Dans son éditorial de L'Hebdo du 13 octobre 2011 ici,
Alain Jeannet joue implicitement les prophètes à dix jours des élections fédérales :
"Contrairement aux élections de 2007, l'UDC ne maîtrise plus l'agenda politique. Ses provocations tombent à plat. Ses héros semblent fatigués. D'aucuns en déduisent l'annonce d'un déclin."
Alain Jeannet reste prudent. D'aucuns ? Il pourra toujours dire que ce n'est pas lui qui annonçait ce déclin qu'il souhaite pourtant ardemment.
Même s'il ne s'agit que d'un sondage, le dernier de gfs.berne publié le 12 octobre 2011 ici, [d'où provient la photo de Tonni Brunner, le président de l'UDC suisse] montre que l'UDC serait en légère progression (29.3% contre 28.9%) par rapport aux élections de 2007, en dépit de l'apparition du PBD (3.6% contre 0%), qui résulte d'une scission au sein de l'UDC après l'élection de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf au siège de Christoph Blocher.
A propos de Christoph Blocher, Alain Jeannet parle de pleurnicheries. Le chef de l'UDC qui doute de son élection, à Zurich, au Conseil des Etats, se plaindrait dans le SonntagsBlick, le plus fort tirage de la presse dominicale :
"Les journalistes auraient décidé de se liguer contre lui, l'UDC subirait une sorte de boycott médiatique."
Et d'ajouter : "On se pince".
Sous la plume d'Alain Jeannet cela ressemble à une galéjade puisque, dans l'hebdomadaire dont il est le rédacteur en chef, il ne se passe pas de semaine sans que l'UDC ne soit prise pour cible, comme dans les autres médias, à l'exception notoire de la Weltwoche.
L'autre semaine faisait également exception. Le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud, après son décès, a été
ménagé. Comme les antisémites ont leur bon juif, les anti-UDC ont leur bon UDC. Mais cette exception
confirme la règle de systématiquement s'en prendre à l'UDC, quoique ses représentants disent. Avec eux les nuances ne sont pas de mise.
Alain Jeannet ne sous-estime cependant pas sa meilleure ennemie :
"Au fil des années, l'UDC a formé une armée de militants. Plus qu'un parti, c'est un mouvement, qui s'est construit autour de thèmes travaillés à fond. Sur la durée. Contrairement à ses adversaires, il mobilise l'essentiel de son électorat potentiel."
Bref, pour l'éditorialiste, "l'UDC reste une redoutable machine de guerre".
Certes une grande partie des résultats de l'UDC sont obtenus grâce à ses militants. Qu'elle bénéficie de fonds importants c'est indéniable, mais cela contrebalance-t-il le dénigrement systématique des commentateurs médiatico-politiques à son égard ?
Les succès de l'UDC viennent plutôt de ce qu'elle est à l'écoute des vrais problèmes rencontrés par les citoyens. On peut être pour la libre circulation des personnes et se poser des questions sur l'immigration. On peut être pour la défense de la sphère privée et se poser des questions sur l'insécurité grandissante (dans mon immeuble, à Lausanne, 4 appartements sur 24 ont été cambriolés il y a trois semaines...).
Au vu des résultats en Suisse romande il faudra voir, dans huit jours, si L'Hebdo, qui a ici le monopole de fait en tant que news magazine, aura eu une influence, si cette machine de guerre contre l'UDC aura fait autre chose que des ronds dans l'eau du lac Léman.
Francis Richard


Après un mois d'août 2011, au cours duquel la Banque nationale suisse, BNS, aura
injecté 200 milliards de liquidités, le mois de septembre 2011 n'aura pas été moins funeste pour l'économie helvétique.
Le Conseil des Etats vient de se rebiffer. Hier, par 29 voix contre 7, il n'a pas accepté les explications du
Conseil fédéral relatives au nouvel accord de double imposition avec les Etats-Unis et l'a renvoyé devant la Commission
préparatoire 
Suite à la gestion calamiteuse des finances publiques par l'administration Obama et prédécesseurs, on sait que les
Etats-Unis sont aux abois, que l'argent manque, qu'il faut le faire rentrer coûte que coûte.
Ainsi la BNS, la Banque nationale suisse, s'obstine-t-elle à intervenir contre le franc fort. Ses
interventions précédentes ont déjà coûté beaucoup. Mais elle persiste et signe.
D'abord remarquons
que la déflation n'est de loin pas une calamité. Dans son livre, Deflation and liberty, Jörg Guido Hülsmann fait cette remarque qui
devrait faire réfléchir le citoyen à qui on est prêt à raconter n'importe quoi :
Le livre sur les quais est une manifestation littéraire originale qui en est à sa deuxième édition
Le livre est bien vivant et je ne crois
pas que les tablettes le remplaceront. Ils cohabiteront. Les tablettes permettent de transporter une véritable bibliothèque dans un minimum d'espace, ce qui est d'une grande commodité
mais ne remplace pas la grande volupté que procurent les contacts tactile et visuel entre le lecteur et cet objet qu'est le livre. Le format, le poids, la couverture, le
papier, la police des caractères, les tranches, que sais-je, tout participe à le singulariser, y compris de savoir qui l'a tenu entre ses mains...
En tout cas, à voir la foule qui se pressait sous la tente à Morges, il ne pouvait pas y avoir le moindre doute. La lecture n'est pas près de
disparaître. Ne nous faisons pas pour autant d'illusions. Même si, grâce notamment aux collections de poche, la lecture est fort heureusement devenue accessible à tous, tout le monde
loin s'en faut ne lit pas. Je connais même des acheteurs de livres...qui ne les lisent pas. Il ne semblait cependant pas que ce fût le cas chez les amoureux des livres qui se pressaient sous
la tente ces derniers jours.
Hier j'ai assisté à la table ronde sur L'Afrique au coeur, qui se tenait dans le château de Morges (construit au XIIIe siècle
par Louis de Savoie) et qui était animé par Jean-Louis Kuffer, dont j'ai pu enfin faire la connaissance, après avoir échangé avec lui courriels et
messages sur Facebook. J'ai pu apprécier son humour pince-sans-rire et son art de mener le débat en présentant les auteurs avec subtilité, lisant des extraits de leurs livres qui mettent en
appétit, leur permettant de donner le meilleur d'eux-mêmes.
Aujourd'hui, au premier étage du Centre culturel du grenier bernois, bâtisse construite au XVIIe siècle, où se trouvent
les rayons de la bibliothèque municipale pour adultes, j'ai écouté Mélanie Chapuis lire de longs extraits de son livre Des baisers froids comme la lune, dont j'ai
parlé
La Banque nationale suisse, BNS, est intervenue trois fois pour affaiblir le franc
suisse. Ce qui revient à fabriquer de la fausse monnaie et à copier les mauvais élèves de l'économie, pour ne pas être pénalisés par eux...
Le 25 janvier 2008 une initiative populaire, Ecole 2010 : sauver l'école, est déposée, munie de 15'249 signatures. Le 2 juin 2009 un contre-projet à
cette initiative, Loi sur l'enseignement obligatoire, LEO, est voté par le Grand Conseil vaudois. Le peuple vaudois doit se prononcer le 4 septembre 2011 sur
l'initiative et le contre-projet.
Aujourd'hui la Banque Nationale Suisse est intervenue en injectant des liquidités
Le 10 août 2011 la Suisse et l'Allemagne ont paraphé un accord fiscal. Afin de préserver le secret bancaire,
ou ce qu'il en reste, la Suisse a consenti à payer. 
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