l'est actuellement - les travaux ont diminué la pente de départ -, le funiculaire, appelé La Ficelle parce que tracté par un câble, inauguré en 1877, est devenu un métro à
crémaillère, 80 ans plus tard, en 1957. Lequel cède la place maintenant, un demi-siècle plus tard, à un métro sur pneus, ce qui est une véritable gageure, compte tenu des pentes
auxquelles il doit faire face.
Ceux qui ont emprunté la ligne de métro 14 à Paris, la ligne Météore, qui relie Saint-Lazare à Olympiades, ne seront pas dépaysés : il n'y a pas de conducteurs aux commandes des rames du M2. Ces
rames, au nombre de 15, pouvant transporter jusqu'à 222 passagers, sont pilotées automatiquement depuis un centre de commande, situé au dépôt des TL (Transports lausannois) de Perrelet.
Depuis plus d'un an des tests sont effectués. Pour des raisons de sécurité la mise en service n'a pas pu
coïncider avec l'inauguration. Le pilotage automatique est rendu plus complexe du fait des pentes jusqu'à 12%, de la fréquence des rames en heures de pointe (toutes les 3 à 6
minutes), du goulot d'étranglement que constitue le passage à une seule voie sous la gare CFF, du nombre de stations (14).
Je ne vais pas débiner le M2, mais, financé, ce qui me fait toujours frémir, par des fonds publics - la plus grosse part venant du Canton de Vaud, avec une participation conséquente de la
Confédération - le projet aura tout de même coûté au final la bagatelle de 736 millions de francs contre 590 millions prévus initialement.
Certes il faut tenir compte des difficultés rencontrées : 3,4 km de tunnels à creuser (ou à aménager comme entre Lausanne-Gare et Lausanne-Flon), 1,9 km de tranchées à couvrir et ce fichu
pilotage automatique à régler (il y a même eu la péripétie, sans victimes, d'un effondrement au droit du Mc Do de Saint Laurent le 22 février 2005). Mais on peut se demander
légitimement si ce coût en vaut la chandelle, si le trafic automobile diminuera vraiment et si 25 millions de passagers seront bien transportés par lui chaque année comme l'escomptent
les réalisateurs de ce projet, approuvé par 62% des électeurs vaudois le 24 novembre 2002.
Aussi le principal argument à faire valoir en faveur du M2 sera-t-il le gain de temps. Un
exemple. Avant le M2 quelqu'un qui voulait se rendre d'Ouchy au CHUV ( Centre hospitalier universitaire vaudois ) devait compter sur une durée de trajet, par les bus, comprise
entre une demi-heure et trois quart d'heure, avec un changement à Saint-François. Le même trajet ne demandera plus que 10 minutes. Ce qui est imbattable, même en voiture en dehors des heures
de pointe, car il faut encore parquer à l'arrivée au CHUV ce qui n'est pas gratuit et demande encore du temps...Le coût pour l'usager sera également moindre - si l'on excepte l'impôt
acquitté en tant que contribuable et le prix du parking au départ de la ligne.
Pour l'heure ce gain de temps ne se fait pas sans inconvénient. Je ne sais pas si cela fait partie des réglages du pilotage automatique, mais les démarrages et freinages des rames se font
de manière assez brusque. L'usager a tout intérêt à s'accrocher aux barres. Mais que ne ferait-il pas pour gagner du temps ? Le temps c'est aussi de l'argent. N'est-ce pas ?
Francis Richard

Cette semaine nous avons appris par la radio suisse alémanique que Samuel Schmid avait menti. Il était au courant des poursuites pénales engagées contre Roland Nef
(voir mon article
L'entretien
(
Hier a été déposée dans un grand
fracas médiatique une nouvelle initiative liberticide s'en prenant cette fois aux véhicules à moteur. Elle aurait recueilli 150'000 signatures dont 120'000 auraient été vérifiées. Le délai imparti
était le 27 août. Elle aurait donc malheureusement été déposée dans les temps.
Lors de sa conférence de presse de rentrée du mercredi 20 août le président de la Confédération Pascal Couchepin a trouvé que tout allait pour le mieux dans le meilleur des
mondes helvétiques. Il n'a pas de commentaire à faire sur l'affaire Kadhafi ( voir mon article
Anne-Catherine Lyon
est conseillère d'Etat socialiste du Canton de Vaud, cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture. Tout un programme étatique... Dans un entretien accordé au
Temps et paru le 16 août, elle déclare s'opposer "farouchement" au chèque scolaire.
Quel est le bilan de la facilitation de la Suisse en Colombie ? Zéro depuis qu’Alvaro Uribe a pris en mains les destinées de ce pays. Micheline Calmy-Rey vient
de se rendre en Colombie. De ce voyage elle est revenue bredouille. Le chantre de la neutralité active a essuyé un nouvel échec après les dossiers sur l’Iran et sur le Kosovo, les mêmes
causes produisant les mêmes effets.
Après l'arrestation de
son fils Hannibal par la police genevoise ( voir mon article
C’est un article du quotidien lausannois 24 Heures du 4 août dernier (
Sur l'UDC il est assené un certain nombre d'affirmations infondées, entretenues par les média et reprises en choeur par tous ceux qui ne supportent toujours pas qu'elle soit
devenue au cours des quinze dernières années le parti le plus important de Suisse. Ces affirmations sont tellement caricaturales que j'ai de la peine à croire que des gens intelligents, ou
soit-disant tels, les aient faites leurs, mais... peut-être sont-ils tout simplement de mauvaise foi. En tous les cas il est nécessaire de rappeler ces contre-vérités
pour bien comprendre le mécanisme de la désinformation dont l'UDC est une fois encore l'objet.
Le 17 juillet 2008 Aicha Kadhafi, avocate (sic), avait considéré sur la RSR (
Je croyais que
plus rien ne me surprendrait. Je dois être bien naïf. Hier en lisant Le Matin Online je suis tombé sur un article (
Roland Nef a donc proposé d’abandonner son poste de chef de l’armée. Il a bien fait. Cela se
fera vraisemblablement à l’amiable. On lui accordera une forte indemnité aux dépens du contribuable, à qui on ne demandera pas son avis, et le tour sera joué. Il occupait un poste surexposé où la
moindre incartade, même bien enfouie dans son passé, pouvait être utilisée contre lui. Cela n’a pas manqué.
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